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Brice Matthieussent (Traducteur)
EAN : 9782253113362
638 pages
Le Livre de Poche (24/05/2006)
4.06/5   187 notes
Résumé :
Catch 22, l'Article 22, est un « attrape-nigaud » qui permet à un colonel américain d'imposer un nombre de missions sans cesse croissant à son escadrille de bombardiers basée dans une petite île de la Méditerranée pendant la Seconde Guerre mondiale. Yossaran, héros tragicomique de cette épopée burlesque, est décidé à tout tenter pour sauver sa peau : il estime que sa seule mission, quand il s'envole, consiste à atterrir vivant. Simuler la folie dans cet univers déli... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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Patsales
  27 mai 2021
Ourghh!
S'asseoir, respirer profondément, renoncer à relire immédiatement "Catch 22" tout en sachant qu'on a loupé la moitié de ce qui s'y trouve (mais on a déjà fort à faire avec ce qu'on a compris) et ne pas (trop) ricaner sur soi-même d'écrire un billet quand une thèse universitaire serait le minimum à consacrer à un tel bouquin.
Comme souvent, tout est parti d'un malentendu. "Catch 22", classique de la littérature anglophone, très mal connu par chez nous, hissé au rang de roman-culte par les protestataires contre la guerre du Vietnam, férocement drôle, "M.A.S.H." de la littérature...
J'y suis allée pour me marrer et je n'ai pas beaucoup ri. Non pas que le livre ne soit pas férocement drôle, mais j'étais trop occupée à raccrocher ma mâchoire qui se décrochait à chaque page ou presque tellement ce roman est non-conventionnel et constamment surprenant.
Déjà, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un pamphlet contre la guerre. Ce serait le cas qu'il s'agirait de toute façon d'une oeuvre sacrément gonflée parce que 39-45 est quand même le parangon de la guerre morale - il fallait bien foutre la pâtée à Adolf. Et certes, Heller ne nous épargne rien des ignominies et des souffrances que ses aviateurs en mission au-dessus de l'Italie doivent endurer. Mais c'est moins comme machine de mort que la guerre est abjecte que comme terrain d'expérimentation de la bêtise et de l'égoïsme. Il faut gagner la guerre, et, pour tous les officiers bas du front et friands de promotions, un tel mantra vaut open bar. Entre celui qui n'aime rien tant que les défilés, les corrompus prompts à sacrifier leurs hommes pour un article dans le journal si possible à Noël, les faibles et les incompétents, chacun est un pervers qui a enfin trouvé toute justification à ses pulsions sadiques et régressives.
Et la fin des conflits ne laisse entrevoir aucun espoir. Car une autre offensive se profile, peut-être encore plus meurtrière et dénuée de scrupules: la guerre n'est que l'autre façon pour le capitalisme de prospérer. Milo Minderbinder est déchargé des missions périlleuses pour permettre à la table des officiers d'être toujours fastueuse. Milo se retrouve très vite à la tête d'un consortium opaque qui enrôle l'état-major ennemi dans ses trafics, au point de de faire bombarder les troupes dans lesquelles il sert pour augmenter son bénéfice net: "Écoutez, ce n'est pas moi qui ai déclenché cette guerre, quoi qu'en dise l'ignoble Wintergreen. J'essaie simplement de la rendre rentable."
Au-delà de cette critique féroce et désespérée du capitalisme et du pouvoir, il existe bien dans "Catch 22" un refus des combats symbolisé par la résistance du personnage principal, Yossarian, à qui on reproche "une répugnance morbide à mourir."
" Vous n'aimez probablement pas vous battre et risquer à tout moment d'avoir la tête fracassée.
- Enlevez le "probablement", sir."
Mais c'est moins la guerre qui met Yossarian en colère que l'injustice en général, que toutes les souffrances endurées par les plus faibles, que tout ce mépris de la vie dont les hommes quels qu'ils soient semblent faire preuve. La vie est sérieuse, dit Yossarian, on n'en a qu'une, respectez-la: " L'homme est matière, tel était le secret de Snowden. Jetez-le d'une fenêtre, il tombera. Enflammez-le, il brûlera. Enterrez-le, il pourrira comme n'importe quelle ordure."
