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Jean-Paul Gratias (Traducteur)
ISBN : 2743606282
Éditeur : Payot et Rivages (01/06/2000)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 26 notes)
Résumé :
" Adipeux, bientôt chauve, plus très jeune, la poitrine ouverte par une blessure qui recommençait à saigner, l'inconnu ne savait pas du tout vers quoi il courait, seulement à quoi il essayait d'échapper ". Deux représentants.
Un supporter de football italien. Et maintenant, cet inconnu vêtu en tout et pour tout d'une chaussette au pied gauche. Tous ont été sauvagement attaqués après avoir été abordés par une fille. En ce début d'été à Nottingham, Charlie Resn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  19 novembre 2015
John Harvey situe l'action de Preuve vivante dans le cadre bien réel du Festival international du Thriller et du Film policier « Coups de feu dans le Noir », qui se tient annuellement à Nottingham. Il remercie d'ailleurs en postface les auteurs qui ont bien voulu faire une apparition dans les coulisses de l'intrigue, lui ajoutant trame et vraisemblance. Parmi eux, Ian Rankin adresse un clin d'oeil à ses lecteurs, lors d'une séance de dédicaces.
 
Deux enquêtes distinctes mobilisent Charlie Resnick, le flic polak, bourru et taiseux, mal à l'aise dans son corps, fagoté comme l'as de pique, passionné de jazz, propriétaire de 5 chats aux noms de jazzmen, et créateur de sandwiches dont on peut retrouver les composants inattendus sur ses cravates et chemises. D'une part, des hommes sont agressés, dont l'un mortellement, par une prostituée, selon les premiers éléments recueillis par la police. Mais, bon, « Pourquoi, à l'heure du déjeuner, certains hommes se contentaient-ils d'une patate au four, alors que d'autres avaient besoin de tirer un coup vite fait ? » (p. 50). D'autre part, il est demandé à Charlie d'assurer la protection de Cathy Jordan, auteur de romans policiers, invitée vedette du festival. Elle reçoit en effet des lettres de menaces, de la part d'un inconnu qui connaît sa bibliographie sur le bout des doigts.
 
Une fois n'est pas coutume, voilà un roman de John Harvey qui ne m'a pas autant emballée que les précédents lus. le rôle de Charlie est réduit à la portion congrue, sa vie personnelle est à peine rappelée, ses interventions professionnelles relèvent du minimum syndical. Les enquêtes sont classiques, sans rebondissements ébouriffants, leur dénouement ne transcende pas le genre. Coutumier du fait, John Harvey inscrit toujours ses intrigues dans le climat social du moment : « La plupart des usines que Millington avait vu fermer leurs portes n'avaient jamais trouvé moyen de les rouvrir. Sans parler des mines. Un an plus tôt, il y avait eu un tapage considérable, des manifestations dans les rues, des discours sur la grand-place, des communautés entières réduites au chômage. Ils étaient bien loin les Midlands des romans d'Arnold Bennett ! Il y avait presque de quoi voter travailliste » (p. 60).
 
Il rappelle une fois encore dans quelles conditions budgétaires catastrophiques travaillent les policiers : « Le recrutement de personnel nouveau était bloqué, les budgets gelés à un niveau digne d'un hiver dans l'Antarctique. Telle était la gestion de la police à l'âge de la rentabilité et du choix des consommateurs, quand les responsables du ministère parlaient de réduire au maximum la présence visible des forces de l'ordre, qu'ils comptaient les gommes et les crayons, qu'ils interdisaient les heures supplémentaires et passaient de longues soirées à triturer les statistiques des crimes et des délits ». (p.46-47)
 
