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EAN : 9782505010357
64 pages
Éditeur : Dargaud (03/06/2011)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Le charme de Renaud Dillies a encore frappé : après la souris de Bulles et nacelle, voici un autre doux rêveur, le poussin Abélard, dans un nouveau diptyque. Pour séduire la jolie Épilie, Abélard ne voit qu'une solution: lui décrocher la lune ! Direction l'Amérique, le pays qui a inventé les machines volantes. Armé de son banjo et de son chapeau à proverbes, il se lance sur les routes de campagne, rencontre des Tsiganes, puis Gaston, un ours grincheux avec qui il va... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  10 décembre 2014
C'est à la lumière de la lune, au coeur d'un marais, qu'une partie de cartes se joue entre amis. Parmi eux, Abélard, le petit poussin. Tandis qu'Eugène tarde à jeter sa carte, Mimi va chercher quelques binouzes. L'on trinque à cette vie paisible et à ce marais où il fait bon vivre. le jeune Abélard n'a rien connu d'autre et passe ses journées ici, en compagnie de ses amis. Parties de pêche en journée et parties de cartes en soirée. Mais, il rêve de voir autre chose, comme la ville. Tous les jours, il sort un petit papier de son chapeau où est inscrite une maxime. Elle lui sert à se guider dans la vie. Un jour, il rencontre une jeune cane, venue passer le week-end avec des amis dans la maison de l'orme. Il en tombe éperdument amoureux. Il lui offre une fleur mais apparemment, cela ne suffit pas, aux dires de son ami. Il faut lui décrocher la lune ou bien lui offrir un bouquet d'étoiles. Il a eu beau grimper sur une échelle, le filet à papillons entre les mains, rien n'y a fait. Lorsque Epilie quitte le marais, il est tout triste. C'est décidé, il va partir lui aussi. Direction l'Amérique, là où les hommes ont inventé les machines volantes...
Muni de son banjo, de son baluchon et de son chapeau à maximes, Abélard parcourt les routes de campagne à destination de l'Amérique. Il espère bien pouvoir voler lui aussi afin de décrocher la lune pour la belle Epilie. Des rencontres inattendues, à la fois tendres et surprenantes, notamment en la personne de Gaston, l'ours ou bien la troupe de tsiganes, vont pimenter son voyage. Régis Hautière nous offre un album étonnant, les personnages étant des animaux, terriblement émouvant et délicat. Abélard est un poussin doux-rêveur, empli de tendresse, de ténacité, de mélancolie parfois et d'une extrême bonté. Ce road-movie animalier résonne comme une quête de soi et du grand amour. Beaucoup de poésie dans les mots mais aussi dans le dessin de Renaud Dillies. Il croque parfaitement et subtilement ses personnages si attachants. La mise en page est originale, notamment cette double page représentant les chemins tortueux empruntés ou bien encore celle en forme de roulotte. Les couleurs automnales et le trait hachuré sont harmonieux.
Abélard, La danse des petits papiers... vole, Abélard, vole...
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berni_29
  13 mai 2018
Abélard est une BD merveilleuse qui retient l'enfance encore un peu au bord de notre coeur, qui nous invite à regarder la lune, admirer les étoiles plus fugitives au mois d'août, aimer le temps qui passe. Abélard nous invite à l'étonnement par sa candeur, par une forme d'audace aussi. Car la candeur n'a pas de frontières et nous pousse parfois à regarder plus haut, plus loin, de l'autre côté des arbres, là où l'horizon se déploie comme une échelle vers la lune. Car la lune c'est bien connu, c'est quelque chose à portée de la main, il suffit juste de tendre un peu le bras ou bien les yeux simplement.
Abélard est un diptyque. Dans le premier tome qui s'intitule La danse des petits papiers, nous découvrons Abélard un petit poussin rêveur, d'une naïveté émouvante. Tous les personnages sont des animaux différents, qui cohabitent parfois avec grâce dan l'immanence de l'instant, parfois c'est un peu plus compliqué.
Abélard et ses amis vivent dans un marais. Dans les marais il y a des sortilèges, des enchantements. L'un d'eux vient délivrer dans le chapeau magique d'Abélard, à chaque matin qui vient, une phrase, une maxime, une forme d'injonction pour la journée qui s'ouvre. Par exemple : « Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi. »
Dans la quiétude presqu'éternelle au coeur du marais, les amis d'Abélard jouent aux cartes et boivent des bières, des binouzes ou des roteuses comme ils disent, à longueur de journée.
Mais l'étonnement constant d'Abélard vient rompre ce train-train quotidien. Tout commence lorsque celui-ci demande à un de ses amis, Mikhaïl, en regardant un beau soir la lune : « Et ailleurs, tu crois que c'est bien aussi ? ». Il ne faut jamais poser ce genre de question en contemplant la lune au fond d'un marais…
Un jour, des gens venus d'ailleurs, des touristes peut-être, venus habiter la maison des ormes, viennent troubler la quiétude du marais et le coeur d'Abélard en la personne d'Épilie, étoile filante traversant le marais le temps d'un rêve.
