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EAN : 9782702167304
429 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (14/08/2019)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 98 notes)
Résumé :
"Sa musique décrivait un coin du ciel, une façade éclaboussée de lumière, invisibles sans jazz. Il jouait et la joie se réveillait d’un rien et de partout."

À Tunis dans les années trente, Darius Zaken est frappé de mutisme après la disparition brutale de son père. Élevé par sa mère Stella qui le destine aux plus hautes études et sacrifie tout à cette ambition, il lutte pour se montrer à la hauteur. Mais le swing d’une clarinette vient contredire la v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  16 avril 2020
Si j'ai lu Où bat le coeur du monde de Philippe Hayat, c'est avant tout parce qu'il fait partie d'une sélection de six livres à lire et à élire pour le Prix des lecteurs des 2 rives organisé par ma médiathèque.
Je dois dire que j'ai été bluffée de bout en bout par la maîtrise avec laquelle l'auteur fait vivre ce personnage fictif Darius Zaken, qui deviendra le grand jazzman Darry Kid Zak. Il lui fait croiser tout un tas de personnages bien réels, et pas des moindres, comme Miles Davis, Chet Baker, Billie Hollyday ou Charlie Parker dit Bird.
Même si le roman débute à Paris en 2015 par le concert d'adieu que donne le grand jazzman Darry Kid Zak, la suite nous contera la vie de Darius à partir de 1935, depuis la Tunisie française en passant par l'Italie où nous assisterons au débarquement des Alliés jusqu'à cette Amérique ségrégationniste. Ces considérations historiques sont passionnantes et très instructives. J'ai d'ailleurs beaucoup appris sur l'histoire des juifs en Tunisie.
Le jeune Darius devient muet et gardera une boiterie toute sa vie à la mort de son père lynché sous ses yeux, victime d'une émeute visant la communauté juive dont il fait partie. Sa mère Stella se sacrifiera pour lui, essayant de l'empêcher de jouer de la clarinette pour qu'il se concentre entièrement à ses études. Darius a un don irrésistible pour cet instrument qui lui redonne voix et il lui faudra beaucoup de courage pour fuir l'amour dévorant de sa mère et satisfaire ses rêves : "Parfois, pour exister, il faut accepter de faire souffrir ceux qu'on aime."
Mais, paradoxalement, c'est la force extraordinaire de l'amour de cette mère dont il va devoir se séparer qui va lui permettre de devenir ce qu'il est devenu " … à cause d'elle il avait failli ne pas être, et, sans elle jamais il n'aurait été ".
C'est à la fois un roman d'initiation, d'émancipation et un roman musical où le jazz est un personnage à part entière et peut-être le plus important. Tout au long du roman on est emporté et bercé par le rythme du jazz et du swing.
Il n'est pas nécessaire d'être un mélomane averti pour apprécier ce roman, mais si on ne l'est pas, tel est mon cas, on peut alors y trouver quelques longueurs.
Ce que Philippe Hayat développe très bien, c'est la force que peut provoquer une passion. À l'exemple de Darius, si on a le courage d'aller jusqu'au bout, elle peut permettre de dépasser tout déterminisme social, culturel et religieux, de surmonter les épreuves et les obstacles et de choisir ainsi le cours de sa vie.
Coup de chapeau à l'auteur qui connaît superbement l'histoire du jazz et de cette musique afro américaine. Au travers de ce roman, il nous la fait partager de façon magnifique !
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Fandol
  09 février 2020
Étonné, surpris, enchanté par cette découverte, Où bat le coeur du monde, second roman de Philippe Hayat, roman sélectionné par ma médiathèque pour le Prix des lecteurs des 2 Rives, je termine à l'instant sa lecture et j'aurais voulu poursuivre l'histoire, remonter jusqu'à Paris, en 2015, où Darry Kid Zak donne son dernier concert…
Dinah, femme infatigable et admirable, est aux côtés de ce génial musicien de jazz, de cool-jazz plus exactement. Cet artiste imaginé par l'auteur est muet. Il enchante le public depuis des années avec sa clarinette et son saxophone soprano.