Le nom de Snowden revient constamment dans le roman. de même que les aviateurs ne parviennent pas à rentrer chez eux, le nombre de missions augmentant au fur et à mesure qu'ils s'approchent de leur démobilisation, le temps se déroule à l'envers dans le roman. de nombreuses informations sont distillées au lecteur comme si elles étaient connues de lui et parfaitement compréhensibles. Au fur et à mesure de la lecture, des morceaux du puzzle se mettent en place, sans que la chronologie des événements soit parfaitement lisible: à quoi bon puisque les aviateurs parcourent tous les cercles de l'enfer et que l'espoir d'une fin, d'une issue, ou même d'une simple logique semble totalement exclue? Certes, on apprendra petit à petit pourquoi Snowden hante l'esprit de Yossarian, mais sans doute le lecteur aurait-il préféré ne pas le découvrir.
Oeuvre puissamment anarchiste, "Catch 22" trouve pourtant son final lumineux. Contrairement à Céline (dont le "Voyage au bout de la nuit" est une des influences avouées de Heller) qui marine jusqu'au bout dans la désespérance, Heller refuse le défaitisme. Viva la vida!
Et s'il convient de s'interroger sur les raisons pour lesquelles ce roman est si peu connu des Français, la réponse est peut-être tout bêtement que, sur ce coup-là, on est loin d'être au niveau.
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bobfutur
  15 mars 2021
Parlons de ce grand classique — de ces livres dont la critique n'est jamais chose aisée — sorti en France en premier lieu sous le nom de "L'attrape-nigaud", avec la traduction de Pierre Singer. Je n'ai pas trouvé d'article qui la compare avec la nouvelle traduction de Brice Matthieussent (1988).
...
Embarquement pour l'absurde, ce livre est à première vue l'un des plus drôles jamais ouverts; certains passages m'ont littéralement fait tomber de ma chaise. L'humour — ce formidable et ô combien difficile moyen de s'interroger, de dénoncer, etc. — est ici source de répétitions, transposition à l'infini de dialogues et de scènes ubuesques, introduisant sans cesse de nouveaux personnages, représentant des archétypes d'homme en société, plus ou moins identifiables à mesure que l'histoire revient sur chacun d'entre-eux.
Au fur et à mesure du livre, alors que l'histoire s'assemble à force de va-et-viens temporels, que les chapitres se concentrent sur un personnage à la fois, que l'absurde parait, à dessein, de moins en moins drôle, l'aspect tragique — de celui qui fait serrer des dents face aux veuleries et injustices humaines — prend son envol.
La gentille folie du début devient simple noirceur, et le talent de l'auteur pour nous culbuter de l'un à l'autre est manifeste, tant l'on s'aperçoit que la bascule est artificielle, le tragi-comique n'étant pas atomisable.
La nécessaire indignation devient résignation, le rire jaune, le folie raisonnable. L'absurde comme outil pour exploser la morale.
Un classique à la hauteur de sa réputation.
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BlaueBlume
  22 juin 2011
Pourquoi un best seller aussi incontournable que Catch-22 est-il si peu connu hors du monde anglo-saxon ? Un mystère aussi épais que la disparition de Clevinger par delà des nuages…
Le premier roman de Joseph Heller est le Voyage au bout de la Nuit américain. Tout aussi subversif que l'oeuvre de Céline, il propose sur le mode de l'absurde une dénonciation de la guerre et de l'armée. Son héro, Yossarian, sorte d'anti-Achille moderne d'une épopée tragi-comique, fait partie d'une escadrille d'aviateurs basée sur l'île de Pianosa en Méditerranée. A des centaines de miles du front, c'est moins la terreur des frappes ennemies que la folie des supérieurs internes qui font craindre la mort des aviateurs. Attachés à leur camp militaire par une entourloupe administrative, l'Article 22 qui interdit le rapatriement