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Marcel Duhamel (Traducteur)
EAN : 9782070361519
188 pages
Gallimard (12/07/1972)
3.56/5   362 notes
Résumé :
"C'était l'heure du déjeuner et ils se trouvaient tous assis sous le double auvent de toile verte de la tente-salle à manger, faisant comme s'il ne s'était rien passé.
"Voulez-vous de la limonade, ou un citron pressé? demanda Macomber.
- Je prendrai un gimlet, lui répondit Robert Wilson.
- Moi aussi, je prendrai un gimlet. J'ai besoin de quelque chose, dit la femme de Macomber.
- Je suppose que c'est ce qu'il y a de mieux à faire, convint... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,56

sur 362 notes

candlemas
  29 septembre 2020
Les Neiges du Kilimandjaro est en fait un recueil de 12 nouvelles, extraites du recueil La 5ème colonne, et les premières 49 histoires. Hemingway raconte au fusain, esquissant à peine des tranches de vie, quelques respirations d'une vie désenchantée, morceaux de vie brute, mégots brûlés et jetés prématurément.
Les Neiges du Kilimandjaro. Elle, riche, forte, gazelle immortelle… lui, Harry, écrivain accro à l'alcool et au plaisir de tuer, poursuivi par la mélancolie de souvenirs échoués. Là-haut, juste sous les neiges du Kilimandjaro, Harry va s'éteindre, bouffé par l'infection, sous le rire des hyènes et sa pauvre moustiquaire.
Dix indiens. Dialogue d'un père à son fils… ces sales indiens qui vont de saouler le dimanche… surtout Prudie… Si, p'pa, c'est sa bonne amie à Nick… ce soir-là, Nick « resta longtemps éveillé avant de se rappeler qu'il avait le coeur brisé ».
La Capitale du monde. Paco, pauvre garçon de l'estramadure travaillant dur à Madrid, un matador brisé par la peur, et un picador alcoolique et lubrique, se retrouvent a la taberna pour un assaut d'amertume, et une farce de la vie qui va bien mal finir…
Hommage à la Suisse. Café de la gare. Les trains ont du retard, et les clients se croisent, comme dans une blague de bar. M. Wheleer tente d'acheter la serveuse… qui le ferait pour moins mais pas d'endroit où aller… tandis que M. Wheleer s'en va frustré par… le retard de son train et un excès de pourboire… Mr Johnson tente d'exorciser sans succès son divorce, tandis que Mr Harris évoque la lointaine arabie.
L'heure triomphale de Francis Macomber. Mme Macomber se retrouve fort mal à l'aise tandis que son mari, au retour de la chasse au lion, vante sa femme devant Mr Wilson. Puis Mr Macomber repart à la chasse, coaché par Mr Wilson, tueur professionnel. Tout à sa joie d'apprivoiser sa peur, le riche Mister Macomber ne va pas voir venir l'accident, tandis que Mme Macomber, qui n'aime pas la chasse, va pourtant remporter son trophée…
Le vieil homme près du pont…deux chèvres, un chat, trois couples de pigeons, toute une vie brisée par l'artillerie au passage de l'Ebre…
C'est aujourd'hui vendredi. Trois légionnaires, légèrement noirs… quel faisan, ce jésus christ ; il a pas voulu descendre de la croix. C'était pas dans son rôle.
La Lumière du Monde. Alice était la plus grosse putain que j'aie jamais vue… mais, après qu'elle eût raconté son amour du grand Steeve Ketchel, « elle avait à peu près le plus joli visage que j'eusse jamais vu. Une jolie tête, une peau douce et soyeuse, et une voix charmante. Et elle était gentille comme tout, et vraiment bonne fille ».
La Fin de quelque chose. Horton's Bay, ville forestière. La scierie est fermée ; Partie de pêche avec Bill et Marjorie. Mais… « j'ai l'impression que je n'ai plus rien en dedans de moi, que tout s'en est allé au diable. Je ne sais pas, Marge, je ne sais pas quoi dire ». Il regardait son dos. Et l'Amour, ce n'est pas agréable ? Non, répondit Nick. Je vais prendre la barque, tu n'auras qu'à contourner la point à pied.