D'ailleurs, la partie suivante me ramène à New York, en 1946, et décrit la rencontre entre Dinah et Darry qui végète. Il faut patienter un peu avant de remonter encore le temps pour se retrouver à Tunis, en 1935.
Darius a dix ans, vit au coeur du vieux quartier juif. Son père, Sauveur, est libraire et tente de lui inculquer les principes religieux alors que Stella, sa mère, d'origine italienne est moins dévote.
Le texte fourmille de détails, de remarques savoureuses mais la tension entre la jeunesse arabe et les Juifs est plus que palpable. Certains extrémistes alimentent la haine et tout dégénère après une tempête de sable. Sauveur est pris à partie, battu, sa librairie brûlée. Son fils, parti chercher du secours, a toutes les peines du monde à faire bouger les Français qui laissent faire. L'enfant, molesté à son tour, veut sauver son père. Il est grièvement blessé, profondément choqué. Il ne parlera plus.
Veuve, Stella veut que son fils réussisse. Elle apprend le langage des signes mais Darius découvre la musique, apprend la clarinette, se gorge de jazz grâce à Lou, une jeune fille qui l'a pris en affection. Son histoire est vraiment lancée.
Je devais donner le point de départ de ce roman extraordinaire racontant l'histoire d'un jazzman blanc qui réussit à faire sa place parmi les géants de la musique. Imaginaire, certes, mais j'aurais tellement aimé qu'elle soit vraie tant elle déborde de sincérité et de réalisme.
Rien n'est facile pour Darius qui fait tout pour jouer sa musique, exprimer son âme tout en travaillant technique et mélodies. J'ai suivi son périple dans l'armée US qui débarque en Sicile car il a été adopté par quelques musiciens noirs au grand coeur et c'est pour cela qu'il se retrouve à New York.
La partie américaine est dure, réaliste, pleine de rebondissements, d'aléas, démontrant toute la difficulté pour un musicien, quel que soit son talent, pour s'imposer ou simplement trouver du travail.
J'ai frémi d'horreur devant le racisme profondément ancré dans le sud des USA. Phililppe Hayat démontre là aussi sa connaissance précise du pays. Il n'est jamais ennuyeux. Même si je ne connais pas les nombreux titres cités – malgré pas mal de concerts à Jazz à Vienne – l'auteur fait tellement vibrer mots et phrases que mon enchantement est complet !

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Kittiwake
  20 septembre 2019
De Tunis à New-York, Philippe Hayat imagine le parcours d'un musicien, né dans les années où se profilait une période obscure pour la communauté juive. Darius en est victime, très tôt, puisque son père meurt sous ses yeux au cours d'une émeute visant sa librairie. il en gardera à jamais des séquelles, une boiterie et surtout un mutisme définitif.
Alors qu'il vit seul avec sa mère, ouvreuse dans un théâtre, il suffit d'une soirée passée à aider au vestiaire, pour que la révélation se fasse : la clarinette ne quittera plus ses pensées.
L'apprentissage serait aisé s'il ne devait se faire en catimini, la mère ayant d'autres ambitions pour son fils.
L'on sait d'emblée que ses voeux seront exaucés puisque le roman ouvre sur les coulisses d'un spectacle dont Darius, 90 ans, est la vedette.
C'est donc toute l'histoire de ce musicien de génie (il n'est pas nécessaire de googleliser pour le rechercher : il n'existe pas), et par la même occasion de tous les géants du jazz qu'il croise sur sa route : Charlie Parker, Dizzie Gillepsie, Sarah Vaughan
Le récit est bien entendu émaillé de descriptions détaillées des performances de Darius, mais de même qu'une recette de cuisine a beau être décrite dans ses ingrédients et même dans ses saveurs, il manque le goût en bouche, les prestations de Darius restent des phrases, parfois sibyllines pour le béotien.
