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ISBN : 2367934983
Éditeur : L'Atalante (20/09/2018)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l'opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon. À partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d'électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pouvant être sacrifiés sans remords seront fabriquées ? les champs de bataille du nord de la France fourniront la « matière première ». Winston Churchill est nommé res... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  26 octobre 2018
Avec Frankenstein 1918, Johan Héliot est de retour chez les éditions L'Atalante et fait d'une pierre deux coups : il célèbre le bicentenaire du roman fondateur de Mary Shelley et le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en narrant les conséquences d'une « Grande Guerre » qui n'aurait pas pris fin en 1918.
Une uchronie très travaillée
Frankenstein 1918, comme son titre l'indique, compte nous emmener à la fois dans une uchronie et dans un jeu littéraire bourré de références, notamment au roman de Mary Shelley. Johan Héliot a très vite l'habilité de nous placer toute la trame de son intrigue dans un prologue touffu mais bienvenu. le décor est planté : nous allons suivre une uchronie à l'aide de récits imbriqués où nous croiserons forcément des personnages connus dans des situations inconnues. Ainsi, l'auteur invoque Hemingway, un dénommé Victor du nom du célèbre docteur ès expérimentations nécromanciennes, Churchill, Frédéric Joliot-Curie et Jean Teillac, rien que ça ! Techniquement donc, si on veut être très précis sur les étiquettes, nous sommes ici dans l'histoire secrète d'une uchronie rétrofuturiste fondée sur la technologie de la radioactivité dans les années 1910-1920 : la Première Guerre mondiale s'est éternisée au point d'être appelée Guerre terminale, la Prusse a fini par remporter la partie, occuper la France et on croit savoir que l'Angleterre est en grande partie inhabitable à cause de la radioactivité ambiante. L'auteur se fait donc plaisir à multiplier ainsi les clins d'oeil et les pieds de nez à l'Histoire (ils sont légion dans ce roman relativement court, mieux vaut se garder quelques surprises). Dans cet entremêlement de récits, nous suivons surtout l'aventure et les traces du dénommé Victor, « frankie », c'est-à-dire soldat non-né du Royaume-Uni créé à l'instigation de Winston Churchill et grâce aux carnets du fameux docteur Frankenstein.
Un récit très construit
Le récit entrecroise le journal de Frédéric Joliot-Curie datant de 1956, quand il s'est mis en chasse du « mystère Frankenstein » comme il l'appelle, et celui de Winston Leonard Spencer-Churchill (oui, Spencer-Churchill : rappelons au passage qu'il est bien un lointain cousin de lady Diana Spencer) écrit de 1914 à 1916 sur les débuts de la Guerre terminale. Outre le fait que cette imbrication est bien construite, il faut souligner la précision des sources utilisées ou inventées pour l'occasion par l'auteur afin de rendre cette enquête uchronique tout à fait crédible. On navigue dans des journaux personnels bien retranscrits et parmi des lieux tout aussi chargés d'histoire (chargés au sens physique d'ailleurs, puisqu'on parle pas mal de radium dans cette intrigue, même si on aurait pu espérer davantage d'explications scientifiques en rapport). La progressivité des révélations n'est pas le coeur du roman, car on devine un certain nombre de choses assez vite ; par contre, l'auteur semble avoir voulu s'orienter vers une dimension plutôt pédagogique (rappelons-le, 2018 clôt le centenaire la « Grande Guerre » de 1914-1918), car non content de réutiliser, dans les règles de l'art, un personnage de la littérature populaire qu'est le docteur Frankenstein et son avatar, l'auteur appuie régulièrement là où les cours d'Histoire sur la Première Guerre mondiale nous emmènent souvent : absurdité de la course aux armements, industrialisation de la guerre, imbrication des mondes politique et économique, ainsi que quelques aspects de la vie quotidienne de l'époque (Poilus dans les tranchées au front et appauvrissement des couches populaires à l'arrière).
Une intrigue pas au même niveau
Le véritable bémol de ce roman pourtant tient à la faiblesse de son intrigue. Une fois dépassés les enjeux inhérents à l'uchronie elle-même, on peine se concentrer sur ce qui peut faire le sel de ce récit. Certes, suivre Victor et découvrir son histoire est intéressant, mais pas très passionnant une fois qu'on comprend que cet aspect « histoire secrète » n'aura pas un impact tonitruant. Les personnages centraux de l'intrigue ne sont pas très prenants, au risque de les oublier assez vite : Frédéric Joliot-Curie et Winston Churchill partaient sur de très bonnes bases, mais finalement leur caractérisation s'arrête assez vite une fois les bases posées et n'évoluent plus tellement ; de même, Victor a droit à quelques passages bouleversants, mais dans l'ensemble, on aurait aimé lire de plus longues réflexions sur ce qu'il a traversé et sur ce qu'il projetait. Ces différents côtés où le bât blesse tiennent sûrement aussi à la petitesse du roman : est-ce là une commande de l'éditeur ou une volonté de l'auteur ? Dans tous les cas, on aurait aimé en savoir davantage, en lire plus, bref en manger davantage de cette uchronie ! C'est d'autant plus rageant que bien souvent, les narrateurs eux-mêmes font « monter la sauce » en précisant que tel retournement arrivera dans leur récit ou que tel pic d'intensité sera abordé dans le chapitre suivant. Force est de reconnaître qu'au vu du côté ciselé de l'uchronie, l'intrigue fait pâle figure.
Mitigé est le mot juste pour le sentiment conservé à l'issue de Frankenstein 1918 : l'uchronie détaillée et la construction du récit ont la capacité à rester longtemps en tête, ce qui est beaucoup moins le cas pour les personnages ou l'intrigue.
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boudicca
  27 novembre 2018
