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ISBN : 9791025103685
Éditeur : French Pulp Éditions (31/05/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 57 notes)
Résumé :
« J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe.
Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais.
Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’élimin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  17 juillet 2017
« J'ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m'ont expédié loin d'Hollywood, dans la vieille Europe.
Les meilleurs spécialistes m'ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais."
Une 4ème de couverture alléchante, un défi dans un challenge à relever , ce roman semblait être fait pour moi. Malheureusement , je ne m'y suis pas trouvée à l'aise c'est le moins que l'on puisse dire , j'ai même beaucoup souffert à sa lecture mais cela n'est pas bien grave n'est-ce pas ? Malgré la frustration de la déception, je reconnais à Anthelme Hauchecorne beaucoup de brio, une imagination du feu de Dieu, une écriture fluide, une érudition de bon aloi bref du talent...
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Mariejuliet
  28 octobre 2016
J'ai lu presque tous les romans d'Anthelme Hauchecorne (il me manque juste le premier), je ne pouvais donc pas rater ce tout nouveau livre ! Je découvre par la même occasion la maison d 'édition L'atelier Mosesu et sa collection Pepper dirigée par Sophie Jomain.
Le premier contact avec le livre nous plonge carrément dans l'ambiance, la couverture est magnifique, sombre, mystérieuse. Les engrenages laissent présager un peu de mécanique, de rouages. Il y en aura en fait beaucoup. Deuxième pas dans cette histoire mystérieuse, les premières pages où l'on rencontre notre narrateur et héros Walter Krowley, qui prépare une éloge funèbre, pour une amie et peut-être finalement pour lui... Sacré introduction.
"Par où commencer ?
Peut-être par mon premier séjour en hôpital psychiatrique ?
Ce jour fatidique où j'ai compris que ma vie empruntait la mauvaise pente..."
Il va donc nous narrer ses mémoires...
Et là je dirai bien : je sèche.
En effet, il m'est bien difficile de parler de ce livre tant son atmosphère et son histoire sont spéciales ! Walter Krowley nous fait pénétrer à sa suite dans un monde qu'il ne peut visiter que quand il dort, Brumaire. Un monde étrange, un peu glauque, mais dont le champ des possibles est illimité. Un monde complexe aussi, on a du mal à appréhender ses lois, son fonctionnement. Mais un monde envoûtant, passionnant. Notre héros va y vivre des aventures étonnantes, rencontrer des personnages étranges. Mais ses journées ne seront pas vides et le récit de ses aventures diurnes s'ajoutent aux nocturnes pour nous donner une histoire certes alambiquée, mais passionnante.
Difficile, donc, de vous parler en quelques mots de Brumaire, de ses marais, de ses sables, de sa brume, de ses automates, de ses habitants... Difficile également de vous donner des indices sur l'histoire, il y sera question de survie, d'enquêtes, de drogues, d'inspiration, d'amour...
Il ne vous reste donc qu'une solution : le lire.
Je pourrai bien entendu vous parler aussi de la plume d'Anthelme Hauchecorne, toujours poétique, précise et dans ce récit facile à lire.
Je pourrai vous parler des personnages, des Outlaws déglingués, des héroïnes fortes en mécanique, en cambriole et en bagarre, de Walter Krowley et de son passé qui le hante...
Mais j'ai juste envie de vous dire : faites-vous votre propre idée, laissez-vous envoûter, vous aussi, par Brumaire.
Lien : http://booksandme.canalblog...
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Skoldasy
  19 octobre 2016
Avant de vous faire part de mon avis, je tenais encore une fois à remercier Anthelme Hauchecorne pour sa confiance et sa gentillesse de m'avoir proposé de lire son roman en avant-première. de plus, c'était un réel plaisir de vous rencontrer aux Halliennales.
« Journal d'un marchand de rêves » est comme le précédent roman que j'ai lu : unique en son genre. On reconnait le style de l'auteur avec facilité, ce fut une lecture riche et très prenante.