Une Journée d'attente. le petit Schaltz, 9 ans, a 102 de fièvre… va-t-il mourir ?...
Là-haut dans le Michigan. Retour de chasse. Liz aime beaucoup Jim, le fantasme… ce soir-là , l'alcool aidant, leur amour sera consommé, sur les planches froides, dures et pleines d'échardes de l'embarcadère.
Trois jours de tourmente. Bill et Nick partagent un whisky bien tourbé. Baseball, littérature, paternels, la pêche et les hommes mariés… et le regret d'une femme aimée… J'ai vu un coq de bruyère ce matin. Peut-être qu'on lui fera son affaire. On ne peut pas tirer avec un vent pareil… dehors, maintenant, l'histoire de Marge devenait beaucoup moins tragique. Ce n'était même plus important. le vent balayait tout.
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ibon
  20 août 2014
En anglais dans le texte. Malgré quelques difficultés inhérentes à mon niveau dans cette langue j'ai tout de même été saisi par la brutalité de certaines scènes.
Dans ces nouvelles parues en 1939, Hemingway n'emploie pas de pincettes pour évoquer la guerre 14-18 ou la guerre d'Espagne. Et c'est tant mieux. Ici ce n'est pas le patriotisme qui est au premier plan mais le réalisme, un peu comme quand il décrit dans l'arène, le cheval éventré par le taureau.
Hemingway sur tous les fronts, chasseur en Afrique, spectateur de corridas, macho tombeur de ces dames, alcoolique assumé, c'est le côté viril du personnage.
Mais on découvre aussi, des effets plus subtils, des sentiments! Comme ce soldat qui revient dans son village du Kansas un an après la fin de la guerre, comme un vaincu, incapable d'aller vers celle qu'il aime.
Un détail ou plutôt 18 détails m'ont laissé perplexe. En effet, ce recueil de nouvelles présente de curieuses introductions à chaque histoire. Comme des flashes de guerres ou de corrida- peut-être des cauchemars de l'auteur- mais qui n'ont rien avoir avec ce qu'ils sont censés présenter. Ce qui vous fera 36 histoires à la place des 18 nouvelles présentes. Il faut voir le bon côté des choses.
Après avoir fait la connaissance du célèbre écrivain par ses nouvelles, tout ceci m'incite à me procurer ses romans.
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majero
  18 février 2019
Je retrouve avec plaisir l'intensité des nouvelles d'Hemingway, ambiance pesante des dialogues genre films années 50.
Certaines se déroulent en Afrique, chasseur bouffé par la gangrène, son épouse espérant le secours d'un avion, ou à la chasse au fauve, l'épouse Macomber déçue et cocufiant son couard de mari, d'autres dans les forêts du grand nord, souvenirs douloureux d'amourettes indiennes, de rupture, et d'autres encore à Madrid, parmi les toreros 'has been'.
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Loudorcan
  05 mars 2016
Pour aller à la rencontre d'Hemingway, j'ai eu envie de découvrir ces douze célèbres nouvelles écrites en 1936, sur l'Afrique mais pas seulement...
Les personnages sont forts, souvent désabusés et cyniques, un poil misogynes parfois, mais toujours subtils, avec une vraie finesse psychologique.
J'ai surtout aimé les deux récits africains qui se font écho, repensé à Karen Blixen...
Il raconte l'essence même de l'Afrique de cette époque coloniale.
Les campements, les boys, le feu, les grondements des hyènes la nuit, les zèbres dans les brumes de chaleurs, la chasse au lion, la peur, la savane...
C'est au plus près du réel, le style est efficace, incisif, mordant comme les crocs d'un fauve. Et il sait de quoi il parle ce vieux Ernest!
Les autres nouvelles, l'histoire du petit toréro à Madrid, les amitiés adolescentes dans l'Amérique rurale sont belles et tragiques aussi.
Chaque histoire s'envole, on parle absurdité de la vie, illusions perdues, regrets, jalousie, vanité...
Il y a toujours de belles métaphores sur la vie, l'amour, la mort(la fin de la première nouvelle est magnifique) et une vraie dimension philosophique.
Dans toutes, on trouve un sens caché, au-delà des mots, comme un souffle de vie suspendu dans l'air, qui mêle sentiments et nature sauvage.

