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Alain Gnaedig (Traducteur)Martine Selvadjian (Traducteur)
EAN : 9782020301091
512 pages
Éditeur : Seuil (02/10/1996)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 236 notes)
Résumé :
Difficile pour Smilla Jaspersen de croire en la mort accidentelle d'Esajas. Impossible même parce que Smilla ne croit pas qu'un enfant atteint de vertiges chroniques puisse sauter du toit d'un immeuble. Parce qu'elle s'était prise d'affection pour ce gamin groenlandais, délaissé par sa mère. Parce que Smilla est groenlandaise, elle aussi, et que sa mère, esquimaude, lui avait appris "l'amour de la neige". Et que la neige ne ment pas, contrairement aux hommes. Commen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Junie
  31 mars 2012
Ce livre n'est pas un polar, encore moins un thriller, même si l'héroïne se comporte comme un agent secret pour élucider le mystère de la mort accidentelle d'un étrange petit garçon tombé d'un toit. de Copenhague aux glaces polaires, elle nous entraine au coeur d'une intrigue émaillée de réflexions très personnelles. Dans une ambiance sombre et glaciale, se déroule un scénario opaque et parfois déroutant. Peter Hoeg ne ménage pas ses lecteurs, ni son personnage qui doit se tirer seule de toutes les situations.
Je lis ce livre pour la deuxième fois et en effet il mérite qu'on y revienne, pour en apprécier le sel et l'âpreté.
Commenter  J’apprécie          160
Woland
  24 décembre 2007
Froken Smillas Fornemmelse For Sne
Traduction : Alain Gnaedig & Martine Selvadjian
Moi qui suis née sur le littoral atlantique, et comme tous mes compatriotes, je déteste la neige qui n'est à mes yeux qu'une bouillasse infâme, toujours prête à vous faire déraper sournoisement au détour d'un trottoir sur quelque plaque de verglas habilement dissimulée. Pourtant, la Scandinavie m'a toujours fait rêver et avec "Smilla ...", Peter Høeg a accompli un miracle que je croyais impossible : me faire aimer la neige.
Pourtant, au départ, c'est l'intrigue qui m'avait attirée : quelques jours avant Noël, Esajas, un petit garçon de six ans, se tue accidentellement en tombant du toit de l'immeuble où il habite avec sa mère, une alcoolique. Une voisine, Smilla, qui avait lié des liens d'amitié avec lui, décide de faire rouvrir une enquête vite close : elle sait en effet que l'enfant, qui souffrait d'un vertige pathologique, ne serait jamais monté sur le toit de son plein gré. de plus, Smilla, dont la mère était une Inuit, connaît suffisamment la neige et l'art de la chasse sur la banquise pour ne pas lire aisément l'anormalité dans les traces laissées par Esajas sur le toit ...
A partir de là, se développe une envoûtante et complexe histoire qui mêle avec une rare efficacité les critiques sur la façon dont le Danemark mena la colonisation du Groenland, l'analyse des difficultés qui existent à se tenir entre deux cultures (la danoise et l'inuit), l'éternel problème des relations entre les sexes et bien d'autres choses encore. Ce livre est aussi un hymne authentique à la Neige, non pas celle, immuable, froide, désespérante, qui entoure la "Reine des Neiges" d'Andersen, mais la vraie neige, celle qui vit, qui bouge, qui parle même.
Plus de 500 pages de bonheur, ça ne se refuse pas. C'est paru dans la collection "Points" - en collection de poche, donc. Si vous connaissez la Scandinavie ou si elle vous attire, si vous aimez également les livres qui vont un peu plus loin que leur quatrième de couverture, vous aimerez "Smilla ..." Et si, pour vous, la Scandinavie est une région froide et sans âme, essayez tout de même de lire ce livre qui pourrait bien vous faire changer d'avis. ;o)
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Sara2a
  30 novembre 2012
Le résumé me faisait envie, j'adore les thrillers et si en plus ils me font voyager c'est le bonheur.
Alors pourquoi me suis-je autant ennuyée dans cette lecture qui m'est apparue interminable .
Pour ce qui est de l'intrigue, je n'ai aucune rancune, la façon étrange dont est mort l'enfant interpelle Smilla qui décide de se lancer dans l'enquête. Une investigation digne d'un super détective dont Smilla revêt le costume un peu trop facilement à mon goût, mais comme dans toute bonne intrigue suivre un personnage atypique est loin d'être désagréable alors passons.
Là où j'ai été bousculée c'est dans la façon qu'a eu l'auteur de me forcer à suivre l'intrigue en s'étendant sur certains détails et en occultant certains, comme si j'étais sensée tout savoir ...
Du coup certains passages m'ont foncièrement ennuyée, je n'en ai pas compris certains, vers la moitié du roman j'ai eu envie de le recommencer pour le lire plus méthodiquement en prenant des notes mais j'ai renoncé...
