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Danièle Mazingarbe (Traducteur)
ISBN : 2749114934
Éditeur : Le Cherche midi (03/06/2010)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 124 notes)
Résumé :
Wraxford Hall, dans le Suffolk... Le vieux manoir anglais surplombe un pays noir et sinistre qu'aucun braconnier n'approche. Qui y croise le fantôme du moine, dit-on, ne vivra pas pour le raconter. Comme Cornélius, l'alchimiste, et son neveu Magnus, morts tous deux en d'étranges circonstances. Ou Eleanor Unwin et sa fille, qui ont mystérieusement disparu.
Janvier 1889. Constance Langton, jeune orpheline londonienne, est contactée par un avocat. Des parents é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  19 février 2013
Quand j'ai lu le résumé de ce livre, j'ai eu immédiatement envie de le lire. Pourtant je ne suis pas trop adepte des romans fantastiques et étant plutôt terre à terre, j'ai toujours une peu de mal avec les fantômes, les esprits et autres créatures. En tout cas, j'ai eu raison de ne pas repousser ma lecture et de le commencer sitôt arriver dans ma boite aux lettres car c'est une très bonne surprise.
Il faut dire que l'auteur combine avec brio tout les bons éléments au départ pour que "la séance" soit un bon roman : l'époque victorienne, la campagne anglaise, un manoir ,avec dans son histoire, beaucoup d'événements mystérieux. le décor est donc planté et tout au long des pages une ambiance inquiétante et une tension permanente ne nous quittera plus.
Pour tenir en haleine ses lecteurs, John Harwood alterne les narrateurs et ainsi donc se succède Constance, John et Eleanor et avec chacun d'eux nous changeons aussi d'époque ce qui m'a pas mal dérouté au début du roman. Chaque fois que nous pensons apprendre un nouvel élément de l'intrigue on change de personnage. Maintenant après lecture, je me rends compte que ce procédé est drôlement habile car le suspense est à son comble et puis cela permet de nous donner que les révélations par bride quand les pièces du puzzle s'assemblent les unes aux autres. Ces trois personnages se confient a nous sous la forme de journal ce qui fait que l'on s'y attache très vite et chacun mène sa propre enquête pour lever le voile sur les secrets qui entoure Wraxfort Hall. J'ai aimé que parfois l'on puisse revive une scène plusieurs fois mais toujours d'un point de vue différent.
L'écriture de l'auteur épouse parfaitement le roman : fluide et pas trop moderne au point qu'on pourrait croire qu'il a été écrit a l'époque ou se déroule l'action.
C'est pour moi une première rencontre avec l'auteur et je me suis empressée d'aller emprunter a la bibliothèque un autre de ses romans pour découvrir un peu plus son univers que j'ai beaucoup aimé avec "la séance".
En tout cas, ce roman est magistral et envoutant et je le recommande vivement.
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scarlett12
  04 avril 2018

Un roman contemporain situé au 19ème siècle par l'auteur.
Gothique à souhait : vieux manoir hanté dans la campagne anglaise, expériences de spiritisme, mesmérisme, vieille armure maléfique, passages secrets, tonnerres, éclairs, sarcophage dans la cheminée et disparitions et/ou morts à gogo ...
L'histoire est contée par plusieurs narrateurs et à des époques différentes mais toutes les versions convergent vers la peur et le mystère.
Ce qui est surtout un mystère pour moi, c'est que je n'ai pas trop apprécié sans savoir pourquoi. Je n'ai pas vraiment réussi à "entrer dans l'histoire" qui m'a parue assez longue.
Bref, un roman qui avait tout pour me plaire et qui m'a déçue sans que je sache m'expliquer pourquoi. Curieux !!!
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LePamplemousse
  03 novembre 2013
Ce roman nous emmène au coeur d'un manoir dans une ambiance gothique à souhait. Tous les éléments habituels de ce type de roman y figurent : un manoir lugubre, des disparitions mystérieuses, des personnages emblématiques qui s'intéressent à des domaines comme le spiritisme, le mesmérisme, l'alchimie etc....Plusieurs femmes tiennent la vedette de cette histoire qui s'étale sur des années, et bien que fortes et intelligentes, elles ont toutefois les défauts caractéristiques des femmes du 19e siècle : elles s'évanouissent au moindre bruit, ce qui m'a quelque peu agacée, je le reconnais.
L'histoire nous est livrée par le biais de plusieurs témoignages, cela a donc entraîné quelques répétitions mais j'ai toutefois beaucoup aimé ce roman où l'atmosphère de secrets flirte avec le monde des esprits.
