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EAN : 9782505064046
56 pages
Éditeur : Dargaud (12/06/2015)
4.1/5   68 notes
Résumé :
Régis Hautière et Renaud Dillies signent la suite d'Abélard avec le nouveau diptyque Alvin. Son ami disparu, l'ours mal léché Gaston traîne son désespoir à New York. Mais rien à faire ! Son karma doit être d'aider les petits êtres aux mille questions ! Alvin, un jeune orphelin revêche, profitera de sa belle âme. Les voilà sur les routes, accompagnés, pour ne rien arranger, d'un prédicateur fou !
Poésie, dialogues truculents et virtuosité graphique se mêlent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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sur 68 notes
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marina53
  08 septembre 2015
Gaston s'est installé à New-York. Il travaille dans le bâtiment en tant qu'ouvrier. Avec son collègue Pavlo, immigré comme lui, ils vont souvent au bar en fin de semaine, au Georges's Friends'Café, boire quelques coups et jouer au poker. Mais, ce soir, son collègue refuse son invitation. En effet, c'est jour de paie et il n'a pas envie de rentrer le portefeuille vide. Il doit faire des économies maintenant que sa femme est enceinte. Alors, Gaston va chercher du réconfort dans les bras et dans les draps de Purity, une prostituée. Il faut dire que l'ours est toujours hanté par le souvenir d'Abélard. Mais, le lendemain, il apprend que cette dernière s'est fait tabasser. Blessée, on doit la conduire à l'hôpital, un endroit qu'elle craint plus que tout. Elle confie ses économies à Gaston, dès fois qu'il lui arriverait quelque chose, et lui fait promettre de s'occuper de son fils, Alvin. Malheureusement, Purity meurt. Alors, Gaston n'a pas d'autre choix que de se rendre chez la nourrice du petit garçon. Celle-ci, trop contente de pouvoir se débarrasser de cet enfant insolent, malpoli et rebelle, le met à la porte et Gaston se retrouve avec un marmot sur le dos...
L'on retrouve l'ours mal léché, Gaston, à New-York, toujours un peu triste d'avoir perdu son ami Abélard. Cette fois-ci, il va devoir aider le petit Alvin à trouver au moins une famille d'accueil sinon la sienne maintenant que sa maman est morte. Leur route risque d'être longue et semée d'embûches mais aussi parsemée de belles rencontres. Régis Hautière reprend le personnage de Gaston que l'on a rencontré avec Abélard et nous livre une suite qui n'en est pas une. Ce premier tome est empreint de poésie et de bons sentiments et les personnages sont vraiment attachants dans leurs petits maux du quotidien. L'auteur fait dans la fausse simplicité puisqu'il aborde des thèmes tels que l'immigration, l'abandon, la prostitution... Renaud Dillies réussit encore parfaitement à nous émouvoir avec son dessin empli de douceur et de délicatesse et ses couleurs passéistes réconfortantes.
Voilà un duo d'artistes qui fonctionne à merveille!
Alvin et une petite pensée pour Abélard...
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Belzaran
  07 juillet 2015
« Abélard » est un diptyque des plus bouleversants qui avait su faire parler de lui. le personnage d'Abélard, naïf perdu dans la dureté de la réalité, avait su émouvoir les lecteurs. Et les deux auteurs, Régis Hautière au scénario et Renaud Dillies au dessin, s'étaient trouvés, chacun semblant fait pour travailler avec l'autre. Voilà que cette nouvelle série, « Alvin », reprend les choses là où elles en étaient restées. On retrouve donc le compagnon d'infortune d'Abélard, Gaston, dans sa tentative de survivre aux États-Unis. On est au début du vingtième siècle, la vie est rude.
Il serait dommage de commencer « Alvin » sans avoir lu précédemment « Abélard ». L'histoire est indépendante mais des rappels sont faits, souvent en sous-entendus qui plus est.
Alvin est un petit garçon, né d'une prostituée. Autant dire que son avenir n'est pas rose et que son présent est déjà compliqué. Comme Abélard dans son temps, il apporte une touche de naïveté (de par son âge) dans l'histoire par ses questionnements, même si la vie l'a déjà sacrément endurci.
