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Jacques de Tersac (Traducteur)
ISBN : 2070343626
Éditeur : Gallimard (02/10/2008)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Manuel Garcia O'Kelly est le meilleur informaticien de Luna City. C'est à lui que l'on confie l'entretien de MYCROFT, dit Mike, le superordinateur chargé de gérer la quasi-totalité des systèmes de survie de la colonie pénitentiaire. La Lune est en effet peuplée de détenus ou de leurs descendants, envoyés là par la Terre sans aucun espoir de retour. D'autant que Mike prédit la disparition de la colonie lunaire à plus ou moins brève échéance. Il ne reste plus aux Lun... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  16 avril 2018
J'aime beaucoup Heinlein. Je trouve qu'il a un grand talent pour proposer des récits à la fois intelligents et distrayants. "Révolte sur la lune" en est encore une fois la preuve.
Pour lire ce roman, il ne fait aucun doute qu'il faut mettre son cerveau en marche. On est loin d'un récit décérébré. Heinlein utilise son talent de conteur pour proposer une véritable leçon sur la manière dont mener une révolution, de la diffusion des idées révolutionnaires à leur financement en passant par les négociations avec les diverses puissances ou la constitution d'un gouvernement.
Heinlein a souvent été taxé d'auteur fascisant, notamment à cause de "Starship troopers" jugé très pro-militariste. Les détracteurs d'Heinlein ont dû être bien surpris par ce "révolte sur la lune" qui est un bel hommage aux mouvements d'émancipation et qui par bien des aspects est une oeuvre résolument anti-colonialiste. Voilà qui montre bien qu'il est absurde de vouloir cataloguer Heinlein trop vite. Ceci étant dit, je précise que je ne partage pas les idées développées ici par l'auteur. En effet, dans son roman Heinlein expose largement une idéologie libertarienne que je ne goûte guère. Si ces passages très politisés ne correspondent pas à mes convictions, je les ai trouvés néanmoins intéressants. Il est toujours enrichissant de se confronter aux arguments d'une idéologie avec laquelle on n'est pas d'accord.
Au-delà de l'aspect politique, avec "révolte sur la lune" Heinlein offre également une peinture saisissante de la société sélénite. le modèle familial, l'économie, les us et coutumes... tout ça est très riche et crédible.
Mis à part les personnages féminins qui sont assez simplistes et stéréotypés, les protagonistes sont bien campés et on a grand plaisir à suivre leur destinée. Heinlein se paie même le luxe de rendre attachant un super-ordinateur qui a accédé à la conscience (thème par ailleurs très intéressant).
Même si certains aspects sont un peu datés, "révolte sur la lune" est une démonstration magistrale du talent de Heinlein qui, une fois encore, parvient à proposer un récit passionnant et immersif tout en étant porteur de réflexion. Et le roman est addictif dans ces deux aspects. On se passionne autant pour les manoeuvres politiques que pour les combats. le prix Hugo que "Révolte sur la lune" a reçu en 67 était bien mérité.
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finitysend
  13 février 2013
Révolte sur la Lune est un texte un peu daté au niveau du vocabulaire , mais c'est une lecture satisfaisante malgré tout .
Cependant ce vocabulaire peut être une véritable gène dans le cadre d'exigences lexicales très contemporaines , de la part d'un lecteur exigent sur ce plan .
Perso même si je me plait à être quelquefois un archéologue du genre , je dois avouer que cela m'a un peu gêné !
Cependant ce texte est tout de même assez remarquable du point de vue narratif , et , du point de vue prospectif pour ce qui est d'une éventuelle colonisation sélénite aussi , enfin , ces « lunatiques , sont décidément très sympathiques .
D'ailleurs ils ont la sympathie de l'auteur et leur positionnement libéral devrait finir de convaincre que l'auteur , n'est décidément pas le vilain réactionnaire que l'on suppute souvent , à tort et assez systématiquement .
Je pense qu'on ne le dira jamais assez et quand ce sera bien intériorisé , on pourra enfin raisonner autrement sur les significations des ambiguïtés de Heinlein qui sont pourtant claires et souvent fantasmées .
D'ailleurs , les critiques institutionnels de son oeuvre me souvent penser à : « des poules qui auraient trouvé un couteau , et qui se demanderaient à quoi cela peut bien servir... ! « , hum .
