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Catherine Lise Dubost (Traducteur)
ISBN : 2268070719
Éditeur : Le Serpent à plumes (01/02/2011)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Le récit de l’arrivée d’un écrivain célèbre dans la vie d’un certain nombre de personnages. Le roman dépeint les petits riens de la vie quotidienne, et l’intimité grandissante entre des individus que tout sépare.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  17 novembre 2017
Un vent fort et froid qui peine à chasser les nuages. Après des heures de bus, assise sur un vieux banc, tout près de la côte, Bente attend. Pourtant aucun ferry ne passera par là aujourd'hui. Un homme, en bleu de travail, s'approche péniblement sur son vélo. La questionne et repart. Il revient peu de temps après accompagné d'une femme, en bleu de travail également. La prévenant qu'il n'y aura aucun bus avant demain, Cocotte et Johnny lui proposent de venir chez eux. Ce qui devait être pour une nuit se prolongera. La jeune femme partagera avec ses hôtes leur quotidien et fera connaissance avec Ibber, le frère de Cocotte ou encore la vieille Elly...
Bente a échoué au bout du bout du Danemark, dans le village de Næstved, après avoir tout quitté. Son métier d'écrivain, son compagnon, Bjørnvig, son appartement. Recueillie par Cocotte et Johnny, un couple très attachant, gentil et bienveillant, elle vivra à leurs côtés. Un quotidien ponctué de petits riens. Les balades à vélo, les chiens à promener, les bûches à rentrer, un programme télé à regarder, les courses à la supérette... Helle Helle nous plonge au coeur de cette petite vie et même s'il ne se passe pas grand-chose, l'on se plait à côtoyer ces gens du bout du monde. L'auteure dessine peu à peu les contours de Bente, les raisons de sa fuite et ce qu'elle est venue chercher ici. Ce roman fait la part belle aux éléments et aux relations, et dresse une galerie de personnages touchants. Un roman délicat, contemplatif et intime...
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Lystig
  15 juin 2012
Helle Helle... une auteure dont le nom est son prénom... Helle est un des prénoms féminins les plus communs au Danemark, dérivé de hellig, saint.
Et un livre d'un auteur danois... je ne peux que fondre... Fondre dessus pour le lire. Et fondre à la lecture.
Ce livre est un petit ONVI !
Une femme (jeune, j'aimerai bien le dire, puisqu'elle a 40 ans et que la mode est d'ajouter "jeune" devant "femme"... et me sentirai-je concernée ?????) est assise sur un banc à un arrêt de bus, avec sa valise à roulettes "au bout du bout du Danemark" selon la quatrième de couverture : je vérifie sur un atlas (oui, je suis "pointilleuse", Næstved est situé au sud de la Sjælland (Zélande) ; j'aurai plutôt imaginée le bout du bout vers Skagen, à la pointe nord du Jutland (parce là, c'est sauvage, c''est vraiment le bout du bout... la Mer du Nord rencontre la Mer Baltique, les vagues sont alors... perpendiculaires à la plage ! Magnifique endroit !).
Deux jeunes gens l'invitent à séjourner chez eux.
Et c'est tout.
Et c'est cela qui fait la force de ce court livre de 230 (lu en moins d'une journée).
On apprend que cette femme (qui ne donne pas son prénom, qui sera prénommée Bente, de Bénédicte) est mariée, qu'elle est écrivain. Et qu'elle a tout quitté.
Une très belle écriture. Je comprends qu'Helle Helle ait reçu le prix Per Olov Enquist.
J'ai aussi dégusté ce livre comme une madeleine... pour plusieurs raisons :
- page 37 : "... odeur de purin, ou de porcherie..." : forcément, le Danemark est un grand éleveur de porcs, dont le bacon est exporté dans toute l'Europe...
- page 38 (entre autres) : quitter ses chaussures à l'entrée : oui, c'est habituel, aussi, il faut attention à avoir des chaussettes sans trou !
- page 53 : " il nous faut un café pour dormir " : oh oui, ils peuvent ! le café est super light (à l'époque, même si j'en ai toujours détesté l'odeur, j'en buvais), clair et dilué ! On comprend mieux alors pourquoi ce sont les Finlandais les plus grands buveurs de café au monde...