Nous commençons l'histoire sur les confessions du jeune Walter Krowley, fils d'un grand acteur d'Hollywood. Malheureusement pour le jeune homme, sa vie est loin d'être sous les projecteurs de son paternel. Enfant, il perd sa mère (elle aussi actrice). Il n'a jamais réellement existé aux yeux de son père. Il se sent « à part » dans la nouvelle vie que son père s'est construite. le garçon a commencé à faire d'étranges rêves à la suite d'un accident de voiture, où il se trouvait en compagnie de son meilleur ami Trent Trump. Petit à petit, il comprend que ses songes sont pourtant plus « réels » que ce qu'il pensait au départ. Walter Krowley est finalement quelqu'un d'exceptionnel, il est un Rêveur, appelé plus communément « Un marchand de sable ». Il va découvrir dans cet univers parallèle de nombreux dangers qui peuvent avoir des répercussions dans sa vie réelle.
Je vais premièrement évoquer le personnage principal qu'est Walter Krowley Junior. Ce jeune homme de vingt ans est assez insouciant dans son quotidien. Ses soirées de débauches en compagnie de son meilleur ami Trent, lui ont valu pas mal de soucis. Pourtant sa vie risque de changer quand il tombe dans l'Ever (« Rêve » dans le bon sens). Il est ce qu'on appelle un Rêveur. Ainsi, au lieu de suivre les règles établies dans cet univers parallèle, Walter va souvent se mettre dans des situations périlleuses. On découvre très vite qu'il est assez naïf et surtout un pleutre. Il l'affirme lui-même à plusieurs reprises dans le récit.

Pourtant cet antihéros nous touche, on s'amuse à le voir en difficulté. C'est dur de dire cela ou c'est moi qui suis un peu cruelle, mais il m'a beaucoup diverti et fait rire. On se dit que ce n'est pas possible d'être aussi empoté ! Il attire les ennuis à chaque fois qu'il pose les pieds dans l'Ever. Au départ, il tente de suivre les règles comme les autres, mais il va rencontrer une jolie fille, il va commencer à déraper. Quand il va pénétrer le rêve de Brumaire et croiser Banshee, malgré les nombreuses trahisons de la jeune fille, il lui pardonnera. Il s'alliera tantôt avec les hommes de loi du Gouverneur (Hope entre autres), mais aussi les « Outlaws ». Il retourne sa veste pour toujours en sortir vainqueur. Concernant Banshee, c'est une jeune femme dotée d'une grande intelligence qui essayera d'apprendre certaines choses à Walter. Elle est fascinée par les « oniromanciens », une ancienne civilisation qui a évolué dans les rêves. Elle est d'ailleurs très douée en mécanique et tentera de réparer la technologie de cette civilisation perdue. Malgré son tempérament à l'extrême opposé de Walter, les deux protagonistes s'unissent pour essayer de combattre la dictature du Gouverneur sur le monde des rêves.
Concernant l'écriture d'Anthelme Hauchecorne, il reste égal à lui-même ! Tout comme dans « Le Carnaval aux corbeaux », on repère de nombreuses références à la littérature ou cinématographiques qui viennent enrichir son univers. Ce qui m'a particulièrement plu, c'est d'utiliser la théorie de Freud pour évoquer le rêve. On trouve notamment les créatures appelées des « ça » qui sont liées aux rêveurs. le Rêveur et le ça ne font plus qu'un. On comprend très vite que c'est le côté primaire de l'individu et que l'apparence du ça reflète le caractère et le tempérament du Rêveur. Finalement à travers le ça de Walter, on comprend qu'il n'est pas une personne facile à ranger dans une société dictée par des lois ou à classer dans les idéaux qu'on attend d'autrui. Il est original et non semblable à l'idée qu'on se fait de quelqu'un.