Dans son chapeau, Abélard découvre la phrase d'un matin : « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles ».
Il déclare sa flamme, sa fleur, une fleur un peu froissée mais qu'importe, à la belle fugitive, déjà partie, déjà ailleurs, déjà si loin…
Dans le chapeau d'Abélard, il y a ce matin-là le message suivant : « Si tu veux être apprécié, meurs ou voyage. » Abélard alors s'en va, quitte le marais, poussin fragile et rêveur. Son chemin croise les gens du voyage. Ils cheminent ensemble pendant un temps. Il y a une forme d'harmonie dans ce voyage ensemble, la musique, la poésie des mots qui parlent de la pluie, du ciel, des étoiles et des larmes qui scintillent dans les yeux de ceux qui rêvent et partent.
Avec ces gens du voyage qui dérangent parfois la tranquillité des villages qu'ils traversent, Abélard découvre malheureusement la haine contre l'autre, celui qui est différent, le racisme. Dans le monde d'Abélard est incompréhensible, là-bas dans le marais cela n'existait pas. Leurs chemins se séparent par la force des choses. Abélard continue sa route vers l'Amérique, vers la mer. Un compagnon improbable se joint à lui, Gaston, un ours rêche et bougon. Nous n'en saurons pas plus, il faudra attendre la suite lors du deuxième tome. Vite !
J'ai été émerveillé par le scénario et texte de Régis Hautière et aussi par le dessin de Renaud Dillies. L'alliance est réussie pour rendre ces personnages attachants, délicats, fragiles aussi. Nous voudrions aimer la lune, non pour ce qu'elle est, mais pour les échelles qu'elle donne envie de dresser, rejoindre le coeur des marais, des chemins de traverse, des Amériques lointaines qui obligent à traverser l'océan, le coeur des enfants aussi…
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jeunejane
  14 novembre 2017
Le petit poussin Abélard est coiffé de son chapeau imposant d'où sortent des petites citations qui influencent le cours de l'histoire.
Il vit dans un marais entouré de ses amis avec qui il pêche, joue aux cartes, gratte de la musique sur son banjo.
Des touristes logent tout près et il fait la connaissance furtive d'une belle jeune fille, Epilie.
L'ami de celle-ci lui dit que pour la séduire, il faut plus qu'offrir une fleur, il faut décrocher la lune.
Abélard entreprend un grand voyage afin d'arriver en Amérique, là où on va sur la lune grâce à des machines volantes. Il veut ramener des étoiles à Epilie.
Régis Hautière a construit le scénario d'Abélard.
Renaud Dillies en a conçu les dessins aux décors magnifiques ( cela vaut la peine de prendre le temps de les admirer) . Tous les personnages sont des animaux très expressifs.
Les couleurs que j'ai particulièrement admirées sont crées par Christophe Bouchard.
Cette bande dessinée est une petite oeuvre d'art destinée aux adultes encore un peu naïfs ( hum...!) ou à de jeunes ados.
J'ai bien l'intention de chercher le deuxième tome dans les rayons de la bibliothèque.
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orbe
  30 septembre 2014
Dans une ambiance lente, douce et triste, un poussin quitte son marais, attiré par une jeune cane, et part découvrir le monde. Sa curiosité et sa naïveté, l'amène à s'interroger sur son nouvel environnement : les races, les nomades... La rencontre avec un ours mal léché boucle ce premier volume.
C'est l'apparition d'une femelle qui fait basculer le monde du poussin. Mais on sent, à travers le dessin aussi bien qu'à travers le texte, que c'est avant tout à un voyage intérieur que nous convie l'auteur.
Les dessins sont magnifiques et l'ambiance saudade nous berce et nous amène à faire corps avec cet héros ordinaire. A lire !
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Sejy
  21 août 2012
Critique des 2 tomes
J'en suis convaincu à présent : au plus profond de ma carcasse épaisse et velue se tapit un coeur d'artichaut. Mis à mal et au grand jour par un moineau ridicule qui veut décrocher les étoiles pour son amoureuse frivole. Cet Abélard, un drôle d'oiseau ! Lui, qui n'a jamais quitté son marais natal, abandonne, sous la tyrannie d'une mélancolie langoureuse, la vie paisible et les amis de ce bout de paradis. Baluchon sur l'épaule, ukulélé en bandoulière, loti d'une désarmante innocence et d'un indécrottable optimisme, il entreprend son apprentissage au monde en un vagabondage bercé de rêves et de balivernes. Volatile sympathique, si touchant de naïveté quand ses illusions s'abiment sur une réalité encline à gifler les plus enthousiastes.
