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ISBN : 2811237224
Éditeur : Milady (07/07/2017)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 74 notes)
Résumé :
« Un roman d'une actualité brûlante qui rappelle le sort des millions de déplacés à travers le monde. » Washington Post Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu'elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l'espoir de trouver ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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  06 novembre 2016
Après l'excellent La perle et la coquille dont je vous avais parlé l'année dernière, Nadia Hashimi revient avec un second roman tout aussi touchant. À travers l'histoire de Fereiba, elle retrace le quotidien des afghans et les dangers qui attendent les migrants sur le chemin vers l'Europe.
Si la lune éclaire nos pas, une triste saga actuelle
Comme dans la perle et la coquille, Nadia Hashimi retrace l'histoire familiale d'une femme afghane. Fereiba est orpheline de mère. Son père s'unit très vite à une autre femme qui prend la maison en main. Une fois les premiers enfants du couple nés, Fereiba sera reléguée au second plan. Tout le monde la dit maudite, car sa mère est morte en couche. Se sentant coupable, elle reste à sa place jusqu'à ce qu'elle ressente le besoin de s'instruire. Sa belle-mère fait le choix de la marier. Après un amour étouffé dans l'oeuf, Fereiba fait un mariage heureux. Malheureusement, les talibans mettent fin à son bonheur et pour sauver ses enfants, elle décide de quitter l'Afghanistan. Commence alors un dur périple vers l'Angleterre avec Salim, son fils ainé, sa fille et son dernier enfant, encore bébé. La route est longue et bien plus difficile qu'ils le croyaient.
Mon avis :
On ne peut nier que Nadia Hashimi a le sens du romanesque. Cette auteure raconte les histoires à merveille. Un mode de narration qui m'emporte littéralement dans l'univers des personnages dont on suit la vie. Si dans son premier roman, une partie du récit avait un côté historique, avec l'histoire de la grand-mère de l'héroïne, ici, il a le triste goût d'une trop dure réalité. Pourtant « Si la lune éclaire nos pas » commence par l'histoire personnelle de Fereiba pour vite nous emmener dans un récit qui pourrait être celui de millions de personnes aujourd'hui.
J'ai vraiment apprécié ce roman. Fereiba est un personnage fort et volontaire, mais freinée par tout ce qui lui a été inculqué alors qu'elle n'était qu'une enfant. Son fils, Salim est aussi un personnage passionnant. On assiste à son évolution. D'enfant, il devient adolescent imprudent, puis adulte déterminé. Leur route est marquée par la faim, la peur, l'errance et surtout le danger. Celui de se faire prendre, certes, mais aussi celui qui naît des mauvaises rencontres. On y découvre la façon dont ces hommes et femmes se font exploiter, payé quelques centimes pour des journées harassantes de dur labeur. Mais il y a du positif dans toute cette misère. L'aide et le réconfort apporté par des associations et des bénévoles qui conseillent et parfois dépannent les réfugiés. L'entraide quand par chance, on tombe sur des gens avec qui on peut faire un bout de chemin. On y parle de l'horreur des camps, de la peur de l'expulsion, des policiers qui, à bout de nerfs, passent à tabac de pauvres hommes qui n'ont plus de force.
J'ai adoré le lien parfois fragile, qui unit Fereiba à son fils. Elle qui veut protéger celui qui était encore il y a peu son petit garçon, et lui, qui veut prouver qu'il peut être l'homme de la famille. On assiste aussi à de belles histoires d'amitié qui rendent le récit plus supportable même si certains passages du roman montrent bien la détresse de cette mère qui se demande si elle a bien fait d'emmener ses enfants sur ce si difficile chemin.
Si la lune éclaire nos pas de Nadia Hashimi paru aux éditions Milady Littérature est un roman que je conseille vraiment tant pour le côté romanesque du style de Nadia Hashimi que pour le sujet du roman.
