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ISBN : 2072799910
Éditeur : Gallimard (23/08/2018)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 22 notes)
Résumé :
« — 2,10 mètres, dit Sue.
— Oui, 2,10 mètres, alors?
— Depuis le temps, des filles l’ont passé?
— Non, j’ai entendu qu’elles se cognent toujours le nez dessus.
— Tu en dis quoi?
— Je ne sais pas. La barre nous attend.»

Histoire de quatre sportifs de très haut niveau, entre les Jeux olympiques de 1980 et aujourd’hui : deux champions haltérophiles, un Américain du Missouri et un Kirghize ; deux sauteuses en haute... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  19 novembre 2018
Champion ou marionnette?
Jean Hatzfeld continue à explorer le monde du sport dans son nouveau roman qui confronte l'Amérique et l'Union soviétique entre 1980 et 1984 à travers les portraits de deux championnes de saut en hauteur et de deux haltérophiles. Cruel et beau.
Le nouveau roman de Jean Hatzfeld a réveillé en moi des souvenirs et des émotions liées à mon adolescence et à ma famille, même si le sujet peut sembler à priori bien éloigné de cet univers. Dès 1972 et les Jeux olympiques de Munich, mon père a décidé de participer à la grande fête du sport. Il a été retenu comme bénévole et nous avons été retenus à la maison, condamnés à suivre les épreuves devant notre téléviseur. À son retour, le récit de son expérience nous a enthousiasmé, en particulier les tournois de boxe et d'haltérophilie qu'il a pu suivre sur scène et en coulisses. Pratiquant l'athlétisme, j'ai alors décidé que j'irais mois aussi partager cette expérience. Mon rêve s'est réalisé en 1976 à Montréal.
Et si le roman se base sur les jeux suivants, en 1980 à Moscou (boycotté par les États-Unis) et en 1984 à Los Angeles (boycotté par l'Union soviétique), j'ai bien retrouvé l'ambiance très particulière qui règne alors et cette tension dans la course aux records et aux médailles.
Jean Hatzfeld choisit de dresser le portrait de quatre athlètes désormais retraités pour raconter ce combat entre l'est et l'ouest, entre les deux systèmes politiques qui entendent chacun démontrer leur supériorité.
Il y a d'abord Sue Baxter, la championne de saut en hauteur américaine et Tatyana Izvitkaya, sa rivale du Kirghizistan devenue Tatyana Alymkul. C'est leur rivalité pour un record du monde mythique qui donne son titre au roman.
En complément, et sans doute pour montrer le contraste entre la grâce et la fluidité de la discipline féminine, l'auteur nous raconte la rivalité dans une discipline où la puissance et la force physique dominent: l'haltérophilie incarnée ici par Randy Wayne et Chabdan Orozbakov.
Avant de dire un mot du contexte de l'époque, soulignons que ces quatre athlètes sont nés de l'imagination du romancier, mais résument parfaitement ce que le journaliste a vu et rapporté dans ses articles (l'auteur était alors envoyé spécial aux J.O. pour Libération).
Emboîtant le pas à Vincent Duluc qui a retracé les parcours de Kornélia Ender et Shirley Babashoff et leur combat lors des Jeux Olympiques de Montréal (j'y étais!), Jean Hatzfeld fait du corps des athlètes le symbole de la guerre froide, des gymnases le champ d'une bataille politique épique et des entraîneurs les émissaires d'un système qui n'hésite pas à recourir aux substances dopantes et au chantage pour assouvir le besoin de gloire des dirigeants. Ou quand le reporter sportif se souvient qu'il a aussi été reporter de guerre.
Il y a du reste de la mélancolie de l'ancien combattant dans cette rencontre, des années après, entre des athlètes qui ont été plus manipulés qu'acteurs de leur destin, plus marionnettes du pouvoir que héros. Leur corps est abîmé et leurs illusions se sont envolées. L'alcool et la drogue ont remplacé les amphétamines et les anabolisants. Dur constat, triste réalité.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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fannyvincent
  14 janvier 2019
Deux disciplines (le saut en hauteur et l'haltérophilie), deux athlètes dans chacune de ces disciplines, un soviétique et un américain. Soit 4 destins en tout, intimement liés. Des adversaires au cours de leurs carrières, en pleine période de guerre froide, jouets d'une cause politique qui les dépasse. Puis, des retrouvailles étonnantes quelques décennies plus tard dans les montagnes kirghizes...