« Ré bémol, quatre notes pentatoniques sur cinq, le gars connaissait ses classiques et le provoquait en duel.
Sur l'anatole, il dériva en si bémol. Au troisième groupe de huit mesures, Darry saisit la balle au bond. le type voulait souffler un brin, il était son homme.
Les autres firent cercle autour d'eux. Darry l'emmena sur une lydienne dominante. L'autre riposta en multipliant les substitutions tritoniques. »
Même avec quelques notions de solfège, ça laisse béat.

C'est bien écrit et bien documenté, l'auteur est sans aucun doute un spécialiste de la question, mais c'est quand même une peu ardu dans l'ensemble, sur le plan de la musique.

#OùbatLeCoeurDuMonde #NetGalleyFrance

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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si-bemol
  17 mars 2020
L'histoire de Darius Zaken, c'est celle d'un enfant juif de Tunis qui, en 1935, a vu mourir son père sous ses yeux, assassiné par des musulmans au cours d'un pogrom où lui-même fut grièvement blessé. Ce jour-là, il perdit à la fois l'usage de la parole et de sa jambe. Deux ans plus tard, un petit boulot d'un soir au théâtre municipal de Tunis : au pupitre et à la guitare, Joaquin Rodrigo crée le Concerto d'Aranjuez… nuit andalouse, parfums d'été, fontaines bruissantes, la guitare qui dialogue avec l'orchestre, les cuivres, les cordes, et soudain - second mouvement - un solo de clarinette, une voix infiniment humaine qui “racontait une histoire dans un langage de sons et de silences”.
Pour Darius, l'enfant boiteux et muet, c'est la naissance impérieuse d'un désir, une signification nouvelle donnée au monde, comme une pulsion de vie radicale et sauvage qui vaut qu'on lui sacrifie tout : il vivra désormais dans un univers de sons, de rythmes et d'harmonies, là "où bat le coeur du monde". de 1935 à 2015, de Tunis à Paris en passant par New-York, ses clubs de jazz effervescents et endiablés de l'après-guerre et les tournées calamiteuses dans une Amérique ségrégationniste qui pend encore les Noirs aux arbres, Philippe Hayat dessine - autour du destin particulier d'un enfant appelé à devenir un virtuose - une fresque historique et musicale où le jazz, son swing, son histoire et son univers occupent la première place.
J'ai beaucoup aimé cette immersion particulièrement bien documentée dans le monde alors tout neuf du be-bop puis du cool jazz, traversé par les figures légendaires de tous les géants du jazz : Bud Powell, Thelonius Monk, Dizzy Gillespie, Billie Holiday, Max Roach, Lester Young, Charlie Parker et Miles Davis ; j'ai beaucoup aimé les personnages, en particulier féminins, présences protectrices et tutélaires - à commencer par Stella, cette mère sacrificielle à l'amour inconditionnel et angoissé que la peur du lendemain et l'obsession de la survie rendent sourde au talent de son fils et qui devra apprendre que personne, pas même un fils, n'appartient à personne ; et j'ai beaucoup aimé, enfin, cette histoire - très bien écrite - de vocation et de résilience où volonté et talent se conjuguent, envers et contre tout, pour venir à bout de toutes les difficultés, surmonter tous les échecs et construire un destin.
Une très belle lecture et un très beau livre, à la fin bouleversante.
[Challenge Multi-Défis 2020]
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Archie
  10 octobre 2019
Philippe Hayat dispose de multiples talents. Polytechnicien et diplômé de l'Essec, il développe depuis vingt ans des entreprises à succès. Soucieux de transmettre l'esprit d'entreprendre, il donne des cours, écrit des manuels, crée des associations de soutien aux jeunes entrepreneurs. Il trouve aussi le temps d'écrire de la fiction. Où bat le coeur du monde est son deuxième roman.
