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EAN : 9780593336847
368 pages
BERKLEY (23/08/2022)
4.24/5   982 notes
Résumé :
Oui, c'était un colosse taciturne, maussade et sombre. Il était secret, introverti. Il avait un tempérament réservé et distant. Je ne pouvais exiger de lui qu'il m'apprécie, et n'en avais aucune intention. Toutefois, s'il pouvait être courtois, poli, même aimable avec tous les autres, il aurait pu faire un effort avec moi, aussi. Mais non - à l'évidence, Levi Ward me méprisait, et, face à une telle haine...

Eh bien. Je n'avais d'autre choix que le haï... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (152) Voir plus Ajouter une critique
4,24

sur 982 notes
J'avais adoré Love hypothesis et j'espérais retrouver avec Love on the brain, le même ton irrésistiblement drôle, l'univers scientifique. Ça l'a fait au début. Vraiment, c'était formidablement bien parti . Et puis, ça a fait un peu PSchhhhitt...

Une scientifique va déménager à Houston, avec son assistante, afin de collaborer avec la NASA . Quand je dis "collaborer", cela veut dire qu'elle travaillera avec un ancien étudiant de la fac, qui était environ quatre classes plus haut qu'elle et qui la détestait copieusement. Mais Bee veut ce poste, et tant pis pour les mauvaises vibrations qui viendront avec.
On devine que ces deux-là vont se rapprocher , on devine comment cela va finir, mais ce qui compte c'est comment l'autrice va faire en sorte que...
Donc de ce côté _là, il n'y a pas de suspens, ça arrive assez vite.
Trop vite. Et après, tout est gaché parce qu'on a droit à des scénes assez "hot," qui ne cadrent pas avec le ton de l'autrice, qui est pleins d'humour et de malice.
Ça ne cadre pas non plus avec ce que l'on sait des deux héros, qui ne sont pas très portés sur la chose, puisqu'ils ont été abstinents , une bonne partie de leur vie, ou très peu en couple. Et là , ils se tranforment en bêtes de sexe, c'est étonnant !
A la fin, l'autrice nous réserve une grosse surprise, un rebondissement qui sort du chapeau, pas crédible lui aussi, et qui vient se superposer aux deux autres styles littéraires évoqués plus haut. ( Presque du policier, mais pas du tout bien exploité ).

J'ai aimé ce début d'histoire d'amour, mais pas la fin. J'ai aimé le ton, et l'immersion dans le domaine scientifique que connait bien l'autrice puisque , munie d'un doctorat (dans je ne sais plus quelle spécialité : neurosciences ?), elle enseigne en université.
Je l'ai sentie moins à l'aise dans le monde de l'entreprise, et du coup, cela rejaillit sur la lectrice : je n'ai pas compris les différents sigles, ni en quoi consistait exactement le travail de Levi et Bee, mais il faut dire qu'on ne les voit pas beaucoup bosser, plutôt intéragir avec divers collégues...

Ce que j'ai préféré c'est le compte Twitter de Bee qui ,sous le pseudo " @QueFeraitMarie " ( comprenez Marie Curie, son idole ! ) , anime un compte qui parle de discrimination de genre dans le monde scientifique, dénonce des procédés d'admission en fac qui favorisent les enfants issus de classes sociales supérieures, parle de féminisme. Cet aspect du roman n'est pas assez exploité. Enfin, il l'est au début mais se perd en route pour finir en apothéose au niveau coincidence ...
C'est dommage que ces choses-là s'effacent petit à petit pour laisser la place (trop de place) à l'histoire d'amour " consommée".

Donc un avis un peu mitigé sur ce roman : du bon et du moins bon...
Il parait qu'elle aurait commis d'autres romans, espérons que les éditions d'Hauteville les traduissent fissa fissa !