Dans cet univers la terre n'a rien de démocratique et les trois millions de sélénites devront gagner chèrement leur liberté en la jouant , David et Goliath , et jouer comme David le roi berger , de la fronde , contre le géant . Je reste équivoque pour ne pas « spoiler « ...
Autour de cette quête de libertés et autour de la guerre d'indépendance , le lecteur explorera la colonie lunaire qui est un magnifique récit de hard-science digeste , et qui explore également magistralement la colonisation lunaire et la Lune en tant que corps céleste en orbite terrestre .
Je dirais pour conclure que c'est un long roman , mais que c'est un roman très vivant ....
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ibon
  15 juin 2018
Un livre précis et documenté non seulement sur la colonisation de la Lune mais surtout sur la volonté des "Lunatiques" - ses habitants- d'obtenir l'indépendance.
Heinlein délivre un récit, et sans doute un message, inspiré des mouvements d'émancipations qu'ont connu beaucoup de peuples dans les années 1960.
En 2075, les 3 millions d'habitants de la Lune, descendants de Terriens indésirables, sont toujours tenus par le Gardien et ses sbires. Ils sont même exploités. Leur production, essentiellement agricole (si si dans des termitières!), part pour nourrir la Terre sans être payée au prix juste. La situation est figée.
Il faudrait un choc pour changer cet équilibre. Autrement dit un système homéostatique (ultrastable) ne peut évoluer que s'il est "agressé" par des événements venant du monde extérieur (emprunté à J. de Rosnay dans le Macroscope).
Le catalyseur de cette réaction pourrait être Manuel dit "Man", un technicien informatique ou bien le superordinateur Mike, dont il a la charge, qui exécute tous les programmes de la Lune.
Les premières centaines de pages permettent d'entrer dans cette société lunaire. Comment elle fonctionne économiquement, politiquement mais aussi dans ses moeurs. Polyandrie, polygamie dans une même famille font que l'on se trouve en présence d'un co-mari!
Heinlein a le sens du détail. Trop parfois, les échanges économiques sont assez complexes avec la Terre.
Son imagination naît tout de même des connaissances de l'époque (1966).
Les détails de fonctionnement du superordinateur ne sont pas ridicules et même pas si éloignés de la technologie actuelle. Son évolution suscite l'étonnement même de son programmeur car c'est un ordinateur doué de vertus humaines et du sens de l'humour. Son omniprésence dans le récit m'a fait penser à celle d'HAL9000 dans le film de Stanley Kubrick scénarisé par Arthur C.Clarke: "2001, l'Odyssée de l'espace".
Donc, une révolte gronde et comme elle se parle parfois en russe, ce sera peut-être alors une révolution! On trouvera de nombreuses allusions à la révolution russe (et française un peu aussi), à mon grand étonnement car au moment de l'écriture du roman, le contexte faisait que le communiste était l'ennemi dans le pays D'Heinlein.
Des héros pro-soviétiques, il fallait oser!
Avec la vodka, on vous servira aussi du "spasibo" et du "tovaritch" (camarade).
Da, ça va chauffer sur la Lune!
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fnitter
  01 février 2012
Ecrit en 1966. le seul élément qui peut laisser penser que le livre est ancien, c'est Mike, le super-ordinateur alimenté par fiche à trous.
Heureusement, Mike, par un mystère inexpliqué a developpé une conscience, l'intelligence et l'humour qui va avec. Il disserte alors avec Manuel en vocal et à eux deux, ils vont mettre sur pied un plan pour obtenir l'indépendance de la lune.
Mike en est le véritable chef et sans ses calculs de probabilité, la révolte aurait été vouée à l'échec.
Style résolument moderne, personnages attachants (y compris Mike), discours politique cher à Heinlein qui apportent un plus à l'histoire.
La construction pas à pas, les manoeuvres l'une après l'autre pour aboutir, calculs de probabilité à l'appui à cette indépendance, font de ce roman une histoire haletante. On veut connaître la suite et on ne pose le livre qu'une fois ce dernier terminé.
Un autre chef d'oeuvre d'Heinlein.