de quiconque se trouvant assez sain d'esprit pour se faire passer pour fou afin d'éviter le combat, les soldats n'ont d'autres choix que d'effectuer des missions toujours plus nombreuses au bon vouloir d'un colonel tyrannique dont l'unique ambition est de figurer en première page du Saturday Evening Post. Dialogues et épisodes burlesques se succèdent, faisant apparaître une galerie de personnages aussi attachants qu'hauts en couleurs aux noms toujours évocateurs : Milo Minderbinder, le « veilleur » qui pour les « intérêts du syndicat » va jusqu'à bombarder son propre camps pour honorer un contrat juteux avec l'ennemi, Major Major, major de son état bien malgré lui, Nately le « bleu » si candidement amoureux d'une prostituée de la Città eterna, ou encore le lieutenant Scheisskopf, littéralement « tête de merde »… Yossarian, le principal protagoniste est le seul pour qui l'étymologie reste obscure. Peut-être parce qu'il est aussi le seul à reconnaître pleinement la fragilité du nom. Il est si facile d'en changer pour devenir faussaire, si difficile de le faire reconnaître lorsque l'administration se méprend sur son identité… Et si finalement le nom comme l'uniforme n'était qu'une façade pour dissimuler la vérité de chacun, un tas de viscères, de chair et de sang, vérité « n'éclatant » au grand jour que sous le coup des obus ? le lecteur est libre d'interpréter les succédanés de vie militaire que constitue Catch 22, sous la forme d'un immense puzzle narratif. La temporalité est aussi brouillée que l'esprit des personnages car l'auteur substitue à la linéarité une écriture du fragment et du « déjà-vu ». Les événements reviennent comme des leitmotivs sous des angles toujours différents formant ainsi une structure narrative apparemment complexe voire déroutante, mais finissant par se raccorder morceau par morceau. C'est au final l'humour et la dérision qui l'emportent sur la tragédie, trouvant leur expression la plus forte à l'hôpital, où finissent invariablement les soldats après chaque désastre militaire. Les dialogues en particulier, frisant le non sens, sont des compositions très réussies où s'affiche l'aberration de la guerre et du patriotisme triomphant.
La notation subjective et personnelle : 3.5/5. Malgré l'humour, une attention un peu relâchée vers le milieu des 638 pages, pour ensuite revenir avec exaltation dans le dernier quart. Gare à se perdre dans le foisonnement des personnages ! Mais l'expérience reste riche et plaisante. Incontestablement un grand roman.
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frmwa
  30 septembre 2019
Un livre culte pour toute une génération. Étant d'une génération un peu plus tardive, je n'en ai entendu que des échos, si bien que je me suis dispensé de le lire. Quelle erreur ! Des décennies plus tard, et à la différence de bien des livres cultes qui vieillissent, lentement ou soudainement, celui-ci conserve tout son mordant. L'absurdité, l'humour, le cocasse, le grotesque sont bien plus qu'une simple distraction ici : au fil des pages, ils créent un véritable système - impitoyable - le seul à même de rendre compte efficacement de la guerre. Il s'inscrit à ce titre dans la ligne du Voyage au bout de la nuit, mais aussi du Nazi et du barbier d'Edgar Hilsenrath. Seul ce parti pris de distance totalement déstabilisante nous maintient en éveil pour ne pas nous endormir dans des commémorations et maintenir vivace cette inquiétude que nulle raison raisonnable ne saurait apaiser. Les dialogues sont également épatants, dignes des Marx Brothers, et apportent une puissante contribution à cette mécanique redoutable. Car la réalité a bien été vécue par l'auteur dans toute sa noirceur, cela transparaît avec une grande force - dans la farce. L'enfer de Dante, le procès et le château de Kafka, comme suggéré dans la 4e de couv' avec des dialogues des Marx Brothers (évoqués je crois par le traducteur - excellent d'ailleurs et épaulé efficacement par Jean-Paul Gratias, celui entre autres de James Ellroy). Certaines scènes, notamment à Rome, rappellent également puissamment Kaputt et la Peau, de Malaparte. Un chef-d'oeuvre hors étoile.