Et sinon, Love on the brain, c'est le titre d'une chanson de Rihanna... Je l'ai appris en cherchant la traduction , ça veut dire "Un amour cérébral."..
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C'était teeeellement bien! Une lecture que j'ai lue d'une traite. Que j'ai eue du mal à lâcher. Qui m'a tenue éveillée. Qui m'intriguait tellement que j'allais lire volontairement des passages futurs pour avoir IMMEDIATEMENT la réponse à mes questions et attentes et tant pis pour les spoils. de toute manière, ce sont des passages que je relis quand c'est comme ça.

Commençons par les tous petits bémols mais qui restent inexistants tout de même. Déjà l'autrice semble apprécier que ses protagonistes masculins soient un peu stéréotypés : très bien dimensionné, voire surdimensionné, carrure impeccable, etc. J'avoue que je préférerais peut-être quelque chose de plus variable.
Deuxième point sa prose est un peu familière. Comme on est à l'intérieur des pensées du personnage, on finit par s'y habituer. En revanche, il y a un terme qui vraiment ne passe pas. Qui casse le moment. B****r. Alors oui, je suis peut-être d'une trop grande mièvrerie mais on doit admettre que c'est un terme qui n'a rien d'affectueux ni même de sexy en français. Vulgaire en revanche, ... Certes, peut-être que ça vient de la traduction, que ce terme là n'est pas si vulgaire en américain mais qu'on n'a rien d'approchant. Sauf que voilà, ça casse mes moments... et ça m'agace parce que sans ça, ils seraient parfaits ces moments!

Si vous avez aimé The Love Hypothesis, je pense que vous aimerez Love on the Brain. Pourquoi ? Parce qu'on est exactement dans le même schéma de pensée. Une romance à la ennemies-to-lovers, un monde scientifique et universitaire et des causes à défendre. Ali Hazelwood est une autrice engagée. En premier lieu vis-à-vis du traitement des femmes dans le secteur de la recherche scientifique. On a donc ici un protagoniste masculin ouvertement féministe et ça fait du bien parce que c'est naturel, ça coule de source, c'est évident pour lui. Elle aborde également beaucoup la question des représentations : véganisme, santé mentale, LGBTQIA + pour n'en citer que quelques unes. Ali Hazelwood est une autrice de son temps.

C'est aussi une prodigieuse écrivaine de romance. C'est simple, pour commencer Levi devient forcément le fantasme de tous. Outre son physique, il est juste parfait en terme d'opinions, de choix de vie et d'actes. Forcément on fond. .
Le tandem qu'il forme avec Bee est excellent. Elle est brillante. Elle est drôle. Elle est pétillante. Chacun a ses failles, se construisent malgré elles ou avec elles, en développant une relation saine. On s'attendrit sur leurs difficultés respectives, et encore plus lorsqu'on constate le soutien qu'ils s'apportent l'un et l'autre avec naturel.
Ali Hazelwood a décidé d'en faire de réelles âmes soeurs, ce qui fait palpiter mon coeur encore et encore. C'est simple, leurs points communs s'allongent au fur et à mesure du roman.
Comme dans The Love Hypothesis, on est conscient que quelque chose d'autre les relie ( je n'ai pas l'impression que ce soit une réelle surprise) et on jubile de voir cela, tout en ayant hâte de découvrir leur réaction quand ils l'apprendront.
Pour finir, les scènes sexuelles sont très bien menées. On n'est pas dans de l'excessif. On sent la tension mais aussi l'affection, la confiance, ... On n'est pas dans des scènes de sexe pour remplir des pages et mettre un peu en émoi. Elles sont réfléchies et bien menées. Même si effectivement, elles mettent aussi en émoi!
Quant au "drame du 3e acte" qui généralement est très artificiel, un peu trop mélodramatique, ici il est naturel, rend l'histoire authentique tout en ajoutant ce petit " c'est la catastrophe !".

En parallèle de cette romance qui a mis des paillettes dans mes yeux, j'ai trouvé le cadre intéressant. On quitte l'université pour une collaboration entre la NASA et les neurosciences. Un monde d'hommes. Avec une héroïne fan de Marie Curie ( dont on apprend beaucoup de choses).

