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Jean Prévost (Préfacier, etc.)Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)
ISBN : 2070362213
Éditeur : Gallimard (06/10/1972)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 416 notes)
Résumé :
Elle éteignit sa cigarette.
- J’ai trente-quatre ans, tu sais. Je ne veux pas être une de ces garces qui débauchent les enfants.
- Non.
- Je ne veux pas devenir comme ça. Je me sens vraiment bien, tu sais, vraiment d’aplomb.
- Tant mieux.
Elle détourna les yeux. Je crus qu’elle cherchais une autre cigarette. Puis je vis qu’elle pleurait, qu’elle tremblait et qu’elle pleurait. Elle évitait de me regarder. Je la pris dans mes bras.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Bobby_The_Rasta_Lama
  23 février 2019
"We're climbing two by two
To be sure these days continue
These things we cannot change..."
(D. Matthews, "Two Step")
Ernest, Ernest ! Que vais-je faire de toi ? Un de ces quatre je vais mettre tes bouquins dans un carton, et monter tout ça au grenier !
Je suis devant ma bibliothèque, face à tous ces inconnus qui me font un clin d'oeil - et parmi eux, qui vois-je ? Deux visages bien connus - Mr. Barnes, avec le sourire de travers sur son visage bronzé, et Lady Ashley, grande classe, l'indispensable verre à la main ! Ca faisait longtemps !
D'accord, OK, c'est reparti pour la "Fiesta" ! Rien que pour voir si à la fin, je vais encore essayer de calculer combien ils ont dû dépenser en alcool...
"Fiesta : The Sun Also Rises" ("Le soleil se lève aussi", dans la traduction française) est une histoire de deux personnes qui voulaient, mais ne pouvaient pas être ensemble. Elle laisse beaucoup de tristesse dans l'âme, et une étrange sensation d'oppression.
Jake et Brett - quel couple extraordinaire ! Lui, devenu impotent suite à une blessure de guerre, incapable d'aimer physiquement la femme qu'il aime; et elle - une alcoolique débauchée qui essaie de tromper la vacuité de sa vie par les mondanités et la boisson.
Ca commence dans les bars parisiens, et ça continue à Pampelune; la fête non-stop, afin de ne pas avoir le temps de penser à ce qui pourrait être, mais qui n'est pas.
Il y a de courts moments de répit; on va à la pêche avec Jake/Ernest, pour siroter le vin dans une gourde en cuir véritable et pour regarder la truite s'ébattre dans le soleil matinal - et ça peut même donner l'impression que la vie n'est pas si pourrie que ça... Mais cette illusion est de courte durée, alors on retourne dans le bruit et la fureur de l'arène de Pampelune, pour continuer à s'abrutir. Pour l'instant, ça marche encore...
Je crois que si Hemingway avait écrit son histoire cent ans plus tôt, on aurait pu le comparer à Tourgueniev ou à Tchekhov. Ses personnages sont les survivants d'une époque dont l'arrière goût est encore présent, tandis que les contours du futur sont assez flous. Je pense surtout à Tchekhov, dont les héros remplissent le vide dans leurs vies par les fêtes, visites, et des discussions interminables et stériles sur ce qu'ils pourraient, ou devraient faire, et comme cela pourrait être bien.
Mais on n'a pas besoin de faire une fête interminable comme Brett et Jake. Ce n'est pas indispensable de hurler à la corrida en admirant Pedro Romero diablement viril, avec son foulard rouge.
C'est juste une histoire qui parle de la vie.
Tous les jours, quelque part, se passe une des milliers de variations de "Fiesta". Les situations où on veut, mais on ne peut pas. Et c'est extrêmement cruel, parce qu'on ne peut rien y faire.
"Oh, Jake," Brett said, "we could have such a damn good time together."
"Yes", I said. "Isn't it pretty to think so ?"
Oui, Ernest - t'as écrit ça avec beaucoup de lucidité. Et c'est peut-être ça, la chose la plus cruelle.
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Kittiwake
  25 mars 2020
Pas d'accroche avec ce roman du célèbre écrivain. Les personnages , soit ivres soit en train de boire pour accéder à ce paradis artificiel, ont transformé ma lecture en enfer. Descriptions de paysages indigentes (beaucoup de « Il y avait « , des vaches, des bois, des montagnes et à chaque fois, une route qui parcourait le décor). le point fort du roman, c'est la fête basque avec taureaux et humains s'affrontant dans une lutte aussi dangereuse qu'inutile.
Pas ma tasse de thé, du tout du tout, et pour être honnête , j'ai abandonné aux trois quarts de la lecture, convaincue alors que rien ne pourrait arriver qui modifierait mon point de vue. Ce roman a pourtant été à sa sortie un best-seller, et je suis curieuse d'en lire des critiques positives, pour comprendre ce qui m'a échappé.
J'avais beaucoup aimé Pour qui sonne le glas, ce récit sur la guerre d'Espagne, avec des personnages forts d'une histoire tragique.
Mais ce soleil là ne s'est pas levé pour moi.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Zebra
  01 juillet 2015
« Le soleil se lève aussi » (The Sun Also Rises) est un roman d'Ernest Hemingway. Écrit en 1926 et traduit en français en 1933, cet ouvrage -paru fin 1962 dans la collection le Livre de Poche- a manifestement surpris quelques lecteurs et suscité des réactions pour le moins contrastées.
L'histoire ? Jacob Barnes, dit Jake, nous raconte les aventures, essentiellement nocturnes et parisiennes, d'un groupe de jeunes expatriés (des Anglais et des Américains). Ce groupe est composé de Jake, discret et émouvant journaliste impuissant (comme Hemingway), de Michaël, Écossais alcoolique au tempérament explosif, de Bill, personnage assez fantasque, de Lady Brett Ashley, femme toute en formes, aguicheuse et couchant avec le premier jeune homme venu (un rien nymphomane, quoi!), de Robert (Cohn de son nom), Juif timide (il est le jouet des femmes, notamment de Brett), complexé par son apparente infériorité, et de Pedro Romero, jeune toréro dont les mouvements et le jeu magique excitent Jake. Les aventures consistent essentiellement en beuveries et saoûleries en tous genres, et en tous endroits : la première partie du livre concerne Paris, quand la deuxième concerne Pampelune. Faussement blasés, ces jeunes gens semblent aller de-ci de-là, sans but, évoluant dans un monde pourtant bien réel dont le vide (mais quel vide ?) leur semble difficile à combler. Hemingway nous dépeint une ambiance de fête permanente, comme si c'était pour chasser une éternelle déprime ; l'hommage au Paris des années 1920 a un petit côté « on s'éclate quoi qu'il arrive » (mais est-ce que ça ne correspondait pas à l'errance des artistes expatriés dans le Paris de l'époque, artistes pour lesquels le divertissement était probablement la seule et unique occupation, le seul remède à une après-guerre pleine de désillusions ?) et l'hommage à Pampelune, à ses corridas et à ses jeunes toréros a un petit côté « t'as vu ma virilité sur-dimensionnée ? ».
Il y a de belles descriptions (le Paris nocturne, les parties de pêche à la truite dans les cours d'eau Espagnols, les corridas et l'art de la tauromachie), les évènements s'enchainent avec beaucoup de réalisme et de véracité (on a l'impression de visionner un documentaire!) et les relations au sein du groupe d'expatriés ne manquent pas de relief (on navigue de l'indifférence, feinte ou réelle, au cynisme et à la violence à peine contenue). Mais quelques faiblesses ternissent, selon moi, la qualité du livre : le scénario est faible (en bref, il ne se passe pas grand-chose, ce qui est quand même passablement ennuyeux), les protagonistes se ressemblent par leur penchant très prononcé pour l'alcool, on retrouve -à quelques exceptions près- les mêmes personnages du début à la fin du livre (donc pas d'effet de nouveauté), les dialogues sont insipides et l'homophobie comme l'antisémitisme de l'auteur sont à peine dissimulés. En complément, le style direct, sobre, dépouillé et sans recherche d'Hemingway, style produisant des phrases courtes et sans émotions (le côté journaliste de l'auteur, sans doute!), pourra désagréablement surprendre certains lecteurs ...
Il n'y a pas de doute : dans « Le soleil se lève aussi », Ernest Hemingway s'est confié à nous. Âgé alors de 27 ans, traumatisé, alcoolique et insomniaque, il nous a livré les détails de ses amours inaboutis (il a été marié plusieurs fois) et de certaines de ses amitiés fort pesantes (impuissant, n'était-il pas devenu homosexuel ?). Dans ce livre, son déguisement ne trompe personne : Jake, c'est lui, et cette époque d'après première guerre mondiale, pleine de désillusions, l'insupporte. de là, cette logorrhée, cette errance égo-centrée, sans émotions et superficielle. de là aussi, cette haine pour ceux qui ne réussissent pas, cette posture d'évitement envers la femme -supposément inaccessible et interdite- (cet être qu'il pare de tous les atours et de toutes les perfidies) et cette idéalisation des jeunes hommes, purs et dynamiques. Pour tout dire, j'ai assez moyennement apprécié : je mets trois étoiles.
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zaphod
  04 février 2014
Vous ouvrez un livre, et en haut de la première page, vous lisez ceci:

"Il fut un temps où Robert Cohn était champion de boxe, poids moyen, à l'université de Princetown. N'allez pas croire que je me laisse impressionner par un titre de boxe, mais, pour Cohn, la valeur en était énorme. Il n'aimait pas du tout la boxe. En fait, il la détestait, mais il l'avait apprise péniblement et à fond pour contrebalancer le sentiment d'infériorité et de timidité qu'il ressentait en se voyant traité comme un juif, à Princeton."

Je ne sais pas pour vous, mais moi, avec une entrée en matière aussi réjouissante, je me dis que ça promet pour la suite.
Il y a dans ces quelques phrases un humour, une légèreté, un rythme qui vous entraînent irrésistiblement. Incontestablement la signature d'un grand écrivain.

Mais à peine la première page tournée, vous tombez sur ceci:

"Je me méfie toujours des gens francs et simples, surtout quand leurs histoires tiennent debout, et j'ai toujours soupçonné que Robert Cohn n'avait peut-être jamais été champion de boxe, poids moyen, et que c'était peut-être un cheval qui lui avait marché sur la figure..."

Alors là, plus de doute. Vous êtes face à un un raconteur d'histoire de tout premier ordre.
Et il se pourrait même, à tout bien considérer, qu'Ernest Hemingway fasse partie des quelques meilleurs raconteurs de toute la littérature.
Et c'est ce livre-ci qui a achevé de m'en convaincre. Vous voulez savoir pourquoi?

Parce que "Le soleil se lève aussi" est son premier livre, et qu'il laisse une impression bizarre.
C'est comme si on sentait que ses personnages ont plein de choses à raconter, mais gardent une certaine réserve pudique. L'un d'eux dit d'ailleurs quelque chose comme "J'ai vu énormément de choses. J'ai vécu quatre guerres et participé à deux révolutions", puis laisse dériver le fil de la conversation comme si c'était un détail sans importance.

Alors, qu'est-ce qu'il nous raconte, Ernest, dans son premier roman? Presque rien!
Comme s'il nous disait: "Des histoires, j'en ai à revendre, et je vous les raconterai dans mes prochains livres. Ce coup-ci, je vais juste essayer mon jouet. Un échauffement avant de me lancer dans l'arène".

Et curieusement, c'est ce qui donne à ses personnages une sorte d'épaisseur à peine effleurée, toute en contours. Une sensation qu'il arrivera encore à approcher dans ses meilleurs livres, comme "L'adieu aux armes", mais peut-être jamais plus de façon aussi convaincante qu'ici.

Ça m'a plu énormément, parce que ses histoires de prédilection à base de corridas, de guerre d'Espagne ou de pêche à l'espadon, je dois dire que leur sujet ne m'accroche pas énormément à la base.
Quoi? Qu'ai-je entendu? "Des histoires de saoulographie dans les brasseries de France et de Navarre, on se doute que ça doit plus brancher Zaph".
Franchement, quel coup bas! Ce n'est pas ça du tout!

Il y a dans ce livre énormément de légèreté! Dans le style, comme dans l'histoire, les personnages, et probablement comme dans l'époque.

Une légèreté voulue, obligée. Ce n'est pas que ces personnages blasés n'ont pas connu de drames, certainement pas, mais ce qui compte, c'est d'être en vie, de ne pas voir le reste, de s'étourdir dans une ville rendue irréelle par une ambiance de fête permanente.
Il faut être plus vivant que la vie, ne jamais laisser retomber l'ivresse, sous peine de voir la déprime rappliquer. On a l'impression que les personnages passent une heure au travail pour dix qu'ils passent dans les cabarets (purée, que ça ma plaît, ça!).

"La nuit tombait. La fête continuait. Je commençais à me sentir ivre, mais je n'en étais pas plus heureux pour ça.

- Comment te sens-tu?
- Pas mieux.
- Prends-en une autre.
- Ça ne servira à rien.
- Essaie. On ne sait jamais. C'est peut-être celle-là qui fera de l'effet. Eh! garçon, une autre absinthe pour ce señor."

On pourrait penser -certains le disent, que ce livre est déjà un hommage à Paris (préfigurant "Paris est une fête"). Mais je ne crois pas, ou alors, à un Paris rêvé, irréel, artificiel, regardé au travers des bulles de champagne pour en estomper toutes les arêtes.

Et puis, c'est ici que je dois avouer mon embarras, parce que voyez-vous, il m'arrive de commencer à rédiger un commentaire alors que je n'en suis qu'à la moitié du livre.
J'admets que j'aurais du le sentir venir quand Jake s'est mis à parler d'aller à Pampelune, en Espagne, mais je n'ai rien voulu voir.

Alors, voilà: y a d'la corrida.
Enfin, il faut se rendre à l'évidence: même dans son premier roman, Hemingway était déjà Hemingway. Et dans un roman d'Hemingway, il y a de la corrida. Chacun son truc. Dans un roman de Murakami, il y a une femme disparue, dans un roman de Roth, il y a un vieux professeur lubrique de littérature comparée, et dans un roman d'Hemingway, il y a une corrida.

Mais je ne le prends pas mal. Non, je ne vais pas me lancer dans une analyse vengeresse à deux balles en rapprochant l'impuissance du héros, de la scène où le taureau éventre un brave cheval blanc d'un coup de corne. Non, je ne vais pas ironiser sur la conception qu'a l'auteur de la virilité, même si la nana dont tout le monde est plus ou moins amoureux finit par se faire emballer par le matador.
Non, devant un style comme celui d'Ernest, toute autre considération s'efface.

Ernest, tu es grand!
Mais par pitié, si tu pouvais à l'avenir cesser de nous servir de la corrida à tous les repas... Comment ça "à mon âge, on ne se refait pas"?
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Witchblade
  30 août 2018
Je remercie Fuyating pour cette pioche d'Avril 2018, ça me fera toujours un -1 dans ma PAL. Quand j'ai voulu le lire, impossible de remettre la main sur le bouquin, j'ai cherché partout, chez moi, chez mes parents… J'ai failli en informer mon piocheur et finalement, éclair de génie, je l'ai retrouvé chez mon compagnon dans un sac rempli de mangas… Je crois que ce bouquin a atterri dans ma PAL à cause de l'auteur mais sans avoir réellement lu le résumé. Il va vraiment falloir que j'arrête ça car je me pollue la PAL avec des histoires qui n'arrivent pas à me captiver.
J'ai lu 50p de ce roman et j'ai abandonné, je voulais en lire plus pour voir où ça menait mais déjà que je comprenais rien de ce que je lisais, j'ai préféré arrêter les frais. Dommage pour mon second Hemingway mais ce n'est pas tout à fait la littérature à laquelle j'adhère. Je m'y lance surtout pour ma culture G mais au final, j'en ressors déçue. Je ne comprend pas le contexte ni l'histoire. C'est très descriptif, l'auteur nous fait voyager à Paris mais en même temps, ça me paraît être beaucoup de remplissage. En fouillant sur Babelio, j'ai découvert qu'il s'agissait du premier roman de l'auteur, peut-être pour cette raison que je le trouve touffu et vague au possible. Je n'ai quasi rien retenu à part qu'un homme parle de son meilleur ami pour ensuite revenir sur lui et se plaindre de son mal de vivre. La vie n'étant déjà pas toujours très gaie au quotidien, je préfère m'abstenir de le retrouver dans les livres, même si ma précédente n'était guère plus réjouissante. Je passe donc mon tour pour ce roman.
Comme vous l'aurez compris, mon second Hemingway n'a pas été une réussite, j'avais pourtant bien apprécié « Le vieil homme et la mer », peut-être parce qu'il est si connu que j'en connaissais déjà le contexte général. Pour celui-ci, la 4ème de couverture est un extrait du roman et c'est vraiment trop flou pour donner une idée du type de roman qu'on va lire. Je tenterais quand même un autre Hemingway mais en choisissant mieux d'après les résumés. Il a du en faire d'autres qui pourront sans doute me plaire. Si vous êtes amateurs de littérature plus générale que moi, je vous conseille fortement de découvrir ce premier opus d'Hemingway, vous l'apprécierez sans doute plus que moi.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
CalliPetriCalliPetri   23 mars 2020
Je me méfie toujours des gens francs et simples, surtout quand leurs histoires tiennent debout [...].
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CalliPetriCalliPetri   23 mars 2020
J'avais la sensation, comme dans un cauchemar, que tout se répétait, que j'avais déjà passé par là et qu'il me faudrait y repasser.
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CalliPetriCalliPetri   23 mars 2020
— Je ne peux pas m'habituer à cette idée que ma vie s'écoule si vite et qu'en réalité je ne la vis pas.
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ZebraZebra   29 juin 2015
page 28 [...] Tout le monde se mit à danser. Il faisait chaud et, la danse finie, nous étions tous en nage.
- Bon Dieu! dit Georgette, vous parlez d'une boite pour suer.
- Il fait chaud.
- Chaud, bon Dieu!
- C'est une bonne idée.
Quelqu'un invita Georgette à danser et j'allai au bar. Il faisait vraiment très chaud et, dans la nuit chaude, la musique de l'accordéon était agréable. Je bus un bock, debout sur le seuil, dans la brise fraiche de la rue. Deux taxis descendaient la rue en pente. Ils s'arrêtèrent devant le bal. Il en sortit un groupe de jeunes gens, les uns en chandail, les autres en bras de chemise. Dans la lumière de la porte, je pouvais distinguer leurs mains, leurs chevelures ondulées et fraichement lavées. L'agent, debout à la porte, me regarda et sourit. Ils entrèrent. Comme ils entraient, dans la lumière, je vis des mains blanches, des cheveux ondulés, des visages blancs, tout cela grimaçant, gesticulant, papotant. Brett était avec eux. Elle était charmante et semblait à son aise dans ce milieu.
L'un d'eux aperçut Georgette et dit :
- Ma parole, voilà une vraie grue. Je vais danser avec elle, Lett. Tu vas voir.
Le grand brun qui s'appelait Lett dit :
- Voyons, ne fais pas de folies.
Le blond ondulé répondit :
- Ne t'inquiète donc pas, ma chère.
Et c'était avec ça qu'était Brett!
J'étais furieux. Du reste, les hommes de cette espèce me mettaient toujours en fureur. [...]
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brigittelascombebrigittelascombe   10 janvier 2012
Une amitié avec une femme,c'est tellement chic.Vraiment chic.Au début,il faut être amoureux de la femme pour que l'amitié trouve une base.J'avais en Brett une amie.Je n'avais jamais envisagé la chose de son point de vue.J'avais obtenu quelque chose pour rien.Cela ne fait que retarder la présentation de la note.La note vient toujours.C'est une de ces belles choses sur lesquelles on peut toujours compter.
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