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EAN : 9782811218263
512 pages
Milady (21/10/2016)
4.34/5   379 notes
Résumé :
Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu'elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l'espoir de trouver refuge chez sa sœur, à Londres. Comme des milliers d'autres, elle traverse l'Iran, la Turquie, la Grèce, l'Italie et la Fr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
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Ce roman est sorti en 2016.
S'il sortait aujourd'hui il aurait pu malheureusement s'appeler : « Les talibans le retour », tant il fait écho à l'actualité.

Le destin fictif des Afghans raconté dans ce roman à cette période-là est à ce jour la réalité à de millions de personnes qui cherchent à fuir le pays.

Rien n'a changé, on a juste appuyé sur pause pendant quelques années où des jeunes filles ont pu goûter au bonheur de retourner à l'école, d'écouter de la musique et de croire qu'elles pourraient vivre presque normalement.

Ce roman sensible est inspiré des millions d'hommes et des femmes qui doivent prendre des cruelles décisions pour sauver leur vie et qui parcourent le monde en quête d'un lieu où ils puissent se sentir chez eux.

« Entendre » ces histoires déchirantes nous permet de garder notre part d'humanité, malgré le malaise diffus qui s'installe en tant que spectateurs lointain d'un drame mondial auquel nous ne saisissons certainement pas l'étendue.

Paradoxalement, Si la lune éclairé nos pas est tout de même un récit solaire où dominent la foi, l'espoir et un désir de vivre incandescent.

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Quelle aventure bouleversante nous est racontée par Nadia Hashimi ! Je ne sais par quel bout commencer car il me semble qu'il y aurait tant à dire et en même temps, il faut faire attention à ne pas trop dévoiler de secrets. Déjà lors de sa note d'introduction, une boule s'est formée dans ma gorge et j'ai su que j'allais aimer ce livre. C'est une histoire fictive dans le sens où ces personnages-ci n'existent pas, mais leur vécu pourrait se calquer sur celui de millions de réfugiés dans le monde, et en cela, nous en sommes ébranlés. C'est actuel, cela raconte le quotidien de tous ceux qui fuient un pays qu'ils ont pourtant aimé, un jour. La vie n'est pas tendre pour ces gens qui cherchent avant tout la paix.

L'histoire nous emmène en 1999, sur les traces de la famille Waziri.

Pendant le premier tiers, Fereiba (la mère), nous raconte sa vie à Kaboul en remontant à son enfance. On la voit grandir au sein d'une famille plus ou moins unie jusqu'à ce qu'elle se marie, puis la vie commune du couple et la naissance de leurs trois enfants (Salim, Samira et Aziz) jusqu'à l'escalade des conflits au pays. Fereiba était heureuse avant le nouveau régime; enfin adulte, elle avait la chance de pouvoir enseigner, avait le droit d'étudier, sa fille pouvait aller à l'école…tout cela a désormais bien changé. Privés de tous droits, même les hommes songent à quitter cette patrie qui leur est devenue étrangère, malsaine, dangereuse, paranoïaque, fanatique. La famille Waziri planifiait déjà quitter le pays lorsque le mari est exécuté pour on ne sait quel crime. Maintenant veuve avec trois enfants à sa charge, Fereiba, femme sans salaire, n'a aucune chance de survivre, l'obligeant pour de bon à fuir Kaboul et les talibans.

"Le monde est ainsi fait. Une femme sans mari. Des enfants sans père. Peut-être qu'une famille normale est incomplète par définition. Comment ai-je pu espérer qu'il en irait autrement ? L'Afghanistan est une terre endeuillée, peuplée de veufs, de veuves et d'orphelins. Une terre où l'on perd à tous les coups – une jambe droite, une main gauche, un enfant, une mère. Tout le monde a perdu quelque chose, comme si un trou noir s'était ouvert au centre du pays pour aspirer en son ventre insatiable des fragments de chacun. Quelque part sous notre terre kaki repose tout ce que nous avons perdu."