J'ai été un peu perturbé au départ dans ma lecture, ne sachant pas si ces athlètes étaient réels ou bien des personnages de fiction (à ma décharge, je suis loin d'être un spécialiste de saut en hauteur ou d'halterophilie des années 80...). Une fois cette incertitude levée, je me suis mis à apprécier cette histoire, même si tout ceci (la relation entre Sue et Tatyana par exemple) m'a paru être un peu trop romanesque. Pour autant, ce récit illustre le destin de personnes qui, bien que nées dans des pays forts différents, se ressemblent finalement, plongées à une époque dans un terrible affrontement politique, qui se joue aussi dans les stades. le sport comme outil de propagande, comme un champ de bataille par substitution. Les athlètes ne s'appartiennent alors plus, gare aux défaites ou à tout geste politique... sans parler du dopage subi, qui révèle ses méfaits des années plus tard.
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Delphine-Olympe
  21 avril 2019
Elles sont deux. Deux sportives de haut niveau, championnes de saut en hauteur. L'une est kirghize, l'autre américaine et elles se sont affrontées pour accéder à la plus haute marche du podium. C'était à Helsinki en 1982, alors que le monde se divisait encore en deux blocs que tout opposait.
Aujourd'hui, les lignes de fracture géopolitique ne sont plus les mêmes. Sue peut librement se rendre au Kirghizistan, où Tatyana l'a invitée.
Elles se rencontrent pour la seconde fois de leur existence. Plus de rivalité sportive, plus de division idéologique pour les maintenir à l'écart l'une de l'autre. Seulement la sincérité d'un échange entre deux femmes que tout rapproche. Au fil des pages, elles se découvrent, se racontent, confrontent leurs souvenirs, dévoilent ce qu'elles n'avaient jamais révélé à quiconque, créant ainsi les conditions d'une naturelle complicité.
Chacune a connu la notoriété avant d'être oubliée, a été admirée avant d'être réduite à la solitude et à l'isolement, a vécu dans sa chair les conséquences des traitements qui lui étaient administrés pour développer ses performances.
L'une se souvient des séances d'entraînement pratiqué clandestinement, parce que, n'en déplaise aux apparatchiks, la victoire passait par cette nouvelle technique issue de "l'impérialisme américain" qu'un certain Fosbury expérimenta avec succès aux Jeux Olympiques de Mexico en 68. L'autre, qui rêvait d'intégrer une équipe de basket, se remémore la manière dont elle fut orientée vers une discipline qui ne l'attirait guère, mais qui seule, jouissant d'un faible prestige, lui garantissait d'obtenir une bourse d'études pour entrer à l'université, tant elle était boudée des autres étudiants...
Des histoires qui font écho à celles de leurs homologues masculins, champions d'haltérophilie qu'elles croisèrent au cours des championnats auxquels elles participèrent et qui disparurent prématurément de la scène sportive...
A travers le parcours de ses personnages, pour lesquels il éprouve une évidente tendresse, c'est tout l'univers du sport que révèle Jean Hatzfeld, avec ce qu'il charrie de passion, mais aussi d'enjeux dépassant tellement les principaux acteurs des compétitions qu'ils en finissent laminés, sinon complètement broyés.
Mais il restitue surtout avec élégance et sensibilité l'immense beauté du geste sportif, la virtuosité des grands champions, leur désintéressement, parfois, et leur grandeur lorsqu'ils décident de défier un pouvoir au péril de leur vie pour porter des valeurs auxquels ils sont attachés.
Un livre plein d'humanité, qui n'a pas été sans me rappeler, quoique dans un style fort différent, un autre roman que j'avais beaucoup aimé, La Petite communiste qui ne souriait jamais.


Lien : https://delphine-olympe.blog..
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psambou
  10 septembre 2018
C'est une histoire très curieuse de rencontres. Sue est américaine, Tatyana est kirghize. Toutes deux sont championnes de saut en hauteur fin des années 1970, début des années 1980. Sur cette même période Chabdan, kirghize, et Randy, américain, s'illustrent en battant des records du monde en haltérophilie. C'est l'époque de la guerre froide, Etats-Unis d'Amérique et Union des républiques soviétiques se mesurent, se combattent aussi à travers les performances de leurs athlètes. Trente ans plus tard, ces sportifs à la retraite, se retrouvent et soignent leurs maux. Jean Hatzfeld, presque sans l'air d'y toucher, comme si on était dans un songe, parle de geste sportif aérien et puissant, de dopage et de ses conséquences, de la vie "d'après" des sportifs de haut niveau, de haine entretenue entre États belliqueux, de revendications indépendantistes et de déportation, de solidarité et de remords, d'amitié et de résilience. Ces 2m10, barre qui reste encore à franchir, comme un cap, une volonté de croire au lendemain apaisé. Ce roman un peu déroutant par sa construction, marque toutefois par sa poésie, ce flottement qui emporte.
