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ISBN : 2072700396
Éditeur : Gallimard (04/05/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 3523 notes)
Résumé :
Le vieil homme part tout seul, sur la mer, dans sa petite barque, à la recherche d'un grand poisson. Le grand poisson mord à son hameçon.
Pendant trois jours et deux nuits le vieux luttera contre lui. A la fin, au prix des efforts incroyables, il en viendra à bout. Le vieux installe sa voile et met le cap sur la terre. Au bout d'une heure, les requins arrivent et dévorent le grand poisson. Le vieux en tue autant qu'il peut, mais quand il rentre au port il ne ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (241) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  30 juillet 2012
À la manière d'un évangile, le Vieil Homme et la Mer est une lecture à interpréter, ce qui est la définition même d'une parabole. L'histoire en soi ne présenterait pas grand intérêt si sa valeur allégorique ne nous tracassait point l'inconscient au point de nous questionner de la façon la plus intime.
Qu'elle est donc l'allégorie qu'a souhaité peindre Ernest Hemingway ? Je vais vous donner mon interprétation et, plus que jamais, elle n'engage que moi et ne signifie pas grand-chose.
Voici donc un homme pauvre, un homme du peuple, comme ils sont des millions, correction, des milliards sur la terre. Il s'échine à essayer de vivre de son travail. Les jours s'écoulent, pareils aux précédents, abîmant chaque jour un peu plus ses vieilles chairs et ses vieux os, dans un combat sans grand espoir, celui de la fortune. Pourtant, à force de s'efforcer, à force de savoirs et de savoir-faire, le vieil homme parvient à accumuler un petit trésor - son petit trésor -. Mais de ce trésor-là, il est écrit, et partout sur la terre, qu'il n'en jouira jamais, car pièce à pièce, il lui sera dérobé, soutiré, par des requins divers. Qui peuvent bien être ces requins ? je vous le laisse deviner. Peut-être bien que les gens bien coiffés qui peuplent les banques et autres malfrats autorisés à dents longues se sentiront (un tout petit peu) visés, qui sait ?
Le vieil homme s'en ira, aussi nu qu'il est venu au monde, et en pleurant tout autant sur ce qui lui arrive que lorsqu'il était nourrisson fraîchement sorti des entrailles chaudes et moelleuses de sa mère qui lui avaient fait croire à une vie facile.
Ce livre a donc une saveur plus aigre que douce, le Vieil Homme Est Amer, en somme, mais n'est-ce pas notre lot à tous ? Aussi a-t-il vu la vraie beauté ; le soleil qui scintille, la mer irisée, le beau poisson arc-en-ciel… le reste n'est que bagatelle. Demeure la fierté du travail accompli dans le cours de sa maigre vie et la sensation, vague, que la chance, au lieu d'un mince clin d'oeil, aurait pu lui sourire jusqu'au bout…
Au-delà de cette valeur allégorique sublime qui donne tout son intérêt à l'ouvrage, je suis un peu plus dubitative sur l'écriture, la magie du verbe et le plaisir purement littéraire de cette lecture. Personnellement, je n'y ai pas trouvé tout mon compte, d'où mes trois étoiles seulement, bien que certains passages soient d'une poésie minimaliste et épurée qui confine à l'art extrême-oriental, mais tout ceci n'est que mon misérable avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Ellane92
  02 octobre 2015
Le vieux Santiago a la poisse : voilà des semaines qu'il ne ramène aucun poisson dans sa barque. le Petit, qui l'accompagne partout, doit à présent aider sur un autre bateau, sur ordre de son père. Alors le vieux Santiago part tout seul.
Il ne peut pas rentrer les mains vides, pas une nouvelle fois, alors il va plus loin que les autres bateaux de pêche pour tendre ses lignes. Et cette fois-ci est la bonne : le plus grand espadon du monde vient de s'enferrer sur ses hameçons. Mais ramener une bête comme celle-là est une lutte de longue haleine.

