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ISBN : 2207135527
Éditeur : Denoël (24/08/2017)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Carolyn était une jeune Américaine comme les autres. Mais ça, c’était avant. Avant la mort de ses parents. Avant qu’un mystérieux personnage, Père, ne la prenne sous son aile avec d’autres orphelins.
Depuis, Carolyn n’a pas eu tant d’occasions de sortir. Elle et sa fratrie d’adoption ont été élevés suivant les coutumes anciennes de Père. Ils ont étudié les livres de sa Bibliothèque et appris quelques-uns des secrets de sa puissance. Parfois, ils se sont deman... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Apophis
  10 août 2017
Un roman de Fantastique lovecraftien / Strossien vraiment, mais alors vraiment pas comme les autres, qui met les bibliothécaires au pouvoir
(lu en VO)
Ce livre de Fantastique, inspiré autant par Lovecraft que par Stross, est vraiment très particulier, dans son ambition et son sense of wonder (une expression qui n'est d'habitude employée qu'en science-fiction mais qui, ici, n'est en rien galvaudée), mais aussi dans le côté horrifique, gore et malsain de certaines scènes. Ce n'est tout de même pas si souvent qu'on voit le maître de la Réalité et de toutes choses à l'oeuvre, formant douze disciples comme autant d'apôtres dévoyés, chacun maîtrisant une partie du pouvoir suprême, chacun étant tour à tour horriblement torturé s'il ne se soumet pas aux volontés de Père. Ces anciens petits américains ont été arrachés, à huit-dix ans, au monde normal, pour être conduits dans la Bibliothèque, celle qui renferme tous les secrets de l'univers (ou presque).
Malgré des scènes très cruelles, un ton souvent très noir, la fin du livre vous réservera bien des surprises (sans compter qu'elle appelle de toute évidence une suite, que je lirai avec plaisir si elle paraît). Les nombreux twists de l'intrigue, les révélations dans les flash-backs, le rythme bien maîtrisé et les cliffhangers typiques des codes du thriller et savamment employés sauront vous tenir en haleine. Globalement, c'est donc un livre recommandable, sachant qu'il ne faut tout de même pas être trop sensible vu l'horreur et le côté glauque et transgressif de certaines scènes. de plus, on peut déplorer un certain manque d'originalité, vu que c'est tout de même extrêmement inspiré par Lovecraft et peut-être surtout Stross.
Toutefois, si ce livre avait un énorme potentiel sur le papier, celui-ci est un peu gâché par un style parfois sur courant alternatif (la scène où Erwin est dans le Bureau Ovale, par exemple, est franchement mauvaise), par de vagues problèmes de cohérence, et par un auteur qui, à quelques reprises, en terme de suspension d'incrédulité, nous en demande beaucoup (on doit toutefois nuancer ces critiques en tenant compte du fait qu'il ne s'agit après tout que d'un premier roman). En revanche, c'est prenant, on lit avec plaisir, il y a de l'imagination, bref c'est assez contrasté, en fait. J'ai envie de dire que si vous avez aimé le volet lovecraftien de l'oeuvre de Stross, vous pouvez y aller, sachant que les qualités d'écriture ne sont pas les mêmes.
Retrouvez la version complète de cette critique sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Lutin82
  31 octobre 2017
Père maîtrise l'ensemble des catalogues, mais ne souhaite pas qu'un de ses élèves puissent un jour rivaliser avec lui. Ainsi la moindre tentative est brutalement châtiée. Il génère ainsi la méfiance et un esprit de pré-carré entre les enfants ou la compétition acérée remplace l'idée d'entre-aide. David devient d'une cruauté saisissante s'épanouissant avec la découverte et l'apprentissage de son catalogue. Que peut faire une Carolyn avec les langages mis à part s'endurcir ?…
Ces premiers chapitres furent presque une épreuve, j'ai même été sur le point de refermer le roman dès le premier, ce qui ne m'arrive quasiment jamais.
Cependant, une petite flamme maintenait mon intérêt. Une flamme qui a pris davantage d'ampleur au fur et à mesure.
