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ISBN : 2365990002
Éditeur : Midgard ed (17/03/2012)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Quinze univers,
autant de portes en attente d'être poussées.
Une seule clé.
Celle qui se languit entre vos doigts.

Suivre le procès opposant un diablotin syndiqué à son sinistre patron, jouer à réveiller les morts, vous laisser bercer par la fée des mauvais rêves, aider deux enfants à se défaire d'un croquemitaine ou vous mettre au vert avec le Diable lui même...

Un aperçu des voyages auxquels Baroque'n'Roll vous co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Witchblade
  29 novembre 2015
Livre lu dans le cadre de la « Pioche dans ma PAL » de Novembre 2015 et du challenge ABC 2015-2016. Et pour une fois, ce livre y était depuis à peine un mois! Mais ça fera toujours un livre de moins, merci à Verdorie pour cette pioche.
Voici donc mes impressions pour chacune des nouvelles :
- Nuage Rouge : humour décapant et tournures de phrases très particulières faisant passer sans problème la vulgarité de celle-ci => coup de cœur car imagination débridée.
- Permission de minuit : histoire sympathique où un vampire fait un pari pour pouvoir se restaurer.
- Le jardin des peines : histoire sympa d'un jardin d'Eden pétrifié, à la mode rock et décalé.
- Courrières : bof... histoire glauque entre des mineurs (le métier), des adolescents, des démons et un ange au début du XXème siècle.
- Madone Nécrose : histoire particulièrement macabre sur fond de mort-vivant et d'une histoire d'amour qui tourne mal.
- Six pieds sous terre : bof bof... pas trop compris le but de cette nouvelle. Mélange de fantômes, de jeune handicapé et de maltraitance à l'école entre élèves.
- Fée d'Hiver : curieuse petite nouvelle avec comme toile de fond la 2ème Guerre Mondiale et un curieux jeu de mots.
- Le diable noir : conte nauséabond et cauchemardesque aux portes de Marseille en compagnie d'un voleur un peu trop zélé.
- Cons comme les blés : histoire bizarre mais complètement grotesque comme son titre l'indique, comment 2 profs font des cercles dans des champs et en pleine nuit, ayant pour seul but de prouver la bêtise des paysans...
- Noblesse oblige : très belle histoire dans un genre qui n'est pas habituel à l'auteur mais qui donne envie d'en lire plus.
- Trêves de comptoir : début sympa, un brin loufoque dans une parodie de super-héros, dont un plein de muscles mais rien dans le cerveau. Au final, histoire curieuse et assez inégale qui se termine un peu bizarrement.
- Logique d'ensemble : l'auteur a vraiment une curieuse imagination... Mélange de guerre en Irak et de fantastique où un soldat américain fait le saut de l'ange à cause d'un gremlin qui a saboté son parachute.
- Enjoy the silence : abandon pour cette nouvelle, thème ne m'intéressant guère : la téléréalité et les émissions du genre « Nouvelle Star », et l'envers du décor de celle-ci.
- L'Internat de Tatie Billot : histoire particulièrement gore où des jeunes enfants vivent dans un orphelinat des plus bizarres.
- Fleurs de cimetière : bof, pas compris le but de cette nouvelle.
Bémol pour l'éditeur, j'ai relevé beaucoup de points qui m'ont fait douter de l'efficacité de celui-ci. Des coquilles énormes pour certaines nouvelles : où pour « ou bien », quelle pour « qu'elle », arrêtes pour « arêtes », un mot en trop, « ses jouent s'enflamment »... Par ailleurs, le 'making of' de ces nouvelles aurait pu se trouver à la fin de chacune d'entre elles plutôt qu'en début de volume ; il y en a également une qui est mal placée par rapport à l'ordre des nouvelles. Ensuite, la table des matières est complètement fausse car chaque page mentionnée correspond à la nouvelle d'après (tout est décalé à cause d'un bon numéro de pages manquant en début de celle-ci). La page mentionne en fait la fin de la nouvelle précédente car il y a un décalage de 2 pages par rapport au vrai début de chaque nouvelle. Problème d'impression ? Vraiment dommage pour un livre coûtant 15,5€... Le dernier point vient des notes de fin de pages commençant à #20 pour les nouvelles, au début j'ai pensé que l'éditeur avait fait un copier/coller de la nouvelle et en fait, cela vient du making of qui en a également. Pour ma part, j'ai lis celui-ci après avoir lu les nouvelles et non avant...
Comme vous l'aurez compris, ce « cercueil de nouvelles » n'a pas été la bonne découverte que j'espérais à part pour la première nouvelle à l'humour décapant et la dixième. Pour le reste, elles font plus partie du style horrifique que réellement du fantastique et du merveilleux annoncés en 4ème de couverture. Du coup, j'ai été assez déçue par l'ensemble des nouvelles auxquelles je n'accrochais pas du tout. L'imagination de la première me donne quand même envie de découvrir son roman « Âmes de verre » car l'auteur a une imagination des plus particulières quel que soit son style d'écriture. Je vous conseille néanmoins de découvrir ce recueil de nouvelles, vous y serez peut-être plus sensibles que moi car à voir les autres appréciations, je suis la seule qui dénote...
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Demoiselle-Coquelicote
  24 janvier 2014
Certaines nouvelles datent de quelques années, certaines ont été remaniées, certaines non, certaines sont récentes… Mais dans toutes, j'ai retrouvé ce style propre à Anthelme Hauchecorne, et nombre de thèmes qui lui tiennent à coeur. Je ne partage pas toutes ses convictions, parfois j'avais envie de grincer des dents en voyant une idée poussée « trop loin », mais toujours le message passe, et on se frotte aux textes, on s'y pique, on est entraînés, peut-être malgré nous, à réfléchir à nos propres convictions. La lecture de ces nouvelles, c'est un lieu de friction entre l'esprit de l'auteur et celui du lecteur. On peut ne pas être d'accord, mais la confrontation des idées vaut largement le coup de se fritter…

