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Bertrand Ferrier (Traducteur)
EAN : 9782268069050
198 pages
Le Serpent à plumes (11/02/2010)
3.48/5   32 notes
Résumé :
Adrian a 9 ans. Il vit dans une petite ville australienne, il adore dessiner, il aime les glaces, rêve d'avoir un chien. Il a souvent peur aussi. Peur des sables mouvants, des monstres marins et de la combustion spontanée. Ses parents ont disparu. Il est élevé par un oncle presque mutique et une grand-mère autoritaire. À l'école, son meilleur ami s'appelle Clinton, même si celui-ci l'abandonne très vite pour l'"intello" de la classe. Il y a aussi ces trois enfants, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Qu'on se le dise, ce roman je le voyais passer sur tellement de billets de blogs, qu'il ne pouvait passer entre les mailles du filet. Sans que j'aie rien eu à faire ma mère a souhaité se le procurer et j'ai donc profité de l'occasion pour y jeter un oeil (même les deux et de manière assez ininterrompue).

Un jour trois enfants Zoe, Christopher et Veronica Metford disparaissent. Ils étaient partis chercher une glace mais ne sont jamais revenus chez eux. Parallèlement nous suivons l'histoire d'Adrian, 9 ans, petit garçon aux multiples peurs qui suit les infos avec beaucoup d'attention. Il a peur des sables mouvants, des monstres marins et de la combustion spontanée. Il apprend par ce fait-divers que des enfants tout ce qu'il y a de plus normaux peuvent disparaître sans laisser de trace et de ça aussi il a peur. Plus généralement Adrian a peur de l'abandon. Il vit avec sa grand-mère Beattie et son oncle Rory. A l'école il n'a qu'un seul ami à qui il tient beaucoup, Clinton, parce qu'il sait qu'à 9 ans on a tôt fait d'être écarté d'un groupe (même petit).
Des voisins emménagent en face de chez Adrian. Trois enfants, deux filles et un garçon viennent du jour au lendemain s'établir à deux pas de chez lui. Ils sont surveillés par un homme avec vigilence et une ombre semble planer sur la mère. Enfin cette famille, qui est une sorte d'échappatoire, semble sortie d'un autre monde. Adrian se questionne et surtout, curieux, tente d'en savoir plus... sans succès.

Voilà pour l'ambiance du roman ! On a le coeur serré de constater que le petit Adrian a tant de peurs, qu'il a peur d'être rejeté au bout du compte. Car c'est vrai que le petit garçon n'a pas eu une enfance facile et s'intégrer à une école, un environnement c'est tout un parcours semé d'embuches pour lui.
Outre le regard que l'on porte sur Adrian on ne peut s'empêcher de se demander ce que sont devenus les enfants Metford. Car comment toute une fratrie peut-elle se volatiliser sans que personne n'en ait été témoin (certains témoins pensent avoir vu quelque chose mais les informations restent très incertaines).
Ma mère m'avait averti que c'était un livre assez terrible. Volontairement je ne détaille pas le terme. Une chose est sûre : pendant un certain nombre de pages je me suis demandée comment tout cela allait aboutir. Mes nerfs ont été mis à rude épreuve car une pointe de suspense, surtout quand il s'agit d'enfants, et je pars au quart de tour accrochée à mon oreiller.
Bilan de l'affaire : j'ai refermé le livre à 1h hier mais j'ai eu le fin mot de l'histoire. Je vous souhaite d'être happé comme je l'ai été par le style implacable de Hartnett qui laisse très peu de place aux tergiversations (et c'est tant mieux).
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Partis acheter des glaces, les trois enfants Metford, âgés de cinq à dix ans, ne sont jamais revenus. L'événement, évidemment relayé par les médias, affecte Adrian. Ce jeune garçon a neuf ans, il est élevé par sa grand-mère et son oncle, et ignore pourquoi sa mère ne s'occupe plus de lui. Souvent seul, ou isolé parmi des adultes, Adrian laisse vagabonder son imagination fertile, surprend des paroles amères et destructrices de ses proches à son propos...
Une atmosphère étrange imprègne ce roman. Tout y semble feutré, doux, mélancolique, mais aussi menaçant, à l'instar de l'environnement du jeune protagoniste timide et craintif. On sent une ombre, on attend un drame, un lien possible entre Adrian et les petits disparus. le style a beau être fluide et le texte parsemé de réflexions subtiles, c'est assez déroutant de flotter, de se sentir avancer à l'aveuglette dans le récit, comme cet enfant sans parents qui redoute l'avenir. Quoi qu'il en soit, Sonya Hartnett dépeint brillamment les peurs enfantines, ainsi que la cruauté dont sont capables les enfants, et la souffrance qu'elle peut provoquer chez les plus sensibles, les délaissés... Malgré toutes ses qualités, ce roman me laisse sur une impression mitigée, et j'attendrai un peu avant de lire d'autres titres de Sonya Hartnett, je pense.