Pour l'instant, les deux romans d'Ali Hazelwood parus en français m'ont séduite. Je vais foncer les yeux fermés pour sa prochaine romance adulte, voire même envisage très sérieusement celle qui vient de sortir et qui est young adult.
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Cela fait des années à présent que j'entends parler des romances de Ali Hazelwood. Ma curiosité a eu le temps de grandir, c'est pourquoi l'annonce de sa traduction par les éditions Hauteville m'a fait sauter de joie ! J'ai eu l'occasion de le lire dans le cadre d'une lecture commune et c'était une expérience très chouette à partager. J'étais heureuse de découvrir ces romances qui ont suscité tant d'intérêt et de passion et je ne suis pas déçue. Malgré quelques défauts, Love on the brain est une romance pétillante, bienveillante, saine qui nous met des papillons dans le ventre et le sourire aux lèvres (je veux un Levi dans ma vie, c'est dit).

Une chose est certaine : la relation entre Levi et Bee n'a pas démarré sous les meilleurs auspices. Levi était un colosse taciturne, grand, maussade et sombre lors de leur première rencontre. Bee a rencontré un garçon secret, introverti, réservé qui gardait ses distances avec les personnes qui l'entouraient. Bee est une jeune femme qu'on peut qualifier de sympathique avec autrui, drôle et sociable qui, d'abord déconcertée par le tempérament de Levi, a essayé malgré tout d'entretenir de bonnes relations avec lui puisqu'ils étaient amenés à se côtoyer au laboratoire de l'université dans lequel ils travaillaient tous les deux. Si Levi se comportait d'une façon polie et aimable avec les autres, il réservait un traitement particulier à Bee. Il l'évitait soigneusement et ne lui adressait pas la parole, ce qui a amené Bee à déduire qu'il ne l'appréciait pas, voire qu'il la méprisait. Une haine que la jeune scientifique ne comprenait pas. de fil en aiguille, elle a fini par le haïr en retour.

Telle une Jedi vengeresse aux cheveux violets rétablissant l'équilibre dans un univers d'hommes, Bee Königswasser régit sa vie selon une règle simple : Que ferait Marie Curie ? Son obsession pour Marie Curie est une excentricité hilarante qui rend Bee d'autant plus attachante et la distingue du lot. C'est ainsi qu'avant de faire quoique ce soit, elle se demande ce que Madame Curie ferait à sa place. Elle en fait mention à la moindre occasion et compare des faits historiques avec l'époque actuelle pour mettre en lumière certains éléments de notre société. Naturellement, elle en vient à se demander si Marie accepterait de diriger un projet de neuro-ingénierie proposé par la NASA ? Évidemment ! Alors pourquoi Bee hésiterait une seule seconde ? Seulement, Bee n'est pas convaincue parce que Marie Carie n'a jamais eu à co-diriger un projet avec Levi Ward ... qui n'est autre que son ennemi juré de fac qui s'est toujours montré désagréable avec elle. Après quelques hésitations, Bee finit par accepter ce projet qui représente une aubaine pour sa carrière qui stagne depuis quelques temps.

Ce n'était pas la présence de Levi, qui a toujours pris le soin de se tenir à des années-lumière d'elle, qui allait la contraindre à refuser cette incroyable opportunité. Elle a beau le considérer comme son grand rival, elle se sent capable de mener à bien cette mission. Pleine d'appréhension, elle rejoint la NASA. Peu de temps après son arrivée, elle a la surprise de constater que Levi, toujours aussi séduisant et ténébreux qu'à l'époque, s'est adouci. Il pourrait devenir un allié dans les couloirs de la NASA qui lui réserve bien des surprises ... tout en étant dévorée du regard par Levi Ward. Tous les neurones de Bee sont en ébullition ! Lorsque vient l'heure d'agir et de mettre son coeur en jeu, une seule question revêt de l'importance : Que fera Bee Königswasser ?