J'ai pu constater que des petits dessins se glissaient entre chaque nouvelle, embellissant le livre et rendant la lecture plus amusante. L'objet livre est plutôt joli et agréable à tenir, mais je regrette que des coquilles se soient glissées de-ci de-là.

Rien que les backstages (coulisses) des nouvelles (« l'histoire de l'histoire », situées en début de livre, donnent l'eau à la bouche et sont truffées de références (j'avoue ne pas en connaître un grand nombre, ma culture musicale est très largement pauvre…). C'est une excellente idée de faire ça, le lecteur se trouve associé encore plus étroitement à ce qu'il lit, et on reconnaît déjà le style incisif de l'accoucheur de ces petites histoires. Je n'ai pas aimé toutes les nouvelles, quelques unes m'ont laissée perplexe ou n'ont pas réussi à me toucher, et la maîtrise de son écriture et de ses trames ne me semble pas encore totalement acquise par l'auteur, contrairement à Âmes de verre qui est un petit bijou de perfection. J'espère donc que Punk's Not Dead emportera plus largement mon adhésion ! Passons à mon ressenti nouvelle par nouvelle…

Nuage rouge : On commence le recueil avec beaucoup d'humour et de jeux de mots. Malheureusement, l'intrigue en elle-même ne m'a pas passionnée. J'ai voulu rapidement en finir la lecture pour passer à la suivante.

Permission de minuit : Voilà une nouvelle très amusante, que j'ai vraiment adoré. Si vous doutiez de la capacité d'Anthelme Hauchecorne à écrire aussi bien des textes plus légers que des histoires sombres et poisseuses, voici la preuve qu'il excelle dans les deux ! Elle plaira beaucoup à tous les enfants, pour qui elle a d'ailleurs été écrite. En plus, la chauve-souris était trop mignonne.

Jardin des Peines : Les backstages me l'avaient bien vendue celle-là… et je n'ai pas été déçue ! L'auteur avait prévenu : attention, histoire « immorale » ! Et j'ai beaucoup aimé ça, car Anthelme Hauchecorne n'a pas eu peur de rentrer dans le lard de sujets encore considérés comme intouchables par un large pan de la société. Les premiers paragraphes étaient un pur délice de contorsion et de détournement. Je préviens pour ma part : attention, histoire déprimante ! Mais véritablement une excellente nouvelle.

