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ISBN : 2894060335
Éditeur : Bibliothèque Québécoise (01/09/2005)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 41 notes)
Résumé :
« J'étais un enfant dépossédé du monde. Par le décret d'une volonté antérieure à la mienne, je devais renoncer à toute possession en cette vie. Je touchais au monde par fragments, ceux-là seuls qui m'étaient immédiatement indispensables, et enlevés aussitôt leur utilité terminée. [...] Je voyais la grande main de ma mère quand elle se levait sur moi, mais je n'apercevais pas ma mère tout en entier, de pied en cap. J'avais seulement le sentiment de sa terrible grande... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
pve735
  07 février 2016
Quatre étoiles pour le Torrent: une nouvelle très bien construite, symbolique, forte, bien écrite, un vrai petit chef d'oeuvre. Wow! Les images sont belles et fortes, la vie implacable, un récit qui résonne longtemps après la fermeture du livre. C'est mon premier contact avec Anne Hébert.
Toutes les nouvelles sont plantées dans un décor rural québécois.
Trois étoiles pour les autres histoires:
L'ange de Dominique: sur la danse, le satyre et la petite handicapée qui vit seule avec son père, très symbolique. La Robe corail: une couturière se fait baiser par un gars des chantier qui disparaît rejoindre sa fiancée.
Le printemps de Catherine: une prose épique à la Saint John Perse qui est clairement l'inspiration de ce texte.
Le grand mariage:une sauvagesse revient vivre avec celui qui lui avait promis de la marier, mais il s'est mariée à une autre femme.
La mort de Stella: une mère de famille d'une extrême pauvreté agonise dans son taudis.
Bien écrit, mais intrigues lentes et sans grand suspense. Au final, j'ai adoré le Torrent, mais les autres nouvelles ne me semblaient pas de la même qualité.
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MAPATOU
  25 janvier 2017
Née en 1916, décédée en 2000, Anne Hébert a compilé dans ce livre 6 nouvelles écrites entre 1939 et 1963.
Si parfois la nouvelle peut être un genre léger, ici ce n’est pas le cas. Les thèmes abordés : mère destructrice dans « Le torrent », destin de « vieille fille » dans « La maison de l’esplanade », ambitions personnelles, faux-semblants et trahisons dans « Un grand mariage ».
Toutes ces histoires sont écrites dans une langue tellement forte, sans fioritures qu’il faut pouvoir les lire dans un moment de réelle tranquillité pour pouvoir les apprécier pleinement.
De la nouvelle « La mort de Stella », j’apprécie particulièrement ces deux passages :
« De la mémoire pourtant, Stella n’en avait jamais eu de reste. Ni Etienne non plus. De là peut-être venait une certaine forme de malheur, une certaine forme d’espérance aussi ? On recommençait les mêmes sottises, sans se lasser, on rattrapait les mêmes joies, les mêmes peines, comme si on les inventait à mesure. Les souvenirs mis en commun, on ne s’y retrouvait guère, la part de l’un perdue dans celle de l’autre. Les méfaits et les magies de l’oubli, l’intervention souterraine de l’imaginaire, et voici que quelques soirs, Etienne déballait des souvenirs fabuleux. Et cela tournait à sa gloire, ou à sa ruine, selon l’humeur de l’auditoire »
« Debout sur le petit perron de bois, Marie attend, le bébé dans les bras, Yvonne serrée contre elle. Julia s’en revient sur la route. La voisine est avec elle. On voit les deux lampes de poche qui se rapprochent dans le noir. Il y a des flaques partout. La beauté odorante de la plaine, murmurante d’eau et d’insectes, a repris son chant de paix. Marie presse le bébé contre sa poitrine, penche son visage endormi. L’enfant grimace en rêve sous une averse salée. » (Stella, leur mère, vient de mourir).
Magnifique moment de lecture.
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Cielvariable
  31 mars 2013
Certaines nouvelles sont meilleures que d'autres, mais elles sont toutes plus ou moins difficiles d'accès, le style étant très particulier, de même que les thèmes.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   08 mai 2015
En dehors des leçons qu'elle me donna jusqu'à mon entrée au collège, ma mère ne parlait pas. La parole n'entrait pas dans son ordre. Pour qu'elle dérogeât à cet ordre, il fallait que le premier j'eusse commis une transgression quelconque. C'est-à-dire que ma mère ne m'adressait la parole que pour me réprimander, avant de me punir.
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pve735pve735   24 janvier 2016
Je considérais la formation d'une tragédie classique ou d'une pièce de vers telle un mécanisme de principes et de recettes enchaînés par la seule volonté de l'auteur. Une ou deux fois cependant la grâce m'effleura. J'eus la perception que la tragédie ou le poème pourraient bien ne dépendre que de leur propre fatalité intérieure, condition de l'oeuvre d'art.
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leonceleonce   11 octobre 2017
Je me croyais défait de ma mère et je me découvrais d'autres liens avec la terre.
Mes yeux s'attachaient sur notre maison, basse, longue, et, lui faisant face,
les bâtiments de même style identifié au sol austère. ......Et sur tout ça, la présence de l'eau. Dans la fraîcheur de l'air, les espèces de plantes, le chant des grenouilles. Ruisseaux, rivière molle, étangs clairs ou figés et, tout près de la maison , bouillonnant dans un précipice de rocher, le torrent.
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Lucie16Lucie16   05 novembre 2012
Le nom de Dieu est sec et s’effrite. Aucun Dieu n’habita jamais ce nom pour moi. Je n’ai connu que des signes vides. J’ai porté trop longtemps mes chaînes. Elles ont eu le loisir de pousser des racines intérieures. Elles m’ont défait par le dedans. Je ne serai jamais un homme libre. J’ai voulu m’affranchir trop tard.
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leonceleonce   08 septembre 2018
Moi, je ne connaissais pas la joie . Je ne pouvais connaître la joie. C'était plus qu'une interdiction . Ce fut d'abord un refus, cela devenait une impuissance, une stérilité . Mon coeur était amer, ravagé. J'avais dix-huit ans.
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Videos de Anne Hébert (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Hébert
Le tombeau des rois, Anne Hébert lu par Anne Hébert
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