Jusqu'à la fin, les deux derniers tiers alternent entre Fereiba (toujours raconté à la première personne) et Salim (raconté à la troisième personne), le plus âgé des garçons (15 ans). L'ensemble est mené finement, le texte est bien écrit, et ça passe vite car il y a beaucoup de mouvement. Nos personnages ne restent jamais bien longtemps au même endroit. On change de place, on change de décor, on rencontre beaucoup de monde. Cela demeure stressant car en même temps, la famille doit constamment rester dans l'ombre, ce qui n'est pas chose facile lorsque l'on tente de travers cinq pays illégalement.

"Le monde de la clandestinité n'avait ni lois, ni codes, ni filets de sécurité. Certains passaient avec succès. D'autres n'y parvenaient jamais. Nul ne savait ce qui arrivait réellement dans l'univers obscur des passeurs, en dehors des quelques histoires qui émergeaient à la surface."

Bravant mille dangers, leur exil peut souvent leur coûter la vie. La vie ou la mort, à pile ou face. J'ai été secouée dans le coeur et dans l'âme par ce récit tragique, qui rappelle à quel point l'être humain peut parfois être poussé à traverser l'enfer; à tout quitter, tout perdre, non pas par choix, pour parfois ne pas trouver tellement mieux à l'autre bout. Des espoirs déçus, des vies fracassées, mais pas seulement. Il en ressort beaucoup de lumière et de positivisme également. D'espoir. Ce qui fait du bien est qu'à travers ceux qui profitent inévitablement de la misère des uns, il y en a beaucoup plus qui tendent la main et font au mieux pour les aider à traverser cette crise qui ne porte pas de nom. À travers toute cette noirceur, il reste une part de soleil qui brille et cela fait chaud au coeur.

Ce roman, je l'ai aimé de A à Z, même si j'ai souvent eu froid dans le dos.

C'est le genre de récit qu'il faut lire; qui fait réfléchir beaucoup, qui nous remet en question, qui nous fait apprécier d'habiter un pays où – pour l'instant – nous ne sommes pas obligés de fuir pour avoir la vie sauve, qui nous rappelle de ne rien prendre pour acquis, qui nous apprend énormément sur ces héros, ces survivants remplis de courage et de résilience, les dangers qu'ils doivent traverser pour avoir droit à une vie meilleure. Qui nous apprend des choses sur l'Afghanistan, aussi.

Je suis complètement sous le charme de toute l'humanité transmise par l'auteure Nadia Hashimi à travers sa plume. Un sans-faute. Un livre à lire absolument !

CHALLENGE PLUMES FÉMININES
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Un hier pas bien lointain et un aujourd'hui qui le fait ressurgir, qui le répète abominablement, ne pouvant laisser enfin les Afghans vivre en paix dans leur pays. Ce roman qui donne vie à des personnages imaginaires retrace pourtant le parcours tristement réel d'autres femmes, d'autres hommes, d'autres enfants portant d'autres noms que celui de Fereiba, Mahmoud, Salim, Samira mais dont l'espoir reste le même : vivre en paix, se sentir en sécurité quelque part.

Fereiba attend fébrilement dans une chambre d'hôtel. Bien qu'exténuée, sans réussir à se reposer, elle attend pour elle et ses enfants la suite de leur interminable fuite. Elle attend Salim et l'argent pour poursuivre cette cavale forcée tristement nécessaire à leurs survies.

Ce roman est loin de débuter par ce voyage de la dernière chance face à la répression des talibans comme le laisse injustement supposer la quatrième de couverture.
C'est Fereiba elle-même qui nous livre sa vie depuis que sa mère l'a mise au monde tout en le quittant pour sa part définitivement. Fereiba est alors une enfant, une jeune fille puis une femme terriblement marquée par l'absence de cette chaleur maternelle qui lui a été refusée. Lorsqu'elle devient mère à son tour, l'importance cruciale de vouloir prodiguer à ses enfants amour, joie et quiétude n'en est que renforcée mais son pays natal et les évènements tragiques dont il sera victime seront loin de lui faciliter la tâche.
En la suivant dans son si douloureux parcours de mère, avec cette pratique narrative simple, fluide et qui nous ancre justement admirablement dans ce réel éprouvant et émouvant, l'auteure nous lie à cette femme marquée par la perte, la solitude, la peur sans jamais s'avouer vaincue car portée par l'amour qu'elle estime devoir à ses enfants. le portrait de cette Afghane ne peut qu'entraîner compassion et admiration devant cette détermination à faire face aux multiples hostilités qui ont jalonné sa route.

