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Benjamin Legrand (Traducteur)
EAN : 9782221091531
324 pages
Éditeur : Robert Laffont (08/02/2001)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 143 notes)
Résumé :
Kent Haruf nous entraîne au cœur de cette Amérique profonde que l'on ne connaît pas assez.
Nous sommes dans un bled perdu du Colorado : dans le bruissement des éoliennes et le piétinement des troupeaux, des destins se croisent. Une lycéenne demi-indienne de dix-sept ans, enceinte d'un garçon parti sans laisser d'adresse, est jetée à la rue par sa mère. Un prof du lycée du coin tente de s'en sortir avec deux gamins sur les bras après la fuite de sa femme dépr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  25 août 2016
Pour aborder le chant des plaines, j'ai choisi de vous présenter son épigraphe:
"Plain-chant: musique vocale à l'unisson utilisée par l'Eglise chrétienne à l'aube des temps; n'importe quel air ou mélodie simple et sans ornement."
Une épigraphe qui prend tout son sens une fois la lecture du roman de Kent Haruf achevée.
Il s'agit bien d'écouter une douce mélopée émise par de belles âmes pour la plupart:
des âmes généreuses à l'image de celles des frères Mc Pheron, de Maggie Jones,
des âmes en peine ou en difficulté comme celles de Tom Guthrie et Victoria Roubideaux.
Des âmes fortes... qui malgré les tracas quotidiens et les aléas de la vie tendent toutes à retrouver un équilibre qu'elles ont perdu ou oublié.
Un chant harmonieux, une musique jamais triste et monotone mais vibrante.
Un roman d'espérance.
Nous sommes à Holt, Colorado, petite bourgade perdue du Colorado à quelques heures de Denver, la grande ville dévoyée.
Ici tout le monde se connait, et les gens causent dans ce coin d'Amérique
profonde.
Mais les nombreux protagonistes sous le ciel pur du Colorado ont tous une bonne étoile.
Ce roman construit comme une partition que le lecteur déchiffre page à page en écoutant les voix qui s'élèvent à l'unisson, est l'occasion de cheminer dans l'intimité de leur quotidien.
Une écriture coulante, épidermique et caressante pour entrevoir des jours meilleurs.
Un roman qui nous enveloppe, grâce à la sensibilité de l'auteur et à l'authenticité de son écriture, comme un plaid chaud et élimé sous un ciel étoilé.
J'ai beaucoup aimé, c'est tendre et chaleureux malgré les nuits glacés...
Belle découverte.
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Commenter  J’apprécie          630
Adriatik
  09 septembre 2018
Finaliste du National Book Award, ce roman choral est une petite merveille qui se savoure en douceur.
Holt, village fictif du Colorado
Avec les plaines à côté
Des gens simples y vivent
Qui oserait s'y aventurer
Et de leur quotidien s'imprégner ?
Une écriture descriptive
Et le tour est joué
Tout se passe doucement
Mais pas le temps de s'ennuyer
Le chant des plaines arrive à nos oreilles
La magie a opéré.
Des vies simples en apparence,
Comme si rien ne pouvait arriver
Des gens ordinaires et attachants
Que l'on aimerait côtoyer.
« le bonheur se trouve parfois dans les choses simples »
L'expression je ne l'ai pas inventé
Ouvrez ce livre si vous voulez
Vous n'allez pas le regretter.

.


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JIEMDE
  16 juin 2019
Vous reprendrez bien un grand bol d'humanité ?
Ça tombe bien, le chant des plaines de Kent Haruf – traduit par Benjamin Legrand – en est rempli, à chaque page, à chaque mot. Et croyez-moi, ça fait un bien fou !