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deuxquatredeux
  07 janvier 2018
Dans le jeu des sept familles, on trouve rarement la famille Friedman. Pourtant, le grand-père, Milton, a été prix Nobel d'économie ; la grand-mère, Rose Friedman, a co-écrit avec son mari ; leur fils David Friedman - le père dans le jeu des 7 familles - a écrit entre autres un Vers une société sans Etat (traduction approximative de The Machinery of Freedom) ; le petit-fils, Patri Friedman, a pour projet de construire des îles dans les eaux internationales pour y accueillir les entrepreneurs et les défenseurs de la liberté - voir le livre qu'il a co-écrit, Seasteading: How Floating Nations Will Restore the Environment, Enrich the Poor, Cure the Sick, and Liberate Humanity from Politicians. Dans la famille Friedman, on est libéral ou libertatrien de père en fils.
Dans Vers une société sans État, David Friedman place une annexe intitulée en anglais « My competition » - je ne me souviens plus de son titre dans la traduction française. Dans cette annexe, il cite des oeuvres partageant les idées de son livre et ses idées. Sont notamment cités des auteurs de science-fiction comme Poul Anderson pour Time and Stars (Garden City, NY: Doubleday, 1964), Robert A. Heinlein pour The Moon is a Harsh Mistress (New York: Putnam, 1966), C. M. Kornbluth pour The Syndic (Garden City, NY: Doubleday, 1955), Larry Niven et Jerry Pournelle pour Oath of Fealty. (New York: Pocket Books, 1981) ou Vernor Vinge pour True Names (New York: Bluejay, 1984), The Peace War (New York: Bluejay, 1984; Ultramarine, 1984) et Marooned in Realtime (New York: Bluejay, 1986; Baen, 1987).
À l'époque de ma lecture du livre de David Friedman, je m'étais rendu plein d'allégresse et d'innocence dans une librairie pour me procurer ces ouvrages-là. le librairie m'indiqua qu'ils n'étaient pas disponibles : l'explication était que, selon lui, les milieux de l'édition française - de gauche - considéraient certains de ces auteurs comme peu fréquentables - ils étaient jugés de droite voire d'extrême-droite ; par exemple, Robert Heinlein avait été qualifié de fasciste à la sortie de Starship Troopers, approximativement traduit en français par Étoiles, gardes à vous !, et qui est dédicacé "Au "juteux" Arthur George Smith, soldat, citoyen, homme de science, et à tous les adjudants de tous les temps qui ont oeuvré pour faire de jeunes garçons des hommes. R.A.H." ; dans le même temps des responsables du Parti Nazi Américain étaient publiés sans problème - aujourd'hui, ma mémoire me fait défaut sur les noms des auteurs en question. On se souvient que le prix Hugo a été secoué dès 2013 par les campagnes des « Sad puppies » et les « Rabid puppies » - ces deux groupes contestaient la forte représentation d'auteurs qu'ils qualifiaient de « gauche » et une faible représentation d'auteurs de « droite » dans les listes de nominés pour le prix Hugo.
Une des sources d'inspiration de David Friedman - il lui dédicace son livre ainsi qu'à son père et à Friedrich Hayek - est le livre de Robert A. Heinlein, The Moon is a Harsh Mistress. Ce livre a donné dans une traduction approximative en français, Révolte sur la lune. L'intérêt de Friedman pour ce livre de Robert A. Heinlein est qu'il décrit la possibilité d'une société « anarcho-capitaliste » - voir L'anarcho-capitalisme de Pierre Lemieux sur ce terme : grosso modo, cette branche du libertarianisme essaye de rassembler l'anarchisme et le capitalisme.
Dans Révolte sur la lune, Manuel Garcia O'Kelly, né libre sur la lune transformée en pénitencier, occupe le métier de technicien informatique à Luna City. Comme Manuel Garcia O'Kelly est né sur la lune, il ne pourrait pas s'adapter à la gravité de la terre et que par conséquent il est condamné à vivre sur la lune. Quand Mike, le super ordinateur de l'Autorité Lunaire qui s'est éveillé à la conscience, déduit des données à sa disposition que la lune est condamnée à sa perte si elle ne se libère pas du joug de la terre, la seule solution pour la lune est la révolte. Manuel Garcia O'Kelly va se retrouver partie prenante de la préparation de la révolution - plus qu'une révolte en fait - avec l'aide de Mike, de Wyoh, une agitatrice venue de Hong-Kong Luna, et du professeur de la Paz, un déporté politique et également de la constitution d'une nouvelle nation. C'est en partie cet élément qui intéresse des libertariens comme David Friedman - c'est un élément qui se retrouve également dans Marooned in Realtime de Vernor Vinge. En plus de cet élément, Révolte sur la Lune a participé à la diffusion et à la popularisation de l'expression « There ain't no such thing as a free lunch » que l'on trouve souvent sous l'acronyme TANSTAAFL - une expression reprise et très largement popularisée par Milton Friedman.