Ce n'est pas un scoop, Johan Héliot aime s'amuser avec L Histoire. Dans « La trilogie de la Lune », il revisitait le Paris du XXe en y incluant une race extraterrestre ayant pris contact avec la Terre à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1889. Dans « Le Grand Siècle », il imagine un Louis XIV vivant en symbiose avec une drôle d'entité venue d'ailleurs et transpose la conquête de l'espace au XVIIe siècle. Avec « Frankenstein 1918 », ce sont les deux Guerres mondiales qui se retrouvent complètement transformées. Et il faut admettre que côté uchronie, Johan Héliot ne fait pas semblant ! Premier changement (et non des moindres !), la Première Guerre mondiale ne prend pas fin en 1918 mais perdure jusqu'au début des années 1930 : une période que l'histoire a retenu sous le nom de Guerre Terminale. Autre bouleversement majeur : c'est l'Allemagne qui sort vainqueur du conflit, après avoir pratiquement rayé Londres de la carte et avoir placé la plupart des pays d'Europe sous sa coupe. Voilà pour ce qui est du cadre général de cette uchronie dont l'auteur nous propre de découvrir non seulement l'histoire officielle, mais aussi et surtout l'histoire secrète. Bien des années après les faits, un historien va en effet mettre la main sur une succession de documents attestant de l'existence d'un commando spécial créé au début de la guerre par Churchill lui-même. Jusqu'ici rien de bien exceptionnel, sauf que les membres de ce commando sont le fruit d'expériences scientifiques morbides mais particulièrement novatrices : il s'agit en fait des corps de jeunes soldats récupérés après les combats et ramenés à la vie par un scientifique de génie : le docteur Victor Frankenstein. le but de ces « non-nés » ? Servir de chair à canon en lieu et place de braves jeunes Anglais, et ainsi limiter le carnage des tranchées.
Le mélange est plutôt curieux mais s'inscrit parfaitement dans l'actualité puisqu'on célèbre cette année non seulement le centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, mais aussi les deux cent ans de la publication du fameux « Prométhée moderne » de Mary Shelley. L'idée n'est d'ailleurs pas si saugrenue que cela et permet de revenir non seulement sur le traumatisme qu'a laissé dans l'esprit des contemporains la vision de toute une génération sacrifiée, mais aussi et surtout la prise de conscience progressive de l'absurdité de cette guerre de position, capable de causer la mort de milliers de soldats afin de gagner quelques mètres de terrain aussitôt reperdus. L'idée est d'autant plus intéressante que s'y trouvent mêlés des personnages bien connus de nos livres d'histoire et qui connaissent pourtant un sort radicalement différent. C'est notamment le cas de Churchill qui fait ici le choix de renoncer à sa carrière politique et accepte de sombrer dans l'oubli en échange d'une autorisation lui permettant de développer sa légion de « frankies ». Comme dans la plupart des uchronies de l'auteur, on retrouve également un certain nombre de mentions plus ou moins étoffées à Marie Curie et ses découvertes sur le radium, à l'écrivain Ernest Hemingway, et même à Adolf Hitler (même si pour le coup son apparition est, disons, assez fulgurante...). Si l'essentiel du récit se focalise sur ce que le lecteur identifie comme la Première Guerre mondiale, Johan Héliot ne se prive pas non plus de reprendre quelques éléments propres à la Seconde ou à d'autres grands événements du XXe siècle comme mai 68 (ici en avance de dix ans). La ghestapo existe ainsi bel et bien, de même que la Résistance qui veut en finir avec le protectorat allemand qui fait peser sur la France une chape de plomb dont la nouvelle génération entend bien se débarrasser.
Le roman repose encore une fois sur une documentation impeccable qui permet à l'auteur de mettre en scène un XXe siècle radicalement différent du notre mais malgré tout parfaitement convaincant et cohérent. Et pourtant, malgré ce formidable travail de reconstitution et d'adaptation, le roman peine à maintenir éveillé l'intérêt du lecteur qui se rend bien vite compte que, si le décor a bien été pensé et construit, c'est en revanche loin d'être le cas de tout le reste. L'intrigue comme les personnages apparaissent ainsi très vite comme de simples prétextes servant à mettre en scène cette Europe uchronique qui, pour passionnante qu'elle soit, ne peut pas à elle seule porter tout le roman. En ce qui concerne la narration, l'auteur opte pour une succession de récits imbriqués : un jeune homme publie en 2018 les mémoires de son père qui a découvert en 1958 une succession de rapports attestant d'événement inconnus s'étant déroulés en 1918. L'idée est bonne et la construction soignée, les récits se répondant et se complétant au fil du roman. Malheureusement, la plupart de ces témoignages se perdent dans une foule de détails qui, quoique nécessaires pour poser et approfondir le décor, n'en finissent pas moins par nuire au rythme du récit. Si le lecteur tourne les pages sans ennui, on ne peut pas non plus dire qu'il le fasse avec passion, d'autant plus qu'on peine à s'attacher aux différents personnages. Sans être antipathiques, la plupart d'entre eux restent en effet bien trop peu développés pour parvenir à créer un lien empathique avec le lecteur, y compris Victor, notre fameux Frankenstein, qui m'a totalement laissé de marbre malgré son destin tragique. Un mot, pour finir, sur la plume de l'auteur qui reste pour sa part toujours aussi soignée et attachée à respecter le style de l'époque pour renforcer l'immersion. de ce point de vue, le texte est une réussite.
Lecture en demi-teinte pour ce « Frankenstein 1918 » qui rend aussi bien hommage à la célèbre créature de Mary Shelley qu'aux victimes de la Grande Guerre. Si l'uchronie fourmille de bonnes idées et est détaillée avec un luxe de détails et de références remarquable, on peut malgré tout regretter que l'intrigue comme les personnages n'aient pas bénéficié du même soin et semblent ne servir que de prétexte à la mise en scène du décor.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Sallyrose
  22 novembre 2018