Enfant, Fereiba va devoir composer avec sa belle-mère, pétrie de superstitions en tous genres, cherchant le moindre signe dans les rêves ou les manifestations naturelles extérieures. Kokogul, la mère de substitution, est fausse, sarcastique, ne manque aucune occasion pour la rabaisser et s'en servir de bonne à tout faire. L'instruction lui est donc refusée mais à treize ans elle remporte la victoire d'être enfin inscrite au cours élémentaire et rattrape fébrilement son retard jusqu'à devenir enseignante.
Tout un pan de la culture afghane se déroule sous les yeux dépaysés du lecteur notamment les pratiques qui mènent au mariage. La cour se fait par la visite mutuelle des mères. On juge la fortune de la famille du prétendant en scrutant les robes et artifices portés par la mère puis le plateau de sucreries scellera l'accord entre les deux familles.
Après une déception amoureuse, Fereiba sera liée à Mahmoud qu'elle apprendra à aimer alors que les roquettes soviétiques puis celles des talibans viendront obscurcir durablement leurs plus belles années jusqu'à l'arrestation de l'homme accusé de mépris des lois islamiques. Qui peut blâmer cette attente de Mahmoud à déserter plus tôt sa ville de Kaboul ? On ressent cette terrifiante incertitude entre une possible amélioration ou une funeste aggravation de la situation.
C'est à Fereiba qu'incombera désormais la décision de partir et l'interrogation persistante d'avoir ou non choisi la bonne solution la hantera pendant les nombreux mois, à chaque coup dur, à chaque terreur, même en invoquant inlassablement la protection d'Allah. Sa grande douleur sera de devoir dire la vérité à Salim, son fils aîné adolescent. Elle aurait tant voulu lui épargner ces atroces nouvelles, ces peurs du lendemain qui constituent et constitueront leur quotidien présent et à venir. Il deviendra soutien avant l'heure et la narration basculera dans certains chapitres pour nous offrir alors l'histoire qui lui sera propre.

Ce roman aux accents de témoignage, quoique fictif, s'appuie sur des détails vécus déchirants et laisse donc planer les douloureuses réalités des migrants. Nadia Hashimi nous fait réellement ressentir la dépossession de tout et l'humiliation de n'être plus que des fuyards, la peur au ventre à la vue de chaque uniforme, chaque poste de contrôle, chaque frontière à franchir. Salim, loin de Kaboul s'éloigne encore plus loin de l'enfant qu'il était et on assiste à sa construction entièrement tournée vers la survie, la sienne et celle des êtres qui lui sont chers. Il a tout l'amour de sa mère mais pleure la perte de son père auquel il est rattaché par la montre qu'il porte au poignet et qui lui insuffle le courage nécessaire pour atteindre l'Angleterre.

Fereiba entrecoupe son angoissant périple de pensées qui la ramènent à son pays. Les dernières conversations, les ultimes mots échangés restent incrustées dans ses amers souvenirs. Elle va parsemer son récit de quelques mots en dari, ils accentuent le fait du déracinement qui est bien loin d'être uniquement géographique. La langue, les coutumes, les préceptes d'un pays, d'une religion sont inscrits dans son être et la suivent, inévitablement, vers un ailleurs. le fardeau, oh combien pesant, de tout ce qui n'est plus dans son pays l'accompagnera aussi.

L'Europe nous sera montrée de l'autre côté où le mot bienvenu n'existe plus, du côté de l'exploitation de ces migrants et des camps dans lesquels ils transitent. Heureusement que l'infinie gentillesse se rencontre également dans tous pays, des coups de pouce indispensables pour entretenir l'espoir et continuer à passer les innombrables frontières.

