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Pierre Guglielmina (Traducteur)
EAN : 9782070426744
110 pages
Éditeur : Gallimard (15/01/2003)
2.91/5   92 notes
Résumé :
Un écrivain désabusé voyage en Floride avec une femme beaucoup plus jeune que lui : ils vont au restaurant, boivent un verre, parlent de la guerre d'Espagne, de leur vie, d'avenir et font l'amour... Soudain tout se trouble, le soupçon de l'inceste rôde, les difficultés à écrire et à vivre resurgissent et, avec elles, l'inexorable fatalité. Réflexion sur l'écriture et l'amour, ce court roman rassemble toutes les obsessions d'un des géants de la littérature américaine... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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cicou45
  16 septembre 2014
Ayant vu récemment la pièce de théâtre "Zelda et Scott" (très bonne pièce d'ailleurs avec Julien Boisselier) dans laquelle il est question de Francis Scott Fitzgerlag mais aussi d'Ernest Heminqway, j'ai eu envie de mieux connaître ce dernier et d'approfondir mes lectures de cet immense auteur que je connais très mal.
Dans cette courte nouvelle, qui se lit donc par conséquent très vite, le lecteur découvre un homme, Roger, qui sillonne les routes américaines, de la Floride avec toujours cette obsession de rouler toujours plus. Pour aller où ? Nul ne le sait, si ce n'est qu'il a décidé de s'orienter vers l'Ouest. Voyage-t-il seul ? Non. Il est accompagné d'une jeune femme, Héléna, beaucoup plus jeune que lui mais qu'importe quand l'amour vous tient. D'ailleurs, est-il réellement question d'amour ? le narrateur lui-même ne le sait pas encore, il doute mais elle, elle veut qu'il y croit. Dans leur voyage, ils parlent de choses et d'autres mais surtout d'écriture car Roger est écrivain. Il serait d'ailleurs grand temps qu'il se remette à écrire, il se l'est promis mais les jours passent et il se fait sans cesse d'autres promesses que le lecteur ne sait pas si il tiendra un jour. Ayant déjà un passé derrière lui, avec femme et enfants, il se dit aussi qu'il a tant de choses à apprendre à celle qu'il appelle "ma fille" bien qu'elle partage sa couche.
Le lecteur suit donc les aventures de ce couple hors du commun et ne s'en lasse pas une seule minute. Un style à la fois simple et raffiné,chose rare car l'auteur emploie à merveille la langue (anglaise bien sûr, d'où le talent incontestable du traducteur, ne l'oublions pas) et sait dire toutes les choses qui sont propres à l'acte charnel de manière poétique, le suggérant parfois simplement (j'adore). A découvrir !
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Radigan
  11 mai 2016
C'est le genre de texte qui vous laisse une impression étrange et fugitive... Je ne peux vraiment pas dire que j'ai adoré, mais étant donné que c'est une nouvelle très courte, je l'ai lu rapidement, et je n'ai pas eut le temps de m'ennuyer non plus. Oui, il y a une écriture, simple mais poétique, un style fluide qui nous emporte sur les routes de Floride, en plein été, avec ce couple bizarroïde, dont on ne sait exactement où il va. Mais contrairement à d'autres textes du même auteur, on nage en pleine incertitude, on ne sait pas vraiment qui sont les protagonistes, ni où ils vont comme ça, et on les suit pourtant avec un intérêt croissant, alors même qu'ils ne font rien d'extraordinaire, à part boire, dormir dans des hôtels et reprendre la route en discutant à propos de leurs obsessions respectives ; l'amour pour elle, la guerre en Espagne et l'écriture pour lui. Il est vrai que la quatrième de couverture se trompe complètement, mais comment résumer un tel texte, qui est prenant, sans pour autant avoir de réel sujets, de réelle consistance, on fuit vers nulle part avec ces deux personnages, on passe d'un sujet à un autre, il y a des passages qui ont plus d'importances que d'autres, des détails, des sensations que l'on perçoit à travers eux. La fin de cette nouvelle n'en est pas tout à fait une, mais on n'est pas très surpris car après tout, il n'y a pas non plus eut de réelle commencement ; J'ai l'impression que c'est exactement ce que l'auteur à voulu faire, profitant du format nouvelle, pour nous emmener dans son étrange contrée sans aucun but précis... Etant donné le prix, et la qualité de l'écriture, je conseille tout de même de lire ce texte qui a sa valeur. J'ai particulièrement apprécié les pages qui nous parlent d'écriture, même si le personnage présenté a plutôt le profil d'un écrivain raté. Son envie d'écrire est palpable ; j'ai en revanche trouvé que la petite qui l'accompagne manquait cruellement d'esprit, c'est un peu comme si elle n'était là que pour représenter une obsession supplémentaire de l'écrivain … C'est peut-être idiot, mais je pense qu'il y a un secret dans ce texte, quelque chose qui a directement à voir avec ce que vivait Hemingway lorsqu'il a écrit ce texte, mais peut-être que je me trompe et que ce n'est que mon impression personnelle….
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Chasto
  23 janvier 2021
Nouvelle retraçant plutôt l'errance de l'auteur et son mal être régulier depuis la perte de son épouse, de rendez manqué comme celui de l'Espagne où les événements n'ont pas croisé la route qu'il espérait.