- page 162 : on fait le café ou le thé, on le verse dans une bouteille thermos et on se servira au fur et à mesure (vu aussi dans Millenium de Stieg Larsson) ;
- on mange du chou rouge au sirop de groseille (page 207) et du riz à l'amande à Noël ;
- page 116 (par exemple) : Dagli'Brugsen (d'après daglig, quotidien et brugsen, coopérative), chaîne de supérettes et supermarchés ;
- page 167 : mobile en papier découpé : on en voit beaucoup.
- page 214 : la caissière annonce le montant des achats : 687 (couronnes danoises), Bente lui demande si elle peut lui en "ajouter 2 000". Au Danemark, vous faites quelques achats et vous les payez par carte bancaire, vous souhautez avoir un peu de monnaie, alors quand on vous annonce 42 DKK, vous demandez : "je paye sur 50 DKK" et le caissier/caissière vous rend 8 DKK (super commode, cela évite d'aller au distributeur) (j'espère que vous avez compris mon exemple...).
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traversay
  28 août 2012
Intimiste, minimaliste, lent ..., autant de qualificatifs qui peuvent caractériser l'écriture de Helle Helle dans son premier roman traduit en français, Chienne de vie, qui ne raconte rien de plus que le quotidien de quelques personnes habitant un coin perdu, et côtier, du Danemark, et dont l'apparition d'une étrangère tombée de nulle part ne va pas troubler outre mesure l'existence, celle-ci adoptant à son tour le rythme de ses hôtes, qui l'ont accueillie sans lui poser la moindre question. Au fil des pages et au-delà de cette quasi routine, décrite avec un sens du détail très aigu, en donnant la part belle aux éléments : vent, froid, pluie, etc, Helle Helle brosse par petites touches un portrait sensible de ses personnages, aux bonheurs simples et aux relations empreintes de bienveillance. Tout l'inverse de la vie passée de l'inconnue qui vient de débarquer et dont la romancière nous distille avec parcimonie quelques éléments. Une femme écrivain, en panne d'inspiration, tant dans son métier que dans sa vie privée, qui a tout quitté avant de couler à pic. Et ce qu'elle vit, dans de nouveaux paysages et un environnement différent n'est rien d'autre que la traversée d'une dépression douce qui s'estompera sans doute face à la gentillesse et l'absence de préjugés de ceux qui lui ont offert un toit provisoire. Joli livre, contemplatif, dont le titre, Chienne de vie, exprime mal la pudeur et le la légèreté fragile des jours passés à "faire de petites choses."
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adtraviata
  06 février 2018
Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman de 230 pages, c'est le quotidien très simple de Johnny et Cocotte et de leurs voisins, au bord de la mer, au bout du Danemark. le garde-manger est toujours bien garni, on prend le temps de vivre, de bien manger, de faire provision de bois pour le poêle. On apprend au fil du récit les malheurs qui les ont frappés dans les mois précédant le temps du roman. Ils sont aussi très généreux, Johnny et Cocotte, qui accueillent Bente, échouée à l'arrêt de bus avec la valise qui semble lui tenir lieu de vie. La douceur de leur accueil, la simplicité de leur vie sort Bente de la dépression dans laquelle elle s'était enfoncée. On comprend que « dans une vie antérieure » elle était écrivain. Et bon, il fallait bien la quatrième de couverture pour comprendre que Bente a débarqué dans la vie de ses personnages, parce que c'est à peine suggéré dans le texte. Alors, si on n'a pas lu cette quatrième, le roman peut paraître bien fade. Si on l'a lue, ça donne un petit coup de peps à l'ensemble (intéressant, un auteur qui vient soigner sa dépression – sa panne d'écriture ? – chez ses personnages) mais bon, cela ne rendra pas ce roman inoubliable.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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keisha
  12 mars 2011
e commence par un dialogue entre Bente et Johnny qui pourrait servir de mise en abyme à Chienne de vie :