Courrières : Un twist historique où diableries et malfaisance humaine se rejoignent pour déclencher la catastrophe finale. J'ai été un peu gênée de ne pas réussir à m'attacher aux personnages, mais l'histoire m'a plu.

Madone Nécrose : Cette nouvelle quasi-post-apocalyptique m'a rappelé Âmes de verre par certains aspects, et m'a vraiment fait flipper… de l'horreur, de la vraie, qui vous remonte le long de l'échine !

Six pieds sous terre : Voici un étrange instantané de la vie d'Alban… Je ne sais pas trop quoi penser de cette histoire, sans véritable début ni fin, prise dans un espace-temps qui n'existe pas… C'était aussi pas mal beaucoup glauque, peut-être est-ce pour cela que je n'ai pas trop accroché.

Fée d'Hiver : Que n'était-elle pas plus longue, cette nouvelle-là ! J'étais triste de l'avoir si vite lue. J'ai beaucoup aimé les jeux de mots, essence même de cette histoire. Ç'aurait été encore meilleur si l'aspect historique avait été plus développé.

Le diable noir : Je retiens de cette nouvelle beaucoup de ténèbres, de tension, de questions, et un ennemi non-humain d'un nouveau genre… Je me demandais vraiment comment ça allait finir, la lecture a été rapide.

Cons comme les blés : Des personnages bien cons, en effet, et pour qui on ne se sent même pas désolés… C'est grave docteur ?

Noblesse oblique : Là, c'était me prendre par les sentiments, avec une nouvelle historique, une histoire tragique… Il faut en faire plus dans ce genre-là ! Et plus longues surtout, car ça se dévore trop vite.

Trêves de comptoir : le vrai quotidien afterwork des super-héros, pas toujours si supers que ça, car après tout, que sont-ils, sinon des hommes ayant reçu un truc en plus que les autres, mais avec les mêmes faiblesses, reproduisant les mêmes erreurs ? Les changements de points de vue dynamisent le récit et permettent vraiment d'accrocher.

Logique d'ensemble : Une nouvelle sur le thème de la guerre, qui ne m'a pas plus emballée que ça, sans que je sache dire pourquoi. Je me fichais royalement de l'issue pour le protagoniste, mais n'était-ce pas un peu le but…?

Enjoy the Silence : Une nouvelle plus longue que les autres, mais qui ne méritait pas de tels développements selon moi. Je comprends et approuve le message, cependant je me suis ennuyée, j'avais hâte de passer à la prochaine.

L'Internat de Tatie Billot : Argh ! C'était horrible ! Trop pour mon petit coeur fragile et peureux ! Une ambiance franchement dégoûtante, une histoire immonde, j'avais l'impression d'être engluée dans cette histoire ! C'était super.

Fleurs de cimetière : Sur celle-là, je ne sais pas si c'est moi qui étais dans les choux (bien possible) ou autre chose, en tout cas j'ai l'impression de n'avoir rien compris, et j'ai tourné la dernière page avec les deux sourcils haut levés.