Ce roman rejoint ma catégorie coup de coeur pour :
— L'histoire de Fereiba avant le départ
— Les relations mère-fils très bien décrites
— le sujet des migrants qui me touche beaucoup
Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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mjaubrycoin
  23 septembre 2016
A une époque où l'Europe peine à faire face à un afflux de réfugiés qui sont supposés mettre en péril son équilibre économique et qui confrontent les états membres à des choix sociétaux cruciaux, le livre de Nadia Hashimi apporte un éclairage précieux qui nous fait prendre conscience des drames intimes trop souvent occultés de ceux qui doivent fuir leur pays.
L'auteur trace le parcours d'une femme afghane, Fereiba, née dans les années 1970 qui a souffert du poids des traditions au sein d'une famille où il ne lui était accordé qu'une bien petite place. Traitée en domestique par la femme de son père, elle a dû lutter courageusement pour pouvoir fréquenter l'école et s'instruire .
Dans cette société régie par des codes ancestraux rigoureux, son parcours a été semé de bien des embûches mais l'amour a quand même fini par éclairer son chemin jusqu'à ce que la guerre et son cortège d'atrocités s'invite jusque chez elle et la contraigne à fuir les Talibans meurtriers pour aller se réfugier dans un lointain Eldorado britannique.
La seconde partie du roman présente le récit de cette fuite éperdue à travers le double regard de Fereiba, la mère courage, et Salim son fils aîné, enfant contraint de passer sans transition à l'âge d'homme et d'assumer les responsabilités qui l'accompagnent. Et pour cela, il devra lutter et triompher des multiples épreuves qui parsèmeront son chemin. Des camions de passeurs aux camps de réfugiés, des bateaux clandestins à la jungle de Calais, Salim n'aura d'autre choix que de redresser la tête ...Bien sûr, il y aura quelques lumières dans sa nuit, des amis compatissants, une aide ponctuelle, parfois même un simple sourire qui lui donnera envie d'aller plus loin.
J'ai rarement lu un récit aussi poignant tant l'auteur a su plonger son lecteur dans les affres quotidiennes de ces réfugiés qui ont tout perdu. L'émotion serre la gorge tant le propos est crédible et les situations dramatiquement courantes. Qui de nous n'a pas croisé un jour, dans la rue, une de ces femmes à la peau sombre, drapée dans un vêtement poussiéreux, traînant derrière elle un petit enfant apeuré et des sacs plastiques contenant toutes ses maigres possessions ?
Peut-être faut-il que de tels livres soient publiés pour que les occidentaux nantis que nous sommes ne détournent pas le regard de ces damnés de la terre qui se pressent à leurs portes et que cela leur donne envie de leur apporter un peu d'aide si possible, mais au moins de les considérer avec un regard plus compatissant.
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Missnefer13500
  06 novembre 2016
Je remercie NetGalley et les éditions Milady pour m'avoir permis de faire cette magnifique lecture.
Ce récit n'est pas un témoignage comme Nujeen,l'incroyable périple, mais une fiction émouvante et réaliste qui pourrait bien être celle d'un de ces migrants qui fuient leur pays en guerre. La famille Waziri victime des violences perpétrées par les Talibans est contrainte de fuir l' Afghanistan. Aucune alternative pour elle, si ce n'est ... mourir. Fereiba abandonnée a son sort suite à l'enlèvement et l'assassinat de son mari, ne possède aucun moyen pour subvenir à ses simples besoins comme se nourrir Plus de famille, tous ayant déjà quitté le pays. Elle n'a pas le droit de sortir de chez elle sans homme, ni travailler..
Nous suivons l' Odyssée chaotique et périlleuse de cette jeune veuve et de ses jeunes enfants dont l'ainé Salim sort tout juste de l'enfance et qui va devoir prendre en quelque sorte la place du père absent.