Sur quatre cents pages menant de 1935 à 1954, le roman relate les années d'épreuves et d'apprentissage d'un enfant, puis d'un jeune homme, qui deviendra par la suite un célèbre musicien de jazz. Darius Zaken est né à Tunis, dans la Hara, un minuscule et misérable quartier juif enclavé dans la médina. Resté muet et boiteux à dix ans à la suite d'un événement tragique qu'il faut bien qualifier de pogrom, il est élevé par une mère enfermée dans un amour maternel étouffant, obsédée par l'ambition de lui faire réussir des études qui lui permettraient d'accéder à une carrière de haut fonctionnaire.
Je n'ai pu m'empêcher de penser à La Promesse de l'aube, tout particulièrement dans le dernier chapitre du retour aux sources. Mais à la différence de Romain Gary, Darius aura échappé à l'emprise de sa mère, acharnée à l'empêcher de suivre sa vocation de clarinettiste prodige.
L'opportunité se présente en 1943. En Afrique du Nord, l'Allemagne nazie est déjà vaincue. Des troupes américaines stationnent à Tunis. Parmi elles, des musiciens, interprètes de jazz. La fraternisation est immédiate et quand arrive l'heure, pour les soldats américains, d'embarquer vers l'Italie, Darius part avec eux, en dépit de ses handicaps physiques.
On le retrouve trois ans plus tard à New York, où il crève de faim et se perd dans la drogue, désespérant d'obtenir des engagements lui permettant de survivre. Pas facile, quand on a la peau blanche, d'intégrer des formations musicales où les peaux sont noires. Darius parvient enfin à se lier avec des musiciens de jazz prestigieux – Charlie Parker, Billie Holiday, Miles Davis et bien d'autres –, avec lesquels il partira en tournée dans le Sud profond. Il y découvrira l'horreur de la ségrégation et sera le témoin impuissant de la déchéance autodestructrice de la plupart de ses camarades, sous l'effet de la misère, des humiliations, de la boisson et de la drogue.
Heureusement pour Darius, la belle Dinah veille sur lui.
Il se trouve que je suis passionné de musique et que j'aime le son de la clarinette, si proche de cette voix humaine dont Darius est privé. Mes goûts vont plus à la musique classique qu'au jazz et je pourrais écouter en boucle pendant des heures le concerto pour clarinette et le quintette avec clarinette de Mozart. Cela ne m'empêche pas d'écouter du jazz avec plaisir, et quel que soit le type de musique, je suis toujours ému aux larmes par les histoires d'interprètes qui passent de l'ombre à la lumière.
Où bat le coeur du monde est un livre très documenté. J'ai été secoué par le quotidien des Juifs pauvres en Tunisie, avant l'indépendance. J'ai été sensible au réalisme des pages sur le débarquement des Alliés en Italie. J'ai appris des choses sur les sagas du swing, du be-bop et du cool jazz, que Philippe Hayat décrit en phrases courtes et précises, sans effet de style.
Après avoir terminé Où bat le coeur du monde et ses longs et nombreux passages sur la façon de jouer de la clarinette ou du saxo, je suis incapable de dire si Philippe Hayat est lui-même musicien ou si ses commentaires sont le fruit d'un travail méticuleux de documentation. A titre personnel, je trouve ces passages un peu vains. Il n'y a pour moi qu'une seule façon de comprendre la musique : en l'écoutant.
Un livre brillant, qui aborde des sujets intéressants et qui a su soulever mon émotion.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   17 avril 2020
À la bibliothèque, il avait découvert l'histoire de ces fils d'esclaves, fous de musique. Ce qu'ils cherchaient dans leur blues, il le cherchait aussi. Comme eux, il se débattait dans un monde qui se refusait à lui, il se heurtait à sa violence, alors il fallait le réinventer, le secouer dans un rythme effréné, briser les mélodies convenues, improviser et jouer, jouer jusqu'à rendre cette vie fréquentable.