Il y a de nombreuses références au cinéma comme la science-fiction ou encore les westerns spaghettis ! Doowylloh (l'envers en rêve du décor d'Hollywood vous l'aurez compris) est resté bloqué dans l'univers des années 50. On se plonge alors irrémédiablement de cette période avec délice. de plus, la plume fluide et poignante de l'auteur ajoute du suspens, de l'intrigue qui nous tient en haleine jusqu'au bout de son récit. On y trouve également le côté humoristique qui m'avait tant plus dans son précédent roman.
Les personnages sont tous plus farfelus et hétéroclites les uns des autres, que ce soit : Butch Smoke le leader des Outlaws, Hope derrière son étrange masque de parfait représentant du gouvernement, l'intrépide Spleen cambrioleuse à ses heures de sommeil et tant d'autres que l'on découvre à chaque nouveau chapitre. Il y a tant de diversité que chaque lecteur sera comblé lors de sa lecture.
le « Journal d'un marchand de rêves » est une grande aventure au pays des songes ! On rencontre des personnages, tous plus étranges l'un que les autres. Cette interprétation du marchand de sable a de quoi nous époustoufler tant l'intrigue autour de Walter est prenante. « Alice au pays des merveilles » n'a qu'à bien se tenir ! Il y a désormais : « Walter au pays des songes » ! N'hésitez pas à plonger, vous ne serez pas déçus. Pour ma part, je n'étais pas loin du coup de coeur. du grand Hauchecorne tout simplement.
Lien : http://skoldasybooks.blogspo..
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gabrielleviszs
  29 décembre 2016
Walter Krowley est un homme dont les parents sont de véritables stars de Hollywood. La mère décède et voila le père propulsé tout en haut de l'affiche. La vie Hollywoodienne fait tourner la tête à tout le monde et surtout à ce cher papa (ironie...) Walter ne connaît pas l'amour paternel et ce n'est pas sa belle-mère qui va lui offrir l'amour maternel qui lui manque aussi, même si par moment on se demande qui joue un jeu d'acteur. Il veut et va devenir réalisateur mais ne sera jamais au même niveau que son cher papa. Walter cherche comme qui dirait un moyen de s'enfuir de tout ce qui l'oppresse et se réfugie sans le savoir dans ses rêves. Mais est-ce que ce sont bien des rêves ? le tout saupoudré de westerns, ne serait-ce pas plutôt un film ?
L'auteur nous propulse dans une aventure qui pourrais ressembler à Peter Pan si ce n'est que le côté rêverie est tout sauf magique et heureux. Lorsque nous dormons, nous rêvons et nous le savons. Ici c'est totalement différent, chaque personnage rêve, mais arrive dans un monde parallèle ? Une autre dimension ? Ou tout simplement un rêve ? Difficile de faire la part des choses et j'ai été tellement prise dans l'histoire que je m'en fichais de savoir ce que c'était réellement. le marchand de sable des disney (d'où l'un des surnom de Walter est Walt ?) et autres films d'animations peut aller se recoucher. Ici il est diabolique, mesquin, agréable, entraînant, apportant espoir et tristesse en même temps. Ce n'est pas un personnage à proprement parler, mais une ensemble de personnes, de faits et gestes, d'actions, d'événements qui le mettent en place.
Walter est ce que j'appelle un héros boulet. Il n'est doué en rien sauf en bêtises à dire et à faire. J'ai même eu l'impression que l'auteur l'avait crée légèrement attardé par moment pour enfoncer le clou. Que nenni, il ne connaît pas les lieux où il arrive et apprend sur le terrain. Les missions qui lui sont confiés sont tout sauf gentillettes. Avec Trevor, son meilleur ami, les amusements sont nombreux, surtout concernant l'alcool. L'accident va remettre en cause certaines pensées de l'un comme de l'autre.