A chaque fois que je lis "Le vieil homme et la mer", je me dis "ce coup-ci, c'est le bon, il n'y aura pas de requin". Quand le premier parait et qu'il se prend un coup de harpon, j'espère encore que les autres n'attaqueront pas. Quand Santiago se débarrasse des deux suivants, perdant toutes ses armes… Mais non, ça ne finit jamais et ce foutu espadon, si fier et noble, ce frère battu à la loyale et haute lutte, fini toujours dévoré par les charognards jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien que la tête et les arrêtes.
Ce que j'aime ce livre d'Ernest Hemingway !! le combat du vieux pêcheur ne se fait pas successivement contre un espadon puis des requins, mais contre la vie, la malchance, le sort. La lutte avec le bel espadon est pleine de noblesse, invitant Santiago à déployer toutes ses forces et à profiter de toute son expérience de pêcheur, à se dépasser. Celui avec les prédateurs est sans issue, on le sait dès le départ. Santiago n'a aucune chance de venir à bout des prédateurs, mais il luttera jusqu'au bout, pour "son frère l'espadon", parce qu'il est ce qu'il est.
Le personnage de Santiago tient du héro tragique, qui transcende la malchance et l'acharnement au travers de son acception digne et humble à la fois de son sort. Il me fait penser à toutes ces vieilles gens, qui marchent le front haut, qui n'ont presque plus rien et à qui on pique le peu qu'ils ont encore. le livre est magnifique et le personnage magistral. A lire et relire, puis à relire encore une fois… Vas-t'y savoir, gamin, si la prochaine fois, il n'y avait pas de requin…
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Gwen21
  25 septembre 2013
Je n'ai jamais aimé la pêche...
Un homme pour commencer : vieux, fragile, affaibli, "détruit mais invaincu" vogue sur sa barque parce qu'il "est né pêcheur", que c'est ce qu'il sait faire, ce qu'il fait, ce qu'il fera jusqu'à son dernier souffle. Seul, dans sa barque, sans plus avoir le recours d'une assistance jeune et affectueuse auprès de lui, l'homme est dans sa barque, coque de noix posée sur le grand océan.
Un océan pour poursuivre : vaste, immense, dur, un véritablement monde de requins et de méduses, peuplé aussi de bêtes magnifiques, tel l'espadon, qui apportent à l'homme nourriture, émerveillement et orgueil.
Une lutte entre l'espèce humaine et l'espèce animale dans un environnement naturel liquide, profond, à la fois source de vie et de mort. Un duel entre un homme et la mer, incarnée par un poisson immense, plus grand que la barque de l'homme. Une lutte entre la possession et la dépossession ; la survie et le besoin de vaincre face à la domination du plus fort, du plus féroce, du plus prédateur.
Je n'ai jamais aimé la pêche ; d'ailleurs, je ne comprends pas comment on peut aimer la pêche.
Pendant la lecture des 149 pages de ce roman aux allures de conte philosophique, mon cerveau a continuellement oscillé entre deux niveaux de lecture : le figuratif (les gestes de la pêche, la lutte pour tuer le poisson, les petites habitudes familières entre le "vieux" et le "gamin"...) et le psychologique sans jamais réussir à se fixer durablement sur l'un ou l'autre et ma lecture en a été compromise.
Cette oeuvre est hissée tellement haut dans l'estime des lecteurs depuis des décennies que, c'est plus fort que moi, je m'attends à chaque page à être transcendée par le style de son auteur et/ou sa narration et, hélas, je n'ai pas été transcendée, ni même touchée à vrai dire.
Je n'ai jamais aimé la pêche ; je m'y suis toujours ennuyée... une fois de plus, ça s'est vérifié.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
