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EAN : 9782843449529
160 pages
Éditeur : Le Bélial' (20/06/2019)
3.43/5   60 notes
Résumé :
Atteint d’une maladie neuromusculaire chronique, Waldo Farthingwaite-Jones vit retiré du monde au sein de son petit paradis privé, un habitat orbital automatisé conçu par ses soins qui le soustrait à l’insoutenable gravité terrestre martyrisant son corps… Obèse, solitaire et misanthrope, Waldo est un être détestable. Mais c’est aussi, sans doute, l’un des plus remarquables esprits que l’humanité ait jamais connu. De fait, quand les moteurs des appareils de la North ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Fandol
  23 décembre 2019
Waldo est une histoire étonnante, bizarre parfois, compliquée aussi mais dont l'issue est extrêmement simple. Ce roman a obtenu le prestigieux Prix Retro Hugo qui rend hommage, non pas à notre Victor national, mais à Hugo Gernsback qui a fondé un des premiers magazines de science-fiction, aux États-Unis.
Robert Anson Heilein, considéré comme un maître es-science-fiction dans son pays, est décédé en 1988. Voilà que la collection Une heure-lumière des éditions le Bélial a la bonne idée de publier ce livre édité en 1942 et réédité en 1950 aux USA. C'est dans le cadre des Explorateurs de l'imaginaire de Lecteurs.com que je me suis plongé, une fois n'est pas coutume, dans la lecture d'un ouvrage de science-fiction.
Ainsi, l'auteur m'a entraîné dans une période future non datée. Les appareils de la North American Power-Air subissent des pannes inexpliquées. Il faut dire qu'ils fonctionnent à l'énergie rayonnante et que leur propulseur deKalb dysfonctionne de plus en plus souvent.
Le Docteur Jim Stevens ne connaît qu'un seul homme pouvant résoudre de problème d'énergie rayonnante : Waldo Farhingwaite-Jones. En effet, ce jeune homme a étudié les effets des radiations ultra-courtes sur le cerveau humain. C'est un génie mais il est très particulier.
Waldo est atteint, depuis sa naissance, d'une maladie neuromusculaire, la myasthénie. Il vit dans une sorte de station spatiale à bonne distance de la Terre, depuis dix-sept ans. Grâce à des dons extraordinaires, il a réussi à inventer un tas d'instruments, mis au point quantité de techniques pour vivre en apesanteur, seul, avec son chien, Baldur, un molosse.
Un seul homme a toute sa confiance : le Docteur Gus Grimes qui a procédé à sa naissance et lui a permis de vivre. Dans son logis spatial, Waldo est devenu obèse, monstrueux d'égoïsme mais reste un inventeur génial.
Son enquête, ses recherches, pour résoudre le problème qui lui est posé, vont l'amener à rencontrer Papi Schneider qui lui parle de l'Autre Monde, de magie, et cela déclenche, en cascade, une suite de révélations amenant Waldo à une transformation radicale dont je ne peux dire davantage.
J'ai apprécié la brièveté de ce roman de science-fiction car, parfois, je me suis perdu dans les développements scientifiques et les termes quelque peu compliqués mais c'est la loi du genre. Je reste admiratif devant cet auteur, Robert A. Heilein qui, bien avant que nous soyons alertés sur les dangers de ces ondes qui nous traversent partout et sans cesse, avait déjà mis le doigt sur leur danger.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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BazaR
  04 mars 2021
La collection Une Heure Lumière comporte encore assez peu de novellas de « l'ancien temps ». Mais le peu qui y réside mérite sa place.
Cette novella de Robert Heinlein par exemple, est tellement réussie du point de vue prospective qu'on ne bronche quasiment pas sur un côté désuet. L'auteur imagine une Terre où le rayonnement est à la base de la technologie. WiFi, Bluetooth, etc. ça ressemble, non ? Heinlein va plus loin cependant, dans la mesure où l'énergie elle-même est transportée par ce biais. Plus de câbles électriques ou de fuel fossile. le bonheur… Bah pas tout à fait car certaines personnes s'inquiètent de l'effet de tout de fatras radiatif sur la santé du terrien lambda – ça aussi ça existe chez nous – et d'autres part, il commence à y avoir des pannes incompréhensibles.