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MaminouG
  24 août 2018
J'ai eu la chance de recevoir en avant-première le dernier ouvrage de Jean Hatzfeld "Deux mètres dix". J'ai beaucoup aimé ce roman qui traite d'un sujet toujours d'actualité : le sport de haut niveau et ses dérives, qui plus est sur fond de guerre froide.
Nous y rencontrons deux sauteuses en hauteur, l'Américaine Sue Baxter et Tatyana Izvitkaya, kirghise d'origine Koryo-saram comme on appelle les coréens présents dans les anciens États soviétiques et deux champions en haltérophilie, l'Américain Randy Wayne et le géant kirghise, Chabdan Orozbakov.
Quatre grands champions, quatre destins que l'auteur décortique à partir des jeux olympiques de 1980. Car, autant que la rivalité, ces athlètes développent un sentiment d'admiration réciproque. Cet ouvrage est passionnant qui à la fois raconte l'histoire de ces héros mais dresse aussi le portrait de deux sports qu'il décrit à la manière d'un tableau. L'auteur a ce talent de rendre vivant une épreuve d'haltérophilie et de décrire par le menu la préparation des athlètes pour un concours de saut en hauteur avec poésie "Il reste en lisse cette soviétique d'allure insolite… Elle regarde la barre, sourit. Des cheveux noirs et lisses embrassent en ovale un visage asiatique aux traits fins... Elle se déplace de deux pas vers le centre du sautoir, prélude d'une originale trajectoire d'élan."
S'ajoute à cela une belle étude de l'ex-URSS et de ses exigences en matière de sport. Chaque épreuve fait l'objet d'une attention extrême, rien n'est laissé au hasard et les pilules circulent…
Il s'agit là d'un roman aux intérêts multiples qui conjugue de magnifiques portraits d'athlète et de leurs relations, un rappel de ce que fut la guerre froide et ses impacts jusque dans les grandes compétitions sportives, et un regard sur le monde du dopage traité avec beaucoup de finesse.
J'ai trouvé ce récit passionnant.

Lien : https://memo-emoi.fr
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critiques presse (1)
LeMonde   10 septembre 2018
L’écrivain, ancien journaliste sportif et grand reporter, a été le témoin d’exploits et d’horreurs qui nourrissent ses récits comme ses romans. Tels « Deux mètres dix », et ses athlètes de fiction.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   19 novembre 2018
C’est dans ce parc, un matin à l’aube, qu’Earl l’avait découverte alors qu’il traitait les arbres avant l’arrivée de la foule. Elle gisait inerte sous un taillis. La grande taille de ce corps féminin d’abord l’étonna. Puis le survêtement tricolore l’intrigua ; de plus près, il reconnut l’écusson des équipes américaines. Un pied avait perdu sa chaussure, aucun sac ne traînait alentour. Elle se tenait recroquevillée sur le côté, ses longs cheveux emmêlés recouvraient son visage, l’immobilité laissait penser à un sommeil profond. Lorsqu’il lui tapota l’épaule, elle tourna vers lui des yeux grands ouverts, un visage boursouflé par l’alcool, marqué de taches violacées, probablement des coups, s’inquiéta Earl. (…) Soudain, une intuition. Ça ne peut pas être elle! Elle l’entendit, il fallut qu’elle bredouille son nom pour qu’il admette qu’elle était Sue Baxter, il n’y a encore pas si longtemps le visage le plus célèbre de la ville.
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hcdahlemhcdahlem   19 novembre 2018
Incipit
Un mobile home
Depuis un moment les merles ne chantaient plus, ils babillaient à peine et Sue le percevait. La chaleur dans le mobile home confirmait une matinée bien avancée.
Le drap dont elle avait recouvert sa tête ne pouvait plus duper son esprit embrumé. Elle finit par céder à une fatalité qu’elle savait impitoyable et ne repoussa pas
davantage l’attaque de la migraine que provoquerait son premier geste.