Winston Churchill a retrouvé les carnets du Dr Frankenstein. Alors que la guerre vient d'être déclarée en cette année 1914, le politicien décide de mettre en oeuvre à grande échelle la découverte de la régénération afin de limiter le sacrifice des soldats. L'expérience sera très vite stoppée, laissant au monde un non-né, Victor, à qui Marie Curie permettra de développer ses connaissances et ses facultés intellectuelles.
Cette dystopie est un hommage au roman de Mary Shelley tant sur le fond que sur la forme. C'est justement là que le bât blesse. En effet, en adoptant le style de l'auteure (un peu plus moderne quand même il est vrai) et en surfant de façon plus superficielle sur la douleur d'être différent, l'absence d'empathie et les problèmes métaphysiques de la vie éternelle, ce roman s'avère d'un ennui certain, très bavard, même si certaines trouvailles d'aménagement de l'Histoire ne sont pas dénuées d'intérêt.
Globalement, ce roman n'apporte rien de plus que l'original, je suis déçue
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bina
  04 novembre 2018
Edmond Laroche-Voisin est un obscur historien parisien vivant dans la France occupée. Depuis 1914 et la Guerre Terminale, la Prusse domine l'Europe. le Sud de l'Angleterre jusqu'à Londres n'est plus qu'un tas de ruines radioactives plongées dans un hiver glacial depuis plusieurs années.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Edmond, par le plus grand des hasards, est tombé sur un carnet secret trouvé par Hemingway. Les carnets de Victor, le premier non-né fabriqué « à la chaine » en 1915, sous la direction de Churchill et sur les indications laissées par le savant Frankenstein. Des non-nés conçus pour faire pencher la balance dans la guerre et enfin prendre le dessus sur les prussiens. Mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu…
Comme à son habitude, Johan Heliot revisite l'histoire en s'inspirant des grands noms de la littérature, et ici, cette fois, c'est Mary Shelley qui est mise à l'honneur. ET le personnage, Victor, est soumis à rude épreuve sur plusieurs décennies.
L'auteur envisage un autre futur au passé dans cette uchronie, quelque chose qui fait froid dans le dos et qui amène à réfléchir sur de nombreux sujets d'hier et aujourd'hui, sur notre nature, notre avenir.
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LesMissChocolatinebouquinent
  27 novembre 2018
Après ces jours de commémoration du centenaire de l'armistice de 1918, je ne pouvais que te parler de ce roman.