Nous nous plongeons rapidement dans le monde de Fereiba, dans un milieu culturel à mille lieux du notre avec ses coutumes ancestrales, (toujours en application et pourtant nous sommes en 1990) , déjà strictes bien avant le règne des talibans. Nous découvrons les rituels des mariages arrangés entre autres, le mode de vie de la femme Afghane bien avant que ne lui soit imposée la burqa et toute autre mesure restrictive, comme l'interdiction de travailler.
Au fil de ce récit poignant durant lequel nos protagonistes luttent pour survivre, s'interrogeant parfois sur le bien fondé de leur tentative, nous nous attachons à ces personnages qui nous émeuvent par leur force de caractère et qui survivent victimes d'humiliations constantes dans des lieux de vie indignes. Rejetés refoulés par toutes les communautés, quelques rares et belles rencontres humaines leur permettent de garder espoir en un avenir meilleur.
Nous découvrons notre propre monde à travers les yeux de Salim, un jeune adolescent, grandi trop vite à qui la folie des hommes a volé son enfance.
Je suis tombée et me suis relevée avec lui, tremblée et espéré, à chaque page de l'émotion, des rebondissements rendant cette aventure addictive.
Les personnages sont charismatiques, attachants, plus vrais que nature avec leur force et leurs faiblesses. C'est une histoire d'amour qui s'est construite entre un homme et une femme malgré un mariage convenu.
Le plume de Nadia Haschimi est fluide, poétique terriblement additive. Dans le contexte brulant actuel il est bon de se rappeler pourquoi certains fuient leur pays. Bien sûr cela ne résout pas les problèmes actuels, mais peut-être permettre à l'homme de trouver un peu de compassion au fond de son âme.
Un énorme coup de cour pour ce roman, tant pour l'histoire que pour la plume de Nadia Hachimi.
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Luxi
  26 septembre 2016
Après le merveilleux « La Perle et la Coquille » qui m'avait émue aux larmes, j'étais impatiente de retrouver la plume et le talent d'oratrice de Nadia Hashimi. Eh bien la magie a de nouveau opéré. J'ai encore eu l'impression d'être assise dans un fauteuil et d'écouter la voix de Nadia me raconter l'histoire de ces pays meurtris par les guerres et par les haines. Et c'est merveilleux parce qu'elle raconte comme personne. Jamais les femmes n'ont été d'aussi beaux exemples de courage, de persévérance et de bravoure, que dans ses romans.
Impossible de laisser s'émousser la voix de Fereiba. J'ai été immédiatement happée par ses peurs et ses peines, ses doutes et ses espérances. Fereiba, enfant devenue domestique aux côtés d'une belle-mère coriace, adolescente qui se bat pour accéder à l'éducation et puis jeune femme que la chance, l'amour, embrasent enfin jusqu'à ce que les Talibans la replongent, à nouveau, dans le noir… J'ai été révoltée, dévastée, j'ai pleuré à ses côtés. Mais elle est plus solide que moi. Son époux assassiné, elle prend la décision de sa vie : fuir. Atteindre l'Angleterre. Éprouver enfin la sécurité et la paix.
Ici commence la seconde partie du roman, dans laquelle la voix de Salim, son aîné, s'emmêle à la sienne. Ici commence surtout un affolant et douloureux périple. Et on ne peut que penser aux réfugiés qu'on repousse de tous côtés, sans mesurer l'exceptionnelle détresse dans laquelle ils se trouvent et la peur quotidienne qui les a façonnés dans leurs pays souillés de sang.
La plume de Nadia Hashimi sonne comme une note parfaitement juste : elle est posée, sincère, puissante. Elle écrit les drames avec une pudeur sublime, une authenticité de soie. Sans jamais chavirer dans le mélodrame, elle laisse ses personnages sombrer pour mieux résister, elle dénonce, elle témoigne. Personne ne peut rester insensible au destin de Fereiba et sa famille. Combien sont-ils, à des milliers de kilomètres de nous, à récupérer leurs maigres possessions et à s'enfuir, graves silhouettes accablées, pour tenter de sauver leur vie ? Pouvons-nous imaginer le centième de leurs souffrances, de leurs luttes, de leur destinée tragique dans le douillet de nos maisons ?