Sue se redressa d’un coup pour s’asseoir au bord du lit. Remarquant l’absence de culotte, elle fit la moue, tâtonna du bout des doigts entre ses jambes afin de vérifier si en plus elle n’avait pas couché. Elle tendit ses longues jambes bronzées, s’amusa à faire saillir ses muscles en rapides contractions. Sans fierté, seulement ravie, elle les contempla une nouvelle fois. Mes îlots de beauté qui résisteront à tout, pensa-t‑elle. Du bout du pied, elle ramena une jupe et un tee-shirt qui traînaient par terre. Les merles savouraient les derniers recoins d’ombre dans les branches des séquoias, avant qu’elle ne soit absorbée par le soleil qui frappait d’en haut. Ils s’avancèrent sur une branche, les mâles en plastron noir, les dames en chemisier roux, foulard blanc, et saluèrent d’un trille flûté. Merci, merci, les amis. Éblouie par la lumière, les mains serrant une tasse de café, Sue se posa en haut du marchepied et observa dans l’herbe les bouteilles et les mégots éparpillés. Encore une lame de fond d’ivresse qui l’avait échouée en vrac, sans nausée. Ça la paniqua presque. Elle fut tentée de se glisser deux doigts dans la gorge. Elle eût souhaité vomir son dégoût contre un arbre, même sous le regard des passants, comme ça lui était déjà arrivé, ou hoqueter sa bile, vider la saleté au bord de sa cuvette, pleurnicher de fureur.
Au loin, en bordure d’une prairie, une file de silhouettes se dirigeait vers l’entrée de l’Old Coyote Park. Un chien vint par-derrière fourailler de son museau les mains de Sue jusqu’à les ouvrir.
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hcdahlemhcdahlem   19 novembre 2018
Chère Susan,
Je m’appelle Tatyana Alymkul, mais tu m’as connue sous mon nom russe, Tatyana Izvitkaya. Peut-être te souviens-tu, nous nous sommes rencontrées à Helsinki en 1982. Un journaliste français est venu la semaine dernière pour me poser un tas de questions. Il voulait tout savoir sur cette époque. C’est lui qui m’a rappelé ce concours d’Helsinki. Il y avait assisté, et m’a demandé une foule insensée de détails, il s’imaginait que j’y pensais chaque matin. J’espère que tu n’en gardes pas un mauvais souvenir et que cette lettre ne réveille pas des sentiments désagréables. Nous avons donc parlé de la dernière barre, de l’orage et de toi, beaucoup de toi, bien sûr. Ce journaliste m’a parlé des soucis et des difficultés que tu affrontes depuis quelques années. J’ai abandonné le monde de l’athlétisme depuis longtemps, je suis retournée chez moi, au Kirghizistan. C’est un petit pays inconnu. Je vis dans une maison en bois peinte en bleu. Dans la rue, d’autres maisons sont rouges ou vertes.
Elle se trouve dans un village en montagne. Il fait très froid l’hiver, le blanc s’accorde au paysage. L’été, les journées sont chaudes, et en cette saison les arbres se parent de belles couleurs. Une rivière coule dans le village. Nous aimons cette rivière. Il y a un lac plus haut, on s’y baigne en été. Partout autour, des dizaines de milliers de chevaux et de moutons. Les chevaux sont de bonne compagnie en période chahutée, nos moutons aussi, crois-moi. La montagne te voudrait du bien. Une chambre t’attend. Elle est meublée de tapis de chez nous et de jolies étoffes. Elle donne sur un jardin. Il est en fouillis car je jardine mal. Les fleurs se disputent tant elles s’y plaisent. Ça me ferait plaisir que tu viennes, le temps que tu veux. On se promènera, on parlera seulement de ce que tu veux…
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PchabannesPchabannes   06 janvier 2019
Troisième tenative, une nouvelle rafale, Tatyana se reprend. Elle sort à une vitesse folle de sa courbe d’élan, mais au lieu de taper le sol du talon pour générer l’impulsion, elle l’effleure de la pointe, elle se laisse emporter dans les airs. Sa main et son bras s’élèvent en arabesque, le dos se cambre en un demi-cercle d’une élégance merveilleuse, Tatyana ressent la plénitude de son envol, elle est plume, elle a le temps de penser à sa légéreté, vit au ralenti sa solitude dans les airs, au-dessus du monde. Complices ses jambes virevoltent. Elle chute à la verticale sur la nuque, souple, termine en galipette plus qu’en roulade. Elle entend les clameurs avant d’ouvrir les yeux.
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fabienne1809fabienne1809   01 décembre 2018
Jamais Tatyana n'oublierait le matin où elle s'était plantée face à la glace de la salle de bains, ahurie par sa foufoune foisonnante. Dès le premier mois de son traitement, dit "extra olympique", elle s'habitua à batailler à coups de rasoir contre le regain de poils aux jambes, et à couper les petites touffes dépassant de sa culoote.
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