La narration est fluide et efficace. Elle nous entraîne dans l'univers scientifique avec une grande facilité. Je craignais d'être insensible à cet univers qui m'est étranger mais il n'en est rien. Au contraire, j'ai adoré cet aspect de l'histoire qui apportait un véritable plus à la romance ! On découvre un univers qu'on connait peu à travers les yeux de Bee et c'était à la fois intéressant et hilarant. L'autrice, par l'intermédiaire du personnage de Bee, nous fait part du sexisme régnant dans le milieu. C'est un aspect pondérant du récit qui va avoir son importance tout au long du roman et c'est un élément que j'ai tout simplement adoré. J'ai été plus d'une fois agréablement surprise par les ingrédients féministes qu'a saupoudré Ali Hazelwood. le concept de référence saucisse est incroyable et si véridique.

On s'attendrit rapidement face à l'excentricité de Bee et on découvre son passé, marqué par la rupture avec son ex et la relation qu'elle entretenait avec Levi à la fac. Pétillante, sarcastique et rafraichissante, Bee nous est tout de suite sympathique. Plusieurs points communs me l'ont rendue attachante au début du récit : elle adore les chats et Star Wars. J'étais obligée de l'apprécier ! Elle n'a pas froid aux yeux, elle est ambitieuse et déterminée, tout en gardant une grande part de sensibilité et de vulnérabilité. Elle fait face aux inégalités hommes/femmes dans son domaine en s'efforçant de faire de son mieux. C'est ce qui la conduit à créer un Twitter anonyme qui parle du sexisme dominant dans le domaine scientifique. Ce compte est devenu viral rapidement et Bee est ravie d'apporter sa contribution. Son côté engagé et militant m'a énormément plu.

Levi nous est présenté comme un personnage désagréable, réservé et égocentrique. Bee, incapable d'expliquer cette haine incensée, a fini par déduire que l'antipathie à son égard est juste "physique". Aux premiers abords taciturne et agacé par la présence de Bee, il a évolué depuis leur dernière rencontre et se montre bien plus sociable qu'auparavant avec ses collègues scientifiques. Il est devenu un chef respecté et admiré par son équipe. Si bien qu'on s'interroge sur son comportement ... S'agirait-il seulement d'un malentendu ?

Les tropes sont tout ce qu'il y a de plus commun : ennemies to lovers, miscommunication ... Pour autant, le scénario se distingue par le domaine de la recherche dans lequel les personnages évoluent. Je crois n'avoir jamais lu de romance se déroulant dans le milieu scientifique ! A ce propos, Ali Hazelwood choisit des titres de chapitres en fonction des parties du cerveau qui correspondent à une émotion, des injonctions ou autres expressions. Ce mélange entre science et écriture était brillant selon moi. J'ai aimé tout ce que l'autrice a cherché à dénoncer, notamment l'injustice que représente le recrutement des futur.e.s doctorant.e.s à partir d'un examen précis obsolète et discriminant.

Bee et Levi sont deux personnages attachants, bien construits et intéressants à suivre. La narration est addictive au possible, les pages défilent toutes seules et on a hâte de voir leur relation évoluer.

Plusieurs éléments m'ont gênée au cours de ma lecture. Premièrement, je n'ai pas cru un seul instant au quiproquo qui obscurcit la relation entre nos deux héros. Je sentais que l'entêtement et l'aveuglement de Bee concernant Levi servait les besoins du scénario. Elle ne l'écoute jamais et continue de croire dur comme fer à sa propre vision des choses ... Cela ne m'a pas du tout semblé naturel et crédible. Je levais les yeux au ciel et j'étais agacée de voir la miscommunication trope tissée avec des fils rouges sans aucune subtilité et crédibilité. On pourrait dire que c'est à cause du traumatisme qu'elle a subi à la fac ... mais ça me semblait trop gros et incompréhensible. Elle ne l'écoute jamais jusqu'au bout et l'interrompt, sans réellement prêter une oreille attentive à ce que lui raconte Levi, alors que ... Depuis le temps, elle voudrait l'entendre ! Tout ceci a détérioré l'appréciation que j'avais de son personnage, ce que j'ai trouvé dommage.