Même si certains éléments du livre sont aujourd'hui désuets - notamment le super-ordinateur qui est très daté par rapport aux ordinateurs actuels alors que l'action se passe en 2075 -, Révolte sur la Lune constitue un bon roman de science-fiction qui mérite encore d'être lu en 2017 - au moins pour la préparation d'une révolution et pour la réflexion sur ce que devrait être une nouvelle nation à l'issue d'une telle révolution.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Malahide75Malahide75   19 juillet 2013
Je ne vais pas discuter pour savoir si une machine peut "réellement" vivre, peut "réellement" être consciente d'elle-même. Un virus est-il conscient de lui-même ? Niet. Et les huîtres ? J'en doute fort. Un chat ? Presque certainement. Un humain ? Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, tovaritch, mais moi, je le suis. Quelque part le long de cette chaîne de l'évolution, qui va de la macromolécule au cerveau humain, se glisse la conscience de soi. Les psychologues prétendent que cela se produit automatiquement chaque fois qu'un cerveau acquiert un très grand nombre de circuits associatifs. Je ne vois pas la différence entre des circuits à base de protéine et des circuits à base de platine.
("L'âme" ? Un chien a-t-il une âme ? Et un cafard ?)
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Malahide75Malahide75   19 juillet 2013
Vous n'utiliserez que les éléments qui conviennent à ce à quoi il est destiné, et vous ne le construirez pas plus puissant qu'il ne vous est nécessaire... et vous y mettrez aussi des coupe-circuit. La fonction crée l'organe.
Il en est de même pour une révolution. Le réseau ne doit pas être plus important qu'il n'est nécessaire... et jamais il ne faut recruter quelqu'un seulement parce que ce quelqu'un désire se joindre à vous. Ni chercher à persuader pour le seul plaisir d'avoir quelqu'un d'autre de votre avis. Il sera de votre avis le moment venu... ou c'est que vous vous êtes trompé sur le moment historique. Naturellement , il doit y avoir une organisation éducative, mais elle doit être distincte ; la préparation à l'agitation et à la propagande ne fait pas partie de la structure de base.
Quant à la structure de base, une révolution commence comme une conspiration ; c'est pourquoi il faut une structure petite, secrète, et organisée de telle manière qu'il n'y ait pas grand dommage en cas de trahison, étant donné qu'il y a toujours des trahisons. Une solution acceptable est le système des cellules et, jusqu'à maintenant, on n'a encore rien inventé de mieux.
On a édifié quantité de théories sur le nombre optimum des membres d'une cellule. Je crois que l'Histoire montre que le meilleur nombre est trois : à plus de trois, on n'est plus d'accord quand il s'agit de dîner ensemble, et on l'est encore moins quand il s'agit de frapper.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   05 mars 2015
Nous sommes assez vieux pour savoir ce que nous faisons quand nous risquons nos vies. Pour cela, il faut avoir déjà ressenti l’étreinte de la mort. Les enfants sont rarement capables de comprendre que la mort les frappera personnellement. L’âge adulte peut même se définir comme celui auquel une personne apprend qu’elle devra mourir et accepte cette fatalité sans protester
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   07 mars 2015
Il était du genre à trouver que tout instrument un peu plus compliqué qu’une paire de ciseaux a quelque chose de mystérieux, de dangereux... Une mentalité de l’âge de pierre en quelque sorte.
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finitysendfinitysend   13 février 2013
The moon is a harsh mistress ( la lune est une maîtresse sévere ) .
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Videos de Robert A. Heinlein (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert A. Heinlein
Prédestination (film), sorti en 2014. C'est l'adaptation de la nouvelle "Vous les zombies" (All You Zombies) de Robert A. Heinlein publiée en 1959. Réalisé par Michael et Peter Spierig avec Ethan Hawke et Sarah Snook. Bande Annonce VF.
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