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Akio Tanaka (Illustrateur)Sae Cibot (Traducteur)
EAN : 9782840559597
214 pages
Éditeur : Akata (01/01/2004)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Ryô Narushima, 16 ans, est le meurtrier de ses parents, de riches bourgeois. Shamo, nous fait découvrir ce garçon au moment où il entre en maison de correction. Victime des brimades les plus dures, il fait la connaissance d'un étrange professeur d'arts martiaux. Cette rencontre et une dernière entrevue avec sa sœur vont le transformer et l’esprit du combat va donner un sens à sa vie…

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  11 janvier 2017
Narushima, 16 ans, se retrouve en prison après avoir tué ses parents. Dès son arrivée, il est victime de brimades les plus violentes et a du mal à relever la tête. Quand il rencontre le professeur de karaté, c'est la révélation pour lui.
Je cherchais des histoires autour du karaté et je suis tombée sur ce manga. Je ne savais pas encore le contexte de l'histoire et celle-ci est assez trash, brute. La vie en prison pour jeunes délinquants n'est pas évident (comme dans Rainbow, à une autre époque) et les descriptions des sévices sont difficilement soutenables, attention aux yeux. Côté karaté, il est très présent dès la seconde moitié de l'histoire. Les termes japonais des différents mouvements sont notés pour qu'on puisse les reconnaitre. Très intéressant de suivre cet art martial dans ce contexte. Un manga très fort sur un jeune garçon très expressif, difficile de croire qu'il puisse faire autant de violence. Comme pour Rainbow, les dessins sont très expressifs, le jeune Narushima a une palette d'émotions très varié. Les femmes sont moins bien faites, les traits rendent bien moins… Manga à poursuivre, bien sûr, il décrit une des facettes du mal-être de jeunes dans la société japonaise ainsi que l'univers carcéral.
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Walktapus
  02 juillet 2014
Début d'une série mélangeant arts martiaux et critique sociale, qui a connu un grand succès au Japon.
Pas encore de combat dans ce tome. Mais - entre autres scènes de violence - passages à tabac, règlement de compte dans les toilettes, et le massacre d'un couple sans histoire par leur fils lycéen. Oui c'est glauque, et rien ne nous est épargné (à ne pas mettre entre toutes les mains).
Le jeune parricide, le "héros" de la série, fait ses débuts dans une maison d'arrêt. Tout est ambigu dans ce livre. Impossible de pardonner son crime au héros, mais on est quand même forcé de sympathiser avec lui, pris qu'il est entre la violence malveillante des détenus, les manipulations du directeur, l'atitude égoiste de sa famille et la pression normative de la société.
Le karaté sera sa porte de survie, apparaissant comme le seul élément "pur", au moins dans son principe.
Critique sans concession mais sans manichéisme d'une société, et, par-delà, de la nature humaine. Je suis très curieux de voir comment tout cela va évoluer dans les tomes suivants.
Le dessin est cru et réaliste, avec un découpage un peu froid s'offrant de temps à autres une double page atmosphérique. Des paysages extérieurs très duveteux dessinés dans un style oriental contrastent avec la rudesse froide des murs de la maison d'arrêt et le trait précis d'insectes morts. Dommage que les personnages se ressemblent un peu trop parfois à mes yeux, surtout avec leurs têtes rasées.
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Erik_
  30 août 2020
Enfin ! Enfin un manga qui me change des shojos, des yaois qui inondent le marché actuel. J'avoue que cela fait du bien de lire quelque chose de plus dur, de plus brutal et sans doute plus mâture. Cela fait du bien car c'est expiatoire d'une certaine forme de violence interne. de toute façon, l'éditeur nous prévient que c'est pour un public averti car rien ne nous sera épargné.
On commence par découvrir notre héros : une jeune garçon de 16 ans qui assassine brutalement ses deux parents à coup de couteau devant les yeux de sa propre soeur qui n'aura plus d'autre choix que de se prostituer. Celui-ci se retrouve dans une maison de redressement pour y purger une peine de deux ans. Je répète de 2 ans. Certains y verront une justice plus laxiste que la nôtre. Oui, cela existe. Puis, il se fait sauvagement violer par une brute épaisse à qui il mangera le petit bout. Je ne vais pas raconter toute l'histoire mais là, le décor est planté. C'est âpre et violent.
On ne peut s'empêcher d'avoir de la pitié et de la miséricorde pour ce frêle gamin un peu dépassé par les événements. Certes, ses actes sont inexcusables même si ce dernier estime l'avoir fait pour sauver son esprit. C'est vrai que ses parents étaient banquiers et lui offraient une vie moins miséreuse que la normale. Mais bon, ce n'est pas une raison valable même si certains pourraient en douter.