Et là l'auteur fait intervenir Waldo. Ce type est un croisement entre Dr House et Tony Stark : un génie scientifique hors norme, obèse, atteint d'une maladie neuromusculaire chronique tellement douloureuse et fatigante qu'il s'est exilé en orbite, en apesanteur. Se colleter à cette maladie grâce à une volonté sans limite a développé chez lui un égoïsme et une misanthropie taille XXL. Pour Waldo, les hommes sont des « singes nus », de gros débiles au cerveau épais, des outils défectueux « mais bon y'en a pas d'autres ». Voir dialoguer et penser ce personnage truculent est l'un des délices de ce court bouquin.
Faut bien l'avouer, le roman est très orienté techno. Heinlein adopte son ton professoral pour détailler sciences et techniques avec brio, beaucoup d'imagination et une solide logique. Ce genre de choses me plaît bien, à moi, mais il faut bien admettre que cela peut rebuter.
La résolution du problème de l'énergie mène vers des voies très originales, y compris des voies magiques mais abordées par une méthode scientifique. C'est toute la conception de l'univers qui est remise en question, ajoutant une structure à notre monde matériel qui ressemble assez à ce que Poul Anderson décrit dans sa nouvelle « Dans l'ombre » (ça ne vous aide pas, mais faut pas que j'en dise trop).
J'ai cependant été déçu par le chemin que prend le récit dans la dernière partie. le personnage de Waldo s'adoucit trop et fait une fixette sur un point que je peux comprendre, mais qui oublie finalement la belle construction d'univers conçue peu à peu. C'est un peu comme si, plongé dans un magnifique paysage de montagnes, prairies, cascades et marmottes, Waldo ne se concentrait plus que sur les lacets de ses chaussures.
Cela n'empêche pas Robert Heinlein de savoir parfaitement où il va, car la fin reboucle parfaitement avec le prologue.
Une novella de qualité donc, mais comportant une forte densité technologique assez âpre susceptible de rebuter.
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JustAWord
  12 juin 2019
Poursuivant inlassablement la publication de novellas dans leur prestigieuse collection Une Heure-Lumière, et après un détour par la Hard-SF de Diaspora le mois dernier, les éditions du Bélial' déterrent un récit datant de 1942 signé par l'un des plus grands écrivains de science-fiction de l'histoire : l'américain Robert A. Heinlein.
L'auteur d'Étoiles, garde-à-vous ! (adapté au cinéma sous le titre Starship Troopers) publie ce texte pour la première fois sous le pseudonyme d'Anson MacDonald. Il s'y penche sur un drôle de scientifique reclus dans un habitat orbital privatisé autour de la Terre et un vieillard oublié de tous qui a la réputation de faire des miracles.
Un vieux texte donc mais qui réserve pourtant quelques surprises.
Les dangers du rayonnement
Waldo se penche sur un monde où l'homme a créé une technologie révolutionnaire capable d'alimenter tous ses véhicules : l'énergie rayonnante. Jalousement gardée par la North American Power-Air (ou NAPA), celle-ci ne convainc pourtant pas tout le monde, à commencer par le Dr Gus Grimes qui reste persuadé que l'énergie rayonnante a des effets néfastes à long terme sur le corps humain. C'est donc une aubaine pour lui quand l'ingénieur James Stevens vient lui expliquer que les récepteurs deKalb utilisés sur les transports des véhicules NAPA tombent en panne alors qu'ils sont sensés fonctionner à l'énergie rayonnante. Pour résoudre le problème, il ne semble y avoir qu'un seul recours : Waldo Farthingwaite-Jones, un scientifique génial mais profondément misanthrope et atteint d'une maladie auto-immune rare, la myasthénie. Cette pathologie handicapante crée chez le malade une fatigabilité à l'effort et un déficit moteur plus ou moins sévère selon l'évolution de la maladie. Pour se libérer de ce fardeau, ou du moins en atténuer les effets, Waldo s'est retranché dans un habitat orbital en apesanteur entouré par des bras mécaniques de son cru, les waldos, afin d'exécuter les tâches du quotidien avec le moins d'effort possible.
Mais Waldo voudra-t-il véritablement venir en aide à une humanité qu'il déteste et qu'il considère comme à peine supérieur à des singes ?
Étrange coïncidence (ou pas ?), la publication de Waldo intervient quelques semaines après la diffusion de l'excellente série HBO Chernobyl où la question de l'Atome et des effets catastrophiques du nucléaire occupent une place centrale.