L'Ever, ce qui pour ma part correspond à rêve à l'envers est le lieu où les rêveurs atterrissent. Ce monde est réglementé par des dirigeants digne de dystopie. Dans ces lieux, Walter va se retrouver confronté à des situations périlleuses, surtout qu'il ne va aller dans le sens qu'on va lui demander. de plus il est un porte-la-poisse. le "on" est Gouverneur, Ambassadrice et autres noms afin de maintenir un ordre peu commun. L'auteur a crée des noms de "groupe" de personnes, tel que les Outlaws par exemple, ou les Oniromanciens.
Lors de ce périple, il va faire des rencontres qui vont le faire réfléchir. J'ai beaucoup aimé Banshee, un petit bout de femme qui n'a eu de cesse de m'étonner. Tantôt elle est douce gentille et adorable, tantôt c'est une vraie teigne qui cache énormément. Douée en mécanique elle répare tout ce qu'elle peut : moteurs, robots, etc... Nous en apprenons lentement mais sûrement sur elle. Hope est un cas à part, adorant les masques il en porte sans cesse - bon il y a une raison pour qu'il en porte. J'ai découvert une facette de ce personnage intéressante. Tout comme Trevor qui est un véritable ami. John Doe, Butch, Poppy et bien d'autres font partie de cette histoire. Chacun a son rôle à jouer, chacun va montrer ses qualités et ses défauts. Poppy est un gentil personnage qui fait tout pour survivre dans ce monde de brute. Un petit coup de coeur supplémentaire pour Spleen, me faisant penser au fameux Spleen de Baudelaire avec tout ce que cela comporte. Petite voleuse à la semaine, douée avec un grappin elle arrive souvent comme un cheveu sur la soupe.
Tous ces personnages ont un grain de folie qui font passer le temps super vite. L'auteur a su créer un monde bien à lui, que se soit en protagonistes qu'en lieux. Les descriptions nous montrent très facilement ce que Walt voit. Ses émotions sont la plupart à fleur de peau et nous embarque dans les profondeurs de son esprit. Nous le suivons pas à pas et le voyons évoluer. Au final, il n'est plus l'enfant gâté du départ mais un homme qui arrive enfin à se remettre en cause.
Il y a pas mal d'éléments en matières de livres, ou de cinéma. J'ai beaucoup aimé le fameux "ça" utilisé par l'auteur attaché à chaque rêveurs. La psychanalyse est un point fort du récit. le rêve mélangé à l'esprit, au moi intérieur, à son inconscience, à son subconscient. le rêveur et le ça sont intimement liés par une chaîne. L'un ne va pas sans l'autre. L'auteur nous fait réfléchir sur cette lutte que nous portons tous en nous sur ce que nous voulons faire, ce que nous faisons et inversement. Il existe tellement de livres sur la signification des rêves, que cela me donne envie d'en savoir plus.
En conclusion, il s'agit d'un magnifique roman qui a beaucoup de thèmes en lui et de recherches. Fantastique, Steampunk, suspense, peur, angoisse, romance (et oui un peu), confiance et trahison et bien d'autres à découvrir. La confiance est quelque chose qui se paye très chère et ici. Une histoire originale, un pays des rêves revisité avec brio et une fin qui me plaît beaucoup. J'ai adoré voyager aux côtés de Walt et découvrir ce qu'il peut y avoir de l'autre côté. J'aimerai y avoir accès, c'est un beau rêve !
PS : j'aurai pu en dire encore et encore sur ce livre, mais il faut savoir garder des points obscurs à découvrir.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/journal-d-un-marchand-de-reves-anthelme-hauchecorne-a127948686
Lien : http://chroniqueslivresques...
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UnKaPart
  01 novembre 2016
Journal d'un marchand de rêves inaugure la collection Pepper de l'Atelier Mosésu. Un éditeur qui m'a habitué à du bon, une dir' coll' pas manchote en la personne de Sophie Jomain, un Anthelme Hauchecorne qui cumule les bonnes critiques sur ses autres bouquins. On est en droit d'attendre du lourd.