J'ai du mal à trouver les mots pour dépeindre ce merveilleux roman tant il m'a vidée, assommée. le courage extraordinaire de Fereiba et de son fils m'a bouleversée. Tous les deux m'ont éblouie par leur force et leur endurance prodigieuses. Fereiba et Salim m'ont surtout donné une immense leçon de vie et m'accompagneront longtemps, héros dépouillés de tout dans un monde qui se détourne, qui refuse de les voir et de les entendre, et érige des barbelés pour mieux s'aveugler encore. C'est admirable, c'est poignant et c'est puissant. Je crois que c'est un vrai cri de colère que pousse là Nadia Hashimi.
Un immense merci aux éditions Milady Littérature et à NetGalley pour cette nouvelle merveille.
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Deslivresetlesmots
  05 octobre 2016
Tout d'abord, j'adore la couverture. En tous cas, la couverture des épreuves non corrigées que j'ai vue, ce qui signifie qu'elle est susceptible de changer mais puisqu'elle apparaît sur le site de l'éditeur… Je pense que c'est la couverture définitive et tant mieux.
Le livre commence avec l'enfance de Fereiba et plus ou moins progressivement, le lecteur découvre son adolescence, puis sa vie de mère de famille et son périple avec ses enfants. Ce qui m'attire le plus dans les histoires (qu'elles soient écrites ou sous forme de séries, de films, de podcasts…) ce sont vraiment les personnages et il n'y a rien à redire de ce point de vue sur Si la lune éclaire nos pas. L'auteure prend son temps pour nous présenter la vie de Fereiba, et le fait de découvrir son enfance explique beaucoup de chose sur sa vie de femme, que ce soit en tant que mère, épouse, enseignante, voisine, etc. Mieux connaître les personnages permet également de s'attacher plus facilement à eux et l'enjeu de l'histoire devient alors important. Tous les dangers, les risques auxquels les personnages font face sont seulement terrifiants si on s'inquiète de leur sort.
Donc oui, j'étais très tendue pour la majorité de ma lecture, parce que les personnages vivent dans la peur et la plus grande incertitude et que c'est très très bien retranscrit par la narration. J'ai lu le roman d'une traite parce que j'avais quelques heures de train devant moi puis une soirée sans ordinateur, mais je n'arrive pas à savoir si c'est la meilleure manière d'aborder ce roman. Je ne pense pas que ça m'ait empêché de savourer ma lecture, au contraire, mais c'est vrai que ce fut de longues heures de tension. En même temps, j'avais tellement envie de connaître la suite, la fin (tout en la redoutant terriblement), que ça aurait été un calvaire de le lire par petite touche. Bref, faites comme vous le sentez !
Ce roman nous fait voyager, et ce de plusieurs façons. D'abord, dans l'espace puisque la famille de Fereiba quitte Kaboul pour essayer d'atteindre Londres, en passant par de nombreux pays et villes. Mais ce que ne mentionne pas la quatrième de couverture (et c'est bien dommage), c'est qu'il s'agit également d'un voyage dans le temps. le roman commence avec l'enfance de Fereiba, dans une Kaboul en paix, où les femmes ne sont pas forcément sous la coupe du mari (ça dépend du mari… mais par la suite, sous le régime des talibans, elles n'ont pas le droit de sortir sans lui par exemple) et où les bombes ne tombent pas du ciel.
En tous cas, tout sonne vrai. Les descriptions de la vie dans les camps de réfugiés, des passages (clandestins ou non) d'un pays à l'autre, tout est glaçant de vérité. Effectivement, dans les remerciements, Nadia Hashimi mentionne des personnes qui l'ont renseignée et documentée sur la Grèce et la Turquie, elle a donc fait un merveilleux travail de recherche, et cela a porté ses fruits.