Les auteurs retrouvent sans peine le ton dont ils ont fait leurs histoires. On y rencontre de la grâce, de la poésie, des drames, une vie qui vous broie mais que l'amitié permet de combattre. « Alvin » possède un ton assez unique, typique des auteurs, qui touche profondément le lecteur. En instaurant ce chapeau magique qui donne des dictons comme leçons de sagesse du jour, ils apportent un peu de magie dans leur univers. Quant aux silences et aux sous-entendus, ils donnent beaucoup de puissance aux émotions.
Les personnages sont des plus vivants. Chacun a ses cicatrices et essaie d'apprivoiser les autres. Ils sont bougons, râleurs, mais avant tout ils sont seuls et souffrent. L'empathie pour eux est totale et on traverse leurs existences en ne leur souhaitant que du bien. Pour cela, les auteurs ne nous aident pas !
Difficile de ne pas parler du dessin de Renaud Dillies, qui est l'un de mes préférés, toutes catégories confondues ! Son dessin animalier, très enfantin dans l'esprit, est doté d'un encrage très personnel. C'est tout bonnement magnifique ! Ses personnages sont simples, mais plein de vie et d'expressivité ! Et que dire du découpage… Une vraie maîtrise tant les pages muettes sont parlantes. Chaque case apporte ses informations et ses émotions. du grand art !
Régis Hautière et Renaud Dillies nous enchante une nouvelle fois avec une oeuvre commune. Parfaitement au diapason, ils créent une nouvelle fois un livre où leurs valeurs transparaissent. Un univers noir, fait d'exclus qui tentent de survivre en se serrant les coudes. Difficile de rester indifférent à ce Alvin. On n'attend plus qu'une chose : la suite.
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cvd64
  28 février 2021
Gaston n'avait rien demandé, seulement un peu de compagnie et voilà qu'il se retrouve avec Alvin, suite au décès de la mère de celui-ci. Commence alors la recherche d'un foyer dans la ville natale de Purity, mère d'Alvin à Crapeville. En chemin ils font la connaissance d'un prêcheur et de sa troupe de "monstres"qui va les mener un bout de chemin mais au prix de sermonts plus déprimants les uns des autres. Ce premier tome se termine sur la fuite de Gaston, Alvin et Jimmy , un des monstres.
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alouett
  10 février 2016
C'est le jour de paye pour Gaston. En cette fin de semaine, alors qu'il débauche de son poste sur le chantier, il invite son collègue et ami à le suivre au bar de George. Mais Gaston voit son invitation refusée. Pavlo va bientôt être père de famille et il doit désormais être responsable ; il ne peut plus se permettre de dépenser sa paye dans l'alcool et les parties de poker. Responsable… voilà bien une obligation que Gaston ne se sent pas en capacité d'assumer.
Il part donc seul au bar de George, dépenser quelques sous dans quelques pintes. Alors qu'il est accoudé au comptoir, Purity vient le saluer. Cette femme de petite vertu est aussi son amie. Alors, quand celle-ci – après avoir été passée à tabac par un de ses clients – confie dans un souffle qu'elle est inquiète pour l'enfant qu'elle élève seule, Gaston l'apaise. Consciente que sa vie est entre les mains des médecins, elle lui fait part de ses dernières volontés : elle lui demande de veiller sur Alvin et de promettre que l'enfant ne sera pas confié à l'Assistance Publique. Gaston promet… et apprend le lendemain matin, en arrivant à l'hôpital, que Purity a rendu son dernier souffle.
Lui qui ne voulait assumer aucune responsabilité met pourtant tout en oeuvre pour tenir ses engagements. Il prend Alvin sous son aile comme il l'avait autrefois fait pour Abélard. Constatant que l'enfant n'a nulle part où aller, Gaston décide de quitter New-York et de l'emmener en Louisiane, dans la ville natale de sa mère, espérant ainsi y trouver les membres de sa famille à qui il pourra confier la garde d'Alvin.