Par contre, j'ai eu un gros coup de coeur pour le personnage de Levi. Imparfait mais terriblement attachant. Il se montre adorable, gentil, respectueux, présent avec Bee. J'ai été conquise plus d'une fois par son comportement. Il respecte le consentement de Bee jusqu'au bout, il l'écoute et ne se montre jamais désagréable volontairement. Il se comporte maladroitement avec elle mais il a toujours de bonnes intentions. Bien qu'il soit intimidé, il ose parler ouvertement de ses sentiments et de ce qu'il ressent. Il s'intéresse à ce qui se passe autour de lui et il s'avère déconstruit sur pleins de sujets. Quand il fait des erreurs, il se remet en question et corrige le tir. Il est attendrissant, prévenant et patient avec Bee. La romance qu'ils développent ensemble est toute mignonne, bienveillante, saine, respectueuse, tout en étant sexy et pleine de tension. Ils en viennent à oublier le reste du monde (alors qu'il se passe des choses préoccupantes), ce qui parait peu crédible, mais on comprend l'obsession de Bee pour Levi (cet homme en hypnotiserait plus d'un.e).

C'est ce qui explique pourquoi je n'avais aucune envie de lâcher le roman. Je n'ai pas respecté le rythme de la lecture commune et j'ai dévoré le dernier tiers ! Les personnages secondaires ne sont pas en reste, j'ai bien apprécié Rosco, l'assistante personnelle de Bee, avec ses anecdotes glauques à souhait. Un personnage drôle, décalé et atypique ! On a droit à un couple F/F secondaire absolument génial. Penny était également attendrissante et hilarante.

Je dois reconnaître que je n'ai pas apprécié la tournure qu'a pris l'intrigue à la toute fin. L'enchaînement des événements m'a semblé digne d'un mauvais cartoon, c'était plus ridicule qu'autre chose (même si cela nous a permis de voir Levi utiliser sa musculature pour autre chose que soulever Bee). Vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout été emballée par cet aspect du récit. L'enquête autour du chat imaginaire de Bee, par contre, m'a charmée et m'a bien fait rire !

La romance se révèle douce, mignonne et addictive. Elle nous fait vibrer, sourire et parfois rire. La romance universitaire nous séduit, malgré quelques défauts. le fait qu'il soit rempli de thématiques importantes le rend d'autant plus intéressant à mes yeux (les inégalités hommes/femmes, le sexisme, le harcèlement en ligne, ...). On ne s'ennuie à aucun moment et on n'a aucune envie d'en sortir, on voudrait rester encore un peu aux côtés de Levi et de Bee. Ali Hazelwood sait parfaitement nous happer dans son récit et nous faire apprécier ses personnages à travers une romance saine et bienveillante, tout en abordant des sujets qui lui sont chers. A présent, je suis très curieuse de découvrir le célèbre The Love Hypothesis qui a construit la renommée de l'autrice, ainsi que ses autres romans (on espère une traduction prochaine chez les éditions Hauteville !).
Lien : https://le-blog-d-eleanara.b..
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Après Olive, place à Bee, l'autrice aime les héroïnes aux prénoms originaux et surtout les romances dans un cadre universitaire et/ou scientifique avec critique de ce monde qu'elle connaît si bien à la clé. Est-ce que ça fonctionne sur moi ? Toujours très partiellement malheureusement même si je trouve ce volet un poil plus réussi que le précédent, mais les mêmes défauts sont encore là…

Comme pour son roman précédent, l'éditeur cette année a surfé sur la vague des belles éditions à jaspage, et du succès de l'autrice sur la toile (enfin TikTok !) pour le proposer son nouveau roman dès sa première sortie aussi bien en édition standard qu'en édition reliée. J'ai toujours la même critique pour ceux qui n'ont pas lu celle que j'ai écrite sur Love Hypothesis concernant le choix des couleurs : l'un en dominance bleu et reflet rose, et l'autre avec les mêmes couleurs en miroir. Si je regrette ce choix et leur côté bleu / rose layette, je reconnais que cela a son petit effet. En revanche, la qualité de l'objet, elle, n'est pas au rendez-vous et est assez cheap, que ce soit la reliure ou le papier qui ne sont pas vraiment de qualité…