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J'ai découvert Sonya Hartnett en Février 2009 lorsque les éditions du Serpent à plumes ont traduit un de ses livres : Finnigan et moi. Cette auteur qui n'était âgée que de 15 ans lorsqu'elle écrivit et publia son premier roman est une petite perle littéraire qui avoisine selon certains avec Stephen King, Emilie Bronté ou encore Faulkner, ce qui n'est pas peu dire. En règle générale je me méfie de ce genre de comparaison parce que c'est souvent le "bon plan pour vendre" mais je dois dire que Sonya Hartnett est assez bluffante.
Comme pour Finnigan et moi, Une Enfance australienne est écrit de façon fine, dans un style assez sombre et surtout qui entretient le mystère aussi bien sur les personnages que sur l'histoire elle-même. Tout en racontant le quotidien d'Adrian, le récit se construit, autour du kidnapping des trois enfants, de l'arrivée des nouveaux voisins et aussi des relations d'Adrian avec les autres élèves : notamment avec son meilleur ami Clinton. D'autres passages évoquent le comportement étrange d'une camarade de classe, Sandra : celle-ci se prend pour une jument et cela donnera lieu à des scènes bizarres et d'une violence scripturale.
Adrian a peur de pas mal de choses et il se raccroche à des repères : l'école, la maison, son copain Clinton cependant au fur et à mesure son univers stable vole en éclat et le récit devient de plus en plus noir, jusqu'à une conclusion glaçante.
D'ailleurs, ce livre est d'une extrême violence littéraire si l'on y regarde bien : le caractère, la vie d'Adrian et les personnages qui l'entourent sont si surprenants et parfois si décalés que l'on n'aimerait pas vraiment les rencontrer et puis surtout l'atmosphère qui règne dans cette petite ville est inquiétante et très oppressante. D'autres fois, se sont tout simplement les scènes narrées qui nous font frémir et les relations entre Clinton et Adrian se détériorant on voit toute la violence dont les enfants peuvent faire preuve.
Une Enfance australienne flotte sur le même fond que Finnigan et moi et par bien des aspects de l'écriture on reconnaîtra la plume de Sonya Hartnett, pour autant c'est totalement différent au niveau de l'histoire même si les deux héros, Finnigan et Andrian, sont assez similaires dans leur nature : réservé, curieux et bizarre.
Le roman s'achève de façon tout aussi étrange, à la hauteur du livre que l'on ne peut classer. Un grand ado comme un adulte trouveront dans Une Enfance australienne, un véritable plaisir de lecture au style très travaillé, parfois peut-être plus que l'histoire car au final on reste dans le vague : un passé perçu plus que complètement saisit et un futur qui reste flou.
Une Enfance australienne est le nouvel ovni de la littérature étrangère qui vaut le détour pour une lecture surprenante et marquante.
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Adrian a 9 ans. Il vit dans une petite ville australienne. Il a souvent peur aussi. Peur des sables mouvants, des monstres marins et de la combustion spontanée. Ses parents ont disparu. Il est élevé par un oncle presque mutique et une grand-mère autoritaire. À l'école, son meilleur ami s'appelle Clinton, même si celui-ci l'abandonne très vite pour l'"intello" de la classe. Il y a aussi ces trois enfants, qui sont partis se promener et ne sont jamais revenus... Alors Adrian se demande quel est cet homme qui vient de s'installer en face de chez lui. Et pourquoi les volets restent clos. Dans cette bourgade étouffante où rien ni personne n'est innocent, dans cette famille repliée sur elle-même et un rien bizarre, "Une enfance australienne" raconte l'histoire d'un jeune garçon solitaire mais très curieux. Peut-être un peu trop... Et on n'éprouve que de l'empathie à son égard..
Un livre poignant à déconseiller aux âmes sensibles.
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Tout d'abord, je voulais remercier J'ai Lu, mais aussi Thot, de m'avoir laissé la chance de participer à ce partenariat Smile.

