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Jean-Paul Gratias (Traducteur)
ISBN : 2743611413
Éditeur : Payot et Rivages (10/05/2003)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 25 notes)
Résumé :

« Et à l'instant où Milt Jackson lève une mailloche à hauteur d'épaule pour frapper la première note, le biper attaché à la poche intérieure de l'inspecteur lance comme une intrusion son insistante sonnerie. » Charlie Resnick n'assistera pas au concert. Le cadavre d'une jeune femme vient d'être retrouvé dans le canal. Rien ne permet de l'identifier. Elle restera la « noyée fant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
jmb33320
  09 novembre 2019
Féminicide : depuis quelques mois ce mot est devenu tristement banal. Les crimes envers les femmes ont malheureusement toujours existé, mais c'est probablement une très bonne chose que de mettre un mot précis sur ces actes intolérables.
Neuvième volume des enquêtes de Charlie Resnick, que j'ai retrouvé avec plaisir, ce roman policier écrit en 1997 ignore pourtant ce terme, mais démontre toute l'horreur de la chose.
En l'espace de quelques mois les cadavres de deux femmes ont été découverts dans un canal. Une troisième, Jane, disparaît. C'est une amie d'Hannah, la compagne de Charlie. L'enquête commence par explorer les relations compliquées que Jane entretient avec son mari abusif et parfois violent. Mais les jours passent et Jane ne donne aucune nouvelle…
Un deuxième fil d'enquête, tournant autour du trafic de tableaux volés, aère l'intrigue principale. Charlie et son équipe du commissariat de Nottingham, poursuivent leur parcours de vie heurtés.
Petit à petit, mais toujours avec un grand plaisir, je me dirige vers la fin de cette série qui à ce jour compte douze romans. Je la « fais durer » en espaçant les lectures !
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nameless
  18 octobre 2014
Ce n'est pas seulement parce que Charlie Resnick et moi partageons les mêmes origines polaks, que j'éprouve une tendresse particulière pour cet homme massif, silencieux, attifé grâce à un oncle tailleur polonais, de costumes qui auraient été à la mode dans le Cracovie d'avant-guerre. Lire un épisode de la série Resnick, c'est retrouver un univers familier, prendre des nouvelles d'amis chers, découvrir ce qui est arrivé dans leur vie depuis le dernier contact.

Charlie officie toujours au commissariat de Nottingham, il est toujours autant fou de jazz et ses 4 chats sont toujours bien en vie. le soir où il allait assister à un concert inespéré de Milt Jackson, une noyée a eu la malencontreuse idée d'être repêchée, ruinant sa sortie musicale. L'enquête n'est qu'un prétexte pour nous livrer une chronique de la vie d'un commissariat, au sein duquel travaillent des hommes et des femmes attachants, qui ont une vie privée, des difficultés professionnelles ou des souffrances sentimentales. Il n'y a d'ailleurs pas qu'une seule enquête en cours, mais plusieurs, notamment une qui concerne un vol de tableaux d'Herbert Dalzeil. Bientôt s'en ajoutera une autre qui touchera Resnick de plus près, puisque Jane, amie de Hannah disparaît sans laisser de traces. Peu à peu, on découvrira que la vie de Jane n'était pas celle qui semblait évidente, que sous la façade d'un couple uni.... Sous la coupe d'un mari tyrannique, qui n'hésitait pas à lui mettre quelques gnons, Jane a cherché par tous les moyens à s'émanciper, à s'échapper mais c'est au final la mort qu'elle rencontrera.

Sur le plan personnel, Charlie connaît maintenant Hannah depuis 6 mois, qui deviendront une année, s'ils n'y prennent garde. Comme lors de toute relation sentimentale naissante, les questions que les deux amants se posent sont nombreuses. Hannah a besoin d'une présence à ses côtés mais déplore de ressentir les premiers signes d'une dépendance affective sous la forme d'une apathie les soirs où Resnick ne vient pas chez elle, ne l'appelle pas non plus. Au lieu de corriger ses copies, de sortir avec ses amis, elle attend son homme. Charlie de son côté se demande comment, alors que son métier l'empêche de passer suffisamment de temps chez lui, il pourrait en passer chez quelqu'un d'autre. Et puis que deviendraient Bud, Pepper, Dizzy et Miles, ses chats ?

Une fois de plus, je ne peux que constater que John Harvey offre à tous ses personnages, principaux ou secondaires un espace de liberté, de tolérance, de la place pour s'épanouir, de l'air pour respirer, tout simplement. Toutes ces qualités étant en outre livrées avec en prime, une très belle écriture, un souci du mot juste.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   16 octobre 2014
Ecoute (Resnick s'immobilisa). La plupart des gens qui disparaissent le font de leur propre gré. Une situation devenue intolérable, à laquelle ils veulent échapper ; une autre situation, plus désirable, vers laquelle ils se précipitent. Très rares sont les cas qui s'expliquent par un acte criminel.

Page 194 - Rivages/Noir
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namelessnameless   14 octobre 2014
A Leicester, dont un grand nombre d'habitants viennent du sous-continent indien et où il avait effectué la majeure partie de sa carrière, Carl Vincent avait ressenti comme un inconvénient le fait que sa peau ne fût pas tout à fait de la bonne nuance de noir, celle qui trouve ses origines aux Caraïbes plutôt qu'au Bangladesh ou au Pakistan.

Page 134 - Editions Rivages/Noir
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namelessnameless   16 octobre 2014
La journaliste se rassit au milieu des quintes de toux, des prises de notes frénétiques, et de quelques généreux applaudissements.
Les questions ne furent pas toutes aussi productives qu'elles auraient pu l'être. Comme c'est souvent le cas, trop de gens avaient envie de faire connaître leur position personnelle plutôt que d'ouvrir la discussion.

Page 185 - Rivages/Noir
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namelessnameless   17 octobre 2014
- J'avais eu le temps de voir comment les choses évoluaient. Les programmes officiels. Les évaluations. L'époque où un enseignant pouvait espérer faire preuve de créativité était bien terminée. Et si les profs ne peuvent plus se montrer créatifs, comment les gamins pourraient-ils le faire ?

Page 309 - Rivages/Noir
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namelessnameless   17 octobre 2014
Lynn n'était pas venue souvent à Peterborough, et une seule fois en voiture. La périphérie de la ville semblait accaparée par une zone industrielle pas très reluisante que le comité d'urbanisme baptisait avec optimisme "parc d'activités".

Page 307 - Rivages/Noir

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Videos de John Harvey (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Harvey
Profile: John Harvey "I've always wanted to make sure that what was happening was as close to reality as I could make it. It's rooted in the everyday," explains mystery author John Harvey in this video, shot in his writing studio in the UK.
Watch as he reveals how he plots mysteries on white boards, preferring to work in complete solitude. (Even his cat stays out in the garden while he's writing.)
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