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MonsieurTouki
  24 janvier 2013
On s'en fout mais je le dis quand même, ce livre est MON livre. LE livre. Celui qui m'aura rendu amoureux. Amoureux de lire. Amoureux des mots. Amoureux des gens, de leur histoire. Un livre qui m'aura initié malgré lui, probablement, à la tolérance, à l'acceptation d'autrui, de ses souhaites, de ses aspirations, de son destin même peut-être.
Ce livre n'est pas un guide, il est le déclencheur.Quand, à 8 ans, je le lus pour la première fois, ma vie bascula, mon esprit chavira. Mon cerveau fit émerger une partie jusque là enfouie…. la curiosité, insatiable, inextinguible, inexpugnable et autres adjectifs à quatre syllabes.
Bref, ce livre, ce chef d'oeuvre, l'histoire d'un homme, un vieil homme même, et de sa vie, la mer.
« Il regarda la mer et sut comme il était seul. Mais il distinguait les prismes de l'eau sombre et profonde, et la ligne qui le tirait vers l'avant, et l'étrange ondulation du calme. Les nuages s'accumulaient maintenant sous le souffle de l'alizé, et quand il regarda droit devant il aperçut un vol de canards sauvages comme découpés contre le ciel et l'eau, puis s'effaçant, puis nets à nouveau et il sut qu'aucun homme n'était jamais seul sur la mer.«
Un combat, avec un poisson, un gigantesque espadon.
« Si tu n'es pas fatigué, le poisson, dit-il fort, tu ne dois pas être ordinaire. »
Un combat cruel, une lutte respectueuse et humble : »Poisson, dit-il, je t'aime et je te respecte beaucoup. Mais je t'aurai tué avant que ce jour finisse«
Je ne peux pas en dire plus. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes les extraits suivants :
« Il vit d'abord une ombre très sombre qui prit si longtemps pour passer sous son bateau qu'il ne put en croire la longueur.
– Non, dit-il. Il ne peut pas être gros comme ça ?
Mais il était aussi gros que ça et lorsqu'à la finn du cercle il émergea à la surface à même pas trente mètres du bateau, il vit sa queue sortir de l'eau. Elle était plus haute qu'une grande lame de faux, et d'un bleu lavande au-dessus du bleu sombre de l'eau. Elle le suivait pendant qu'il nageait juste sous la surface et le vieil homme distinguait maintenant son énorme
volume, et les rayures mauves qui le zébraient. Il avait replié son épine dorsale, mais les nageoires pectorales étaient largement déployées. »
et la fin du combat :
« Alors le poisson eut un soubresaut de vie, avec la mort en lui, et s'éleva haut sur la mer, déployant toute son immense longueur, sa puissance massive et sa beauté. Il sembla suspendu en l'air au-dessus du vieil homme dans son canot. Puis il retomba dans la mer dans un écrasement qui renvoya son écume sur le vieux et remplit son canot. »
et ben non, le combat ne fait que commencer, éternel recommencement :
« Ils naviguaient bien, et le vieil homme laissait tremper ses mains dans l'eau salée et essayait de garder la tête claire. Il y avait de hauts cumulus, et assez de cirrus au-dessus d'eux pour qu'il sache que la brise durerait toute la nuit. Et tout le temps le vieil homme regardait le poisson, pour être sûr que c'était vrai. C'était une heure avant que le premier requin les attaque. »
Monsieur Hemingway, merci.
Finem Spicere,
Monsieur Touki.
Lien : http://monsieurtouki.wordpre..
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Krout
  11 janvier 2018
LE VIEIL
HOMME
ET LA
MER
Hemingway
Ernest
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~Une voile gonflée voguant sur l'océan éternel ; bon vent, vieil homme, et grâce à lui, l'éternité océane...