En ce qui concerne ce livre, j'ai mis beaucoup de temps à le lire ( le travail réduisant mon temps de lecture ) mais il m'a fait retrouver mon enfance ..
Je me suis beaucoup attachée au personnage qu'est Adrian, 9 ans, qui a tout d'un enfant totalement innocent, quand on voit les peurs qu'il a, ses préoccupations & tout cela. J'ai beaucoup apprécié aussi la fratrie, qui, on peut le dire, ont un caractère assez spécial mais dont on ressent toute la gentillesse & le mal être de ces enfants ..
Au fond, je trouve que tous les enfants se ressemblent dans ce roman, car ils vivent un peu dans « le mal », en ce qui concerne Adrian, il n'a plus de Maman, c'est sa grand mère qui s'occupe de lui, même si je n'ai pas trop aimé son caractère, on voit tout au long du roman que bien ancré au fond d'elle, elle aime Adrian du plus profond de son coeur & elle est capable de tout pour lui. Quant à la fratrie, leur maman est malade, & on voit bien dans le discours de la petite Nicole, qu'ils en souffrent tous énormément .. C'est peut-être grâce à cela que leur amitié est forte, allez savoir Wink.
Il en est de même avec le personnage de ' La Jument ', prénommée en réalité Sandra, qui, elle aussi est en quelque sorte différente ..

Pour parler de l'atmosphère de ce roman, je l'ai trouvé lourd, assez pesant parfois, mais tellement prenant à la fois ..

Vraiment, c'était le premier livre que je lisais de cette auteur & cela me donne bien envie d'en découvrir d'autres.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Il a fallu quelques jours à Adrian avant de prendre conscience que l'école est un long calvaire pour un enfant seul. Il n'a pas l'instinct grégaire. Il est incapable de s'intégrer à un groupe d'amis. Il pense qu'il n'a rien à leur apporter, qu'il serait un parasite et, partant, traité avec le mépris approprié. Il pense qu'il n'a rien à apporter à qui que ce soit pour une raison simple : il estime être ordinaire et ennuyeux. Rien, en lui, n'a la moindre valeur. Au moins, il est assez intelligent pour en avoir conscience. Il ne veut pas être l'un de ces ratés qui errent autour des cercles de copains, qui jouent les souffre-douleur, les esclaves ou les bouffons. Adrian préfère s'exiler de son propre chef. Seul, mais digne. Il ne sera pas blessé tant qu'il saura se protéger. Sauf que l'école est un endroit impitoyable pour un enfant rejeté. La sonnerie de midi suffisait à glacer le sang d'Adrian. L'heure de la pause était une traversée du désert interminable. (p. 137)
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Adrian regarde le ciel. Se mord la lèvre. Sent le goût artificiel des Chickadees. Les autres enfants se jaugent. La solidarité, ça compte. Seul, on n'existe pas. Ensemble, on est fort. Alors, Adrian aussi crie :
- Saute !
Il ne faut pas qu'on le voie se taire. Il espère que la Jument n'en fera rien. Il a conscience qu'il n'y aurait rien de pis que de voir cette fille dégingandée dégringoler du toit ; et néanmoins, il est obligé de l'encourager à se tuer, bien que les mots lui raclent la poitrine.
- Saute ! s'époumone-t-il. Saute !
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Il a l'impression d'avoir passé sa vie de garde en garde, de maison en maison. Il est la bombe que l'on se lance quand on joue à la tomate, la poupée russe dont chacun enlève une enveloppe, et qui rapetisse au fur et à mesure. Il a peur de perdre la dernière couche qui le protège. Il ne veut pas savoir à quoi il ressemblera quand il sera à nu. Il ne veut pas imaginer ce qu'il éprouvera. (p. 167)

