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ISBN : 2070637999
Éditeur : Gallimard (27/10/2011)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 17 notes)
Résumé :

Après avoir failli tuer de Gaulle, Jean-Paul se cache chez sa tante en Lorraine. Il y découvre le début d'un secret de famille et la fortune mystérieuse de feu l'oncle Georges. L'affaire mène Jean-Paul en Arles et sur les traces sinueuses du grand Van Gogh. Pas certain qu'il y gagne autre chose que des ennuis…

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  26 juillet 2018
J'ai été attiré par le titre en en rangeant mes ouvrages à la médiathèque pour laquelle je travaille. En plus, étant donné que c'est un livre que j'ai emprunté au bibliobus, il faut bien que j'en lise quelques-uns de temps à autres pour pouvoir conseiller mes lecteurs, et lorsque je peux mêler le plaisir à l'utile, c'est d'autant mieux. Sauf que là, impression mitigée pour cette lecture.
Jean-Paul va régulièrement chez sa tante Ninine et c'est au cours de ce fameux hiver, en 1962, qu'il découvre que celle-ci tient des carnets, sorte de journaux intimes, depuis de très nombreuses années. Ce qui intrigue Jean-Paul c'est que parmi ces derniers, tous répertoriés par date, l'année 1940 fait défaut et sa tante ne compte pas s'attarder sur le sujet...jusqu'à ce que, oui, puisqu'il veut tout savoir, il saura : l raison pour laquelle elle n'aime pas en parler, c'est que durant cette année, son mari, Georges, s'est rendu en Arles soit-disant pour se recueillir sur la tombe de sa mère. Elle comprend sauf qu'on ne reste pas 3 mois sur la tombe de quelqu'un, fut-ce sa propre mère. Si elle le soupçonne d'avoir eu quelque liaison là-bas, elle n'en a jamais pourtant été sûre. Aussi, Jean-Paul décide-t-il de lever le voile sur ce que son tonton a pu fabriquer dans cette ville il y a plus de vingt ans. Certes, c'était le temps de l'exode, en pleine Seconde Guerre mondiale, où il ne faisait pas bon pour les hommes de rester chez eux mais pourquoi tous sont revenus sauf Georges une fois la crise passée ? C'est décidé, dès le lendemain, il prendra le vélo de ce dernier et parcourra le même itinéraire que ce dernier pour savoir ce qui pouvait bien l'attendre au bout du voyage. Tout le monde sait qu'Arles est la ville du célèbre peintre Vincent van Gogh mais alors que là, vous pourriez avoir un début de piste, je vais m'arrêter là dans mon résumé, juste histoire de vous inciter, pourquoi pas, à découvrir cet ouvrage par vous-mêmes.
Je ne peux pas réellement dire que j'ai adoré ce dernier mais ne peux cependant pas non plus affirmer le contraire. Un graphisme assez proche du croquis mais avec de belles couleurs et une histoire, qui, bien qu'un peu tirée par les cheveux, vaut le détour car s'y mêlent histoire et L Histoire (celle de l'indépendance d'Algérie, celle de la Seconde Guerre moniale) et histoire de l'art, enquête policière et j'en passe donc rien que pour cela, je dis bravo, même si je ne suis pas sûre que cette lecture restera longtemps gravée dans ma mémoire. Un agréable moment à passer tout de même !
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Myriam3
  01 septembre 2016
Il ne me restera pas grand chose de cette petite BD qui tourne contre toute attente à l'enquête policière.
Je ne connaissais pas Jean-Paul qui, dit-on, a failli tuer le général De Gaulle dans un précédent album. Il vit paisiblement chez sa tante Ninine, affectueuse, prévenante et bonne cuisinière, qui tient depuis des années un journal intime, qu'elle lit de temps en temps à son neveu. Sauf lorsqu'il s'agit de l'année 1940...
Et puis la voilà qui brûle un jour ses cahiers, et Jean-Paul se décide enfin à lui tirer les vers du nez. Que cache-t-elle? Il suffira de quelques aveux pour qu'il enfourche la bicyclette de son oncle décédé pour parcourir comme lui, une vingtaine d'années plus tôt, la France des Vosges jusqu'à Arles.
L'histoire est plaisante, les illustrations bof bof; bref je ne suis pas convaincue, mais pourquoi pas.
