AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Frank Elder tome 1 sur 3

Jean-Paul Gratias (Traducteur)
EAN : 9782743616953
476 pages
Payot et Rivages (30/05/2007)
3.75/5   107 notes
Résumé :
Après trente ans de bons et loyaux services dans la police de Nottingham, l'inspecteur principal Frank Elder a donné sa démission.
Il s'est réfugié dans un cottage en Cornouailles, mais le passé continue de le hanter. Il ne s'est jamais remis d'une affaire non élucidée: la disparition, en 1998, d'une adolescente nommée Susan Blacklock.
Deux psychopathes condamnés à l'époque pour le viol et le meurtre d'une autre jeune fille restent pour l'inspecteur de... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
3,75

sur 107 notes
5
5 avis
4
10 avis
3
3 avis
2
0 avis
1
0 avis

carre
  28 juin 2013

John Harvey n'a pas la reconnaissance qu'il mérite. Moins lu que Mankell, Connelly, Indridason ou Rankin, « De chair est de sang » est l'exemple parfait pour découvrir le bonhomme et de faire partager la bonne parole. Parce que c'est franchement bien. Harvey crée un personnage profondément touchant, un type qui a avalé bien des couleuvres dans sa vie de flic, qui se désespère de voir un monde qui se délite. Bien qu'il est raccroché, une plaie est restée béante dans sa carrière, la disparition non élucidée de Susan Blacklock, Elder avait pourtant promis à la famille de faire la lumière sur ce drame. Un nouvel élément réveille l'attention d'Elder.
Harvey nous offre une plongée au coeur du mal avec un sacré talent. Grace au flashbacks permanents, il mène son histoire d'une sacrée poigne, ne laissant peu de répit au lecteur. Ces personnages sont loin de certains stéréotypes, lié au genre. Elder n'est pas un flic aveuglé par une mission, il se débat aussi pour être un père responsable, attaché à certaines valeurs, pour être un homme bien aussi. C'est cette profondeur dans chacun de ces protagonistes qui font qu'Harvey se démarque de ces camarades, il n‘hésite pas à creuser au-delà des apparences. Un écrivain, un vrai à découvrir (si cela n'est pas fait). Croix de bois, croix de fer …
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          648
Renod
  29 mai 2017
Solitaire, amateur de lecture et d'irish whiskey, Elder a le profil idéal [pour s'inscrire sur Babelio ou] pour incarner un héros de littérature policière. Il partage quelques points communs avec Kurt Wallander, son lointain collègue de Scanie : une séparation douloureuse, une fille bientôt adulte et une longue expérience de policier. A son départ à la retraite, il a choisi de se retirer en Cornouailles, terre d'isolement, de grisaille et de pluie ; l'endroit idéal pour entretenir une chaudière capricieuse et un début de dépression. Mais sa vie d'ermite est bousculée par un cauchemar récurrent qu'il ne parvient pas à interpréter. Il refuse les missions proposées par un ancien collègue chargé d'enquêter sur des "cold case", de vieilles enquêtes qui n'ont pas été résolues et qui sont réétudiées, jusqu'à ce qu'il apprenne que Shane Donald, le jeune complice d'un meurtrier, va sortir de prison. Or, il a toujours soupçonné ce duo d'être à l'origine de la disparition de Susan Blacklock sans jamais parvenir à le prouver ni à obtenir d'aveux de leur part. Il décide donc de reprendre l'enquête. Mais Shane Donald va profiter de sa libération conditionnelle pour disparaitre dans la nature et commettre de nouveaux méfaits....
Rien de nouveau sous le soleil ou plutôt sous le crachin britannique. Vous ne serez surpris ni par les personnages, ni par l'intrigue. Je suis le premier à râler quand un roman policier manque d'originalité mais ici, pourtant, ça marche. L'histoire prenante est menée par un enquêteur pétri d'humanité. Les personnages sont décrits avec beaucoup de justesse. Elder est en mouvement permanent, il traverse l'Angleterre d'est en ouest, du nord au sud, idéal pour un lecteur français qui souhaiterait réviser sa géographie de l'île britannique. La progression de l'enquête est lente mais seuls le temps et la ténacité peuvent venir à bout des secrets et des préjugés. Une lecture classique mais si captivante que j'ai choisi d'enchaîner avec le second volume de la trilogie. Et je compte bien rencontrer d'ici peu un autre personnage de John Harvey : Charles Resnick.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Sharon
  10 octobre 2019
Soyons clair : je préfère nettement la série Charles Resnick à celle qui met en scène Frank Elder, sans doute parce que celle-ci s'attarde trop sur la vie privée de l'enquêteur. Lui a suivi sa femme au gré de ses pérégrinations professionnelles, leur fille suivait de son mieux, acceptant ces changements d'établissements scolaires, se séparant ainsi de ses amis, renouant d'autres amitiés, pendant que ses parents se séparaient. Et oui, madame Elder avait un amant, avec lequel elle est toujours en relation. Quant à Frank, il vit seul, il a démissionné de la police, mais il reprend du service. Oui, un homme qui avait été soupçonné de la disparition d'une adolescente sort de prison : il avait été condamné pour le viol et le meurtre d'une autre jeune fille. On ne peut pas garder les tueurs indéfiniment en prison. Il semble cependant que la société échoue lamentablement à les réinsérer, peut-être parce qu'ils ont toujours été en marge de la société.
Regardons un peu le destin de Shane Donald, le complice, celui qui était sous la coupe de plus fort que lui. Il a été victime de maltraitance, de violence tout au long de sa jeunesse, de trouvant un peu de réconfort qu'auprès de sa soeur aînée, Irène, qui s'est mariée jeune, pour fuir son milieu, puis a enchaîné les grossesses. Il est ensuite tombé sous la coupe de plus fort que lui. Alors oui, bien sûr, tous les enfants maltraités ne finissent pas ainsi – mais combien d'enfants maltraités croisons-nous dans ce livre ? Ne comptons pas, ils sont beaucoup trop.
Frank Elder suit de loin ce qui se passe, parce qu'il a promis à Helen, la mère de Susan, la dernière disparue, de retrouver sa fille. Bien sûr, personne n'a d'illusion, elle est très certainement morte, sinon, elle aurait donné des nouvelles, à sa mère, à son père, à un ami, un proche, un de ses anciens professeurs qui croyait en elle – elle voulait devenir comédienne. Donc Elder reprend l'enquête – et tout dérape. le passé demandait à ne pas être réveillé, et le présent est suffisamment tortueux. Certains sont prêts à tout pour obtenir ce qu'ils désirent, les conséquences, les vies humaines comptent peu.
Une lecture en demi-teinte donc, et un dénouement dont les conséquences se feront sans doute sentir dans les tomes suivants
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
bvb09
  25 décembre 2013
L'intrigue du thriller a déjà été vue mais les protagonistes et leur psychologie, tous ancrés dans notre époque, ainsi que la description de leur vie, font de ce livre un excellent moment de lecture.
Il y a du Ken Loach du Mike Leigh, réalisateurs britanniques que j'apprécie, dans le climat social anglais. Et de l'élégance dans le style.
Une réserve :
L'ultime voyage était il indispensable, qui nuit de mon point de vue au réalisme ?
Une bonne découverte grâce à mon libraire préféré : le protéiforme Babelio, ici la mutation Carré
Commenter  J’apprécie          133
cvd64
  21 septembre 2022
Thriller anglais qui vaut autant pour la forme que pour le fond. L'histoire racontée pourrait être un fait divers paru dans la presse mais la construction narrative permet au lecteur de suivre les enquêtes sans que toutefois ne lui soit dévoilé, rapidement, la finalité.
Ce premier roman se déroule dans la campagne anglaise, qu'on arpente de long en large, et les descriptions établies par John Harvey cerne bien le profil psychologique des personnages, ce qui donne encore plus de profondeur aux évènements.
Commenter  J’apprécie          130

Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   18 novembre 2012
Lui qui était resté vingt ans et plus sans ouvrir un bouquin, cela le fascinait, cette façon dont une histoire pouvait vous arracher à vous-même, vous attirer dans son univers.
Commenter  J’apprécie          310
nina2loinnina2loin   31 mai 2012
Elder fit couler dans sa bouche le fond de son verre de Jameson's et le savoura quelques instants sur la langue. Il se rappela le commentaire d'un de ses collègues le jour où ils avaient enfin vu, entre les murs du commissariat, Shane Donald, menottes aux poignets, ses cheveux bruns coupés ras, un soupçon de moustache disputant aux boutons de fièvre l'honneur d'orner la lèvre supérieure de sa bouche exangue.
― On aurait dû le noyer à la naissance, ce petit merdeux. Ou alors, le laisser crever sur sa couverture, et qu'on n'en parle plus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
RenodRenod   24 mai 2017
Les hommes font des promesses. Tout le temps. Et puis ils passent le reste de leur vie à les regretter.
Commenter  J’apprécie          190
BoutonBouton   09 février 2020
Quand Elder porta sa main à sa bouche, le goût de son propre sang lui parut âpre et piquant.
Et à présent il y avait d'autres chats, en groupes serrés de deux ou trois, qui émergeaient de l'ombre aux confins de la chambre. Elder entendait le souffle un peu rauque de leur respiration sauvage, grave et saccadée. Rejetant le drap, il commença à enfiler ses vêtements, les chats le serrant de près maintenant, se frottant contre ses chevilles, courant sur ses pieds nus. Quand il tint la porte ouverte et tenta de les chasser, ils rebroussèrent chemin, s'insinuant entre ses jambes, pour se diriger vers l'escalier en une masse mouvante et souple.
Dans la pièce, à l'étage, des yeux l'épiaient sans ciller, lui rendant son regard, et quand il s'avança, Elder sentit céder sous son pied nu quelque chose de mou et de lisse. Une portée de chatons nouveau-nés, glabres et aveugles, se tortillaient en geignant sur le plancher nu. Un vomissement lui monta à la gorge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
cvd64cvd64   21 septembre 2022
Il fit tout ce qu'elle lui demandait. Les os étaient robustes, la peau tout sauf lisse, sa poignée de main énergique.
- Vous n'avez pas besoin de prendre tant de précautions avec moi, dit-elle. Je ne suis pas en sucre.
Non, pensa Elder. Vous êtes faite de chair et de sang.
Commenter  J’apprécie          20

Video de John Harvey (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Harvey
Comédie du Livre 2012 - Le samedi 02 juin 2012 au Centre Rabelais Animé par Michel Gueorguieff et Jérôme Dejean
Le roman policier n'a de cesse d'inspirer la littérature britannique, et ce depuis Arthur Conan Doyle et son célèbre personnage Sherlock Holmes. Alors que John Harvey enracine ses romans dans une géographie et une tradition toute britannique, Roger Jon Ellory est lui fortement influencé par la littérature et la culture américaine. Deux auteurs, deux regards différents mais écrivant pour un même genre : le polar.
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus





Quiz Voir plus

Londres et la littérature

Dans quelle rue de Londres vit Sherlock Holmes, le célèbre détective ?

Oxford Street
Baker Street
Margaret Street
Glasshouse Street

10 questions
941 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature anglaise , londresCréer un quiz sur ce livre