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cecilit
  13 novembre 2013
Après un début de lecture (les deux premieres parties) répondant à mes attentes (époque, atmosphère, mystère), d'où mes appréciations à certaines critiques élogieuses, mon enthousiasme s'est peu à peu délité pour finalement faire place à un certain désintérêt quant au dénouement ; celui-ci survient avec tant d'infos tant d'explications en rafale que le mystère s'en est presque épaissi par moments. Pas complètement décevant mais inégal à mes yeux ; je referme ce livre avec une petite frustration.
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maevedefrance
  16 juin 2010
"Angleterre, fin de l'ère victorienne. Constance Langton reçoit la visite d'un avocat, John Montague. Celui-ci lui annonce qu'elle vient d'hériter d'un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall, et lui conseille de vendre la propriété sans perdre une seconde. Wraxford Hall jouit en effet d'une sinistre réputation : ses précédents propriétaires y sont morts dans d'étranges circonstances et une jeune femme, Eleanor Unwin, y a mystérieusement disparu avec sa fille. Quels terribles secrets renferme Wraxford Hall ? Au fil du journal intime d'Eleanor et des recherches de Constance, deux femmes dont le désir d'indépendance dénote en pleine époque victorienne, se lèvent peu à peu les mystères qui entourent l'étrange demeure. Pièges machiavéliques et coups de théâtre en cascade, terreurs intimes, étranges obsessions et secrètes inconvenances, tout est réuni pour faire de cet hommage très moderne au roman gothique et victorien un chef-d'oeuvre du genre."

Attention, ce roman a de réels pouvoirs hypnotiques !! Si vous êtes insomniaque, c'est le livre qu'il vous faut ! Si vous êtes fan du roman gothique, ce livre est pour vous ! Une fois en main, impossible de le lâcher et difficile de dormir ! Je pense même qu'il a le pouvoir de re(lancer) la mode du roman à énigmes à la sauce victorienne !
Tout est réuni pour vous faire frissonner : le manoir anglais délabré - aux abords d'un bois bien peu avenant - où les différents propriétaires des lieux disparaissent tour à tour de manière bien étrange : volatilisés, disparus, à chaque fois le soir d'un orage un peu étrange, après avoir invoqué les esprits lors de séances de spiritisme.
John Harwood reprend habilement tous les topoï gothiques pour mieux en jouer et c'est ce qui fait de ce roman un livre parfaitement étonnant. L'imagination du lecteur est mise à rude épreuve : on se demande tour à tour si l'on ne devient pas fou (thème récurrent d'ailleurs dans le livre) ou plutôt quel personnage est vraiment "net". Nous sommes sans cesse promenés dans un jeu d'illusions, où rêve et réalité finissent pas s'entremêler. Une quête de la vérité se met en marche...
La véracité des faits est appuyée par une série de récits enchâssés. Par le récit de Constance Langton, le lecteur découvre, outre son histoire, l'existence du sinistre manoir de Wraxford dont elle vient d'hériter. Son avocat pour cette affaire, John Montague, lui envoie une série de paquets contenant différents différents témoignages dont le journal d'Eleanour Wraxford, propriétaire des lieux et épouse du sinistre Magnus, maître dans l'art de l'hypnotisme - surtout dans celui de la manipulation !
Un double jeu se met en place, tant au niveau du récit qu'au niveau des personnages : qui manipule qui ? Qui est qui ? L'identité devient de plus en plus incertaine au fil des pages. Un suspens qui va crescendo accompagne le lecteur jusqu'au dénouement. le secret est bien gardé et tient parfaitement "la route" ! J'ai adoré cette satanée armure !
Par ailleurs, ce livre en tant qu'objet est une oeuvre d'art par le soin de sa couverture et les petits détails des premières pages.
Bref, il a vraiment tout pour plaire et il m'a vraiment beaucoup plu, comme vous l'aurez remarqué !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
scarlett12scarlett12   04 avril 2018
"Je ne vous imposerai pas le récit de mes efforts pour déchiffrer ceci. La première phrase lisible en est "enfin découvert la signification du T". Que "T" soit Thomas ou Trithème, nous n'en savons rien. Il fait ensuite référence à l'armure comme à un portail - le mot est bien souligné - qui peut être utilisé soit pour "appeler" soit pour "passer sans avoir besoin de mourir", et à des prières pour donner de "la force pour supporter l'épreuve". En d'autres mots, il croyait que s'il se trouvait dans l'armure au moment où la foudre frappait, il passerait sans problème dans l'autre monde, exactement comme le corps ressuscité, selon les Ecritures, montera au ciel le jour du Jugement dernier.