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StCyr
  21 juin 2015
Satire féroce et déjantée, catch 22 prend le contre pied de l’imagerie héroïque, mainte fois ressassée, du soldat américain sauveur de l’univers en péril, en maniant avec virtuosité un humour burlesque et irrévérencieux, corrosif par son absurdité.
Chronique d’une escadrille basée sur une petite île italienne, série de portraits et de narrations s’entrecroisant pour tisser une intrigue suivie, le présent roman dont le nom fait référence à un article farfelu, imparable, affirmant que “quiconque veut se faire dispenser d’aller au feu n’est pas réellement fou”, est remarquable par sa drôlerie et l’efficacité avec laquelle il démontre l’absurdité foncière de l’univers guerrier. Les hauts gradés sont des ignares infatués d’eux-mêmes, monomaniaques, passant leur temps à se tirer dans les pattes, procéduriers, se frottant les mains à l’idée d’une promotion, même si celle-ci signifie la mort préalable du précédent titulaire du poste. Les hommes de troupes et les sous-officiers n’attendent qu’une chose, l’ordre de rapatriement, qu’un colonel assoiffé de gloire à peu de frais - pour lui s’entend - repousse comme à plaisir sine die; la perspective d’être des héros étant la dernières de leur préoccupations, les véritables ennemis étant ceux qui les envoient au feu, certains mettent à mal la camaraderie militaire, d’autres n’hésitent pas à faire leur beurre avec le ravitaillement, menant le libre échange, la liberté d’entreprise, l'actionnariat, sacro-saints piliers des valeurs américaines jusqu'à ces ultimes conséquences absurdes, irresponsables, inhumaines, antinationales.
Catch 22 est un livre irrésistible de drôlerie sur un sujet qui ne l’est pas. Certaines scènes sont proprement désopilantes, à vous faire rire bêtement dans les transports en commun. Un best-seller américain dont le titre est devenu une expression désignant une situation kafkaïenne par son inextricabilité.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
PatsalesPatsales   22 mai 2021
Seigneur, comment pouvez-vous respecter un Être suprême qui trouve nécessaire d’inclure dans sa divine création des phénomènes tels que la pituite ou la carie dentaire? On se demande ce qui lui est passé par sa tête de plouc sadique quand il a privé les vieillards du pouvoir de contrôler les mouvements de leurs sphincters ? Et pourquoi a-t-il créé la douleur ?
— La douleur ? » La femme du lieutenant Scheisskopf bondit sur le mot comme sur une proie. « La douleur est un symptôme utile. La douleur nous avertit des dangers qui menacent notre corps.
— Et qui a créé les dangers ? » demanda Yossarian. Il eut un rire sarcastique. « Oh ! Il a vraiment été d’une infinie bonté avec nous, en nous faisant don de la douleur ! Pourquoi n’aurait-Il pas pu utiliser une sonnette pour nous avertir, ou l’un de Ses chœurs célestes ? Ou un système de tubes au néon bleus et rouges fichés dans le front de chaque être humain ? N’importe quel fabriquant de juke-box un peu compétent sait faire ça. Pourquoi pas Lui ?
— Quand même, on aurait l’air bizarre, avec des tubes au néon rouges plantés en plein milieu du front.
— Les gens sont certainement plus séduisants dans les convulsions de l’agonie ou abrutis par la morphine, hein ? Quel gaffeur colossal, immortel ! Quand on songe aux possibilités et au pouvoir dont Il disposait pour réaliser un truc fantastique, et regarde un peu ce qu’il en a fait : un méli-mélo stupide, sordide, un gâchis de première ! Pas un homme d’affaires aimant son métier n’engagerait un pareil incapable, même à un poste de commis !  
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KaaliopeKaaliope   30 décembre 2015
- Tu as des mouches qui volent dans les yeux, répéta Yossarian. C'est probablement pour ça que tu ne peux pas les voir.