Un roman épatant ! Un roman singulier !

Quand l'Histoire rencontre l'imagination sans limite, je ne peux qu'alors être subjuguée.

Je ne sais pas par quel bout commencer. Ce roman est présenté sous la forme d'un journal posthume. le narrateur, Edmond Laroche-Voisin, relate l'histoire de Victor, premier des non-nés, les mémoires secrets de Winston Leonard Spencer-Churchill et sa propre expérience. Si la période de référence du roman est la période de la Première Guerre Mondiale, cette dernière n'est véritablement pas celle connue, ni celle racontée dans las manuels scolaires. L'auteur a su créer avec magnificence une autre histoire. Bien évidemment tout le principe d'une uchronie.

Avec des si, on peut refaire le monde, c'est bien connu. Et si, avec des si, on décrivait la pire part de l'humanité. Si, avec des si, l'improbable surgissait des limbes. Si, avec des si, la mort n'avait plus le même visage.

Touts autant de points cruciaux développés au travers d'une trame qui invite le lecteur dans une espèce de brouillard d'illusion machiavélique. Un brouillard glacial où les secrets tentent de se faire oublier. Un brouillard où la vie n'a plus de prix. Victor a été arraché à ce brouillard, ni homme, ni dieu, homme simplement immortel issu de la folie d'un homme. Procédé inhumain approvisionné par les charniers de la guerre. Victor, non-né, assemblé de membres, d'os, de chairs, de muscles, de nerfs d'autres. Seule son ancienne conscience fragilisée, son « moi », lui permet d'intercepter les prémices d'une nouvelle guerre.
Ce roman est poignant par la force qu'il dégage. Renversant par ces péripéties qui conditionnent la vie des personnages. Cruel de par la folie des Hommes, par le pouvoir vénéneux d'être le détenteur d'un contrôle absolu sur ces terres vaincues et également sur le contrôle de la vie. Ce mythe vieux comme le Temps, de devenir immortel et invincible plane sur le récit. Sur ce dernier point, l'auteur à une audace sans nom d'emprunter et de magnifier selon son envie, un personnage que vous connaissez tous : Frankenstein. Personnage incontournable de l'auteur Mary Shelley. Un hommage percutant qui donne à son roman une dimension grandiose.

Johan Heliot inclut dans son ouvrage des personnages de la Grande Histoire : Churchill, Marie Curie, Hemingway, Göring et bien d'autres… Une fois de plus cette donne dénote avec l'influence de l'imagination de l'auteur.

FRANKENSTEIN 1918 a tout du grand roman. Outre le partage du souvenir, les mises en garde contre la folie humaine, ses croyances, la cruauté sont de rigueur. Tout n'est pas sombre, Heliot insuffle une dose d'optimisme et de bienveillance. L'amour est là tapi dans l'ombre prêt à reprendre ses droits et le final en est le parfait exemple.

Je te recommande vivement cette lecture. Pas besoin d'être adepte de l'uchronie pour savourer chaque page.
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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critiques presse (1)
Liberation   03 octobre 2018
Johan Heliot reprend le mythe créé par Mary Shelley dans une uchronie fantastique où l'Europe perdante de la Première guerre se trouve sous protectorat prusse.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   21 octobre 2018
Le pire pour ces garçons consistait à se rendre compte qu'ils mourraient pour la conquête d'un demi-yard de terre dénué de valeur stratégique, repris le lendemain par ceux d'en face à un prix aussi exorbitant. Où était la logique, où était la grandeur, où la nécessité de l'ultime sacrifice ? Nulle part, évidemment.
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Dionysos89Dionysos89   28 octobre 2018
Après la terrible hécatombe de la Guerre terminale et ses cent millions de victimes estimées, militaires et civiles, quel plus bel horizon concevoir pour le futur que la mort enfin vaincue ? Quel plus beau présent offrir aux enfants du malheur, grandis sur les décombres du passé ?

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Dionysos89Dionysos89   18 octobre 2018
En période de guerre, la morale ordinaire s’abolit au profit d’un unique objectif : la victoire sur l’ennemi.
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