Concernant l'histoire maintenant, je n'ai pas l'impression que l'autrice se renouvelle beaucoup d'une production à l'autre. Après avoir suivi une étudiante en doctorat et un professeur reconnu de son université, cette fois c'est au tour d'une chercheuse en neuro-science et son chef de recherche, un ancien camarade de la fac d'une promo bien au-dessus d'elle. On tourne et retourne autour des mêmes sujets… Mais soit. L'autrice a bossé dans le milieu et sait de quoi elle parle. Elle a des choses à y questionner et se sert de ses romances pour le faire, pourquoi pas.

Pas de trope du faux couple en plus cette fois, mais plutôt un ennemi to lovers en mode slow burn où le héros, Levi est amoureux depuis bien bien longtemps de sa partenaire de labo : Bee, qui ne s'est rendue compte de rien et a cru au contraire qu'il la détestait et la snobait, un malentendu qui sera long à être éclairci. Ajoutez à cela une héroïne très présente sur les réseaux sociaux grâce à un compte où elle détourne le personnage de Mary Curie pour parler avec un humour grinçant de la science et aider ses collègues femmes dans les déboires qu'elles y vivent, et où elle chatte avec un certain Junk qui nous rappelle quelqu'un, et vous aurez saisi la dynamique.

J'ai à nouveau eu le même souci avec une plume assez maladroite, qui manque encore de maturité, et donne ainsi l'impression de personnage en décalage dans leurs discours et actions par rapport à leurs descriptions, mais j'ai trouvé l'histoire bien plus amusante à suivre car l'humour me parlait plus et était mieux mis en scène. La dynamique du ennemis to lovers fonctionne super bien pour cela, idem avec le quiproquo/malentendu et en plus quand on y ajoute du sabotage contre Bee dans le labo où elle bosse, cela éclaire sur les nombreuses bourdes et incompréhensions entre les deux qui vont nous amuser. Entre mails non reçus, chat fantôme, souvenirs de moments gênants et j'en passe, ça amuse le lecteur et se lit tout seul.

Le problème, c'est qu'on n'a que le point de vue de Bee, et au vue de la dynamique de l'histoire, du rôle des échanges entre Bee/Marie Curie et Junk, il aurait été souhaitable d'avoir aussi celui de Levi, ça a manqué. de plus, et c'est personnel, j'ai du mal avec les slow burn aussi slow qui ensuite vont un peu trop vite par manque de pages… du coup, j'ai eu le sentiment de perdre un peu l'image que je m'étais faite des personnages en cours de route et j'ai moyennement aimé. J'ai vite trouvé Bee insupportable dans les derniers chapitres avec des explications psychologiques en carton pâte, vues et revues qui m'ont fait lever les yeux au ciel. Et Levi avec son changement à 180° ne m'a pas convaincu non plus. L'autrice a vraiment du mal à nuancer ses propos, les sentiments de ses personnages ou encore ses choix et cela s'en ressent dans pas mal de scènes à l'écriture maladroite comme encore une fois (!) les scènes de sexe, même si c'est moindre que dans son premier roman, et dans le drama final qui est cliché à mort !

Encore une fois, ce n'est donc pas la romance qui m'a le plus plu dans ce titre et je le regrette vu son intention première quand même. Non, ce que j'ai préféré, c'est le cadre de cette recherche avec la NASA et le discours sur les problèmes que les femmes rencontrent lorsqu'elles font de la recherche entre harcèlement sexuel silencieux, mise au placard au profit d'hommes, sous-estimation de leurs capacités, etc. J'ai aussi apprécié cette remise en question d'un certain système d'acceptation à l'université basé sur un concours externe hyper orienté qui profite comme par hasard à une certaine classe sociale souvent blanche en prime… Et enfin, il y a aussi eu le volet sur les réseaux sociaux et ex-twitter, les communautés, la désinformation, etc, qui était intéressant. Bref, c'est tout le côté sociétal qui m'a plu et non la romance que j'ai trouvé encore un fois un peu trop « jeune » dans son écriture.