Lorsqu'enfin Smilla monte sur le bateau et entame son périple sur l'eau je me suis enfin immergée dans l'histoire, le bateau réduisant le nombre de personnages la lecture est devenue plus aisée , les faits plus clairs ....
Ce roman est dense, compliqué , il demande de l'attention, les divers sujets évoqués sont nombreux et l'écriture complexe et en même temps très touchante donne un ensemble atypique .
Le personnage de Smilla est énigmatique, dur à suivre et à comprendre mais que sait on exactement de cette femme arrachée de sa terre natale ? Elle se livre par petits bouts, presque à contrecoeur, souvent pour se justifier, elle donne le sentiment d'être aux abois dans un milieu hostile qu'elle ne comprend pas, qu'elle ne veut pas accepter . Qu'a-t'elle à perdre ? Que lui rapportera sa quête ? Ses rapports avec les autres sont obscurs, l'amour, l'amitié ne semblent avoir aucune place dans sa vie juste la quête de la clarté, des vérités qui dérangent.
Son enfance évoquée par petits épisodes donne un ton mélancolique à certains passages et contrastent avec la brutalité de son épopée, elle s'est forgée une carapace inaccessible là-bas dans ses paysages doux et violents où la glace lui parle , la glace avec qui elle a un rapport presque mystique .
Je ne saurai pas dire si j'ai aimé ou bien détesté cette lecture, en tout cas je n'y est pas été insensible.
.
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JeanRene43
  19 janvier 2017
Smilla et l'amour de la neige, de Peter Hoeg, est un roman, traduit du danois pour les éditions du Seuil en 1995 et également disponible en poche aux éditions du Points, difficilement classable : pour partie un thriller voire un roman policier suite à un meurtre non élucidé d'un enfant et à une violence latente, pour partie un roman d'analyse du personnage complexe de Smilla, glaciologue mais aussi de ses parents, un roman sociologique pour l'exposé des différences entre les danois et les Inuits du Groenland, un roman d'aventure par une expédition mystérieuse à travers des icebergs pour rejoindre une île méconnue et son glacier à l'ouest du Groenland, un roman de science-fiction par la menace du genre humain suite à la création d'un ver polaire mais on n'est pas loin également du roman fantastique, ce ver polaire aussi redoutable qu'un Alien, d'où par tous ces aspects de l'oeuvre, une bonne part de son charme. Si vous exercez dans le domaine de la biologie, vous y trouverez de quoi sortir de votre quotidien, de même si vous êtes géologue, navigateur du dimanche ou tout simplement un français qui ne connaît pas ces endroits hostiles de l'Arctique. Ce roman aurait pu être un chef d'oeuvre sans une série de fautes tout au moins de choix malencontreux : une multiplicité de personnages aux noms imprononçables pour un latin, le traducteur aurait pu rappeler ici ou là, le rôle des personnages associé au nom, sans dénaturer le texte ( exemple: le substitut Ravn...), de même pour le nom des endroits parfois cités en danois et parfois en langue inuit, c'est très bien pour un danois mais une difficulté à épargner pour la traduction française. On est aussi très déstabilisé par de fréquentes digressions, des pensées ou des histoires éloignées du sujet traité. de même on vit des actions réalisées ou subies par des personnages puis on les retrouve quelque temps après sans savoir comment ils se sont sortis du contexte précédent. Certains y trouveront là une astuce pour créer une atmosphère stressante, une menace faisant suite à la précédente et ne s'arrêteront pas à chercher des liens. Ce roman a été primé dans son pays d'origine et un film Smilla en a été tiré qui a surtout plu par la beauté des paysages. J'aime la fin qui est à l'image de ce roman, mystérieux ! Pour poursuivre les sensations je joins un lien sur le ver du criquet, le nématomorphe...
Lien : http://www.gurumed.org/2013/..
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Honolulu
  28 août 2020
Quand quelques jours avant Noël un enfant fait une chute mortelle d'un toit et que la police de Copenhague conclut à un simple accident, Smilla Jaspersen, sa voisine, n'y croit pas une seconde. Smilla, la spécialiste des glaces qui lit dans la neige comme dans un livre ouvert, repère des éléments anormaux. Par ailleurs, Esajas avait le vertige, que serait-il aller faire de son plein gré sur un toit ? Elle et l'enfant avaient noué un lien vraiment spécial, qui venait peut-être du fait que tous les deux partageaient des racines inuites. Son attachement envers cet enfant va donc la conduire à se lancer dans une enquête qui l'emmènera bien plus loin que prévu.
J'attendais beaucoup de ce roman, un classique du genre, Peter Høeg étant un des pères du nordic noir. J'ai donc été assez déroutée puisqu'il diffère un peu de ce que je lis d'habitude. J'ai parfois été perdue dans les personnages, dans des passages un poil trop techniques / scientifiques. Mais ce roman reste passionnant et cet aspect très documenté a apporté beaucoup de crédibilité à l'histoire et a fini par m'embarquer. J'ai adoré apprendre ces choses sur le Groenland. Notamment sur l'aspect identitaire des Inuits vivant aujourd'hui au Danemark, qui se retrouvent un peu le cul entre deux chaises, deux cultures, deux mondes finalement.