L'on a déjà tout dit sur ce livre et même trop, trop doctes à mon humble avis. Alors que le vieil homme est là et las dans ses pensées, pour sûr il rêve...
Quand ai-je pensé en le lisant à ce reportage sur la vie du scarabée poussant au plus loin de ses forces une boule de sable mélangée à son mucus ? Pour lui, je me rappelle, c'était vital. Cette boule énorme et le scarabée sans relâche de continuer. La tâche était immense, au point remarquable que les anciens Egyptiens vénéraient des amulettes de scarabée d'or. "Dors petit scarabée !", lui disais-je le voyant épuisé. Mais il ne m'entendait pas...

Le livre, lui, reposait depuis des années dans une bibliothèque, chez mes parents. Celle d'en haut, c'est dire. C'est là qu'après tant et tant d'années j'ai fini par le pêcher. Pas que je n'avais tenté, très jeune, jeune, moins jeune. Combien de fois m'en suis-je approché ? Jusqu'à mettre la main dessus, caresser sa couverture avec la mer en photo dans cette version le livre de poche ; le titre en jaune, cinglant au vent. du vieil homme, point de trace. Occasions manquées, encore, mais je revenais encore. Peut-être son papier jauni me poussait-il vers d'autres rivages ? Des livres plus récents où j'échouai. Obstinément je repassais cependant, faisais coulisser la glace et me disais : "un jour, un jour sûrement !" Et ce jour là est arrivé, dès que je l'ai ouvert je sus que les conditions étaient bonnes, plein d'espoirs je l'attrapai. Je sentais le moment enfin venu.

"Petit livre que l'on promène partout. Où donc ont-ils pu t'emporter ?" Ah ces pages rugueuses, brûlées par le soleil, crissantes comme le sable, elles ont dû en voir. Ces pages maintenant couleurs vieil or, devenues un écrin pour le texte. Elles souffrent quand je les tourne, par manque de souplesse. Sur certaines des taches de son, ô vieillesse ennemie ; je prends grand soin de ne pas les froisser. Sur certaines l'encre est jetée, d'autres semblent vouloir s'effacer discrètement. Mais malgré leur grand âge, elles se tiennent, aucune ne part à la dérive. Alors je continue jours après jours.

Dans la lecture il y a et il n'y a pas de hasard ; des choses doivent se faire, des rencontres, ou elles ne se feront jamais. Or donc me voilà dans mon cinéma de quartier d'art et essai, parti dans la vague intention de voir The square, je me laissai porter par mon intuition et optai en fin de compte pour L'échappée belle (dont je préfère le titre anglais The leisure seeker) de Paolo Virzi. Oui je me laisse emporter au loin, mais je connais le coin et dans cette traversée tout soudain : "Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau, qui pêchait au milieu du Gulf-Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson. Les quarante premiers jours, un jeune garçon l'accompagna; mais au bout de ce temps..." c'est Donald Sutherland qui récitait à une serveuse. Oh ses yeux quand il récite et ses yeux à elle ; moi sans surprise j'ai reconnu, il faut dire que je n'avais lu que le tout début. Et puis quand la mémoire du vieux professeur flancha, c'est la serveuse qui enchaîna : "Dans la cabane, là-bas, tout en haut, le vieux s'était endormi. Il gisait toujours sur le ventre. le gamin, assis à côté de lui, le regardait dormir. le vieux rêvait de lions." Quelle ellipse ! Et leur plaisir à l'écran... beau à voir.

L'on dit que les ardennais sont têtus, j'en suis, il n'y a pas qu'eux assurément.
"Mais souvent, je me souvenais de ce crabe que j'avais vu avant de partir. Il s'était retrouvé dans un petit trou de sable trop grand pour lui. Sans cesse il montait et, au moment de parvenir à la surface, retombait sur le dos. Il passait énormément de temps à se retourner puis, inlassablement, attaquait la pente de sable [...] Je compris à quel point l'essentiel n'était pas l'objectif mais la persévérance dans le chemin qui y mène."
Moussa Ag Assarid