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trust_me
  14 décembre 2011
Après avoir failli tuer De Gaulle (dans l'album J'ai pas tué De Gaulle… mais ça a bien failli), Jean-Paul s'est réfugié en Lorraine chez sa tante Ninine. Au coeur de l'hiver 1962, la vie est rude à la campagne. Mais comme le dis Jean-Paul, « chez nous, passer l'hiver c'est un métier. » Avec la charcutaille, le gros rouge qui tache, et surtout la cuisinière à bois qui réchauffe toute la maisonnée, on peut voir venir. le vrai problème, c'est l'ennui. Pour le tromper, tata a ressorti les carnets dans lesquels elle a consigné ses souvenirs. Arrivé à l'année 1939, il y a quelque chose qui coince. Des zones d'ombre impossibles à éclaircir. Pourquoi, au moment de l'exode, Georges, son mari, a disparu pendant trois mois ? Quand il est revenu, il n'était plus le même. Il s'est arrêté de travailler et a dit qu'il n'avait plus besoin d'argent. Sa version officielle ? Il avait passé ces trois mois à Arles, sur la tombe de sa mère. Sa femme n'a jamais pu en savoir plus. Ni une ni deux, Jean-Paul décide de tirer l'affaire au clair. le voila donc parti sur les traces de tonton Georges, à bicyclette. Si seulement il avait su dans quel ni de serpents il allait mettre les pieds…
Quel plaisir de retrouver Jean-Paul, l'escroc à la petite semaine qui attire les ennuis comme un aimant. Dans cette nouvelle aventure, il croisera des dessins de van Gogh, des faussaires, une nymphomane, des religieuses pas catholiques et quelques balles perdues. Bruno Heitz n'a pas son pareil pour trousser des intrigues savoureuses qui fleurent bon la France profonde des années 60. L'ambiance, c'est vraiment le point fort de cet album. La balade en DS, le train Lyon-Arles, les troquets et les hôtels de province, le panier à salade Citroën et la Simca du commissaire de police, on plonge avec plaisir dans la France du Général.
Nombre de lecteurs apprécient moyennement le trait minimaliste et tout en rondeur de Heitz. Personnellement, j'aime beaucoup. Sans chichi, il sait aller à l'essentiel. Cinq ou six cases maximum par page, une vraie facilité à rendre les mouvements et les scènes d'action. Seul regret, l'usage de la couleur qui n'apporte rien à l'ensemble. Je préfère le travail de ce dessinateur en noir et blanc, il n'y a qu'à voir le premier volume de l'intégrale d'un Privé à la cambrousse pour s'en convaincre !
Humour, dérision et truculence sont au menu de cet album réjouissant où Jean-Paul, l'anti-héros un brin couillon se révèle décidément d'un charme irrésistible.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Ziliz
  11 mai 2014
Tiens, tata Nine rédige un journal depuis des années ! L'occasion pour Jean-Paul de connaître le passé familial, mais la vieille dame a des "points de suspension" dans sa vie. Qu'à cela ne tienne, le petit gars part à Arles sur les traces de ses ancêtres dont les pas ont croisé ceux de van Gogh.
Une énième enquête autour d'un peintre qui, peut-être bien, aurait laissé un tableau qui vaudrait une fortune aujourd'hui (information à prendre au conditionnel). Bussi, Bannalec et bien d'autres ont également développé ce genre de fantasme dans des polars - une variante des coffres enfouis par des pirates qu'on aimerait retrouver par hasard en érigeant un modeste château de sable sur une plage vendéenne.
L'ensemble est très classique, dans le style des BD 'jeunesse' des années 50 et suivantes. L'intrigue se situe d'ailleurs dans les années soixante, ce qui aide à légitimer ce côté désuet. Un graphisme déjà vu également : la tante semble descendue d'un pot de yaourt Mamie Nova et le jeune homme a un petit air de Tintin.
Cela devrait donc plaire aux nostalgiques de ce genre d'album d'aventure.
- En fait Jean-Paul est un grand aventurier. Il a failli tuer De Gaulle (cf. le précédent opus de la série). Ce qui explique pourquoi ce grand garçon de trente ans s'est réfugié chez sa tante en Lorraine.