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Chocolatiine
  06 février 2021
Les neiges du Kilimandjaro est un recueil de douze nouvelles, pour un total de 240 pages dans l'édition que je possède, publié en 1936. Les deux principales se déroulent en Afrique, les autres dans divers coins de la planète. Il ne m'a pas semblé qu'il y ait un thème majeur. Au contraire, les nouvelles sont plutôt variées, tant sur le fond que sur la forme - l'une d'elle étant même sous forme de dialogue de théâtre.
Déjà le vieil homme et la mer ne m'avait pas grande impression (et j'en avais été bien déçue tant ce livre-là est connu !). Les neiges du Kilimandjaro m'ont encore moins plu. Décidément, ce recueil ne m'a pas inspirée du tout. C'est tout juste si la lecture ne m'a pas ennuyée. Et croyez-bien que j'en suis désolée...
Challenge XXème siècle 2021
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
bashabasha   12 avril 2018
Elle apparut à ce moment, traversant le terrain découvert en direction du camp. Elle avait mis des bottes jodhpurs et portait elle-même sa carabine. Les deux boys la suivaient, portant une gazelle sur une perche. Elle était encore belle femme, se disait-il, et elle avait un corps agréable. Elle apréciait beaucoup le lit et s'y montrait très douée; pas jolie, mais il aimait son visage; elle lisait énormément, aimait l'équitation et la chasse, et, il fallait bien l'avouer, buvait trop. Son mari était mort alors qu'elle était relativement jeune, et pendant un temps elle s'était consacrée à ses deux enfants qui venaient d'atteindre leur majorité et qui n'avaient nul besoin d'elle et étaient gênés de la sentir là entre son écurie, ses livres et ses bouteilles. Elle aimait à lire le soir avant le dîner et buvait du scotch à l'eau de Seltz tout en lisant. Quand venait l'heure de dîner elle était déjà passablement ivre, et après une bouteille de vin au repas elle était habituellement assez ivre pour dormir.
Cela datait d'avant les amants. Dès qu'elle avait commencé à prendre des amants, elle avait bu beaucoup moins, car elle n'avait plus besoin de boire pour dormir. Mais les amants l'assommaient. Elle avait été la femme d'un homme avec lequel elle ne s'était jamais ennuyée et ces gens-là l'ennuyaient terriblement.
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seshat123seshat123   03 mai 2013
- [...] Je n'avais pas l'intention d'en venir là, et maintenant, je suis complètement dingue et aussi cruel que je peux l'être avec toi. Ne fais attention à ce que je dis, ma chérie, je t'aime vraiment. Tu sais que je t'aime. Je n'ai jamais aimé personne comme je t'aime.
Il s'enfonça dans le mensonge habituel qui lui rapportait sa pitance quotidienne.
- Comme tu es gentil avec moi !
- Garce ! fit-il. La Farce de la Garce. C'est de la poésie. Je suis plein de poésie maintenant. De pourriture et de poésie. De poésie pourrie.
- Cesse, Harry ! Quel besoin as-tu de te transformer en démon, maintenant ?
- Je n'aime pas laisser des choses, dit l'homme. Je n'aime pas laisser des choses derrière moi.

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Nastie92Nastie92   26 octobre 2014
Et là, devant eux, tout ce qu'il pouvait voir, vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c'était le sommet carré du Kilimandjaro. Et alors il comprit que c'était là qu'il allait.
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seshat123seshat123   03 mai 2013
You're sweet to me."
"You bitch," he said. "You rich bitch. That's poetry. I'm full of poetry now. Rot and poetry. Rotten poetry."
"Stop it. Harry, why do you have to turn into a devil now ?"
"I don't like to leave anything," the man said. "I don't like to leave things behind."
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Jason1987Jason1987   20 juillet 2016
La pluie tellement drue qu'on eût cru voler à travers une cascade, et puis ils en sortirent et Compie tourna la tête et sourit en montrant quelque chose du doigt et là, devant eux, tout ce qu'il pouvait voir, vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c'était le sommet carré du Kilimandjaro. Et alors il compris que c'était là qu'il allait
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Videos de Ernest Hemingway (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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