Premier bon point, l'objet livre ne dépare pas dans les productions Mosésu. De la couverture de Miesis – la madame qui a pondu la superbe affiche des dernières Halliennales – aux en-têtes de chapitre illustrés, Journal d'un marchand de rêves (JMR pour les intimes) ne déroge pas à cette règle de qualité. Un bel objet qui met dans de bonnes dispositions de lecture.
Hollywood constitue un excellent choix de décor. le roman oppose la veille et le sommeil, la réalité et le monde des rêves, l'Eveil et l'Ever, Hollywood et Doowylloh. Ou pas.
Plutôt qu'un choc basique entre deux mondes que tout sépare, Hauchecorne a opté pour une solution intelligente. Par certains côtés, les univers se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Pas plus que son jumeau onirique Hollywood ne représente la réalité ni la normalité. Entre paillettes et coke, un monde à part qui vend du rêve à travers ses films et ses stars. Il offre aussi sa part de désillusions. Rêves et cauchemars, dirait Stephen King.
La démarche m'a paru intéressante de renvoyer ainsi dos à dos deux environnements hors norme.
Au chapitre des grandes révélations, entre l'eau mouille et le feu brûle, je n'ai pas peur d'annoncer que Hollywood ne serait pas Hollywood sans le cinéma. JMR abonde en références sans se viander sur l'écueil classique de la surabondance. Certes on en croise beaucoup, mais a) le thème s'y prête et surtout b) Hauchecorne sait s'y prendre pour les caser par une variété de moyens qui évite le catalogue d'auteur qui se la pète en étalant sa culture cinématographique.
Les citations littéraires m'ont moins convaincu. Pas qu'elles soient hors sujet, mais vu qu'il y a déjà de la matière niveau ciné, il n'était peut-être pas utile d'en remettre une couche.
Dans la même veine, les notes de bas de page alourdissent la lecture. On sort du texte à chaque renvoi pour tomber sur des précisions dispensables.
C'est à peu près tout ce que j'ai à reprocher à JMR, autant dire presque rien.

Walter Krowley et sa chaîne argentée rappellent les voyages astraux de l'occultiste Aleister Crowley, sans que le premier soit un clone du second. le Camarilla Mental Hospital évoque Vampire, La Mascarade sans le pillage habituel de l'univers White Wolf. Je pourrais multiplier les exemples à l'infini. Les clins d'oeil, références et allusions s'insèrent dans le texte avec discrétion et raffinement. Ils fonctionnent comme des bonus, pas comme le coeur d'un récit emprunté à d'autres.
La description de l'univers bureaucratique et autoritaire de Doowylloh n'est pas qu'un mélange de 1984, le meilleur des mondes, Twilight Zone ou le Prisonnier. L'exploitation de Brumaire par les Outlaws ne se résume pas à coller Mad Max dans Pale Rider. L'Ever ne fait pas figure de Contrées du Rêve ou de Pays des Merveilles bis. Là encore, je pourrais lister des influences sur des pages. On les sent planer, mais très très haut. Hauchecorne les a assimilées, il sait les utiliser et s'en affranchir.
Grande réussite de JMR, son univers ! A la fois steampunk, SF, fantastique, western, dystopie, conte initiatique… Un cocktail improbable… le gros risque du mélange, c'est le fourre-tout bordélique et indigeste. le docteur FrankenHauchecorne maîtrise sa créature. La cohérence de l'ensemble tend vers celle du Disque-Monde ou de Dune.
Il y aurait des tonnes de choses à raconter sur le monde des rêves et ses habitants… Donc je ne dirai rien. Vaut mieux le découvrir par soi-même à la lecture du bouquin. Pour donner une idée de la richesse et de l'inventivité, la découverte de l'Ever provoque les mêmes sensations qu'une première visite à Ankh-Morpork ou le récit des pérégrinations oniriques d'un Randolph Carter.