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CS_Constant
  29 janvier 2016
Après "J'ai pas tué De Gaulle mais ça a bien failli", voici une nouvelle histoire de Jean-Paul, truand malgré lui planqué à Ruméville chez sa tante Ninine. Cette fois c'est une affaire de famille qui pousse Jean-Paul sur les traces de son oncle : qu'est-il allé faire en 40, pendant trois mois, à bicyclette, sur la route d'Arles ? Il fera des découvertes étonnantes sur son passé et vivra des aventures assez cocasses avec Van Gogh, des hollandais et des bonnes soeurs.
De ces deux tomes de Bruno Heitz, j'ai une préférence pour celui-ci, avec les côtés enquête et filature un peu plus prononcés et la découverte progressive de l'histoire familiale de Jean-Paul, qui devient plus attachant, plus sensible, peut-être, au contact de sa Ninine qui lui donne beaucoup plus d'affection que ses propres parents. J'ai surtout adoré tout le passage avec les bonnes soeurs, c'est très drôle, bien écrit et bien senti. Et ce petit clin d'oeil à la peinture de van Gogh au détour d'une bulle...
Du point de vue de l'esthétique, le style est le même que dans le premier, traits simples mais expressifs, couleurs pastels, textes courts... j'aime beaucoup !
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critiques presse (6)
BoDoi   12 janvier 2012
Désuète et charmante, cette aventure sort de l’imagination de Bruno Heitz. Il met son trait souple et malicieux au service de quiproquos et rebondissements improbables. Revisitant ainsi l’histoire de l’art de façon fraîche et divertissante.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDSelection   12 décembre 2011
Entre polar et humour, cette enquête n’est pas avare en rebondissements de tous poils ! Même si le dessin ne peut pas vraiment être qualifié de virtuose, il est particulièrement efficace et la narration, toute en tendresse, contribue à cette délicate atmosphère surannée qui en fait son charme incomparable…
Lire la critique sur le site : BDSelection
BulledEncre   05 décembre 2011
Bruno Heitz signe cet album drôle et sarcastique. Son style si particulier de polar rural est un vrai régal pour le lecteur. Son sens comique et irrévérencieux, particulièrement mis en exergue dans les scènes au couvent, relève le récit et s’ajoute à la jubilation narrative de l’auteur.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BullesEtOnomatopees   30 novembre 2011
Bruno Heitz écrit finement. Derrière une simplicité apparente se glisse un scénario parfaitement rythmé et haletant. Les dessins rendent sa lecture fluide et distillent nombre de détails. En bref, C’est pas du Van Gogh en dit beaucoup plus qu’il n’y paraît, avec intelligence, comme le Roman de Renart cher à son auteur.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
ActuaBD   10 novembre 2011
Si [l'auteur] épouse les charmes des courbes du passé, Heitz n’oublie pas de bien huiler le mécanisme de ses récits policiers. Il livre une nouvelle démonstration d’efficacité avec « C’est pas du Van Gogh mais ça aurait pu… » : une bande dessinée trépidante, à l’ancienne, sans pour autant sentir la naphtaline.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Actualitte   07 novembre 2011
Cette rondeur dans le trait, ces couleurs un peu passées créent une atmosphère désuète pleine de charme, le récit habilement rythmé par une voix off est sans cesse relancé... et ce constant pittoresque, quel bonheur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
cicou45cicou45   26 juillet 2018
"_Elle a eu une riche idée la Ninine, d'aller chez les gendarmes...pour me dénoncer comme innocent. Un peu de prison, c'est pas grand-chose en comparaison de ce que les Hollandais me mitonnaient. J'étais bon pour finir en rollmops."
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CS_ConstantCS_Constant   29 janvier 2016
La Ninine a fait marcher le reculoscope pendant quelques soirées. (...) Mais j'ai bien senti qu'il y avait de gros points de suspension dans ses lectures. (...) Pas moyen qu'elle me raconte ce qui s'est passé en 40. C'est drôle...
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cicou45cicou45   26 juillet 2018
"On ne se réchauffait pas qu'au bois...mais aussi au souvenir."
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CS_ConstantCS_Constant   29 janvier 2016
J'avais jamais fait d'autostop. J'avais plutôt l'habitude d'emprunter les bagnoles sans mendier l'autorisation à leurs propriétaires.
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CS_ConstantCS_Constant   29 janvier 2016
Chez nous, passer l'hiver, c'est un métier. Faut prévoir les munitions... et le carburant... si on veut tenir sur le front.
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