La suite en dehors de la prison reste tout à fait appréciable à la lecture mais c'est vrai que l'intérêt décroit petit à petit avec cette succession de combats. Cela devient une vraie bd de baston mais joliment bien faite avec une rage de vivre tout à fait appréciable. Les arts martiaux n'auront plus aucun secret pour les lecteurs. Il est vrai que je ne suis pas un spécialiste. J'aime bien également cette critique de la société du spectacle mondialisé.
Pour la petite histoire, il y a eu un arrêt de 5 ans entre le tome 19 et 20 car le dessinateur a intenté un procès en droit d'auteur au scénariste qui ne lui avait donné qu'une ébauche de l'oeuvre qu'il a sérieusement complétée pour en faire le succès que l'on connait. Un compromis a été trouvé entre les auteurs ce qui a contribué à la poursuite de la série qui a bien failli s'arrêter. Les dernières news sur la série nous annoncent la fin prochaine avec un tome 34 ou 35. En France, il y a une réédition de l'oeuvre qui devrait comporter à peu près 20 tomes. Il est vrai que les derniers volumes nous offrent un peu du n'importe quoi au niveau des réactions de notre anti-héros. On ne peut que constater un gâchis immense. C'est une série qui aurait dû être plus courte.
Au final, un seinen qui sort du lot et qui ne laissera pas indifférent.
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Mero
  12 juin 2013
J'ai découvert Coq de combat par hasard en cherchant un nouveau seinen à me mettre sous la dent. Une trouvaille qui s'avère être largement à la hauteur de mes espérances. Izo Hashimoto nous livre un manga d'une violence étonnante à travers le personnage de Ryô Narushima.
Ce dernier se retrouve enfermé dans une maison de correction pour mineurs après avoir assassiné violemment ses parents. Issu de la bourgeoisie, les motivations de son excès de rage restent à ce stade encore insaisissables, tout comme la complexité de sa personnalité. Parmi les apprentis Yakuza, les voleurs, et les violeurs, il va tenter de survivre dans cette "poubelle pour délinquants".
Seul face à soi-même, il va plonger corps et âme dans l'apprentissage du karaté. Un art martial qui va le métamorphoser et lui faire prendre conscience de sa propre violence.
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Bibeli
  11 octobre 2012
Ajigasaki, maison de correction pour les mineurs. Ryô Narushima, 16 ans, vient d'assassiner ses parents à grands coups de couteaux. Il va découvrir l'univers impitoyable de la prison, où l'être humain en est réduit à son état primaire. Violences, sexualité forcée sont le quotidien réservé à ceux qui ont bravé les lois et les interdits. Une fois de temps en temps, un vieil homme emprisonné va venir inculquer aux détenus les valeurs et les règles du karaté. Ryô va ainsi en apprendre les rudiments pour se défendre et survivre dans ce milieu plus qu'hostile. Nouvelle édition pour ce manga percutant, réservé à juste titre à un public averti. Les illustrations dévoilent une atmosphère très noire et des comportements qui n'ont presqu'aucune once d'humanité. On ne connaît pas pour le moment les raisons précises du massacre perpétué par Ryô.
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critiques presse (1)
Telerama   27 juin 2012
Magnifiquement dessinée par Akio Tanaka, cette fresque violente d'un Japon en pleine déliquescence sociale et politique a tout de la descente aux enfers. Un voyage par-­delà le bien et le mal, à réserver toutefois à un public averti.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   01 juillet 2014
Au Japon, les racines de la culture contemporaine ne sont pas niées ou méprisées aussi fortement que chez nous. Des fictions radicales peuvent encore faire resurgir des rituels et des initiations pour permettre à l'individu ou au groupe de retrouver le sens et la valeur des choses, l'équilibre.
(Postface d'Akata et l'équipe des éditions Delcourt)
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Shan_ZeShan_Ze   21 janvier 2017
Pour le keriage... sans plier le genou, tu vises le menton de ton adversaire... en frappant tout droit... tu décolles du sol quand tu le touches !!
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nounours36nounours36   09 février 2014
Je n'avais pas le choix. J'ai été couvé, étouffé, et papa et maman étaient en train de détruire ma personnalité
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MeroMero   12 juin 2013
L'être humain est sexuellement primaire.
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Erik_Erik_   09 octobre 2020
C'est le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs (Margaret Thatcher).
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