L'enrobage de JMR se montre-t-il à la hauteur de son contenu ? La plume hauchecornienne m'a surpris en bien. A cause du label young adult, je craignais l'habituel style qui n'en est pas, pauvre comme une cour des miracles mais pas avare de clichés ni de scories. J'ai cherché vainement en vain les cohortes d'adverbes en -ment, les dialogues scolaires, les lourdeurs sous-lovecraftiennes.
Du “qui se lit bien”, pas du genre plat et simpliste comme un Harlequin, mais parce qu'il est agréable. Propre, fluide, élégant même dans la familiarité. Rythmé comme les meilleurs westerns, spontané comme du Jomain, carré comme du Gillio, avec en plus une note d'humour quelque part entre King et Pratchett. A l'arrivée, ça donne du Hauchecorne.
Depuis tout petit, au gré de mes lectures, j'ai visité des centaines de mondes et de planètes, il faut se lever de bonne heure pour me promener dans des univers inédits. Hauchecorne s'affirme comme un auteur très matinal.
Quand d'autres tournent en rond dans des histoires mille fois lues de vampires et de loups-garous qui se font des papouilles, JMR rappelle que l'inventivité n'est pas une option mais une base.
Un univers original et d'une richesse rare, une plume dynamique et raffinée, une parfaite maîtrise du fond comme de la forme… Je ne vois qu'une chose à reprocher à Hauchecorne : il va me coûter des sous maintenant qu'il m'a donné envie de découvrir ses autres bouquins.
Lien : https://unkapart.fr/journal-..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   07 novembre 2016
Journal d’un marchand de rêves explore un concept intéressant avec une multitude de bonnes idées et de clins d’œil de l’auteur, et surtout un univers onirique d’une grande richesse.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   15 juin 2017
- Parce que j'ai droit à des vacances ?

- Dans les cas énumérés par la loi : arrêt cardiaque, traumatisme crânien majeur, perte d'un ou plusieurs organes... Liste non exhaustive. Le règlement prévoit un congé d'une heure.

- C'est peu.

- C'est trop.
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ange77ange77   13 juillet 2017
J'évoluais au milieu d'une profusion de coussins roses, de fourrures roses et de tentures roses. L'épaisse moquette, de la couleur que vous devinez, me donnait l'impression d'être une puce blottie dans le pelage d'un gigantesque animal rose bonbon.
Avant de hurler au mauvais goût, visualisez la baignoire en forme de coeur. Maintenant, vous pouvez crier.
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ange77ange77   20 juin 2017
Était-ce ma faute ? Avais-je mal compris ?
Il me semblait pourtant que le terme " associés " était clair, non équivoque et qu'il impliquait des obligations de vérité et de loyauté.
De toute évidence, Banshee fonctionnait différemment. À tel point que j'aurais presque désiré lui ouvrir le crâne, afin de voir de mes yeux quels étranges circuits nourrissaient ses pensées.
Idée qui m'a plusieurs fois démangé.
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ange77ange77   28 juin 2017
(...) Elle a soupiré.
- Ne t'es-tu posé aucune question sur ta mission ? D'après toi, pourquoi le Gouverneur est-il si avide d'explorer de nouveaux rêves ?
- Afin de mettre à jour son Atlas des songes ?
- Bien sûr. Tout comme une compagnie de forage pétrolier n'explore l'Arctique que pour recenser la population de pingouins...
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ange77ange77   14 juin 2017
Je n'avais personne à qui parler. Meredith, qui me jugeait déjà excentrique, aurait cru que j'avais définitivement perdu la boule. Trevor se serait moqué de moi, puis m'aurait demandé ce que j'avais fumé ainsi que l'adresse de mon dealer.
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Videos de Anthelme Hauchecorne (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anthelme Hauchecorne
Avec Mathieu Rivero, Anthelme Hauchecorne, Cindy van Wilder et Jim C. Hines Écoutez l'intégralité de la conférence sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2017-Conference-Ils.html
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