Déjà le récit alterne entre le présent qui relate la recherche de Père qui a subitement disparu et le passé qui détaille les phases clés de l'éducation. Cette structure d'une fausse simplicité apporte du suspens et renforce la dramaturgie, soulignant habillement chacune des phases. Ainsi, plus le lecteur avance dans le récit, plus se trouve-t-il pris dans la toile de Scott Hawkins.
Carolyn happe le lecteur. Elle exerce une forme de fascination entre cette vulnérabilité initiale, un sentiment de petite chose fragile, et l'intuition qu'elle possède une force et une détermination incommensurables. Elle est si paradoxale, si énigmatique dans ses forces et faiblesses qu'elle éveille une grande curiosité. En tant que lecteur, j'ai navigué entre l'empathie et la répulsion…
Répulsion, oui car aucun de ces enfants/adultes ne provoque la sympathie ou l'attachement tant ils sont tarés, barrés, flingués du cerveau, barbares du coeur. La compassion nous en éprouvons, mais elle est systématiquement douchée par un acte ou un comportement dérangeants. Seuls les protagonistes secondaires comme Steve et Erwin, pleinement humains nous raccrochent à une certaine « rationalité ». Ou les animaux (Naga, la lionne).
Outre son originalité, cette fantasy urbaine est marquée par cette folie qui imprégne la psychologie des personnages, le cadre démesuré de la Bibliothèque, la démence de certains comportements,… Mais les motivations demeurent rationnelles, tout comme la trame qui ne sombre jamais dans le délire. D'ailleurs cela peut paraître paradoxal car sous ce parfum timbré, nous sentons bien que Scott Hawkin mène son histoire et que jamais il ne se laisse déborder par les lubies ou l'extravagance de ses personnages. Tout à un but, ici.
A la suite ce cette lecture, vous verrez les bibliothécaires d'un oeil nouveau et peut-être admiratif. La Bibliothèque de Mount Char se paie le luxe de l'extravagance et cela fonctionne, exerçant une fascination sur son lectorat grâce à une imagination débordante, des personnages solides et une histoire qui donne dans la démesure.
Critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.com/2017/1..
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BlackWolf
  24 septembre 2017
En résumé : J'avoue, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, même si certains aspects m'ont légèrement frustré. L'auteur nous plonge dans un récit complètement barré avec des bibliothécaires contrôlant l'univers. Père a disparu, l'accès à la Bibliothèque est devenue impossible et ses disciples deviennent nerveux et enquête pour essayer de le retrouver. C'est déjanté, sans limites, percutant et bien rythmé ce qui fait qu'on se laisse porter par ce récit. L'univers est l'un des gros point forts de ce livre proposant une mythologie très prenante et pleine de mystères, qui se dévoile efficacement entre révélation, second degré et folie. Il donne clairement envie d'en apprendre plus, même si je trouve que sur la fin il s'adapte un peu trop aux besoins de l'auteur devenant parfois improbable et reposant sur quelques Deus Ex Machina faciles. Les personnages ne manquent pas non plus d'attrait, mélange de folie et de charisme, et plus on avance dans le récit plus on comprend ce qui leur est arrivé, leurs failles, leurs souffrances. Je ne vais pas dire qu'on s'attache et qu'ils nous touchent, mais on les comprend et ils se révèlent assez charismatiques pour nous captiver. Seul Steve, qui pourtant a son importance dans le récit, m'a un peu laissé de marbre. La conclusion s'avère explosive, rythmée, avec de nombreux rebondissements et le voile qui se lève sur les différents mystères présenté, mais voilà je l'avais deviné bien en amont. C'est simple sur les deux grosses révélations j'avais trouvé la première au premier quarte du livre et l'autre entre le premier tiers du livre et la moitié ce qui est frustrant pour un roman qui repose justement sur ses mystères. J'ai aussi trouvé que certaines scènes étaient un peu trop déconnectées du récit ce qui offre quelques longueurs. La plume de l'auteur est simple, efficace et entraînante même si parfois l'auteur en fait un peu trop sur le côté familier ce qui peut s'avérer un peu lourd. Au final ça reste un bon livre, détonnant avec de bonnes idées, dont mon seul regret et d'avoir deviné la fin, mais cela ne m'empêchera de lire d'autres écrits de l'auteur.

La chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Ikebukuro
  19 novembre 2017
Attention OVNI ! Difficile de parler de ce roman qui en rappelle beaucoup d'autres mais qui ne ressemble à aucun… Pour donner quelques pistes et une idée de ce à quoi peut s'attendre le lecteur, comment ne pas penser à "American Gods" de Neil Gaiman – que pour ma part je n'avais pas du tout aimé – et à la série "Les princes d'Ambre" de Roger Zelazny – que j'ai appréciée mais au milieu de laquelle je suis restée bloquée par manque de temps.
A travers le destin de ces enfants, l'auteur s'en donne à coeur joie : clin d'oeil à la littérature du genre, mondes parallèles, chaos organisé, batailles mémorables, personnages déjantés… les clichés sont légions mais dans une sorte de frénésie jubilatoire qui laisse le lecteur essoufflé, hagard mais tellement heureux au bord de la route. Entre le thriller fantastique où la magie côtoie la religion et le mystique et le grand guignol sanglant et violent, on sent que l'auteur se régale à noyer les pistes et à nous présenter ses personnages tous plus tordus les uns que les autres. Pas vraiment de normalité dans ce roman, la normalité ressemble plutôt à des scènes tirées du film The Truman Show. Entre humour et galerie de portraits atypique et bizarre on se retrouve entre Freaks et les Monty Pythons mais quel bonheur !
Rien de nouveau dans la thématique, puisque l'on est dans la relation entre les Dieux et les hommes mais la façon dont l'auteur nous entraîne dans son délire est époustouflante. du début à la fin, le lecteur se retrouve embringué, presque malgré lui dans cette course de près de 500 pages où la violence la plus crue se confronte à l'humour le plus noir et grinçant. On peut se sentir perdu par moment, dérouté, énervé de se faire mener par le bout du nez mais au final, cela fait vraiment du bien de se faire bousculer dans sa lecture et rares sont les romans qui font vraiment cet effet.
J'ai mis du temps à faire cette chronique car je dois avouer que je ne savais pas trop par quel bout la prendre… tant ce roman est surprenant, inclassable, ne ressemble à aucun autre. Je suis consciente que certains détesteront, d'autres seront bluffés. Pour ma part je n'ai qu'un conseil : lisez-le, faites-vous votre propre avis !
A lire sur le blog :
Lien : http://bidules16.canalblog.c..
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wangobi
  17 octobre 2017
Sur un bord de la Highway 78, non loin de Garrison Oaks, une jeune fille marche couverte de sang. Un poignard d'obsidienne est caché au creux de ses reins. Elle se nomme Carolyn et se présente comme bibliothécaire américaine. Elle parle en fait plus couramment le Palapi, un langage vieux de plus de 60 000 ans ; phénomène plutôt étrange me diriez-vous, mais qui ne semble cependant pas l'émouvoir plus que cela.
Mais qui est vraiment Carolyn, et surtout qui est cet homme qu'elle recherche et appelle « Père »? Un homme tout aussi mystérieux qu' omniscient. Une figure ténébreuse, qu'on n'évoque qu'avec respect et terreur. Une ombre qui l'a élevée sous une férule de fer et de bronze, elle ainsi que d'autres enfants tout aussi étranges, comme Michael qui parle aux animaux ou Jennifer qui ressuscite les morts…
Scott Hawkins, informaticien américain jusqu'alors absolument inconnu du grand public, signe là un premier opus digne d'un télescopage dément entre le duo Tarantino/Rodriguez satellisé, un Clive Barker en grand forme ainsi qu'un Garth Ennis façon Preacher. C'est percutant, cru, surréaliste et drôle, absolument insaisissable et viscéralement addictif. Les virages sont à 180°, ça drift sévère et on se demande s'il y a un feu à un moment donné, quelque part sur la piste.
l'intégralité de cette chronique sur le site des nyctalopes !
Lien : http://www.nyctalopes.com/la..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   06 septembre 2017
Quoi qu’il en soit, ce roman n’en demeure pas moins une lecture délicieusement dérangeante la plupart du temps.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
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