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EAN : 9782290312889
408 pages
J'ai Lu (06/06/2001)
3.5/5   56 notes
Résumé :
«J'avais l'esprit ailleurs. Au pays de Galles. Avec mille dollars, on pouvait y aller. On pouvait y emmener maman, et elle oublierait Toby Waterman, et Klaus. Tout redeviendrait comme avant. J'ai souri. Nous allions tous retourner chez nous, à la Forêt des Fleurs. »

Pour Lesley, c'est la dernière année au lycée, le moment de choisir ce qu'elle va faire de sa vie, le temps des premières amours. Tout irait parfaitement bien s'il n'y avait pas les crises... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
petitfrancois9712
  08 mai 2012
J'ai eu du mal à le débuter...et finalement, j'aurai du mal à l'oublier, il s'est imprimé en moi, malgré moi. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais, je "l'ai fait durer", je n'en lisais qu'un peu à la fois, en retenant mon souffle...J'en rêvais la nuit... Je suis consciente que chaque lecteur, lectrice a son propre ressenti mais c'est quand même un livre que je conseillerais.
Il est beau, il est dur. J'aimerais beaucoup savoir ce que sont devenues cette jeune femme et sa soeur....
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jdduverg
  13 mai 2019
C'est le seul roman (que je connaisse) de Torey Hayden.
Histoire très troublante de la mère de la narratrice, Allemande, qui voit son fils disparu dans de nombreux enfants rencontrés.
Beaucoup de force, de poésie et d'humanité. Un livre qui m'a marquée
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ladesiderienne ladesiderienne   29 mai 2013
Assise dans un compartiment de seconde classe crasseux, avec un gros bébé sur les genoux, elle parlait de l'Amérique comme du pays des merveilles. Comme maman parlait de pays où elle n'était jamais allé, et qu'elle parait de tous les charmes. J'ai tenté de la dissuader. Je lui ai dit que la Floride était très dangereuse, qu'il s'y commettait, comme partout aux États-Unis, bien plus de crimes qu'aux pays de Galles. Que les gens se faisaient voler et assassiner, qu'ils ne pouvaient pas aller à l'hôpital quand ils étaient malades, que personne ne s'occupait de personne à moins d'y trouver son compte. L'argent, lui ai-je-dit. Là-bas, il n'y a que cela qui compte. Sans se laisser impressionner, la jeune fille a haussé les épaules. "Un jour, a-t-elle dit, je veux aller me faire bronzer en Floride".
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Sujog Sujog   18 avril 2021
Ce qui l'avait blessée le plus profondément, c'était manifestement notre refus de l'aider à réclamer le retour de Klaus. Elle l'a répété cent fois. Pourquoi l'avions-nous abandonnée ? Elle avait raison. Elle savait de quoi elle parlait. Elle avait l'expérience de ce genre de choses, mieux que nous. Pourquoi ne lui faisions-nous pas confiance ? Comment nous étions-nous laissé rouler par les sales tours qu'ils jouaient ? Comment nous avaient-ils convaincus de les croire eux, et pas elle ? Elle savait qu'elle avait raison, et elle était horrifiée par la malice qu'ils avaient dû déployer pour que les gens en qui elle avait le plus confiance se détournent d'elle d'un seul coup. Ou alors, c'était que nous étions des êtres faibles, voilà tout.

"Je n'arrive pas à comprendre. Pourquoi est-ce que tu restes planté là, O'Malley ? Tu disais que tu m'aiderais à récupérer Klaus. Tu me l'avais promis. Promis, O'Malley ! Tu as juré ! Et maintenant, tu me trahis !"

Puis elle s'en est pris à moi. "Et toi, espèce de grosse vache ? Pourquoi tu restes tout le temps assise sur ton gros cul, comme une merde dans une cuvette ? Pourquoi tu n'écoutes pas ce que te dit ta mère ? Tu es douce. Tu es gâtée par une vie trop facile. Tu ne sais pas ce que c'est, quand des gens te battent tous les jours, que tu n'as rien à bouffer, sauf des trucs qu'on n'oserait même pas donner à des chiens, ici ! Tu n'imagines même pas que ça pourrait t'arriver. Tu es gâtée. Tu es une grosse vache !"

Je baissais la tête, le nez plongé dans le journal.

"Eh bien, réponds ! Ne reste pas assise là comme une gourde ! Tu crois que j'ai survécu à Ravensbrück pour avoir un enfant comme ça ? J'aurais mieux fait de crever là-bas ! ça oui. Je ne te comprends pas. J'ai essayé de faire de toi quelqu'un de bien. Pourquoi ne veux-tu pas m'aider ?

- Parce que cette fois-ci, tu n'as pas raison, maman."

Papa a froncé les sourcils. Il a posé un doigt sur ses lèvres, pour me faire taire. Enervée, triste, j'ai baissé la tête.

Maman s'est enfin mise à pleurer. Ce n'étaient pas des larmes de reddition. Elle était toujours furieuse. Mais, dans les trois langues, les mots lui manquaient. Elle a sangloté longtemps, debout au milieu de la cuisine. Elle s'essuyait vaguement le visage de ses avant-bras, les poings serrés.

"Vous me traitez comme une enfant. Vous tous. Même elle, le bébé." Elle montrait Megan du doigt. "Vous croyez que je m'en rends pas compte ? Vous croyez que c'est ça que je veux ? Vous croyez que ça me rend heureuse ?"

J'étais bouleversée. Maman avait très bien perçu la situation, bien mieux que je ne le croyais. Manifestement, elle avait vécu ces quelques semaines comme un véritable calvaire. A l'écouter, on ne pouvait qu'avoir le cœur brisé. Et comment ne pas l'écouter ?

"Pourquoi, mon Dieu ? Pourquoi me traitez-vous comme ça ? Comme si j'étais une irresponsable ? Une idiote ? Ein Dumm opf. Bin ich ja ruzdumm ? Hein, O'Malley ? Bin ich ?"

Stoïquement, mon père ne bougeait pas.
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Malahide75 Malahide75   10 mai 2013
Mais je ne crois pas que ce soit une question d'amour. L'amour et la perfection n'ont rien à voir. On n'aime pas les gens pour les récompenser d'être bons ou parfaits. Ni pour compense leurs souffrances. On les aime, c'est tout.
- Mais pour quoi faire ? Le seul résultat, c'est qu'on souffre aussi. Si ça ne sert à rien, si ça ne compense rien, si ça ne rend pas les gens meilleurs, pourquoi se tuer à les aimer alors ?
- Parce que, quand tu réfléchis bien, tu t'aperçois que c'est la seule véritable liberté dont tu disposes.
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