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Car Adrian a peur. C'est une habitude. Il a peur des sables mouvants, des raz-de-marée, de la combustion spontanée, de la nuit. Il a peur des monstres marins, des armoires, de la foule, d'être oublié, de perdre sa route. Maintenant, il a aussi peur d'une branche.
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Quand il rentrait à la maison, parfois Sookie n'était pas là. Elle n'était nulle part. Disparue. Certaines semaines, ils n'avaient pas de sous pour acheter à manger. Adrian se nourrissait de pain d'épice. Sookie dormait souvent sur le canapé, un cendrier près d'elle. Adrian se lovait sur le tapis, sous elle, pour regarder la télé et l'écouter respirer.
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Video de Sonya Hartnett (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sonya Hartnett
Sonya Hartnett "Finnigan et Moi" .FINNIGAN ET MOI (SURRENDER), un roman de SONYA HARTNETT en librairies le 19 FEVRIER 2009 (Le Serpent à Plumes) Les barjes (« the kooks »). Dans la bourgade australienne de Mulyan, tel est le nom qui colle à la famille d?Anwell depuis la mort accidentelle (mais l?est-elle vraiment ?) de son petit frère. À l?âge de 20 ans, à l?agonie, il raconte son histoire depuis son lit de mort, victime d?un mal inconnu. Sous forme de flash-backs, il raconte son enfance, bouleversée par sa rencontre avec Finnigan, son opposé, son idéal. Toujours accompagné de son chien Surrender, Finnigan n?est pas comme les autres : il n?est pas gentil et bien élevé, il ne va pas à l?école et, surtout, il est son seul ami. Les deux garçons passent un pacte : dès qu?il faudra mal agir, Finnigan s?en chargera. Anwell n?aura plus qu?à faire le bien. Comme un ange. Un archange, même : désormais, il s?appellera Gabriel. Plus le temps passe, plus Finnigan se charge du mal avec fougue. Lorsqu?une épidémie d?incendies ravage le village, la police locale est sur la sellette. La suspicion grandit et achève de diviser les habitants de Mulyan, jusqu?à ce que Gabriel convainque Finnigan d?arrêter? Mais qui est-il, cet ami mystérieux, dont Anwell ne peut parler à personne, qui apparaît et disparaît tel un fantôme, et dont la présence devient de plus en plus incontrôlable et malveillante ? Sonya Hartnett, d?une écriture précise, construit un récit à la narration habile (raconté alternativement par Gabriel et Finnigan), dont la polyphonie est rythmée par de nombreux rebondissements et flash-backs. Et livre, à la croisée du fantastique et du thriller, un suspense psychologique sur fond de schizophrénie meurtrière. « Son imagination est aussi sauvage que celle de Dostoïevski ou Emily Brontë et aussi gothique qu?une tête de mort? Si vous ne devez rien lire d?autre d?australien cette année, lisez Surrender [?] » (The Weekend australian)
+ Lire la suite
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