Un avis global plus mitigé que sur Âmes de verre que j'avais adoré, mais de véritables pépites se trouvent parmi ces quinze nouvelles. Je suis lancée avec enthousiasme dans le Cercueil de nouvelles II ! Je ne le dirai jamais assez, merci à Anthelme Hauchecorne de me permettre de découvrir ses livres atypiques et dépaysants !
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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ClaireDoc
  30 avril 2014
Au fil des pages j'ai complètement adhéré au style de l'auteur. La première nouvelle " Nuage rouge" nous indique tous les éléments fétiches de l'auteur : un style assez décalé avec beaucoup de métaphores qui font jouer les rouages de l'imagination ; de l'humour, voire du cynisme ; des éléments fantastiques ; un discours sur la société. On retrouvera ces impondérables au fil des autres nouvelles.
Là où je trouve vraiment que l'auteur est très fort, c'est dans sa capacité à faire vivre tout un monde à partir d'un huis-clos. Deux des nouvelles m'ont particulièrement bluffées : Madone Nécrose tout d'abord m'a terrifiée. On découvre petit à petit un futur apocalyptique, où l'élément "zombie" n'est qu'un motif pour raconter un histoire de passion et de vengeance. Tout cela lors d'une discussion dans un bar avec une fin à vous faire tomber à la renverse. Trêves de comptoir, où là encore tout se passe dans un bar (tiens, tiens) met en scène des superhéros en train de s'entredéchirer. Les fans de comics apprécieront l'humour et l'hommage.
L'élément fantastique est souvent un prétexte pour parler de l'humain : individualisme, manipulation des foules, bêtise…Le diable noir m'a beaucoup séduit avec son exploration qui tourne mal. L'avidité et l'inconscience du voleur le font pénétrer dans un antre fétide qu'il aurait mieux fait d'éviter. Les flics (personnages du polar que l'auteur à plaisir à utiliser) donnent un contrepoint et permettent de "respirer" hors du bateau monstrueux. La longue chute du personnage de Logique d'ensemble est quant à lui un plaidoyer anti-guerre et l'occasion d'une réflexion. La plupart du temps c'est grinçant, c'est méchant.
Les nouvelles qui m'ont le plus décontenancées sont les contes macabres : le jardin et la Tatie… J'avoue ne pas avoir accroché et la réapparition de la figure de l'homme-tronc, métaphore sans doute de l'avilissement de l'homme, m'a glacée.
Après avoir bien dégusté votre lecture, je vous conseille de vous pencher sur le "backstage", c'est-à-dire "les coulisses de nouvelles". L'éditeur aurait été mieux inspiré de mettre cela en annexe, mais enfin rien de grave, il suffit "d'enjamber" cette partie et d'y revenir. L'auteur nous précise le contexte d'écriture de chaque nouvelle, souvent des commandes pour des magazines ou des anthologies. Intéressant pour le lecteur curieux que nous sommes de découvrir la "cuisine". Aurez-vous deviné la contrainte que s'imposait l'auteur sur telle ou telle nouvelle ? Ce n'est pas forcément celle à laquelle on pense de prime abord.
Cette découverte m'a beaucoup plu et j'espère lire prochainement autre chose de cet auteur, peut être un roman, pour voir…
Lien : http://lireetclaire.wordpres..
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UnKaPart
  23 mars 2017
On ressort les vieux dossiers avec ce re(cer)cueil de nouvelles paru chez feu Midgard l'année de la fin du monde (celle de 2012). A noter que cette date n'a pas grande signification – sauf pour les Mayas, le Christ Cosmique et quelques exaltés – la plupart des textes remontent à 2005-2006.
De l'aveu de Hauchecorne , Baroque'n'Roll est un ouvrage collector : il n'y a aucune chance qu'il soit réédité, en tout cas pas en l'état. Son premier recueil de nouvelles, “ouvrage de jeunesse” comme il dit, avec tout ce que ça sous-entend de maladresse et d'inaboutissement.
Il n'a pas tort… et en même temps, je le trouve dur. On n'en est pas à pleurer du sang à chaque page (sauf si on le lit un soir de pleine lune en passant un 33 tours de Black Sabbath à l'envers).
Alors des défauts, oui, il y en a. Editoriaux d'abord. J'ignore où le correcteur avait la tête au moment de relire les épreuves. Peut-être dans le décolleté de sa voisine de bureau. Pas sur le texte, en tout cas. le nombre de coquilles !… Et des fautes énormes en plus. Là pour le coup, j'ai saigné des gencives et pleuré des genoux.
Sur les nouvelles elles-mêmes, je n'ai pas croisé de texte immonde. Certains plaisent plus que d'autres, certains contiennent leur lot de maladresses, mais dans l'ensemble, rien qui fasse lever les yeux au ciel en espérant qu'un dieu ou un autre foudroie l'auteur.
Sans passer en revue la totalité des titres… Enjoy the silence partait bien… et j'ai eu l'impression que l'idée maîtresse changeait en cours de route. A l'arrivée, l'enthousiasme – au sens étymologique – d'Alain reste nébuleux et s'égare en chemin, Wendy perd la boule pour mille raisons et aucune (château hanté ? pression médiatique ? drogue ? schizophrénie ?), la fin ne fonctionne pas et laisse sur sa faim. Et pourtant, il y a aussi des choses qui marchent très bien comme le “fooormidaaable”, certains échanges entre les jurés et la phrase de chute.
