AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Englebert des collines (13)

TerrainsVagues
TerrainsVagues   20 février 2017
Je me suis rendu à des procès gaçaça* parce que la plupart des gens qu’on y amenait, je les connaissais. Il y avait ceux qui avaient pris la machette et qui avaient été relâchés, et ceux qui n’avaient pas été relâchés et ceux qui n’avaient pas été emprisonnés un seul jour bien qu’ils aient coupé à s’en casser les bras. Ceux qui avaient saisi la machette sans toutefois couper. Est-ce qu’on pouvait se tromper ? Je voulais entendre comment ils pouvaient se défendre.

*Gaçaça signifie « herbe douce », comme celle où s’assoient ces tribunaux populaires sous les arbres. Inspirés d’une tradition ancestrale, ils furent créés pour suppléer à un appareil judiciaire trop affaibli par le génocide pour pouvoir en assumer la criminalité.
Commenter  J’apprécie          142
Annette55
Annette55   19 mars 2016
"Jamais on ne se querellait. ........On ne discutait de rien.Discuter de quoi?De haine des autres? On était trop bousculés pour s'y intéresser.De la mort?
On se préparait à être tués le lendemain.........On s'attendait tout le temps à mourir , on ne trouvait
Rien à ajouter. "
Commenter  J’apprécie          110
ay_guadalquivir
ay_guadalquivir   08 septembre 2014
16 avril. Début des chasses organisées dans les marais et les forêts, ou se sont réfugiés les Tutsis.
14 mai. Arrivée sur les collines du FPR qui va chercher les survivants dans les marais. Cinquante mille cadavres sur une population tutsie de cinquante-neuf mille jonchent les églises, les marais et les forêts.
Commenter  J’apprécie          100
nanek
nanek   12 mai 2019
Arrivées dans les marécages, les mamans allaient cacher loin dans les papyrus les tout-petits. C'était à elle de les couvrir de feuilles et de boue et de leur distribuer des recommandations. Il leur fallait changer d'endroit chaque matin pour ruser, surtout si les pieds avaient laissé des empreintes dans la boue séchée. Nous, nous factions les enfants qui n'avaient plus de parents. Moi ,j'évitais de me cacher près d'eux. C'était trop risquant. Ils pouvaient pleurer à tout moment à cause de la vase. Je me tenais à l'écart, je cherchais des cachettes solitaires.
Commenter  J’apprécie          50
ay_guadalquivir
ay_guadalquivir   08 septembre 2014
On zigzaguait. On n'était pas encore surpris d'être rescapés. On ne se réjouissait pas de notre délivrance, on buvait la plus grande quantité tout simplement. On buvait ce qu'on trouvait.
Commenter  J’apprécie          50
CCoco
CCoco   17 août 2014
Autrefois, je racontais des blagusdu matin au soir. Mais le temps passe, des choses se sont passées qui m'ont prélevé de la gaieté. Ce n'est plus aussi naturel qu'auparavant. Mais j'aime les gens qui me parlent bien. ils sourient, je souris. Ils me montrent qu'ils sont gentils ; dans mon for intérieur, ça me donne de la joie.
Commenter  J’apprécie          40
mimipinson
mimipinson   24 mai 2014
Le génocide m’a fait solitaire intérieurement, comme je l’ai dit. Voilà pourquoi dorénavant, j’évite les complications. Je vais, je laisse. Ceux qui m’aiment, ils sont le grand nombre, je les aime aussi. Ceux qui ne m’aiment pas, tant pis, je ne veux même pas les rencontrer.
Commenter  J’apprécie          20
philippraimbaud
philippraimbaud   21 mai 2014
Les souvenirs, ils dépendent aussi de la vie qu'on mène. La misère tourmente la mémoire.
Commenter  J’apprécie          20
mimipinson
mimipinson   24 mai 2014
Ce qui me fait rire, c’est d’être content. Quand je suis content, j’aime amuser les autres. Mais j’évite le fou rire. Attention, je ne ris pas comme un idiot.
Commenter  J’apprécie          10
mimipinson
mimipinson   24 mai 2014
« En tant que rescapé, je n’aime pas qu’on me rappelle celui que j’ai été.
Commenter  J’apprécie          10




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    Les écrivains et le suicide

    En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

    Virginia Woolf
    Marguerite Duras
    Sylvia Plath
    Victoria Ocampo

    8 questions
    848 lecteurs ont répondu
    Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre