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EAN : 9782715221017
64 pages
Éditeur : Le Mercure de France (24/04/1998)
3.86/5   7 notes
Résumé :

De retour du front italien, lors de la Première Guerre mondiale, le jeune Nick Adams, futur écrivain, se retrouve dans les environs d'Horton 's Bay, près du lac Michigan, sur les lieux de son enfance.

Il pêche et se baigne comme s'il accomplissait les rites d'une purification. Il suffira que le monde se reflète de nouveau sur le flanc argenté de la truite pour que la rivière tout entière reprenne ses droits exclusifs sur lui. Il suffira qu'il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
majero
  29 septembre 2018
J'ai eu bon découvrir le Nick de Pete Fromm, qui débarque du train avec son lourd sac, marche vers la rivière oú il coupe des fougères pour établir son campement et ses mains sentent bon la fougère, mange une boite de porc aux haricots avec de la sauce tomate, fume une cigarette assis sur une souche puis récolte des sauterelles brunes pour aller pêchet la truite.
Du pur nature writing!
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BVIALLET
  18 avril 2012
Juste de retour du front italien où il a participé à la fin de la première Guerre Mondiale, le jeune Nick Adams, avatar d'Ernst Hemingway lui-même, est un écrivain en herbe qui se retrouve dans les environs d'Horton's Bay, près du lac Michigan dans la région de son enfance. Dans un paysage grandiose, il décide de camper au bord d'une rivière pour s'y consacrer à son sport favori : la pêche au lancer. Il s'y sent heureux et serein.
Ce premier texte est une sorte de préfiguration du « Vieil Homme et la mer ». Il aurait pu être intitulé « le jeune homme et la truite ». Tous les thèmes chers au grand auteur s'y trouvent déjà : la vie libre dans une nature inviolée, la solitude de l'homme, les joies de la pêche et la complicité ambivalente avec l'animal.
Le second texte nous parle de ses amours avec la jeune Kate, de la joie des plongeons et des baignades dans le lac avec une bande de copains et surtout de la douceur des nuits d'été en galante compagnie…
Deux oeuvres de jeunesse qui permettent de découvrir l'énorme fossé qu'il y a entre une écriture encore engluée dans les clichés, les redîtes et les lourdeurs révélatrices d'un manque de métier et une véritable oeuvre d'écrivain au sommet de son art. Nul doute qu'écrit par un inconnu, ce livre n'aurait jamais trouvé à être édité !

Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2016
Nick, lui, pouvait avoir Kate tant qu’il voulait. Odgar se tuerait s’il savait, pensa Nick. Je me demande comment il se tuerait. Il n’arrivait pas à imaginer Odgar mort. Odgar ne ferait sans doute pas une chose pareille. Pourtant il y avait des gens qui le faisaient. Ce n’était pas simplement l’amour. Odgar croyait qu’il n’y avait que l’amour qui permettait de faire la chose. Dieu sait si Odgar l’aimait assez, Kate. C’était plutôt autre chose qu’il fallait : aimer le corps, le préparer, le convaincre, prendre des risques, ne jamais faire peur, prendre l’autre en charge, prendre et jamais demander, avoir de la douceur, de la tendresse, susciter de la tendresse, du bonheur, savoir plaisanter et faire en sorte que l’autre n’ait pas peur. Et que tout soit pour le mieux après. Ce n’était pas d’amour qu’il s’agissait. L’amour est une chose qui fait peur. Lui, Nicholas Adams, pouvait obtenir ce qu’il voulait grâce à quelque chose qu’il avait en lui. Peut-être que ça ne durerait pas. Peut-être qu’il le perdrait. Il l’aurait volontiers donné à Odgar ce quelque chose ou lui en parler au moins. Mais on ne peut rien dire à personne. Surtout à Odgar.
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rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2016
Le bas de ligne avait cédé à l’endroit où il était attaché à l’hameçon. Nick le prit dans sa main. Il songea à la truite, quelque part dans le fond, se maintenant en équilibre au-dessus du gravier, sous les troncs d’arbres, loin de la lumière, l’hameçon dans la mâchoire. Nick savait que les dents de la truite couperaient le crin de l’hameçon, l’hameçon lui-même resterait implanté dans sa mâchoire. Il aurait parié que la truite était en colère. N’importe quoi de cette taille serait en colère. Ça, c’était une truite ! Elle avait été fermement accrochée. Ferme comme un roc. On eût dit un roc, d’ailleurs, avant qu’elle n’eût démarré. Bon Dieu, qu’elle était grosse ! La plus grosse que j’aie jamais vue, bon Dieu !
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rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2016
Lorsqu’une truite est touchée par une main sèche, une moisissure blanche attaque l’endroit découvert. Des années auparavant, pêchant dans des rivières encombrées avec des pêcheurs à la mouche au-dessus et au-dessous de lui, Nick était maintes et maintes fois tombé sur des truites mortes dans leur fourrure de moisissure blanche, échouées contre une roche ou flottant, le ventre en l’air, dans quelque trou d’eau. Nick n’aimait pas pêcher en rivière avec d’autres gens. À moins qu’ils ne fissent partie de votre groupe, ils gâchaient tout.
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rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2016
C’était bon d’être au lit, entre deux draps, d’allonger ses jambes, de plonger sa tête dans l’oreiller. Délicieux d’être au lit, confortable, heureux, à la pêche demain, il pria comme il ne manquait pas de le faire quand il y pensait, pour la famille, lui-même, pour devenir un grand écrivain, Kate, les gars, Odgar, pour une bonne pêche, pauvre vieil Odgar, pauvre vieil Odgar, endormi là-haut dans la maison, peut-être éveillé, peut-être éveillé toute la nuit. Mais on n’y pouvait rien, absolument rien.
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rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2016
Curieux tout de même à quel point c’était amusant de nager sous l’eau et ennuyeux de faire simplement de la nage en surface. Dans l’Océan, oui, c’était amusant de nager. Il y avait du remous. Mais d’un autre côté, il y avait le goût de l’eau salée et la soif que ça donnait. L’eau douce et fraîche, c’était mieux. Surtout par une nuit chaude comme celle-là.
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Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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