Du vieil homme je ne vous dévoilerai ici ni son nom, ni son prénom, ne voulant pas comme un de ces grands requins lui arracher tout ce qui lui reste : sa part de mystère. Mais vous, du gamin, vous en pensez quoi ?
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Citations et extraits (179) Voir plus Ajouter une citation
vhannanvhannan   17 octobre 2012
Il eut beau pomper tant et plus, rien ne se produisit. Le poisson s'éloigna lentement et le vieux ne put le hisser d'un centimètre. Sa ligne était solide et faite pour les grosses prises. Cependant, elle était si tendue contre son épaule que des gouttelettes en jaillissaient. Le filin émettait dans l'eau une espèce de sifflement sourd; le vieux halait toujours, s'arc-boutant contre le banc et se penchant en arrière pour mieux résister. Le bateau commença à se déplacer doucement vers le nord-ouest.
Le poisson tirait sans trêve; on voyageait lentement sur l'eau calme. Les autres appas étaient toujours au bout de leurs lignes; il n'y avait qu'à les laisser. Je voudrais bien que le gosse soit là, dit le vieux tout haut. Me voilà remorqué par un poisson à présent et c'est moi la bitte d'amarrage ! Si j'amarre la ligne trop près, il est foutu de la faire péter. Ce qu'il faut, c'est se cramponner rant que ça peut et donner du fil tant qu'il en demande. Dieu merci, il va droit devant lui, il descend pas.
"Qu'est-ce que je fais si il se met dans la tête de descendre? Je me le demande. Qu'est-ce que je fais si il coule et si il crève? je ferai quelque chose. Y a plein de chose que je pourrai faire."
Il maintenait la ligne contre son dis et guettait l'inclinaison qu'elle gardait dans l'eau; pendant ce temps-là, le bateau voguait à bonne allure vers le nord-ouest.
"Ça, ça sera sa perte, pensa le vieux. Il peut pas mener ce train-là à perpète."
Quatre heures plus tard, le poisson nageait toujours, en plein vers le large, remorquant la barque, et le vieux s'arc-boutait toujours de toutes ses forces, la ligne en travers du dos.
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kathykathy   16 mars 2012
- Eh bien, alors, bonsoir. Je te réveillerai demain matin.
- C'est toi qu'es mon réveille-matin, dit le gamin.
- Moi, c'est mon âge qu'est mon réveille-matin, dit le vieux. Pourquoi que les vieux se réveillent tôt? C'est-y pour avoir des jours plus longs?
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pragmatismepragmatisme   16 octobre 2010
Il appelait l'océan la mar, qui est le nom que les gens lui donnent en espagnol quand ils l' aiment. On le couvre aussi d'injures parfois, mais cela est toujours mis au féminin, comme s'il s'agissait d'une femme. Quelques pêcheurs parmi les plus jeunes, ceux qui emploient des bouées en guise de flotteurs pour leurs lignes et qui ont des bateaux à moteur, achetés à l'époque où les foies de requin se vendaient très cher, parlent de l'océan en disant el mar, qui est masculin. lls en font un adversaire, un lieu, même un ennemi. Mais pour le vieux. l'océan c' était toujours la mar, quelque chose qui dispense ou refuse de grandes faveurs ; et si la mar se conduit comme une folle, c' est parce qu' elle ne peut faire autrement : la lune la tourneboule comme une femme."
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labidi_lyndalabidi_lynda   26 décembre 2015
"On devrait jamais rester seul quand on est vieux, pensa-t-il. Mais c'est inévitable"
"La veine, c'est quelque chose qui se ressemble jamais deux fois de suite. Bien malin qui la reconnaît."
"Il embrassa la mer d'un regard et se rendit compte de l'infinie solitude où il se trouvait."
"Ça m'empêchera pas de le tuer, dit-il; tout superbe et formidable qu'il soit."
"Les premières étoiles se montraient.[...] bientôt toutes ses amies lointaines parsèmeraient le ciel. - Le poisson aussi est mon ami, dit-il tout haut.[...] Pourtant faut que je le tue. Heureusement qu'on est pas obligé de tuer les étoiles !"
"Dans la cabane, là-bas, tout en haut, le vieux s'était rendormi. Il gisait toujours sur le ventre. Le gamin, assis à côté de lui, le regardait dormir. Le vieux rêvait de lions."
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NEOAFRICAINNEOAFRICAIN   09 octobre 2014
"Quand le vieil homme avait-il atteint l'humilité? (..) Il savait que ce n'était pas honteux. Sa vraie fierté,il ne l'avait nullement perdue."

"C'est beau l'océan, c'est gentil, mais ça peut devenir bougrement brutal en un clin d'oeil"

"C'est très bien d'avoir de la veine, mais j'aime encore mieux faire ce qu'il faut. Alors quand la veine arrive, on est fin prêt."

"D'ailleurs, pensa-t-il, tout le monde tue d'une manière ou de l'autre. La pêche me tue au moins autant qu'elle me fait vivre."

"Mais l'homme ne doit jamais s'avouer vaincu, dit-il. Un homme, ça peut peut être détruit, mais pas vaincu" ( La meilleure citation !)
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