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Corinne Atlan (Traducteur)
ISBN : 2268053679
Éditeur : Les Editions du Rocher (10/03/2005)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 22 notes)
Résumé :

1945. Yukiko rentre à Tokyo, dans un japon dévasté,après plusieurs années passées en Indochine, commesecrétaire pour le ministère des Forêts. Elle espère y refaire sa vie avec Tomioka, employé du ministère avec qui elle a vécu une passion torride. Mais Tomioka, qui a retrouvé sa femme et ses enfants, n'est plus le même homme : malgré ses promesses, il n'a rien à offrir &#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
dourvach
  02 septembre 2016
Fumiko Hayashi (1903-1951) fut une exceptionnelle romancière : son "Nuages flottants" ultime (1950) est une oeuvre peinte à touches délicates, d'une exceptionnelle prose poétique qui nous entraîne dans le Tokyo et sa banlieue grisâtre d'après la défaite de 1945... dans le monde des souvenirs, aussi... Une femme face aux deux hommes "de sa vie" : vie dont elle a perdu le fil... L'adaptation cinématographique de cette oeuvre par Mikio Naruse fut également de toute beauté - dans son noir-et-blanc brumeux hypersensible. Un chef d'oeuvre, un "classique moderne" à découvrir, donc. Célébrant ici trop brièvement ce "Nuages flottants", on pressent qu' il s'agit là de littérature, avec cette place infinie laissée à l'imaginaire - fertilisation de l'imagerie mentale du lecteur. Pas de surlignage. Juste du sensible.
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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LePamplemousse
  24 août 2013
Un homme et une femme s'aiment...ou plutôt se sont aimés.
Car lui ne l'aime plus...
Et elle refuse de voir que cet amour n'existe plus.
Elle va s'enfoncer de plus en plus profondément dans ses souvenirs et cette passion va la dévorer littéralement, jusqu'à la briser.
Ce roman très poétique (comme bon nombre de romans japonais) nous laisse abasourdis, comme cette femme que la passion a totalement détruite. Une descente aux enfers magnifiquement décrite.
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lacazavent
  25 mai 2016
Un magnifique roman sur la guerre et l' amour, mais avant tout un superbe portrait de femme. L' histoire de ce livre c'est celle de Yukiko, une jeune fille sans histoire qui profite de la guerre pour quitter le Japon, muté au Vietnam, c'est là qu' elle va rencontrer l' homme autour duquel va tourner sa vie futur. Rapatrié dans son pays, elle n'attendra qu' une chose revoir son amant, seulement la passion amoureuse s'éteint, laissant la place à une attirance irrépressible, presque malsaine, difficile à vivre pour chacun. Ils se voient, ne se rencontrent plus, s'aide dans la pauvreté et les difficultés, se blessent volontairement ou non, ils céderont tour à tour au désespoir, mais jusqu'à la fin ils s'accrocheront l' un à l'autre.
Une très belle histoire qui m' a énormément touché, un coup de coeur malgré quelques longueurs du à des passages qui semblent se répéter.
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kuroineko
  17 novembre 2012
Ce roman paru en 1951 offre une vision réaliste de la situation du Japon d'après-guerre: décombres, occupant américain omniprésent, misère, marché noir, abattement de la population après la défaite.
Dans un Tôkyô froid, noir et pluvieux, Yukiko et Tomioka luttent contre une détresse physique et morale.
L'ensemble du récit se teinte d'une profonde amertume, qui perce notamment dans les âpres disputes entre les deux personnages. Ils se raccrochent à la parenthèse dorée de leur séjour indochinois tout en étant conscient que ce n'est qu'une illusion.
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Chaplum
  19 décembre 2013
En 1943, Yukiko part en Indochine en tant que dactylo. Cette jeune japonaise, au physique assez insignifiant, va connaître une passion amoureuse avec un des fonctionnaires des Eaux et Forêts qui y est aussi en poste. Mais une fois la guerre perdue, les deux amants sont rapatriés dans un pays dévasté et Yukiko doit faire face à la lâcheté de Tomioka. Bien que leur amour ne soit plus qu'un souvenir laissé dans la chaleur tropicale, le couple ne parvient pas à se quitter définitivement, tombant dans une sordide parodie d'aventure amoureuse.