Alors ? Si tous les ingrédients sont réunis, pourquoi la recette n'a-t-elle pas tout à fait le même goût ? John Harvey s'est servi de Preuve vivante comme prétexte pour évoquer sa passion pour le jazz, la littérature policière et le cinéma noir. Les amateurs trouveront donc dans ce roman une infinité de références musicales, littéraires et cinématographiques très pointues qui les enchanteront. Si l'érudition de l'auteur dans ces domaines ne fait aucun doute, mon avis perso est que l'histoire a légèrement pâti de cette orientation très spécialisée. Une bonne lecture quand même, dans un style toujours aussi élégant.
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viou1108
  15 janvier 2014
Encore un polar qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Or donc, voici le 7ème épisode des enquêtes de Charles Resnick, inspecteur principal de la police de Nottingham. C'est le début de l'été, mais ce n'est pas pour autant le moment de prendre des vacances. Pas de trêve pour les méchants. Resnick et son équipe ont deux affaires sur le feu : un homme, retrouvé nu au milieu de la rue et de la nuit, poignardé mais vivant, refusant obstinément de parler. C'est la 4ème agression de ce genre en quelques semaines. A-t-on affaire à un tueur en série ?
L'autre énigme, ce sont les lettres de menaces adressées à l'écrivaine américaine Cathy Jordan, invitée de marque du festival local de littérature policière. Et visiblement l'auteur de ces lettres connaît bien la prose sanguinolente de sa cible. Faut-il prendre ces menaces au sérieux ?
Le rythme du récit est rapide, enlevé, avec peu de temps morts. Aux différentes étapes des enquêtes se mêlent des bribes de la vie personnelle de chaque protagoniste. La particularité de ce volume (même si je n'ai pas lu les autres) réside dans le fait que l'auteur situe l'intrigue dans le contexte d'un festival du polar. Sorte de mise en abyme, c'est là l'occasion de multiplier les références (les hommages ?) à la littérature et au cinéma « noirs », et d'illustrer, à travers les personnages de Cathy et Dorothy (un brin caricaturales), l'opposition de styles entre la vague des « reines du crime » made in USA (Higgins Clark, Highsmith & Co) qui ne lésinent pas sur l'hémoglobine, et le charme délicat et suranné, so british, de Miss Marple et Agatha Christie.
Peu de choses à rajouter, si ce n'est que c'est une lecture plaisante, sans plus.
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Sylviegeo
  08 septembre 2014
J'aime bien John Harvey. Harvey et l'inspecteur Resnick. Harvey qui maîtrise si bien le dialogue et Resnick qui connaît si bien l'Angleterre des années 80-90. Particulièrement Nottingham où sévit chômage, décrochage scolaire, fermeture d'usines, bref une grisaille qui ne semble vouloir s'éclaircir. Une grisaille qui est propice , évidemment, aux voyous, aux voleurs, aux trafics de toutes sortes. Ce qui surcharge la police judiciaire qui subit, elle aussi, les compressions budgétaires et les gels d'embauche. On a appris à connaître Resnick et cela se poursuit dans cet opus qui s'ouvre sur un possible quelque chose entre lui et sa collègue Lynn Kellog.L'intrique est bien menée, les personnages sont bien campés, et Preuve vivante est une excellente lecture de dimanche après-midi.
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Woland
  03 janvier 2008
Ce roman s'ouvre sur un homme qui court la nuit, ou plutôt qui fuit on ne sait trop qui ou quoi. Mais une chose est certaine : si l'on excepte la chaussette qu'il porte à son pied gauche, il est tout nu et il est blessé. Autre détail : il n'est pas le premier à se voir ainsi intégralement détroussé et pas mal "bousculé" au coeur de la nuit ...
"Preuve vivante" se fonde sur l'insatisfaction sexuelle que ressentent nombre d'hommes, mariés ou pas, et qui les conduit à quémander plus ou moins régulièrement les services d'une (ou d'un) prostituée. La précarité ne cessant de croître dans l'Angleterre des années 80, les prostitués des deux sexes sont nombreux, les "réguliers" comme les occasionnels qui ne recourent à ce style de vie que pour payer une échéance lourde ou inattendue.
Si la Mort est censée se déplacer avec les trois autres Cavaliers de l'Apocalypse, la prostitution, elle, est souvent accompagnée par les drogues et, parmi toutes celles-ci, le crack est l'une des plus rapides à détruire son homme ou sa femme, ne les poussant plus qu'à se préoccuper d'obtenir leur dose coûte que coûte.
Pour autant qu'il y ait réellement un ou plusieurs prostitués-tueurs, assoiffés d'argent et de sang, doit-on leur reprocher l'intégralité des agressions et surtout le meurtre, dans sa chambre d'hôtel, d'un représentant de commerce qui, par un curieux hasard, avait épousé une ancienne connaissance de Charlie Resnik ? ...
"Preuve vivante", je ne sais trop pourquoi, ne m'a pas aussi convaincue que les autres volumes de la série. C'est pourtant avec la même intrépidité que l'auteur se penche sur les plaies qui affligent la société britannique moderne. Enfin, ce volume fait avancer l'intrigue pré-existante entre Resnik et Lynn Kellog. ;o)
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jmb33320
  11 avril 2019
Ce roman policier est assez atypique de la série des Charlie Resnick.
John Harvey a innové dans cette intrigue, marquée par le personnage d'une auteure américaine de thriller, Cathy Jordan. Il n'a pas hésité à inclure dans son roman des extraits supposés de certains des romans de son personnage (il est même allé jusqu'à inclure une bibliographie en annexe). Mais bon, recherches faites il s'avère que cette Cathy Jordan n'a pas pour G***** la moindre existence !
Deux affaires sont confiées à Charlie Resnick et ses acolytes habituels : une série d'agression d'hommes mûrs par une supposée prostituée et la protection de l'auteure venue à Nottingham dans le cadre d'un festival cinéma et romans noirs. Elle a reçu des menaces de mort.
Si la première enquête s'avère compliquée, la seconde amène un peu d'humour aux dépens des maisons d'édition, attachés de presse et journalistes et même libraires. Mais je n'ai pas trouvé cet aspect très convaincant car il est tout de même assez caricatural. C'est la première fois que je suis en partie déçu par un roman de cette série.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
namelessnameless   14 novembre 2015
En quels termes un membre de la conférence avait-il défini la condition des sans-abri ? Un choix de vie ? Comme si, (...) on pouvait délibérément choisir de dormir dehors avec la pluie qu'ils venaient de subir.

Page 13 - Rivages/noir
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namelessnameless   18 novembre 2015
Le fait qu'on ne voie ni plaies ni bleus, Kevin, ça ne signifie pas pour autant qu'une personne n'a pas été blessée. Meurtrie. Ca ne veut pas forcément dire que c'est moins grave.

Page 263 - Rivages/noir
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namelessnameless   17 novembre 2015
On a beau s'attendre à voir des horreurs, il est toujours possible de trouver pire.

Page 237 - Rivages/noir
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viou1108viou1108   30 décembre 2013
Mon Dieu, pensa Lynn, gardez-moi de ces gens qui savent ce qui est bon pour moi mieux que je ne le sais moi-même. Tous ces militants de Greenpeace, des droits civiques, des mouvements féministes.
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Videos de John Harvey (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Harvey
Profile: John Harvey "I've always wanted to make sure that what was happening was as close to reality as I could make it. It's rooted in the everyday," explains mystery author John Harvey in this video, shot in his writing studio in the UK.
Watch as he reveals how he plots mysteries on white boards, preferring to work in complete solitude. (Even his cat stays out in the garden while he's writing.)
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