"- Qu'est-ce que tu écris? Ça parle de quoi?
- C'est difficile à expliquer.
- Mais enfin, c'est du suspense ou quoi?
- Non, on ne peut pas dire ça.
- Alors qu'est-ce que c'est? Des histoires vécues?
- Non. Enfin si, d'une certaine façon.
- Mais enfin, ça doit bien parler de quelque chose.
- Ça parle surtout de gens normaux.
- Pas passionnant. Et qu'est-ce qu'ils font?
- Ils boivent du café, ils discutent, par exemple.
- Eh ben dis donc!"

Bente, écrivain en mal d'inspiration, dépressive, quitte Bjørnvig ("Nous ne sommes pas mariés, Bjørnvig et moi. Sur ce point je n'ai heureusement jamais obtenu gain de cause."), remplit une valise à roulettes et se retrouve à un arrêt de bus près de la mer. Johnny et Cocotte la recueillent simplement sans poser de questions et elle partage leur quotidien.
Elle les aide à nourrir des chiens, dort ou fait la sieste sous la couette, remet des bûchettes dans le poële, joue au Uno, part à bicyclette pour les courses, entasse des tonnes de bûchettes sous un hangar. On boit beaucoup de café, mange du pain de seigle, de l'omelette, des gâteaux sous emballage... Il ne se passe pas vraiment grand chose, à côté, A la recherche du temps perdu est un thriller.

Des phrases un peu trop sujet/verbe/complément obligent le lecteur à ralentir, à ressentir l'affection qui unit Johnny et Cocotte, et insidieusement à se mettre à cocooner aussi...

Petit à petit on en apprend plus sur Bente qui se plaint de "l'épouvantable fleurissement des forsythias qui par bonheur ne dure pas" et quitte une amie "elle a voulu fixer un nouveau rendez-vous, mais je n'avais pas mon agenda sur moi heureusement".

Quant aux romans de Bente, qui s'intéressent aux "personnages faibles", "Ça peut paraître un rien statique. Mais ceux qui liront le roman jusqu'au bout ne pourront qu'être touchés."

Serait-ce ce que la quatrième de couverture appelle "l'arrivée d'un écrivain dans la vie de ses personnages?"

Curieux roman, mon avis est en valse hésitation, à vous d'aller faire ce petit tour au Danemark. Dont (mille regrets, Lystig), la cuisine ne donne vraiment pas envie...

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Sand94Sand94   04 mars 2011
Sur le chemin du retour, je revois la course deux chiens dans le champ. Quelque chose en eux m’a remonté le moral. Je n’ai aucune idée de ce que ça peut-être. Je ne comprends pas pourquoi il m’est si difficile de relier les choses entre elles. Je n’aime pas particulièrement les chiens. Je me demande ce que j’aime particulièrement.

Chienne de vie de Helle Helle, Ed. Le serpent à Plumes, p. 87.
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AproposdelivresAproposdelivres   23 septembre 2014
Je cherche un bon endroit pour pleurer. Ce n'est pas si facile à trouver. Mon voyage en bus a duré des heures, et à présent je suis assise sur un vieux banc tout près de la côte. Il n'y a pas de ferry ici. Seulement un bac qui traverse les bestiaux sur une île déserte au gré des saisons.
J'habite un lotissement avec de nombreuses fenêtres qui donnent sur la route. J'aurais peut-être mieux fait d'en nettoyer quelques-unes. Enfin, de toute façon, on ne voit plus à travers à cause des plantes. L'été dernier avait été humide et la végétation avait poussé d'un coup. Aujourd'hui c'est l'hiver, je ne rentrerai plus chez moi. D'habitude, à cette heure-ci, je dors un peu dans le canapé. Bjørnvig est à la clinique. Il gèle une verrue.
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AifelleAifelle   21 avril 2011
"Dimanche matin, il pleut. Je me réveille au cliquetis des gouttes et reste allongée dans le canapé sans bouger un orteil. J'ai dormi longtemps et profondément. Je ne sais pas si je suis d'humeur triste ou gaie. On dirait que quelque chose en moi a retrouvé sa place pendant mon sommeil. Grâce à un rêve, mais je ne me rappelle pas ce que c'était. Seulement qu'il y avait un lion et un cheval."

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LystigLystig   15 juin 2012
Bente se lève : Je ne sais pas si je suis d'humeur triste ou gaie [...] Je suis peut-être de mauvaise humeur. Difficile à dire quand il n'y a personne d'autre.
(page 151)
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LystigLystig   15 juin 2012
Aujourd'hui c'est l'hiver, je ne rentrerai plus chez moi.
(page 5)
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Videos de Helle Helle (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Helle Helle
Helle Helle analyse af novellen "Jeg kører frem" fra novellesamlingen "Biler og dyr
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