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MistiCoppermoonMistiCoppermoon   09 octobre 2017
Puis une lueur apparut dans le noir, et se dirigea vers lui entre les arbres en vacillant. Il faillit appeler au secours mais - bien que n'étant pas un autochtone et ignorant tout de la réputation du manoir - quelque chose dans cette approche silencieuse et résolue le déconcertait. Quand la lueur se rapprocha encore, il distingua une silhouette humaine, sans pouvoir dire si c'était un homme ou une femme, avec une lanterne à la main. Une nouvelle fois, il était sur le point d'appeler, quand il vit que la silhouette était recouverte, non pas d'un pardessus, mais d'une robe de moine, avec le capuchon sur la tête. Et voilà qu'il prit peur pour son âme, et il se serait volontiers enfui dans la forêt obscure, mais ses jambes refusaient de le porter. La silhouette passa à moins d'un mètre de lui en faisant craquer les brindilles ; elle était grande, raconta-t-il, trop grande pour être celle d'un mortel, et quand elle passa devant lui, il aperçut une chair d'une blancheur mortelle sous la capuche, à moins que ce ne fussent des os.
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BiblioMaricloBiblioMariclo   16 février 2017
Le docteur Stevenson m'avait permis de me lever, et le souvenir de la visite de ma grand-mère s'était estompé, au point que j'avais presque fini par croire à un rêve, lorsqu'un soir, après le dîner, je vis mon père traverser le hall devant moi, à une dizaine de pas. Le parquet craquait, et je sentis l'odeur de son cigare. Sans regarder ni à gauche ni à droite, il entra dans son bureau et referma la porte derrière lui, comme il faisait de son vivant. De nouveau, je ne ressentis pas la moindre peur, rien qu'une irrésistible envie d'aller frapper à la porte. N'obtenant aucune réponse, je tournai la poignée.
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BiblioMaricloBiblioMariclo   16 février 2017
D'un instant à l'autre, la clairière s'éclaircissait ; le manoir semblait sortir petit à petit de l'obscurité. Au fur et à mesure que la lune montait, les proportions de la demeure semblaient changer, jusqu'au moment où elle surgit au-dessus de moi comme une falaise. Je me baissai pour prendre ma tablette, et, en me relevant je vis une lampe s'allumer à la fenêtre juste au-dessus de l'entrée principale : une lueur jaune, vacillante, qui se mit à se déplacer vers la gauche, passant d'une fenêtre à l'autre jusqu'à la dernière, avant de refaire la moitié du chemin parcouru, de s'arrêter et de se stabiliser.
Toutes mes terreurs d'enfance ressurgirent à cette vision. Pourtant, en suivant ce lugubre déplacement, je compris ce qu'allait être mon tableau ; si je pouvais maîtriser ma peur suffisamment longtemps pour fixer la scène dans ma mémoire, je pourrais réaliser un tableau vraiment personnel. Je me mis au travail fiévreusement, tout en ayant la chair de poule à la perspective de voir apparaître un visage terrifiant derrière la vitre ; ou bien d'entendre un cri, ou un coup de feu, signalant ma présence. La lumière brillait sans faiblir, tout en vacillant de temps en temps, comme si quelqu'un était passé à côté, car il n'y avait pas le moindre souffle de vent. Ce devait être le vieux Cornelius se déplaçant dans son domaine ; tant que sa lampe est allumée il ne peut pas me voir. J'avais l'impression de m'être scindé en deux ; le premier horrifié par ma folie et suppliant qu'on le libère, l'autre, indifférent à tout, sauf à la tâche en cours.
Vers minuit, lorsque la lune fut à son apogée, j'avais fait tout ce que je pouvais faire. La lumière brillait toujours à la fenêtre ; je ramassai mes affaires et me retirai dans l'ombre des arbres. J'avais apporté une lanterne, mais sa lumière signalerait ma présence à quiconque pouvait se trouver dans les parages de Monks Wood. Après avoir parcouru une centaine de mètres dans le noir en trébuchant à chaque pas, je m'écartai du chemin m'enveloppai dans mon pardessus, et me blottis au pied d'un autre chêne massif. Je restai allongé là, en écoutant les bruissements dans les fourrés autour de moi, le ululement occasionnel d'un chouette ; je dormis par bribes, troublé par des rêves inquiets, et me réveillai dans une aube grise.
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BiblioMaricloBiblioMariclo   19 février 2017
La maison était silencieuse. Je revins discrètement sur mes pas dans le couloir jusqu'à la chambre d'enfant entre la chambre de Lucy et la mienne, et ouvris doucement la porte.
Une femme était penchée au-dessus du berceau. Elle me tournait le dos, mais je vis qu'elle était jeune, avec des cheveux semblables, aux miens, et une robe bleu pâle étrangement familière. Tandis que je restais pétrifiée sur le seuil, elle souleva Clara et se tourna dans ma direction. C'était moi. Nous restâmes ainsi un long moment, puis Clara et elle commencèrent à se rétrécir, exactement comme l'apparition dans le salon, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un rai de lumière vert vif flottant entre le berceau et moi. Puis il disparut à son tour.
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