Le seul bémol auquel je peux penser pour ce roman, ce serait les ellipses étranges que subissent certains personnages, notamment la famille de Fereiba qu'on rencontre au début du roman : son frère, ses soeurs, son père… Certains disparaissent du récit sans qu'on sache vraiment ce qu'ils deviennent, notamment lors du grand saut dans le temps à l'occasion du mariage de Fereiba. Certes, le coeur du roman se situe autour de Fereiba, son mari et ses enfants à ce moment du roman, mais tout de même, c'est étrange que les personnages du début soient balayés ainsi.
J'aurai aimé une fin plus « satisfaisante ». Mais elle correspond au roman, puisque tout ne finit pas pour le mieux, surtout dans le cas des familles comme celles de Fereiba. Enfin, j'ai beaucoup aimé le glossaire à la fin, qui permet d'avoir une meilleure idée des mots employés – même s'il le récit est tellement clair qu'on comprend le sens sans le glossaire. D'ailleurs, le fait d'en apprendre plus sur cette culture, les traditions et superstitions des personnages, est un vrai plus.
Bref, je suis conquise, si vous avez besoin d'une lecture qui vous transporte, qui a du sens et qui fait un peu réfléchir, ne cherchez vraiment pas plus loin.
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
-Olivier--Olivier-   01 octobre 2016
C'était un véritable réfugié désormais, mais un réfugié qui avait vu l'océan. Il avait entendu le bruit des vagues et humé l'air salé de la mer. Chaque étape de son voyage l'avait changé, avait modifié sa propre vision du monde de façon irréversible. Il avait traversé les eaux une fois et les traverserait encore - sans sa famille, mais riche de minuscules mutations de son être qui lui donnaient la force d'accomplir tout seul cette épreuve.
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oktaokta   12 octobre 2016
Je voulais que mes enfants aient une vie d'enfants. Je voulais qu'ils rient, qu'ils jouent... qu'ils apprennent. Je voulais qu'ils fassent les choses que j'aurais dû faire quand j'étais petite. Jusqu'où devons-nous fuir ?
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-Olivier--Olivier-   01 octobre 2016
Il n'y a pas de véritable asile. Il faut trouver du travail pour obtenir ce droit. Et comment font les gens pour trouver du travail ? dit-elle en faisant un signe en direction du parc. D'abord, il faut un permis de travail. Et pour obtenir un permis de travail, il faut faire une demande d'asile. Tu vois le problème ?
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DeslivresetlesmotsDeslivresetlesmots   05 octobre 2016
Fereiba, sais-tu quel est le plus joli mot signifiant « époux » dans notre langue ? Quel est-il ? « Hamsar ». Penses-y. « Qui partagent le même esprit ». C’est tout à fait nous, tu ne crois pas ?
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DeslivresetlesmotsDeslivresetlesmots   05 octobre 2016
Notre culture est imprégnée de superstitions, mais Kokogul les suivait avec un zèle particulier. Nous ne pouvions pas dormir avec nos chaussettes, sous peine de devenir aveugles. Si quelqu’un faisait tomber un objet en argent, je devais nettoyer la maison de fond en comble au cas où nous aurions des invités. Si elle toussait en mangeant ou en buvant, elle maudissait ceux qui, forcément, disaient du mal d’elle quelque part. C’était, je crois, ce qu’elle préférait : cette conviction que d’autres jalousaient sa vie relativement privilégiée.
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Videos de Nadia Hashimi (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nadia Hashimi
Après J.A. Redmerski et Jojo Moyes, la talentueuse Nadia Hashimi remporte la troisième édition du Prix des Lectrices.
L'auteure n'a pas être des nôtres lors de la cérémonie de remise du prix qui s'est tenue le jeudi 16 juin 2016. Néanmoins, elle a tenu à s'adresser à son public francophone par l'intermédiaire de cette vidéo que nous sommes heureux de vous relayer.
- Site web : http://bit.ly/1XtjM6f
- Résumé : Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses s?urs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu?à ce qu?elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d?une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.
+ Lire la suite
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