Un résumé et une couverture qui avaient tout pour me plaire, il n'en fallait pas plus pour me faire acheter ce roman écrit par une romancière japonaise décédée en 1951 après avoir mené une jeunesse déréglée. On peut d'ailleurs imaginer qu'elle utilise son expérience pour esquisser le personnage féminin de ce récit, que la quatrième de couverture présente comme un superbe portrait de femme. Hélas, après un début prometteur, je me suis engluée dans une histoire qui me semble tourner en rond et je jette l'éponge à la moitié (soit à la page 234 sur 487)
Les premiers chapitres, consacrés à la vie de Yokiko et Tamioka en Indochine sont tout simplement prenants et d'une écriture splendide, entre poésie et retenue, très japonaise. Tout en ellipse, on assiste à la naissance de l'idylle entre la jeune japonaise, qui connaît peu le monde, et le fonctionnaire qui en impose. L'exotisme de l'Indochine apporte une touche supplémentaire au charme du début de ce roman. Une fois dans le Japon en ruine et défait, tout change. Les personnages ont été métamorphosé par la défaite eux aussi. Yukiko est devenue une femme arrogante et blessée ; Tomioka un homme meurtri et abattu, loin du séducteur sûr de lui qu'il était en Indochine. Il se retrouve aux prises de cette femme qui met son couple en danger mais il ne peut se résoudre à la quitter. Elle aussi le trouve de plus en plus pathétique. Commence alors une ronde de rendez-vous entre eux, qui se terminent sans cesse dans l'alcool.
L'intérêt principal de ce roman réside pour moi dans la description du Japon de l'après deuxième guerre mondiale. Un Japon rarement décrit dans les romans, dévasté aussi bien économiquement que dans les esprits. Les immeubles sont délabrés, il n'y a pas de chauffage, les gens peinent à travailler. La romancière décrit bien aussi certaines coutumes comme celles des bains, certains repas ou le fonctionnement des chauffages. J'ai vraiment aimé découvrir tout cela, mais cela n'a pas suffit à me sortir de la torpeur dans laquelle l'histoire sordide des deux principaux protagonistes m'a plongée. Dommage.
Lien : http://www.chaplum.com/nuage..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   04 octobre 2015
Il continuait à boire, en grignotant les bouts d'oignons frais et les pousses de bambou qui parsemaient les nouilles refroidies. « Comme ma vie est pitoyable », songea-t-il, tout en commençant à se trouver comique. Tout le monde, se disait-il, croyait avec le plus grand sérieux vivre des tragédies répétées, mais il doutait que quiconque, depuis des milliers d'années, eût vécu une seule véritable tragédie, propre à enrichir l'humanité. La vie des hommes n'était qu'une succession de farces. Les hommes vivaient, le cœur tremblant, des comédies pleines de désordre et de confusion. Brandir le spectre de la justice était également une farce. Le bien et le mal ne pouvaient être que des bouffonneries. Les êtres humains vivaient en poussant chacun à l'extrême la logique qui lui convenait le mieux, dans une ambiance d'une drôlerie à pleurer de rire. C'est peut-être seulement devant la mort que, soulagé, on poussait enfin pour la première fois un soupir authentique.
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art-bsurdeart-bsurde   06 octobre 2015
Dans les vapeurs de l'ivresse, il oublia tout ce qui avait précédé son arrivée sur cette île, et l'illusion d'y avoir toujours vécu s'empara de lui. La pluie tombait de plus en plus drue, une véritable tempête. L'eau coulait à torrent dans les gouttières avec un bruit de percussion. Tomioka avait l'impression qu'ici, toute pensée devenait inutile, seule comptait la vie, dans ce qu'elle avait de plus brut. Il continua donc à boire sans penser à rien.
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kuroinekokuroineko   08 février 2017
Il oublia ensuite Dieu pour passer aux techniques permettant d'utiliser les êtres humains et leur aspiration au divin. Chez tous les êtres, expliqua-t-il, le désespoir durait plus longtemps que les brefs moments de bonheur. Tous les humains trébuchaient, tous connaissaient les tourments du désespoir. Les brefs moments de joie de la vie correspondaient à l'une ou l'autre des extases procurées par les désirs des sens, et la tâche urgente des nouvelles religions était d'utiliser ce besoin d'extase pour séduire les fidèles. Les hommes et les femmes se servaient de leur argent dans le but de satisfaire leur concupiscence. Donc, si l'extase religieuse parvenait à entrer aussi dans ce cadre, rien ne rapporterait autant d'argent que la religion, poursuivit-il comme s'il parlait d'un commerce.
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kuroinekokuroineko   08 février 2017
Dès qu'on se quitte et qu'on ne se voit pas pendant deux ou trois jours, on a envie de se revoir. Je suis toujours en train de penser à toi. Je te déteste ou je t'adore... C'est insupportable, d'être humain. Il faut laisser passer encore un peu de temps, et la sérénité finira sans doute par venir, mais...
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kuroinekokuroineko   17 novembre 2012
L'esprit humain était une chose si volatile et changeante, qui se transformait à chaque instant en fonction des miasmes de son environnement.
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