Trêves de comptoir, je crois qu'elle est trop longue, ce qui lui fait perdre en punch. Pourtant, elle ne manque pas d'intérêt à travers son univers décalé de super-héros, les rivalités de tous ces gens en costume bariolé ou encore le jeu sur les enchaînements de points de vue.
Certaines nouvelles restent très marquées par leurs références, par exemple Nuage rouge et Courrières, estampillées In Nomine Satanis/Magna Veritas (excellent jeu de rôle plein d'anges, de démons et d'humour trash). La charge antireligieuse manque de finesse, trop immédiate, bourrine, très crise d'ado en révolte contre les autorités. Ce qui n'empêche pas Nuage rouge d'être aussi très drôle.
Je pourrais citer aussi le diable noir, récit à l'ambiance lovecraftienne et aux décors qui rappellent les deux premiers films de la saga Alien. Celui-ci, tu peux le prendre de deux façons. Soit “oui mais bon c'est ultra classique, HPL, bêbêtes aquatiques, tout ça, tout ça”. Soit “n'empêche qu'en soi, c'est bien fichu et les amateurs de tentacules y trouveront leur compte”. J'appartiens à la deuxième école, les tentacules et moi, c'est une grande histoire d'amour – ceux qui ont pensé hentai, vous viendrez me voir à la fin de l'heure. (J'ajouterai que dans l'introduction du recueil, Hauchecorne raconte la genèse du Diable noir, qu'elle n'est pas piquée des hannetons… et qu'elle mériterait de devenir une nouvelle à part entière.)
Et ainsi de suite. Des défauts, donc, mais pas mal de qualités qui contrebalancent. Un bouquin montagnes russes qu'on referme sur un “hum…”. Ni excellent ni abominable ni moyen, bref “hum”.
Si le recueil n'est pas génial, il est loin d'être immonde. du maladroit, du bancal, des bourdes stylistiques… et au moins autant d'humour, de fulgurances, de jeux sur les mots, et surtout d'idées.
D'idées et de thèmes, devrais-je dire. Dans la majeure partie de ce recueil, Hauchecorne ne se contente pas de raconter une jolie histoire, il y a un point de vue derrière. L'exploitation des travailleurs dans Nuage rouge et Courrières, la guerre dans Logique d'ensemble, les ravages de l'ambition dans Trêves de comptoir, le handicap dans Six pieds sous terre, la décérébration télévisuelle dans Enjoy the silence… le gars a des choses à dire, ses nouvelles contiennent un fond et un propos.
Et puis le bonhomme ne manque pas d'inventivité. Noblesse oblique est un récit tordu à plus d'un titre. Madone Nécrose revisite le triangle amoureux sur fond de revival zombie. le jardin des peines propose une relecture bien barrée de l'Eden et du Purgatoire. Cons comme les blés m'a fait hurler de rire. Une histoire simple, sans message édifiant sur le monde et la vie, juste pour le fun et ça marche !
Un proverbe dit que les chats ne font pas des ornithorynques… ou des rhinocéros, je ne sais jamais… Enfin bref, BnR porte en substance la patte Hauchecorne, idées + fond + jeu sur les mots. Perfectible à l'époque, perfecté dans les écrits ultérieurs. Aujourd'hui, les qualités sont toujours là, mais les défauts, faut vraiment pinailler pour les trouver.
Il est évident que BnR souffre de la comparaison avec Punk's not dead, le tome 2. Mais il ne manque pas de bonnes choses. C'est comme la pomme, y en a aussi.
Et puis, la comparaison entre les deux permet de voir que Hauchecorne a réalisé “un bon trimestre, en net progrès”.
Un recueil avec ses hauts et ses bas, que je ne regrette pas d'avoir lu. Ce patient zéro s'est montré intéressant aussi bien en soi que replacé dans la trajectoire de l'auteur.
Lien : http://unkapart.fr/baroque-n..
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beugzbee
  17 mars 2014
Anthelme Hauchecorne, à défaut d'aoir un nom facile à écrire, nous propose des nouvelles faciles à lire.
Certaines sont franchement droles (nuage rouge, permissions de minuit, fée d'hiver, cons comme les blés, tréves de comptoir, logique d'ensemble) avec toujours un petite dose d'angoisse, d'horreur ou tout simplement de malice un peu malsaine.
Certaines font reflechir.
Certaines m'nt franchement mises mal. Gores. J'aime un peu de de sang, de violence, tout ça, mais là c'est aussi psycholiquement dur pour tout le monde. Dans ce genre là il y a Matrone Nécrose et l'Internat de Tatie Billot.
Dans tout les cas, le style et fluide et moderne. J'aime qu'on s'adresse à moi, directement dans le texte ou dans les notes de bas de page. Et tout fourmille de références literraire/cinéma qui font réellement vivre le récit.
Et meme dans celle qui sont pour moi vraiment du domaine de l'horreur, il y a toujours des phrases empreintes d'humour. Meme pas forcément noir =)
A lire, comme les autres ouvrages de l'auteur.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   17 décembre 2015
- Tu sais ce qu'on raconte dans la campagne : les fermiers parlent des cercles du diable qui aspirent leurs enfants...
- Navré Luc, je suis ethnologue. Si j'avais découvert le médicament contre la connerie humaine, je me serais lancé dans la pharmacologie. Et après avoir fait fortune avec mon produit, ma première bonne action aurait été d'en faire une distribution gratuite à tous les péquenots du coin... La connerie, laisse-moi te dire qu'ils la cultivent par ici, et avec un rendement à donner des airs d'intellectuels à Laurent Baffie !