C'était avec tristesse que j'avais refermé le diptyque d' « Abélard ». J'acceptais mal la disparition d'un personnage comme celui-ci ; il m'avait touchée car il était fragile, humaniste, drôle, tendre… attachant tout simplement.
Alors comment résister quand Régis Hautière et Renaud Dillies propose une nouvelle épopée qui fait revivre Gaston, compagnon d'aventure et d'infortune du chétif Abélard ?
On retrouve dans « Alvin » la même tendresse des auteurs à l'égard de leurs personnages. A chaque page de ce récit, Régis Hautière dépose délicatement un détail qui contribue à construire un lien durable entre les deux protagonistes. Ainsi, dans cette quête initiatique que va vivre Alvin-l'enfant, Gaston [l'adulte] veille à ce que tout se passe au mieux. Rien ne prédestinaient pourtant ces deux-là à s'entendre, si ce n'est pour l'amour que l'un porte à sa mère et le profond respect que l'autre voue à son amie… Purity incarnant ces deux facettes de la femme.
Contre toute attente, on assiste – impuissants et ravis – à la métamorphose de Gaston ; sous nos yeux, il reprend vie et accepte une nouvelle fois de tendre la main à plus petit que soi. On sent sa peur de s'attacher de nouveau à quelqu'un mais malgré tout, il accepte de se lancer dans un nouveau périple. Une nouvelle fois, son compagnon de route est un individu frêle et chétif qu'il doit protéger. Mais là ne s'arrêtent pas les similitudes entre Abélard et Alvin. Excepté leur âge respectif, tous deux sont naïfs et rêveurs, tous deux posent inlassablement des questions sur le monde qui les entourent afin de pouvoir mieux en appréhender les contours. On ressent constamment la présence d'Abélard, comme une présence diffuse jusqu'à ce que les émotions de Gaston s'apaisent et qu'il commence le douloureux travail de deuil qu'il doit entreprendre.
La poésie de l'instant est renforcée par les petits billets qui continuent à sortir quotidiennement du chapeau magique. Les couleurs et le trait de Renaud Dillies inscrivent le diptyque d' « Alvin » dans la lignée de son prédécesseur. Les tons sont chatoyants et doux et portent à merveille cet univers fictif pourtant traversé par des sujets qui font notre quotidien : le racisme, l'esclavage, la prostitution, l'intolérance, le fanatisme religieux… La poésie n'est pas en reste pourtant, force est de constater que ce récit a moins de force et de profondeur que le précédent malgré la présence de jolies trouvailles graphiques qui viennent agrémenter l'ensemble.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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Noctenbule
  25 juillet 2016
Gaston est un ours un peu grognon mais le coeur sur la patte. Alors lorsqu'une amie prostitué meurt et lui confie son fils. Il n'a pas le choix de trouver une solution pour le bien-être du gamin. Régis Hautière et Renaud Dillies proposent un nouveau dytique dans un univers aux sympathiques animaux anthropomorphes.
Ce nouveau dyptique fait suite à un précèdent, avec un personnage du nom d'Abélard. Gaston a perdu son meilleur ami et de lui, il ne lui reste qu'un chapeau à aphorisme. Tous les jours, il y a un petit papier dedans qui apparaît comme par magie. Parfois, il les lit. Sa vie est assez monotone. Il travaille sur la construction des nouveaux gratte-ciels à New-York puis, bistrot avec fréquentation d'une prostitué, Purity et enfin, dodo avec quelques cauchemars.
Sa vie sans intérêt aurait pu continuer ainsi jusqu'à sa mort. Mais voilà, que le fils de la prostituée se retrouve à sa charge à la suite de la mort de son amie. Alvin est un gamin avec un sale caractère. Il pourrait le mettre à l'assistance publique cependant, il a fait une promesse à sa mère. En attendant, il faut apprendre à vivre ensemble et se supporter. Lui qui a presque toujours vécu seul et cet enfant très perturbé, chacun doit trouver des repères. Il se souvient qu'il lui avait parlé d'une famille à Crapeville. Un avenir pour le petit se profile peut-être là-bas ?
J'avoue qu'en voyant la couverture de cette bande dessinée, je ne l'aurais pas prise pour la lire. Mais sur internet, les avis très favorables sont pléthores. Une bd à lire absolument alors lorsque la médiathèque a fait l'achat, c'est sans aucun doute que je l'ai empruntée. Malgré une certaine poésie dans l'histoire, une sensibilité touchante dans les personnages, je n'ai pas trop accroché. Il faut dire que je n'aime vraiment pas les dessins. C'est déjà un gros frein pour apprécier une histoire. D'ailleurs, les dessins me rappelait ceux de « Betty Blues » que j'avais aussi détesté. C'est normal, c'est le même dessinateur. Il a fallu faire abstraction des dessins et de la mise en couleur pour apprécier la gentille histoire.
C'est vrai, on découvre un New-York pendant que les tours se construisent, que la pauvreté règne, que les hommes boivent leur salaire au bistrot, que les femmes vendent leur corps pour survivre… Et puis ce drame, une prostituée meurt sous les coups d'un homme violent, cela n'émeut personne tellement c'est banal et sans importance. Gaspard est encore touché par la mort de son meilleur ami sous ces yeux. Mais il n'est plus un enfant et n'essaie pas de se reconstruire. D'ailleurs, est-ce possible à cette époque ? est-ce tout simplement envisageable ? J'ai trouvé que l'histoire était sans surprise et je n'ai pas été vraiment ému par l'histoire peut-être déjà trop vu et entendu ?
Un premier récit tout gentillet de la rencontre d'un ours mal léché avec un enfant qui n'a plus d'attache. Un indispensable à lire ? Je ne crois pas, d'ailleurs, c'est avec plaisir que je vais le rendre à la médiathèque.

Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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critiques presse (3)
BoDoi   01 octobre 2015
Une lecture toujours agréable et fluide, notamment grâce au dessin animalier doux et accueillant de Renaud Dillies.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   07 août 2015
Quatre ans après la conclusion tragique d'Abélard, Régis Hautière et Renaud Dillies ont décidé de suivre les péripéties de Gaston au pays de l'Oncle Sam. Moins bercé par le romantisme et la poésie que les tomes précédents, cette vraie-fausse suite reprend néanmoins le même ton tourmenté et fataliste.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   01 juillet 2015
Il en résulte un bon premier volume, très agréable à suivre, même si le récit semble cousu de fils blancs !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   08 septembre 2015
La franchise ne consiste pas à dire ce que l'on pense mais à penser ce que l'on dit.
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LadydedeLadydede   21 juin 2015
- On est différents, d'accord, mais c'est pareil pour tout le monde.
- Comment ça ? Personne n'est pareil à tout le monde !
- Justement, c'est ce que je dis : tout le monde est différent et donc, sur ce point, on est tous pareils.
Commenter  J’apprécie          70
marina53marina53   08 septembre 2015
Si tu pleures le passé, si tu crains l'avenir, accroche-toi au présent.
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marina53marina53   08 septembre 2015
Crois la moitié de ce que tu vois et rien de ce que tu entends.
Commenter  J’apprécie          163
marina53marina53   11 septembre 2015
Change de ciel, tu changeras d'étoile.
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Vidéo de Régis Hautière
Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. En cet été 1914, lorsque l'instituteur est appelé comme tant d'autres sous les drapeaux, personne n'imagine que c'est pour très longtemps. Et les Lulus ne se figurent évidemment pas une seconde que la guerre va déferler sur le monde finalement rassurant qu'ils connaissent.
Comment appréhender la guerre quand on est encore enfants ? Raconter l'histoire à hauteur de vue d'un enfant, c'est le pari qu'ont lancé Hardoc et Régis Hautière. Dans cette exposition pédagogique, venez découvrir le quotidien des quatre enfants en 14-18.
Une vidéo présentée dans le cadre du festival de la Foire du Livre de Bruxelles 2021.
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