J'ai été fascinée par l'ambiance sombre et froide de ce roman, ainsi que par ce personnage principal. L'énigmatique Smilla, arrachée à sa terre de glace, dont la mélancolie m'a beaucoup touchée.
En bref, c'est une lecture tellement plus profonde que ce que laisse entendre la quatrième de couverture, mais qui demande beaucoup d'attention (j'ai dû relire certains passages deux, trois fois, parfois). Néanmoins, elle mérite qu'on s'obstine et qu'on aille au bout du voyage.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   27 juin 2017
On lui donnerait la quarantaine finissante, autrement dit vingt ans de moins que son âge. Il porte une tenue de sport en thermolactyl, des chaussures à crampons, une casquette de base-ball et des mitaines de cuir. D’une poche-poitrine, il sort un flacon en verre fumé, le vide d’un geste routinier qu’on remarque à peine. Du propanolol, un bêtabloquant qui ralentit les pulsations cardiaques. Il ouvre une main et en considère la paume. Elle est large, blanche, soignée et parfaitement calme. Il choisit un club, un driver Taylormade, avec une tête en palissandre poli taillée en forme de cloche. Il ajuste sa prise et soulève le club. Pendant la frappe, toute la puissance de ses quatre-vingt-cinq kilos est concentrée en un point de la taille d’un timbre-poste. La petite balle jaune semble voler en éclats avant de disparaître. On ne la voit resurgir qu’au moment d’atterrir sur le green, au fond du jardin, où elle se pose docilement à proximité du drapeau.
– Une balle Cayman, dit-il. De chez McGregor. Avant, j’avais toujours des problèmes avec les voisins. Ce modèle-ci est deux fois plus lent.
Cet homme est mon père. Je démasque aussitôt les intentions de cette démonstration en mon honneur – la prière d’un petit garçon qui désire être aimé, et que je n’envisage pas une seconde d’exaucer.
Vu d’ici, le Danemark m’apparaît exclusivement peuplé de petits-bourgeois. Les plus démunis et les vrais nantis représentent une minorité exotique.
J’ai la chance de connaître une quantité de gens de la première catégorie, d’autant plus que les Groenlandais y sont fort bien représentés.
Mon père appartient à la seconde.
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ElletseElletse   14 octobre 2013
Smilla, chuchote-t-il, quand j'étais un petit garçon, j'avais un tank à chenilles. Si quelque chose lui barrait le chemin, il grimpait par-dessus. Si l'obstacle était trop haut, il cherchait à le contourner ou à passer d'une autre façon. On ne pouvait pas l'arrêter. Tu es comme ce tank, Smilla. Tu devais te tenir à l'écart de tout ça, et tu n'as pas cessé d'y mettre ton nez. Tu aurais dû rester à Copenhague et te voilà à bord. On t'enferme - c'était mon idée, c'est ce qu'il y a de plus sûr pour toi - et te revoilà dehors. Tu réapparais tout le temps, Smilla. Tu es exactement comme ce tank.
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JunieJunie   31 mars 2012
La culture technologique n'a pas détruit les peuples autour de l'océan Arctique. Le croire serait lui faire trop d'honneur. Elle n'a servi que de déclencheur, un modèle à l'échelle cosmique des possibilités de chaque homme au sein de chaque culture: centrer son existence sur ce mélange proprement occidental que sont la convoitise et l'insouciance.
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AproposdelivresAproposdelivres   23 septembre 2014
Il gèle, un extraordinaire -18° ; il neige et, dans la langue qui n'est plus la mienne, cette neige est qanik - de gros cristaux planent presque en apesanteur, s'amoncellent sur le sol et le recouvrent d'une couche de gelée blanche et poudreuse.
L'obscurité de décembre s'élève de la tombe, elle semble aussi illimitée que le ciel au-dessus de nous. Dans cette obscurité, nos visages ne sont plus que des disques faiblement éclairés mais, même ainsi, je note la réprobation du pasteur et du bedeau devant mes bas résille noirs et devant les gémissements de Juliane accentués depuis que les effets du disulfirame, pris tôt ce matin, se sont dissipés. Elle est presque dégrisée pour affronter le chagrin. Ils considèrent que nous ne respectons ni le temps ni les tragiques circonstances. La vérité, c'est que les bas comme les cachets sont, chacun dans leur genre, un hommage au froid et à Esajas.
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PixisPixis   25 août 2015
p. 138 :
Un enfant qui naît est un événement merveilleux, une étoile, une aurore boréale, une colonne d'énergie dressée dans l'univers. Un enfant qui meurt est un drame atroce.

p. 344 :
Ce qu'il y a de triste avec la mort, ce n'est pas qu'elle modifie le futur mais qu'elle nous laisse seul avec nos souvenirs
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