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CancieCancie   18 avril 2020
Alors, il fit jaillir de son cornet quelque chose d'étourdissant. Cette ambiance d'apocalypse l'inspirait, ce public qui le réclamait l'enflammait. Il lui servit son meilleur jazz, le seul, l'original, celui des pères fondateurs de la Nouvelle-Orléans qui éclaboussait toutes les villes d'Amérique, ce jazz qui, dans la désolation et la profondeur des ténèbres, savait faire naître un espoir, une lueur, un brin d'insouciance.
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CancieCancie   16 avril 2020
J'étais étudiante à Columbia, Noire parmi les plus prometteurs des enfants blancs. Je m'asseyais dans leurs salles de classe, je parcourais leurs couloirs, je discutais avec leurs professeurs... Mes diplômes, peut-être, feraient oublier la couleur de ma peau. Me montrer nue à des étrangers, c'était le prix à payer.
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FandolFandol   22 février 2020
Alors, il fit jaillir de son cornet quelque chose d’étourdissant. Cette ambiance d’apocalypse l’inspirait, ce public qui le réclamait l’enflammait. Il lui servit son meilleur jazz, le seul, l’original, celui des pères fondateurs de La Nouvelle-Orléans qui éclaboussait toutes les villes d’Amérique, ce jazz qui, dans la désolation et la profondeur des ténèbres, savait faire naître un espoir, une lueur, un brin d’insouciance.
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GerstelGerstel   08 octobre 2019
EXTRAITS EPREUVES NON CORRIGEES
P 46
« Au client suivant, il reprenait un rythme endiablé. Fragmentée, désordonnée, joyeuse et taquine, sa musique m’électrisait, elle donnait envie de se lever et de plonger dans les accords. Moi qui, pourtant, savais attraper une mélodie de la voix et des pieds, je ne comprenais rien à son jazz. Les notes s’envolaient, les croches débordaient des mesures. La musique enfiévrait la chambre et toute la maison. »
P 207
« L’homme debout posa quelques notes. Son trait fut d’une telle douceur qu’il cloua Darius sur son siège. L’homme venait de fendre le silence et tout devint lumineux. L’émotion qu’il libérait submergea Darius. Qui parle ? se demandait-il. Plus fortes que les mots, ces notes avaient le pouvoir de lui tirer des larmes. Le musicien, l’instrument, qui parle ? Nulle tristesse pourtant, mais Darius pleurait. »
P 310
« - Vous allez pouvoir vous reposer un peu. Ne serait-il pas temps de vivre un peu pour vous-même ?
- Il occupe toutes mes pensées. - Mais pour combien de temps encore ? - De son enfant nul ne guérit. »
P 320
« … Billie se lovait au creux des accords de Lester, sa voix tremblait un peu. Elle se livrait, s’exposait, la grâce à fleur de peau, ne demandant qu’à aimer corps et âmes. Les notes de Lester la conduisaient là où bas le cœur du monde »
P 330
« L’artiste, le vrai, au moment crucial ça se reconnait. Il sait éteindre sa peur, à la seconde entrer dans son art, l’exprimer, le sublimer, lâcher prise aux premières mesures et laisser les doigts mener la danse »
P 344
« Le mensonge se dressait désormais entre eux, haut comme leur amour qu’il voulait protéger, irrésistible comme son talent qui s’épanouissait. Darius l’avait laissé pousser comme une mauvaise herbe, jour après jour, enfant monstrueux de l’amour et du talent. »
P 358
« Darius voulait son chorus, le plus long possible, il fallait s’imposer, même dans ce jazz qui n’était que partage. »
P 416
« Darius jouait et les larmes montaient, ces larmes qu’il pensait taries, asséchées par tant d’horreurs, le jazz les lui avaient rendues. Il jouait à une lieue des canons, ses camarades dansaient et la forêt frémissait sous ses notes. »
P 426
« Un jour, tu voudras bien de moi. Je chérirai ton corps brisé par le chagrin et tu finiras par me regarder. S’il faut attendre que tu vieillisses encore, j’attendrai. Avec l’âge tu t’accommoderas de moi. Alors chaque jour sera un instant volé au ciel. »
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