Car Haruf excelle dans sa chronique du quotidien anonyme, celui de la vie de tous les jours de ces habitants de la vallée de Holt dans le Colorado, bousculés dans leur train-train par un événement inattendu. Ici, une épouse dépressive qui quitte le foyer ; là, une adolescente se découvrant enceinte ; un homme qui lutte pour ne pas sombrer ; deux jeunes garçons confrontés à l'abandon et la vengeance ; ou encore ces deux frères fermiers redécouvrant la vie dont ils n'attendaient plus rien…
L'écriture de Haruf est belle, douce, fluide comme le temps qui s'écoule plus ou moins paisiblement dans ces plaines où la nature continue de rythmer les vies. Nul besoin de rebondissement à deux balles, ni de twist de fin de chapitre pour tenir son lecteur : les personnages suffisent, tous magnifiquement brossés, avec une mention particulière pour ces frères McPheron que j'ai adorés.
Sans oublier la nature, magnifiée pendant ces longues pages où Haruf nous décrit la lutte avec une vache affolée, la traversée des plaines en hiver ou la fin d'un cheval blessé. Sans que l'on décroche une seule seconde.
Un bien fou, je vous dis et, une fois de plus, une excellente suggestion de "Poche du mois" de Leatouchbook et de son irremplaçable PicaboRiverBookClub !
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Christels
  09 mai 2020
Avec bienveillance, Kent Harouf décortique le quotidien des habitants d'une petite ville rurale perdue au milieu des plaines poussiéreuses du Colorado.
Il raconte avec précision le mode de vie et les préoccupations de personnages simples et humains.
Ses descriptions, parfois prosaïques, témoignent des petits drames et des petits riens qui constituent une existence.
Tom Guthrie, que sa femme quitte, Ike et Bobby, les deux jeunes fils de Tom, Victoria, lycéenne enceinte, mise à la porte par sa mère, Harold et Raymond McPheron, frères inséparables, vieux garçons sensibles et bourrus, Maggie Jones, dynamique et altruiste... affrontent les épreuves et les joies que leur présente la vie.
Une écriture sobre et un rythme lent confèrent à ce roman une atmosphère mélancolique, qui n'exclut pourtant pas l'optimisme.
De la rudesse de réalités crues à la délicatesse de sentiments généreux, ce roman, tout en nuances et en retenue, est parsemé de pointes d'humour.
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nadiouchka
  28 juillet 2017
De grands espaces, le Colorado, l'Amérique profonde, celle des troupeaux des plaines immenses, des personnages dont les destins se croisent, cela donne un beau roman choral écrit par Kent Haruf : « Le chant des plaines ».
D'abord les personnages principaux : Tom Guthrie, père de Ike et Bobby dont la mère est dépressive – Victoria Roubideaux, lycéenne de dix-sept ans, demi-indienne et qui, se retrouvant enceinte, est chassée par sa mère – Maggie Jones qui va venir à son secours – les deux frères inséparables, Harold et Raymond McPheron, célibataires, bourrus mais qui vont accueillir Victoria tout en ne sachant pas comment se prendre. Mais comme ce sont de belles âmes, ils feront le mieux possible pour cette tache.
Chaque chapitre est composé par les faits de tous les événements survenant, à la description des sentiments éprouvés, tout cela dans la petite ville Holt, où règnent des éoliennes destinées à l'élevage bovin.
C'est même peut-être cela qui donne un chant à ces plaines ainsi que celui des belles âmes.
D'ailleurs, j'ai relevé la préface avec cette définition : « Plain-chant : musique vocale à l'unisson utilisée par l'Église chrétienne à l'aube des temps : n'importe quel air ou mélodie simple et sans ornement. »
Et c'est bien cela que nous livre Kent Haruf : un ouvrage tout simple, d'une grande émotion, poétique et délicat.
On se laisse aller avec les phrases courtes, l'errance de certains, leurs pleurs et leur courage. Aucun pathos, rien que les faits tels qu'ils surviennent.
On assiste au quotidien de tous ces personnages qui nous touchent profondément. Il y a certains « bons » et d'autres « méchants », mais le lecteur est porté par ce chant dans ces plaines où la vie est si rude parfois.