Fereiba nous dira « le monde est ainsi fait. » Il faut le savoir.
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Voici mon retour de lecture sur Si la lune éclaire nos pas de Nadia Hashimi.
Kaboul est entre les mains des talibans.
Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même.
Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu'elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l'espoir de trouver refuge chez sa soeur, à Londres.
Comme des milliers d'autres, elle traverse l'Iran, la Turquie, la Grèce, l'Italie et la France.
Hélas, les routes de l'exil sont semées d'embûches : que devra-t-elle sacrifier pour de meilleurs lendemains ?
Si la lune éclaire nos pas est un roman qui attendait depuis un petit moment que je ne le lise. Je ne comprends d'ailleurs pourquoi j'ai attendu autant avant de m'y plonger !
Nous suivons Fereiba, qui vit en Afghanistan. Ses débuts sur cette terre hostile furent difficiles car sa mère est morte en couche. Son père, ne pouvant rester seul avec un petit garçon de deux ans et un bébé, se remarie très vite. Comme sa maman ne pouvait pas veiller sur elle ; Fereiba fût décrété maudite par certains, persuadés qu'elle attire le mauvais oeil là où elle passe.
Nous découvrons le destin de ce pays, son évolution, les croyances des habitants, l'arrivée des talibans au pouvoir.. C'est terrible car malheureusement toujours d'actualité. Ce roman date de 2017 mais il pourrait être écrit de nos jours.
J'ai été captivée par ma lecture, et j'ai suivi avec beaucoup d'appréhension de Fereiba. Cette enfant, puis femme, est très touchante. Dès le départ, son destin est compliqué et on a parfois l'impression qu'il s'acharne sur elle et sa famille.
C'est impressionnant de voir le retour en arrière fait par ce peuple suite à l'arrivée des talibans. C'est à pleurer ! Et terrible de se dire que ça se déroule de nouveau ainsi.
Tout est bien expliqué, on vit avec eux tous les changements au niveau de leur vie, de leur statut..
Puis nous suivons le dur voyage de Fereiba et sa famille pour gagner ce qu'elle espère être la terre promise. Cette femme est très courageuse, certains passages sont poignants.
Jusqu'au chapitre 18 inclus, la narratrice est Fereiba. A partir du chapitre 19, le narrateur est son fils, Salem. Avec quelques chapitres ici et là où nous retrouvons Fereiba.
Il est très intéressant de suivre ces deux personnages l'un après l'autre.
Salem est un jeune réfugié prêt à travailler dur, pour quasiment rien, pour permettre à sa famille de survivre.
Je trouve que l'autrice retrace parfaitement le parcours des réfugiés. Notamment le passage par la Turquie, la Grèce mais aussi le retour à la case départ quand la police intervient..
Certains passages sont durs, mais nécessaires. Et les deux parties sont assez sombres, comme la vie des afghans.
Si la lune éclaire nos pas est un très bon roman, que je recommande et note cinq étoiles.
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Après l'excellent La perle et la coquille dont je vous avais parlé l'année dernière, Nadia Hashimi revient avec un second roman tout aussi touchant. À travers l'histoire de Fereiba, elle retrace le quotidien des afghans et les dangers qui attendent les migrants sur le chemin vers l'Europe.

Si la lune éclaire nos pas, une triste saga actuelle

Comme dans la perle et la coquille, Nadia Hashimi retrace l'histoire familiale d'une femme afghane. Fereiba est orpheline de mère. Son père s'unit très vite à une autre femme qui prend la maison en main. Une fois les premiers enfants du couple nés, Fereiba sera reléguée au second plan. Tout le monde la dit maudite, car sa mère est morte en couche. Se sentant coupable, elle reste à sa place jusqu'à ce qu'elle ressente le besoin de s'instruire. Sa belle-mère fait le choix de la marier. Après un amour étouffé dans l'oeuf, Fereiba fait un mariage heureux. Malheureusement, les talibans mettent fin à son bonheur et pour sauver ses enfants, elle décide de quitter l'Afghanistan. Commence alors un dur périple vers l'Angleterre avec Salim, son fils ainé, sa fille et son dernier enfant, encore bébé. La route est longue et bien plus difficile qu'ils le croyaient.

Mon avis :

On ne peut nier que Nadia Hashimi a le sens du romanesque. Cette auteure raconte les histoires à merveille. Un mode de narration qui m'emporte littéralement dans l'univers des personnages dont on suit la vie. Si dans son premier roman, une partie du récit avait un côté historique, avec l'histoire de la grand-mère de l'héroïne, ici, il a le triste goût d'une trop dure réalité. Pourtant « Si la lune éclaire nos pas » commence par l'histoire personnelle de Fereiba pour vite nous emmener dans un récit qui pourrait être celui de millions de personnes aujourd'hui.

