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ISBN : 2714306209
Éditeur : José Corti (10/09/1997)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Dans La Dame Alavieh, Sadegh Hedayat, auteur iranien (1903-1950) qu’on ne peut plus désormais enfermer dans son seul chef-d’œuvre La Chouette aveugle, utilise le folklore pour base de son récit. M.-F. Farzaneh raconte comment un ami de Sadegh Hedayat, l’acteur et metteur en scène Nouchine, membre du parti Touden, avait rencontré dans un car qui menait à Meched "une montreuse d’Images, de ces toiles peintes à l’aide desquelles on raconte le martyre de Hossein à Kerb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Sachenka
  20 avril 2017
Je suis allé à la bibliothèque pour emprunter un titre précis, La chouette aveugle. Hélas, il n'y était pas, quelqu'un d'autre avait été plus rapide que moi. Je me suis rabattu sur Madame Alavieh, un autre titre de Sadegh Hedayat, question de m'introduire tranquillement dans son univers. le résultat ? Bof… Drôle, oui, avec ses personnages colorés et son ton humoristique, malgré un style incisif. Agréable, je ne sais pas trop… L'histoire ? La fameuse Mme Alavieh fait son pèlerinage vers un lieu saint et, en route, elle déverse autour d'elle son fiel, n'arrête pas de se plaindre de sa famille, des pèlerins qu'elle rencontre sur son chemin, des marchands ambulants qu'elle associe à des voleurs, bref, que des gens cherchant à la départir de son argent à chacune de ses étapes. Mais elle ne se contente pas de les renvoyer, elle leur balance tout un lot d'insultes grossières. Je ne dis pas qu'ils sont mieux, qu'ils ne méritent pas ce crachat verbal. Donc, si caricaturaux, ces personnages ? Peut-être pas tant que ça, je peux facilement imaginer des manants d'un autre siècle agissant comme eux. Je me demande bien où est la piété… Ainsi, à travers ce conte aux saveurs folkloriques, Hedayat se fait un peu le critique d'une société qui refuse de voir ses travers. le titre contenait deux autres nouvelles dont je me rappelle à peine, elles m'en ennuyé sérieusement. En fin de compte, si je n'ai pas détesté Madame Alavieh, je ne suis pas certain avoir ressenti beaucoup de plaisir à le lire. Un rendez-vous manqué ? Assurément.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   07 août 2016
La Terre, vieille de plusieurs millions d’années, poursuivait le petit trajet qu’elle s’était tracé. Cependant, la nature y était toujours en ébullition. Les orages violents, le tonnerre, les éclairs, l’ouragan et les tremblements de terre étaient son lot quotidien. Une fumée grise s’échappait du sommet du mont Damavand. Dans la nuit, elle se muait en flammes orangées dont le reflet scintillait à la surface du lac voisin. La chaîne de montagnes qui encerclait ce lac était tapissée d’une végétation dense, terrain de prédilection des animaux sauvages, parmi lesquels un groupe de grands singes récemment installés. Relativement évolués, ces singes, qui devaient représenter dans l’évolution le chaînon reliant les mammifères à l’homme, vivaient en communautés familiales, par crainte des grands fauves. Au sein de ce groupe, on trouvait deux communautés à la notoriété mieux établie et entretenant des rapports plus étroits.
La première d’entre elles, celle de Dahaqui, se composait de sa vieille compagne Ritiqui et de ses plus jeunes enfants, sa fille Taqua et son fils Zizi. Le reste de la progéniture s’était dispersé dans la jungle sans plus jamais donner de nouvelles.
L’autre famille, les Quiçaquiqui, avait une allure exceptionnelle : les cheveux grisonnants, le visage épanoui, les joues creuses, de fortes mâchoires, la bouche large, de longues dents, de grosses oreilles rondes, des yeux couleur lie-de-vin bien enfoncés dans le crâne. Le patriarche Quiçaquiqui avait aussi un nez écrasé sous lequel pendait une vénérable barbe d’une longueur extraordinaire, et une lippe inférieure par trop tremblotante. Son cou épais, trop court, s’enfonçait dans sa poitrine, et ses bras puissants et virils se terminaient par de longues mains. Son large poitrail surplombait un gros ventre aussi bombé que ses fesses. Il marchait les genoux fléchis en s’appuyant sur un bâton, mais portait fièrement sa tête ornée d’une touffe de cheveux roux. Sa fille, la jeune Vistsit, ne se ditinguait, elle, que par le vert de ses yeux.
Avant l’arrivée de Quiça, les singes menaient une vie paisible : ils mangeaient et s’aimaient. Leurs préoccupations quotidiennes se résumaient à combattre la faim, le célibat, la vieillesse, la maladie, et à lutter contre les autres grands animaux. Mais Quiça leur inculqua une nouvelle notion : l’envie. Son ambition consistait à devenir le chef de la tribu Dahaqui. Malgré sa longue barbe qui attirait une foule de singes respectueux, il n’atteignit son but que le jour où Dahaqui se retrouva la mâchoire brisée au cours d’un combat contre deux tigres. Devenu invalide, il dut alors céder sa position de chef à Quiça.
Voici comment tout arriva :
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SachenkaSachenka   03 avril 2017
"N'est-il pas dommage qu'au nom des biens de ce monde, on balance son âme au feu?"
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