Kent Haruf sait nous entraîner dans ce beau roman où il ne porte pas de jugement. Non, il ne fait que raconter avec un très grand talent, ce qui lui a valu cette critique du New York Times : « Un roman si puissant, si délicat et si jouissif qu'il a le pouvoir d'exalter le lecteur ».
Une belle découverte et une belle lecture pleine d'espoir.
Malheureusement, ce grand écrivain qui a connu de nombreux succès, est décédé en 2014, chez lui, à Salida, dans ce Colorado qu'il connaissait si bien. Il n'a eu que le temps de finir son dernier roman « Nos âmes, la nuit », paru en 2016 et que je vais m'empresser de me procurer.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   30 juin 2016
Il franchit la porte et traversa l'allée jusqu'à son pick-up. Un vieux Dodge rouge passé avec l'aile arrière gauche toute cabossée. Le temps était clair, le jour étincelant, il était encore tôt, l'air était frais et piquant et Guthrie eut un bref sentiment d'élévation et d'espoir. Il prit une cigarette dans sa poche, l'alluma et resta un moment à contempler le peuplier argenté. Puis il monta dans le pick-up, démarra, descendit l'allée jusque dans Railroad Street et remonta les cinq ou six pâtés de maisons vers Main. Derrière lui le pick-up soulevait une nuée poussiéreuse et les grains suspendus en l'air brillaient comme des paillettes d'or dans le soleil.
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ElectraElectra   12 août 2015
Mémorial Day. Le jour des morts tombés au champ d'honneur, le dernier lundi de mai. Les deux femmes sortirent sur les marches du porche à la lueur du soir, avec la lumière derrière elles allumée dans la cuisine, visible par la porte ouverte, les éclairant à contre-jour. En dehors de leur différence de taille, elles auraient pu être mère et fille. Leurs cheveux noirs étaient épais autour de leurs visages et leurs traits doux étaient légèrement rougis par la chaleur des fourneaux, à cause du repas qu'elles préparaient. Derrière elles, dans la salle à manger, le couvert était mis sur la able munie de ses rallonges, couverte d'une nappe blanche , de grandes bougies et de la porcelaine ancienne que la fille avait découverte dans les étagères du haut de la cuisine, vieilles assiettes qui n'avaient pas été utilisées depuis des décennies, qui étaient un peu ébréchées et passées, mais encore très présentables"
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JIEMDEJIEMDE   15 juin 2019
Les filles c'est différent. Elles veulent des choses. Elles ont besoin de choses régulièrement. Pourquoi, parce qu'une fille a des objectifs que toi et moi on peut même pas imaginer. Elles ont des idées dans la tête que toi et moi on peut même pas supposer.
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santorinsantorin   21 avril 2018
Oh, je sais que ça a l'air fou, dit-elle. Je suppose que ça l'est. Je n'en sais rien. Je m'en fiche, en fait,. Mais cette fille a besoin de quelqu'un et je suis prête à prendre des mesures désespérées. Elle a besoin d'une maison pendant ces quelques mois. Et vous, elle leur sourit, espèces de vieux croûtons solitaires, vous avez besoin de quelqu'un aussi. Quelqu'un ou quelque chose d'autre qu'une vieille vache rousse à soigner ou pour qui vous inquiéter. C'est trop isolé par ici. Regardez-vous. Vous allez mourir un jour sans avoir eu assez d'ennuis dans la vie. Pas dans le bon sens, en tous cas. C'est une chance pour vous.
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santorinsantorin   23 avril 2018
Elle le regarda et sourit. Et si c'est une fille, alors ?
Je suppose qu'il faudra faire contre mauvaise fortune bon cœur et la garder quand même, dit Raymond. Il fit une grimace exagérément grave. Mais une petite fille aura besoin d'un lit aussi, non ? Elles sont jamais fatiguées, les petites filles ?
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Vidéo de Kent Haruf
Coup de cœur pour Kent Haruf. Interview.
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