(« Cons comme les blés »).
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WitchbladeWitchblade   13 décembre 2015
Plus Babaal s'escrime à chercher le péché qui lui manque et plus la solution semble devoir lui échapper. C'est bien connu, plus on se creuse les méninges pour retrouver ce qu'on a oublié, plus les circonvolutions du cerveau s'emmêlent, des nœuds se forment et c'est la constipation assurée.

("Nuage Rouge").
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WitchbladeWitchblade   19 décembre 2015
Le charognard se rapproche, avec intérêt. Dans les yeux chassieux de l'animal, Sivitz note une lueur gourmande, comme celle d'un gastronome en train de se pencher sur l'aquarium des homards. Quelque part dans le crâne du vautour, son instinct lui susurre que l'espérance de vie d'un bipède flottant en plein ciel se mesure, au mieux, en minutes. Narquois, il déploie donc ses ailes d'un mouvement qui pourrait paraître gracieux dans un théâtre de marionnettes, tant pour se stabiliser que pour narguer sa proie.

(« Logique d'ensemble »).
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WitchbladeWitchblade   18 décembre 2015
« Ça s'est serré là-dedans, et ça me disait que quèque chose clochait. C'était la derrière fois que je voyais FastLane vivant. M'en veux, j'aurais dû le pêcher d'y aller seul, et écouter mon instant. »
Dernière, empêcher... euh, instinct ?, note mentalement la blonde en se massant la tempe. Elle a la désagréable impression de perdre des neurones rien qu'à l'écouter parler.

(« Trêves de comptoir »).
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WitchbladeWitchblade   12 décembre 2015
Vous êtes seuls à bord. Détendez-vous. Pour votre sécurité, le présent carnet de voyage a été imprimé sur papier recyclé, à partir des meilleurs grimoires et parchemins qu'il se puisse trouver. Les fuites de flux magiques ont été colmatées. Si pour une raison ou une autre, vous vous trouviez prisonniers de ces pages, contactez le SAV.

(Introduction).
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Videos de Anthelme Hauchecorne (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anthelme Hauchecorne
Avec Mathieu Rivero, Anthelme Hauchecorne, Cindy van Wilder et Jim C. Hines Écoutez l'intégralité de la conférence sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2017-Conference-Ils.html
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