Appleby eut un mouvement de recul, il lança à Yossarian un regard abasourdi, haineux, et se renfrogna jusqu'à ce qu'il eût retrouvé Havermeyer dans la jeep qui les emmenait par la longue route droite à la salle de briefing, où le major Dandy, le nerveux officier d'opérations du groupe, attendait pour commencer le briefing préliminaire l'arrivée de tous les pilotes de tête , bombardiers et navigateurs. Appleby parlait à voix basse pour ne pas être entendu par le chauffeur ou le capitaine Black, qui était vautré, les yeux fermés, sur le siège avant de la jeep.

- Havermeyer, demanda-t-il avec hésitation, est-ce que j'ai des mouches dans les yeux?

Havermeyer écarquilla les yeux d'étonnement.

- Des louches?
- Non, des mouches.

Havermeyer cligna de nouveau les yeux.

- Des mouches?
- Dans mes yeux.
- Tu dois être cinglé, fit Havermeyer.
- Non je ne suis pas cinglé. C'est Yossarian le cinglé. Dis-moi franchement si j'ai, oui ou non, des mouches qui volent dans les yeux. Vas-y, je peux tout encaisser.

Havermeyer se fourra dans la bouche un autre morceau de nougat aux cacahuètes et scruta très attentivement les yeux d'Appleby.

- Je ne vois rien, annonça-t-il.

Appleby poussa un immense soupir de soulagement. Havermeyer avait des morceaux de nougats collés aux lèvres, au menton et aux joues.

- Tu as des miettes de nougat sur la figure, lui fit remarquer Appleby.
- Je préfère avoir des miettes de nougat sur la figure plutôt que des mouches dans les yeux, riposta Havermeyer.
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LisLouLisLou   11 mars 2018
Pourquoi te baladais tu avec des pommes dans les joues?!
Parce qu'elles ont une meilleure forme que les marrons, je viens de te le dire.
(...) je voulais avoir des joues comme des pommes d'api. (...) je voulais avoir des grosses joues. Et je m'y suis mis comme exactement tous les cinglés, on en a parlé, qui serrent toute la journées des balles de caoutchouc dans leurs mains pour les muscler. Je me baladais d'ailleurs toute la journée avec des balles de caoutchouc dans les mains .
Pourquoi?
Pourquoi quoi?
Pourquoi te baladais tu avec des balles de caoutchouc dans les mains?
(...)
Je faisais ça pour protéger ma réputation, au cas où quelqu'un me surprenait avec des pommes dans les joues. Avec des balles de caoutchouc dans les mains, je pouvais nier avoir des pommes sauvages dans les joues.
P41.
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AunryzAunryz   14 mars 2021
L’état-major du groupe s’alarma, car qui pouvait prévoir ce que les hommes découvriraient quand ils se sentiraient libres de poser n’importe quelle question ? Le colonel Cathcart envoya le colonel Korn mettre le holà, et le colonel Korn y parvint en édictant une règle concernant les questions. La règle du colonel Korn était un coup de génie, expliqua le colonel Korn au colonel Cathcart. Aux termes de cette règle, seuls étaient habilités à poser des questions ceux qui n’en posaient jamais. Bientôt, les seules personnes à assister aux séances furent celles qui ne posaient jamais de questions, et les séances furent supprimées, vu que Clevinger, le caporal et le colonel Korn décidèrent à l’unanimité qu’il n’était ni possible ni nécessaire d’éduquer des gens qui ne posaient jamais de questions.
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IncongrueIncongrue   25 février 2013
En un moment d’intuition divine, l’aumônier avait maîtrisé la technique précieuse de rationalisation justificative et sa découverte le transportait de joie. Un véritable miracle.
Tout compte fait, c’était un jeu d’enfant de transformer le vice en vertu, la calomnie en vérité, l’impuissance en abstinence, l’arrogance en humilité, le pillage en philanthropie, l’escroquerie en altruisme, le blasphème en sagesse, la brutalité en patriotisme et le sadisme en justice. A la porté de n’importe qui.
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