J'ai vraiment apprécié ce roman. Fereiba est un personnage fort et volontaire, mais freinée par tout ce qui lui a été inculqué alors qu'elle n'était qu'une enfant. Son fils, Salim est aussi un personnage passionnant. On assiste à son évolution. D'enfant, il devient adolescent imprudent, puis adulte déterminé. Leur route est marquée par la faim, la peur, l'errance et surtout le danger. Celui de se faire prendre, certes, mais aussi celui qui naît des mauvaises rencontres. On y découvre la façon dont ces hommes et femmes se font exploiter, payé quelques centimes pour des journées harassantes de dur labeur. Mais il y a du positif dans toute cette misère. L'aide et le réconfort apporté par des associations et des bénévoles qui conseillent et parfois dépannent les réfugiés. L'entraide quand par chance, on tombe sur des gens avec qui on peut faire un bout de chemin. On y parle de l'horreur des camps, de la peur de l'expulsion, des policiers qui, à bout de nerfs, passent à tabac de pauvres hommes qui n'ont plus de force.

J'ai adoré le lien parfois fragile, qui unit Fereiba à son fils. Elle qui veut protéger celui qui était encore il y a peu son petit garçon, et lui, qui veut prouver qu'il peut être l'homme de la famille. On assiste aussi à de belles histoires d'amitié qui rendent le récit plus supportable même si certains passages du roman montrent bien la détresse de cette mère qui se demande si elle a bien fait d'emmener ses enfants sur ce si difficile chemin.

Si la lune éclaire nos pas de Nadia Hashimi paru aux éditions Milady Littérature est un roman que je conseille vraiment tant pour le côté romanesque du style de Nadia Hashimi que pour le sujet du roman.

Ce roman rejoint ma catégorie coup de coeur pour :

— L'histoire de Fereiba avant le départ
— Les relations mère-fils très bien décrites
— le sujet des migrants qui me touche beaucoup
Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Mahmoud était ainsi. Il prenait de vieux mots rouillés et fatigués – des phrases que les gens se disaient sans rien ressentir – et les retournait dans la paume de sa main. Il soufflait dessus pour en ôter la poussière et les faire briller, irradier d’une signification touchante que vous aviez honte de les avoir négligés.
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Les réfugiés n’échappaient pas seulement à un lieu. Ils fuyaient aussi mille souvenirs, et devaient attendre qu’une distance et une durée suffisantes les aient séparés de leur malheur avant d’envisager des jours meilleurs.
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— Fereiba, sais-tu quel est le plus joli mot signifiant "époux" dans notre langue ?
— Non. Quel est-il ?
— "Hamsar". Penses-y. "Qui partagent le même esprit". C'est tout à fait nous, tu ne crois pas ?
Mahmoud était ainsi. Il prenait de vieux mots rouillés et fatigués – des phrases que les gens se disaient sans rien ressentir – et les retournait dans la paume de sa main. Il soufflait dessus pour en ôter la poussière et les faire briller, irradier d'une signification si touchante que vous aviez honte de les avoir négligés.
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Je veux une vie qui ne s'effritera pas entre mes doigts. Je retournerai un jour à la poussière, mais en attendant, laissez-nous, mes enfants et moi, résister.
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Il n'y a pas de véritable asile. Il faut trouver du travail pour obtenir ce droit. Et comment font les gens pour trouver du travail ? dit-elle en faisant un signe en direction du parc. D'abord, il faut un permis de travail. Et pour obtenir un permis de travail, il faut faire une demande d'asile. Tu vois le problème ?
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----------------------------------------- Les livres dont nous parlons dans cette vidéo : - Carbone modifié de Richard Morgan : https://bit.ly/2liv3rU - La perle et la coquille de Nadia Hashimi : https://bit.ly/2M9lXJh - Les 100 titres du jour 3 : https://bit.ly/2M7TpjC
----------------------------------------- Les musiques utilisées dans cette vidéo sont sous licence CC : - Back to the Woods de Jason Shaw https://bit.ly/2mGO6hC - MOUNTAIN SUN by Jason Shaw https://bit.ly/2M7JTgq
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