Ecrivain en perdition, essayant de se raccrocher à certaines réflexions, raisonnements qui accélèrent cette fuite en avant.
Dialogues flirtant facilement avec un monologue intérieur de cet écrivain qui se perdra de comptoirs en comptoirs dans le quartier Mouffetard d'alors.
Lecture fastidieuse ne répondant pas aux attentes que l'on aurait pu en avoir.
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Noctenbule
  15 septembre 2013
C'est parti pour un voyage aux Etats-Unis avec un auteur qui pourrait-être Ernest Hemingway et une jeune demoiselle, forte charmante.
Le couple fuit. Roger, vide son compte bancaire, laisse sa femme et ces enfants derrière lui. Il achète une voiture et part avec la jeune Hélèna. Les voilà sur les routes des Etats-Unis où ils s'arrêtent pour boire et manger. Elle, demande sans cesse si lui, l'aime. Encore et encore et encore. Et lui, dois lui répondre de façon affirmative pour éviter ces questions tellement répétitives. L'image de la femme n'est pas glorieuse. Belle donc forcément crétine et étrange. Et l'homme, lui plus sérieux, terre à terre et qui aime boire. le pauvre sans alcool, il serait totalement perdu, égaré.
De motel en motel, ils prennent deux chambres séparées, changent de noms, se font passer pour le père et la fille ou un couple. Roger, essai de savoir ce qu'il se passe en Espagne, la guerre approche. Elle s'en cogne, elle veut juste savoir si lui il l'aime et est content d'être avec elle. Quel ennui.... Il ne se passe rien et les échanges sont totalement stériles. L'auteur aurait du boire encore un peu pour travailler ce texte. En tout cas, maintenant, c'est moi qui en a besoin.
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Laurent_A
  01 octobre 2019
Ce livre est un peu un road-movie, par l'auteur de "Le vieil homme et la mer" dont on reconnaît le style très direct, les dialogues et le sens de la maturité et du temps passé chez l'un de ses principaux protagonistes aussi. On devine l'écrivain à travers celui-ci, comme on le devine au travers du vieux pêcheur dans "Le vieil homme et la mer". La France et l'Europe (l'Espagne surtout, au début du temps de Franco) sont assez présents par les multiples allusions qui parsèment le récit et certaines locutions également ; mais l'étrangeté et l'ambiguïté de la relation qui est décrite entre les deux personnages principaux persiste tout au long du récit, au final c'est pour moi davantage un mini-roman sur la perpétuelle quête d'inspiration d'un écrivain que l'on sent un peu sur le déclin, l'amour qui est décrit est non conventionnel et on y devine les aspirations d'un homme mûr à un regain de libido avec une partenaire dont il profite presque malgré lui. La conclusion marque quant à elle une distinction édifiante entre les notions de "manque" et de "désespoir", encore deux notions qui marquent aussi le temps de la maturité chez tout un chacun.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   16 septembre 2014
"Le manque est une mauvaise chose. Mais il ne tue pas. Le désespoir, lui, le tue en un rien de temps."
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LaPetiteVerdunLaPetiteVerdun   25 août 2011
D'accord, Conscience, dit-il. Seulement, ne sois pas solennelle et didactique. Prends ta part, Conscience vieille amie, je sais combien tu es utile et importante et comment tu aurais pu me tenir à l'écart de tous les ennuis que j'ai connus, mais ne pourrais-tu pas avoir un peu plus de doigté? Je sais que la conscience parle en italique mais parfois j'ai l'impression de t'entendre en gothique. Je prendrais tout beaucoup mieux, Conscience, si tu n'essayais de me faire peur. [...] *J'essaie de t'aider, fils de pute *, dit sa conscience.

* * en italique dans le texte
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AlalettreAlalettre   09 juin 2012
Dans l'obscurité, il se rendit dans l'étrange contrée et c'était véritablement très étrange, dur d'y entrer, tout à coup d'une difficulté périlleuse, puis aveuglément, heureusement, sans danger, enveloppé, débarrassé de tous les doutes, de tous les périls, de toute crainte, tenue sans retenir, tenir, tenir toujours plus, retenir encore pour tenir, chassant toutes les choses d'autrefois et toutes à venir, tirant l'éclat du bonheur commençant dans les ténèbres, plus près, plus près, plus près à présent, plus près et toujours plus près, pour aller au-delà de toute croyance, plus long, plus fin, plus loin, plus fin, plus haut et plus haut pour conduire vers le bonheur soudain, atteint comme un bouillonnement.
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LPLLPL   15 août 2016
J'avais récrit ces pages tant de fois et je les avais faites juste comme je voulais et je savais que je ne pourrais pas les écrire de nouveau parce qu'une fois qu'elles étaient bien je les oubliais complètement et chaque fois que je les relisais, elles m'étonnaient et je m'étonnais d'avoir pu les écrire.
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SarahcarabinSarahcarabin   10 avril 2008
Je m'ennuie à mort parfois moi-même. Alors il me paraît normal que je puisse t'ennuyer.
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Videos de Ernest Hemingway (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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