Seconde rencontre avec Ali Hazelwood et s'il y a du mieux, je continue à trouver son écriture trop « jeune » et manquant d'expérience pour moi. Il y a toujours de belles intentions avec un décor riche et pertinent, toujours une certaine addiction à suivre la destinée de ses héros geeks souvent inadaptés en société et un humour mieux dosé cette fois. Mais j'ai lu tellement de plumes plus abouties en romance contemporaine que je reste sur ma faim, voire que je suis frustrée que ce soit elle qui bénéficie de jolies éditions reliées et pas les autrices confirmées de ma bibliothèque T.T
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Un nouveau coup de coeur signé Ali Hazelwood ! Exactement sur la même vague que The Love Hypothesis, je n'avais pas trop de doute quant au fait que j'allais adorer cette histoire ; et ça a été un succès total. Je suis totalement fan de la plume de l'autrice qui est toujours aussi fluide, légère et additive. Elle a l'art de m'embarquer dans son roman et de me faire passer un excellent moment en compagnie de ses personnages à la fois haut en couleur et atypique. J'ai retrouvé dans Love on the brain tout ce que j'avais adoré dans The Love Hypothesis.

Dans cette romance feel good, chick lit, nous faisons la connaissance de Bee, experte en neuro-ingénierie, qui se voit choisie pour travailler sur un projet en partenariat avec la NASA. C'est là la chance de sa vie mais elle doit travailler en collaboration avec Levi, un ancien camarade d'école qui s'est toujours montré désagréable avec elle. Bee appréhende de travailler avec lui. Elle le considère comme son plus grand rival, et pourtant, pour travailler sur un nouveau casque pour les astronautes, Bee se sent capable de prendre sur elle et de mener à bien ce projet, quoi qu'il arrive.

Bee est un personnage haut en couleur. Elle est pétillante, drôle et rafraichissante. Je n'ai eu aucun mal à l'apprécier et à m'attacher à elle. Elle est accro à son boulot, fan de chats et de Star Wars et a le chic pour se fourrer dans des situations rocambolesques qui m'ont bien faite rire pendant ma lecture. Pourtant, c'est aussi une jeune femme déterminée qui lutte quotidiennement contre les inégalités hommes / femmes qui subsistent dans son parcours de formation (comme dans tout corps de métier). Son idole est Marie Curie. Elle en fait référence à la moindre occasion et se base sur des faits historiques pour mettre en lumière des problèmes de l'époque actuelle.

Levi nous est présenté comme le plus grand rival de Bee suite à leur passé commun où ils ont été tous les deux étudiants et qu'il s'est toujours montré désagréable envers elle ; alors qu'elle ne lui a jamais rien fait. Bee part du principe que leur haine est mutuelle et juste "physique". Et on ne peut pas vraiment trop lui donner tord dans un premier temps, car Levi est taciturne, et ne semble absolument pas ravi de travailler avec Bee. Il nous donne même l'impression qu'il veut lui mettre des bâtons dans les roues. Pourtant, au fil des pages, en tant que lecteur, on commence à se demander si tout cela n'est pas qu'un énorme malentendu...

Même si les tropes sont, sans aucun doute, communes, j'ai trouvé que le scénario était innovant. Avec Love on the brain, on n'a pas du tout l'impression d'avoir affaire à du réchauffé. Bee et Levi sont deux personnages atypiques qu'on se plaît à suivre et à découvrir. Et on s'attache à eux très rapidement. Leur romance a une belle évolution et passe par plusieurs stades avant de prendre un tournant très spicy. Nos deux personnages principaux sont bien évidemment totalement aveugles sur ce qu'ils représentent l'un l'autre mais, j'étais tellement accro à l'histoire que je n'attendais que le dénouement final pour les voir enfin filer un amour véritable.