Ici, point de nucléaire mais une étrange énergie dites rayonnante qui permet un bond technologique incroyable pour la société de l'époque et que tout le monde pense sûre…jusqu'à ce que le Dr Grimes constate une baisse des capacités physiques humaines de par le monde… L'énergie rayonnante et ses radiations sont-elles si sûres que cela à long terme pour l'homme ?
Une question d'autant plus intéressante que les symptômes ressemblent à s'y méprendre à une myasthénie, une maladie auto-immune où les propres anticorps de l'organisme s'attaque à des récepteurs faisant partie intégrante de la plaque motrice des jonctions neuromusculaires. Comme-ci, finalement quelque chose qui devait nous protéger devenait un poison insidieux quasiment impossible à arrêter…
Portraits croisés
En périphérie de cette préoccupation sanitaire et de cette mise en garde contre les technologies rayonnantes, Waldo dresse le portrait de deux hommes : d'un côté l'irritable et prétentieux Waldo, scientifique de renom que la maladie a rendu aigri et socialement inadapté, détestant les hommes et leur contact tout en préférant ses propres créations robotiques, de l'autre le vieux Schneider, un homme âgé retrouvé un peu par hasard par l'un des personnages secondaires du récit et qui vit à l'écart de la société humains qu'il aime pourtant…mais dont il ne supporte plus les machines et les technologies omniprésentes.
Deux faces d'une même pièce encore plus évidentes lorsque l'on se rend compte que Waldo ne jure que par la science et que Schneider ne jure que par la croyance. Dès lors, la novella prend un chemin pour le moins inattendu et bascule dans le merveilleux plutôt que dans une proto-hard-SF qu'elle semblait pourtant vouloir épouser dans sa première partie.
Robert Heinlein abandonne progressivement la science pour se concentrer sur ce que l'on est bien forcé de nommer magie.
Ce retournement de situation va avoir une influence colossale à la fois sur Waldo mais aussi sur le lecteur puisque tous les deux seront amenés à reconsidérer leur position et à s'interroger sur l'importance de la volonté humaine.
En un sens, la résolution du problème scientifique primaire (les récepteurs deKalb) s'avère avoir nettement moins d'importance que les possibilités offertes à Waldo pour combattre son état et parvenir à (re)devenir humain. Trois réflexions se font jour ici : la première porte sur l'importance de la part psychologique dans toute affection (notamment chronique), la seconde s'interroge sur l'influence d'une maladie chronique sur la vie et le tempérament d'un malade, la dernière questionne sur les limites de la science elle-même.
Mais la vraie surprise finale de cette novella, c'est en réalité le changement qui intervient dans la personnalité de Waldo qui finit par comprendre que l'humanité, au bout du compte, a encore bien des choses à lui offrir.
Texte surprenant et désuet, Waldo troque la science pour la magie mais ne quitte jamais son premier objectif des yeux : l'être humain. Grâce aux portraits croisés de deux personnages diamétralement opposés, le récit de Robert Heinlein nous questionne sur la technologie et nos croyances, bousculant nos certitudes les plus profondément enfouies.
Lien : https://justaword.fr/waldo-7..
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lianne
  09 août 2019
On va le dire dés le début : je n'ai pas apprécié cette lecture. Enfin pour être plus précise, je n'ai pas du tout aimé la conclusion et le reste m'avais un peu laissé de marbre.
Waldo est un génie. Atteint de maladie musculaire chronique, il vit seul en orbite de la terre dans un habitat automatisé entièrement conçue par lui même pour répondre à ses moindres besoins. Asocial et persuadé de sa grandeur, il s'est éloigné en tout point des autres humains qu'il juge inférieurs.
Sur terre une société a des problèmes, ses moteurs tombent inexplicablement en panne sans que personne n'arrive à trouver pourquoi.
Elle décide de faire appel à Waldo, malgré le prix, pour qu'il se penche sur le problème ...
Mon problème dans ce livre a été que c'est surement le plus mystiquo-non scientifique des livres que la science que j'ai jamais lu.
Quand il s'agit d'explications sur les moteurs et comment ils fonctionnent, on n'a rien. Clairement. Même les tests que la société puis Waldo mettent en place sont à peine effleurés. D'ailleurs l'autre personnage qu'on suit, un ingénieur de la firme, ne semble rien y connaitre sur le sujet et quand il expose le problème à Waldo il n'utilise absolument aucun terme scientifique.