Paf le piaf ! Ces baffes, que l'on aimerait lui coller en travers du bec et susciter un élan de révolte lorsque sa candeur rime avec « l'idiot du voyage », le scénario les distribue à dessein. Une odyssée pédestre rafraichissante, un périple brillamment sombre, qui inspirent de jolies valeurs humaines et prodiguent les leçons de vie exemptes de complaisance, nourries à la vérité crue des actes ou des sentiments. Mais Abélard, éternel ingénu, ne sait que tendre l'autre joue. Sa jobardise sans remède, malmenant nerfs et entrailles, débusque la tendresse au milieu de maximes philosophes. Des petits papiers quotidiennement extirpés d'un intarissable galure enchanté, où notre emplumé, relativisant ses déconvenues dans une lecture subjective pétillante, déniche inlassablement le courage pour regrimper en selle. Sous la désinvolture du grimage animalier s'embusque ainsi un conte initiatique féroce, à fleur d'émotion, servi par une osmose exceptionnelle : la musique de mots sonnant terriblement juste, une narration intelligemment tempérée et un pinceau félon éblouissant. Son esthétisme rond, bon-enfant, presque sucré, enfante un bestiaire de frimousses avenantes, illumine des atmosphères saisissantes dont la grâce se dilue dans les hachures, l'âpreté ou la nervosité d'un trait modelé aux intonations et aux intentions du récit. Magique.
Ouvrons grand nos yeux de mômes et chahutons nos âmes ! Cette fable qui-met-les-poils oscille entre parabole tendrement philosophique et long poème doux-amer. En nous prenant par la main, sensiblement, planche après planche, elle prête des sourires, de la joie de vivre, improvise des complicités. Puis, au détour d'une case ou d'une bulle, à la faveur d'une scène, elle reprend, bouleverse, étreignant le kiki à en embrumer les mirettes, et recommence, infatigable, dans une délicatesse absolue, entraînant son explorateur jusqu'où il n'imagine pas aller. À la clôture du diptyque, je suis resté couillon, définitivement sur le carreau, égrenant mentalement un chapelet de superlatifs dans l'espoir du mot bien venu. En vain. Muet et triste... Heureux d'être triste.
Un gros coup de coeur.
Un gros coup au coeur. Promis !
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critiques presse (4)
BulledEncre   08 août 2011
[..] sur fond d’histoire d’amour qui n’en est peut-être pas forcément une – on n’en dit pas plus – sans oublier la musique qui est régulièrement au cœur des récits de Renaud Dillies.
Un premier tome plein d’innocence.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
ActuaBD   03 août 2011
On n’est pas loin du Petit Prince de Saint-Exupéry ni même, pour ceux qui s’en souviennent, des premiers Chlorophylle de Macherot, voire le Pogo de Walt Kelly. À découvrir absolument.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDSelection   23 juillet 2011
S'il est possible de trouver ce récit trop naïf, une certaine mélancolie habite ces pages qui ne sont pas dépourvues de gravité
Lire la critique sur le site : BDSelection
BoDoi   18 juillet 2011
Ce premier tome (sur deux) du voyage initiatique d’un poussin tout juste sorti de l’oeuf est plein de douceur et de poésie, mais n’évite pas les sujets durs pour autant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   14 novembre 2017
- Au fait, ton chapeau à toi, il t'a dit quoi, aujourd'hui ?
- Je ne sais pas...Je n'ai pas encore regardé.
- Alors ?
- Euh...
" Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi."
Commenter  J’apprécie          250
marina53marina53   12 décembre 2014
Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
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alouettalouett   27 septembre 2011
- La pluie, c’est la poussière des étoiles qui se transforme en eau quand elle traverse les nuages. Tu vois, Gadjo, chaque goutte d’eau est l’enfant d’une étoile. C’est pour ça que les lacs et les rivières scintillent, même la nuit.

- Et les larmes ? Elles scintillent aussi. Pourtant elles ne tombent pas du ciel.

- C’est parce que, nous aussi, nous venons des étoiles. Nos larmes renferment le souvenir du temps où nous vivions là-haut. Elles sont la mémoire de l’univers
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
lunchlunch   31 octobre 2011
_ Quelle purée de pois... Une chance que tu sois tombé sur nous. Tout seul dans ce brouillard, tu te serais perdu.
_ C'est étrange, le brouillard plus on le regarde de près, moins on le voit. Chez moi, il y en a souvent le matin. Il arrive pendant la nuit sans faire de bruit. Il glisse sur l'eau, il s'étale sur le matais et puis il disparaît. Je me demande d'où il vient.
_ Du ciel. Le brouillard, c'est un nuage qui est tombé par terre.
_ Où est la pluie ?
_ La pluie ? Quelle pluie ?
_ Mon ami Mikhaïl dit que les nuages sont de gros sacs pleins de pluie.
_ Ha Ha Ha ! C'est bien une réflexion de Gadjo ! Les nuages... des sacs de pluie... Ouh ouh ouh ! Comme si on pouvait enfermer la pluie dans un sac !
_ Ben alors... d'où elle vient, la pluie ?
_ Des nuages !
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marina53marina53   10 décembre 2014
La pluie, c’est la poussière des étoiles qui se transforme en eau quand elle traverse les nuages.
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Vidéo de Régis Hautière
Abélard - Cie Les Petites Madames - D'après la bande dessinée de Régis Hautière et Renaud Dillies
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