J'ai bien apprécié les personnages principaux, et notamment Rocio, l'assistante de Bee, qui est un personnage totalement à part et décalé. Elle m'a faite beaucoup rire avec ses anecdotes glauques et sombres qui donnaient plutôt bien le ton sur certaines situations :'D Petit coup de coeur pour le personnage de Penny dont l'innocence et le sadisme n'ont pas d'égale.

Mais bon, outre la romance qui est addictive et nous fait vibrer, j'adore tout simplement l'univers que Ali Hazelwood construit autour d'une romance universitaire. Ce roman est rempli de thématiques, telles que les inégalités homme/femme dans le monde de la science, mais aussi de faits scientifiques qui sont super intéressants à prendre pour sa propre culture G.

Je ne me suis pas ennuyée une seule fois pendant ma lecture. Ca a même été très dur d'en sortir tant que je n'étais pas arrivée au point final. Ali Hazelwood retranscrit avec beaucoup de justesse les émotions, et elle sait comment nous happer dans son histoire et nous rendre accro à tel point qu'on aimerait être à la place de Bee. Cette autrice rentre dans la catégorie de mes auteurs chouchous et dont je prendrais plaisir à relire ses livres.
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Vous voyez ? Voilà le pétrin dans lequel vous vous retrouvez quand vous faites du sport. Restez dans le refuge de votre canapé, les enfants.
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Ce soir , je porte un piercing à la narine, un legging galaxie, et un débardeur blanc. Mes cheveux violets sont détachés sur mes épaules. Je suis presque sûre que l'un de mes tatouages dans le dos est visible. (...)
- Est-ce que tu vois ce corps maigre, rabougri et sans muscle ? Il a été conçu pour vivre en symbiose parasitaire avec un canapé. Il résiste à l'entrainement avec la force de plusieurs millions d'ohms.
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- Salut Bee.
J'ai envie de lui donner un coup de pied dans les couilles. Mais je suis au regret de constater qu'il y a beaucoup d'yeux posés sur moi et, même si je n'ai pas passé le barreau de la Louisiane, je crains que le broyage de couilles soit considéré comme une agression dans ce grand Etat.
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AU FAIT, LES TATOUS PEUVENT TE TRANSMETTRE LA LÈPRE.
Je décolle le nez du hublot de l'avion et jette un coup d'oeil à Rocio, mon assistante de recherche (AR).
- Vraiment ?
- Ouais. Ils l'ont chopé auprès des humains il y a des millénaires, et maintenant ils nous la rendent, dit-elle en haussant les épaules. La vengeance est un plat qui se mange froid, etc.
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- Mais tu as la trouille. Tu flippes à mort, et je ne t'en veux pas. Tim était une merde, et j'aimerais lui couper les couilles. Ta meilleure pote s'est comportée avec un égoïsme extrême quand tu avais le plus besoin d'elle. Tes parents sont morts quand tu étais gamine, et ensuite, ta famille étendue... Je ne sais pas, ils ont peut-être essayé de faire de leur mieux, mais ils ont complètement foiré, ils ne t'ont pas donné le sentiment de stabilité qu'il te fallait. Ta sœur, qu'à l'évidence tu adores, est absente en permanence, et ne crois pas que je ne te vois pas consulter obsessivement ton téléphone dès qu'elle ne répond pas à tes textos au bout de dix minutes. Et j'ai pigé. Pourquoi n'aurais-tu pas peur qu'on te la prenne? C'est arrivé pour tous les autres. Absolument chaque personne à qui tu tenais a disparu de ta vie, d'une façon ou d'une autre.
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Vidéo de Ali Hazelwood
Extrait du livre audio « The Love Hypothesis » de Ali Hazelwood, traduit par Pauline Buscail, lu par Florine Orphelin. Parution numérique le 19 juillet 2023.
https://www.audiolib.fr/livre/love-hypothesis-9791035413330/
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