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ISBN : 2072853907
Éditeur : Gallimard (03/10/2019)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 14 notes)
Résumé :
« Le plumage de l'oiseau était serti de cent globes ronds et brillants, ocelles hypnotiques disposés avec soin sur toute la longueur de la traîne. Héra était fascinée par ces petites planètes qui habillaient la robe rousse du paon. La lumière du matin, diffractée par les lamelles des plumes, oscillait du vert émeraude au doré, moiré de reflets bleus métalliques. Sur ses ailes, des centaines de plumes parsemées de perles claires, aussi éclatantes que les étoiles d'un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ladybirdy
  07 novembre 2019
Ce roman sous des allures de conte ressemble à un kaléidoscope des apparences et des faux-fuyants. Récit acerbe qui nous plonge dans l'odyssée d'une jeune fille croate devant fuir son île natale, l'île des paons direction Paris. Héra la narratrice se retrouve plongée chez sa tante où elle sera traitée comme une étrangère. Là-bas dans cette maison où règnent l'indifférence, une politesse dérangeante, le détachement et la morosité, le fils de sa tante et son oncle, Hugo, se lie d'amitié avec Héra. le petit garçon délaissé par ses parents n'aura de cesse de rechercher l'attention et la tendresse là où elles palpitent, près d'Hera. Projetée dans une jeunesse et une ambiance parisienne, Héra ne voit pas les dangers qui se profilent devant elle.
C'est dans l'oeil du paon que se trament les films de la vie, ce roman s'essaie à les délier un à un. Mettant en exergue la vision d'un monde artificiel où l'essence de la vie se joue devant nos yeux aveugles. Ironie du sort, Héra est photographe. Elle capture les instants de vie.
Tout en subtilités, l'auteure à travers ce premier roman s'attarde à un message métaphorique des peurs, des apparences, des non-dits jusqu'au mot final, la mort. le roman s'ouvre d'ailleurs par la mort de Titus, le paon majestueux d'Hera.
Je n'ai certainement pas cerné toutes les nombreuses subtilités dont fait preuve ce roman. Je l'ai survolé avec distance sans réellement arriver à m'attacher aux personnages, sans cerner d'émotions palpables. C'est un roman prometteur qui aurait, à mon sens, mérité un approfondissement de l'ordre des sentiments. Mais une lecture intéressante et agréable malgré tout.
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alexb27
  28 octobre 2019
Héra quitte la petite île de Croatie où elle réside sur les conseils de son père Adonis qui craint pour sa vie. Elle rejoint sa tante Agathe à Paris, où celle-ci habite avec son mari Laurent et son fils Hugo. Mais, au fil des saisons (et des découvertes d'Hera), l'atmosphère devient irrespirable dans le grand appartement où chacun cohabite sans véritablement échanger...Un premier roman à la plume précise et poétique. Les mots sont de vraies déflagrations et donnent corps à ce conte cruel, cynique, au cheminement inattendu et particulièrement dérangeant. Un auteur dont je lirai volontiers les prochains textes.
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cocolibrairie
  25 août 2019
Privilège de libraire, j'ai lu ce premier roman en avance. Une très belle plume, au service d'une histoire poétique et cruelle qui m'a tenu en haleine du début à la fin.
Une auteure à suivre !
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groody
  16 octobre 2019
Un bien joli cadeau d'anniversaire dévoré en un week-end.
Ça commence comme un conte poétique, sur une île croate. Héra l'héroïne contemple le plumage de son ami le paon," serti de cent globes ronds et brillants, ocelles hypnotiques disposés avec soin sur toute la longueur de la traîne". Sauf que le paon n'est plus, il est mort...Notre héroine moderne débarque donc à Paris sur les conseils de son père qui craint une malédiction.
Fraîchement parisienne, hébergée par une tante indifférente et autocentrée et un oncle absent, elle s'occupe de son petit cousin Hugo avec une générosité évidente. Mais peu à peu, page après page, le récit poétique vire au conte pour adultes, cruel et édifiant. le fier et orgeuilleux paon réapparait, les artifices de notre société sont de plus en plus évidents, le cynisme rode et Héra se laisse contaminer.
À la question "ça t'a plu ? oh oui! Mais ça t'a dérangé ? oh oui, et c'est sans doute aussi pour cela que je le conseille !
Lien : https://popcornoreillechien...
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   06 novembre 2019
À l’euphorie succède la mélancolie, chez les caractères tourmentés. Il suffit d’un rien, d’un mot, d’une intuition, ou d’un imperceptible changement d’environnement, pour que ce genre d’individu se trouve perturbé, rongé par une angoisse indéterminée. 
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LadybirdyLadybirdy   05 novembre 2019
Donner envie d’apprendre à un enfant, maintenir l’éveil, le désir, et le jeu, répondre à chaque question avec patience, partager son amour des livres, susciter de nouvelles curiosités pour les plantes ou le Système solaire, ouvrir des fenêtres dans les esprits, afin qu’ils ne soient pas trop étriqués… Cet objectif est le plus ambitieux de tous : les maîtres d’école nous marquent toute une vie. 
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rkhettaouirkhettaoui   01 novembre 2019
Elle pense à ce que sa mère lui répétait au début de son mariage, qu’ un couple sans disputes, ça n’existe pas ma chérie – les jeunes s’engueulent par jalousie, les vieux par lassitude. C’est normal. Avec le temps, les aboiements se transforment en plaintes à peine audibles, en grognements de vieux chiens patauds qui sont les échos diminués de nos engueulades passées, et qui finissent par ressembler à nos corps mous, relâchés, décharnés. Avec le temps, regarde ton père et moi, on râle, on maugrée, on ne crie plus. On n’a plus l’énergie, physiquement je veux dire. Pas faute d’avoir envie de se barrer parfois. Mais à quoi bon tout recommencer, alors qu’on arrive au bout, ça y est. On s’est épuisés, on a consumé notre amour comme un cent mètres. Le tien commence alors fais-le durer, avec endurance, patience, sinon ça s’essouffle, ça s’étouffe.
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rkhettaouirkhettaoui   02 novembre 2019
L’enfant se concentre pour ne plus rien entendre, ne plus rien voir, ne plus rien sentir. Son esprit prend le chemin de la route, il dévie lui aussi. Il se rappelle les jours où Agathe lui préparait encore son goûter. Il se rappelle les mains de sa mère, enveloppant un pain au lait dans du papier aluminium. Il se rappelle ses gestes, précis et gracieux, et son rire, alors léger comme une pluie d’été. Les caresses sur le front. Puis il revoit son père. Là encore, les mains. Les mains épaisses, plongées dans la terre, il lui avait construit une cabane. Des branches, qu’il coupait à main nue. Il s’était blessé ce jour-là, et avait demandé à Hugo (« mon seul fils », il disait) de lui faire un bandage. Puis il l’avait porté tout en haut de la cabane, dans l’arbre… avec ses mains, qu’il aimerait tellement pouvoir retrouver, même en dessin…
 
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NuageuseNuageuse   29 octobre 2019
Elle lit Proust, et se demande si lire Proust n'est pas plus efficace qu'un cachet de Lexo.
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