Ça m'a gêné et dés le début je savait que malgré le fait que ce problème technique soit au coeur du récit, ce n'était absolument pas ça qui intéressait l'auteur.
Surtout que pour confirmer mon idée, dés que les idées complètement mystiques et non scientifiques arrivent vers la fin du livre, la d'un coup on a des tonnes de soit disant explications très précises qui m'ont donné envie d'envoyer le livre valser par la fenêtre.
A ce moment la on tourne au livre en faveur de toutes les théories du complot. La science est une vaste farce, et on peut guérir d'une maladie génétique grave handicapante uniquement par la force de sa volonté.
J'avais l'impression de lire un texte d'antivax ou de platiste (les gens qui sont persuadés que la communauté scientifique leur ment depuis des décennies et que la terre est plate) convaincu, sans le moindre intérêt.
Je sais que ce livre est assez vieux, que les théories du complot n'existaient sans doute pas au niveau où sont maintenant à cette époque, ce qui en fait limite un visionnaire sur ce point, c'est vrai.
Mais ça m'a trop rendu mal à l'aise pour que je l'apprécie.
C'est donc un gros raté pour moi.
12/20
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Apophis
  25 juin 2019
On pourrait croire que cette oeuvre « de jeunesse » d'Heinlein n'a pour seul intérêt que le cheminement d'un homme malade et misanthrope vers une pleine intégration dans la société. Mais elle est beaucoup plus que ça, constituant un tour de force taxonomique et un précurseur des oeuvres les plus ambitieuses de la Hard SF. Même si, pendant une bonne moitié de ses 150 pages, j'étais quelque peu dubitatif, et que la fin n'est pas très satisfaisante à mon goût, le point critique de l'explication des phénomènes au centre de l'intrigue est absolument magistral, ce qui fait que ce texte, même s'il ne se placera pas parmi les meilleurs de la collection et ne sera sûrement pas fait pour tout le monde, ravira les amateurs de Hard SF soucieux de découvrir un précurseur du genre, et peut-être surtout ceux qui, au contraire, aiment que les frontières entre genres et sous-genres soient brouillées ou redéfinies.
Ce qui précède n'est qu'un résumé : retrouvez la critique complète sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   29 décembre 2019
La chimie dérivait quant à elle de l'alchimie ; en fait, la plupart des sciences modernes devaient leurs origines aux magiciens. La science avait retiré le verbiage, essoré l'occultisme grâce à sa logique bivalente, encapsulé le savoir sous une forme dont chacun pouvait user.
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Dionysos89Dionysos89   09 janvier 2021
La courbe de décrément, si on s’en tenait à des extrapolations logiques, indiquait que, d’ici vingt ans, il ne resterait plus d’hommes assez robustes pour travailler dans les industries lourdes. Ils ne seraient bons qu’à pousser des boutons.
Bien sûr, lui-même n’était bon qu’à pousser des boutons, mais cela ne lui vint pas à l’esprit. Il considérait la faiblesse d’un singe nu comme un fermier d’antan celle d’une bête de sommes : l’exploitant ne s’attendait pas à devoir tirer la charrue – c’était le boulot de son cheval.
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FandolFandol   24 décembre 2019
En chute libre, on n'a aucune sensation de poids. Il faut une opposition au champ de gravitation pour que le corps humain détecte ce dernier.
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BazaRBazaR   02 mars 2021
Un rampant a du mal à écarter la notion de poids. Il semble que nous naissions pourvus d'un instinct qui l'exige. Si on se représente un véhicule en orbite autour de la Terre, on tend à considérer la direction de la planète comme "le bas", de s'imaginer debout ou assis sur la paroi du vaisseau qui tient lieu de sol. Voilà un concept fallacieux.
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FandolFandol   26 décembre 2019
- Pourquoi vous n'arrêtez pas la médecine générale, doc ? Ça doit être usant.
- C'est ce que je pensais dans ma jeunesse, mais, voilà une quarantaine d'années, j'ai arrêté des soigner les maladies pour me mettre à soigner les gens. Depuis, ça me plaît.
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Videos de Robert A. Heinlein (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert A. Heinlein
Prédestination (film), sorti en 2014. C'est l'adaptation de la nouvelle "Vous les zombies" (All You Zombies) de Robert A. Heinlein publiée en 1959. Réalisé par Michael et Peter Spierig avec Ethan Hawke et Sarah Snook. Bande Annonce VF.
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