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Marcel Duhamel (Traducteur)
ISBN : 2070361519
Éditeur : Gallimard (12/07/1972)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 276 notes)
Résumé :
"C'était l'heure du déjeuner et ils se trouvaient tous assis sous le double auvent de toile verte de la tente-salle à manger, faisant comme s'il ne s'était rien passé.
"Voulez-vous de la limonade, ou un citron pressé? demanda Macomber.
- Je prendrai un gimlet, lui répondit Robert Wilson.
- Moi aussi, je prendrai un gimlet. J'ai besoin de quelque chose, dit la femme de Macomber.
- Je suppose que c'est ce qu'il y a de mieux à faire, convint... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
ibon
  20 août 2014
En anglais dans le texte. Malgré quelques difficultés inhérentes à mon niveau dans cette langue j'ai tout de même été saisi par la brutalité de certaines scènes.
Dans ces nouvelles parues en 1939, Hemingway n'emploie pas de pincettes pour évoquer la guerre 14-18 ou la guerre d'Espagne. Et c'est tant mieux. Ici ce n'est pas le patriotisme qui est au premier plan mais le réalisme, un peu comme quand il décrit dans l'arène, le cheval éventré par le taureau.
Hemingway sur tous les fronts, chasseur en Afrique, spectateur de corridas, macho tombeur de ces dames, alcoolique assumé, c'est le côté viril du personnage.
Mais on découvre aussi, des effets plus subtils, des sentiments! Comme ce soldat qui revient dans son village du Kansas un an après la fin de la guerre, comme un vaincu, incapable d'aller vers celle qu'il aime.
Un détail ou plutôt 18 détails m'ont laissé perplexe. En effet, ce recueil de nouvelles présente de curieuses introductions à chaque histoire. Comme des flashes de guerres ou de corrida- peut-être des cauchemars de l'auteur- mais qui n'ont rien avoir avec ce qu'ils sont censés présenter. Ce qui vous fera 36 histoires à la place des 18 nouvelles présentes. Il faut voir le bon côté des choses.
Après avoir fait la connaissance du célèbre écrivain par ses nouvelles, tout ceci m'incite à me procurer ses romans.
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majero
  18 février 2019
Je retrouve avec plaisir l'intensité des nouvelles d'Hemingway, ambiance pesante des dialogues genre films années 50.
Certaines se déroulent en Afrique, chasseur bouffé par la gangrène, son épouse espérant le secours d'un avion, ou à la chasse au fauve, l'épouse Macomber déçue et cocufiant son couard de mari, d'autres dans les forêts du grand nord, souvenirs douloureux d'amourettes indiennes, de rupture, et d'autres encore à Madrid, parmi les toreros 'has been'.
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Loudorcan
  05 mars 2016
Pour aller à la rencontre d'Hemingway, j'ai eu envie de découvrir ces douze célèbres nouvelles écrites en 1936, sur l'Afrique mais pas seulement...
Les personnages sont forts, souvent désabusés et cyniques, un poil misogynes parfois, mais toujours subtils, avec une vraie finesse psychologique.
J'ai surtout aimé les deux récits africains qui se font écho, repensé à Karen Blixen...
Il raconte l'essence même de l'Afrique de cette époque coloniale.
Les campements, les boys, le feu, les grondements des hyènes la nuit, les zèbres dans les brumes de chaleurs, la chasse au lion, la peur, la savane...
C'est au plus près du réel, le style est efficace, incisif, mordant comme les crocs d'un fauve. Et il sait de quoi il parle ce vieux Ernest!
Les autres nouvelles, l'histoire du petit toréro à Madrid, les amitiés adolescentes dans l'Amérique rurale sont belles et tragiques aussi.
Chaque histoire s'envole, on parle absurdité de la vie, illusions perdues, regrets, jalousie, vanité...
Il y a toujours de belles métaphores sur la vie, l'amour, la mort(la fin de la première nouvelle est magnifique) et une vraie dimension philosophique.
Dans toutes, on trouve un sens caché, au-delà des mots, comme un souffle de vie suspendu dans l'air, qui mêle sentiments et nature sauvage.

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Lagagne
  08 juillet 2011
Les neiges du Kilimandjaro : J'ai eu du mal à entrer dans cette nouvelle. Je n'ai pas tout de suite compris de quoi ni de qui ni de où on parlait... Quand j'ai eu compris (je crois), je suis repartie du début et ça allait mieux. Nous assistons donc, en observateur indiscret, aux derniers moments de Harry, écrivain dont nous découvrons également le travail (en tout cas c'est ce que j'ai compris..).
Dix Indiens : Ici le lecteur s'immisce une soirée de 5 juillet dans la vie de Nick.
Ce que je retiens dans ces nouvelles c'est une impression de voyeurisme. Je ne saurais pas trop dire pourquoi... Peut-être parce qu'on observe un moment de vie sans connaître les protagonistes, et en les abandonnant ensuite. Je n'ai pas vraiment appris à les connaître. J'ai juste jeté un oeil sur un instant douloureux de leur vie, puis je suis partie... L'écriture est simple, fluide. Mais ces nouvelles ne me laisseront pas un souvenir impérissable, juste une drôle de sensation.
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JMLire17
  01 septembre 2017
Ce recueil de nouvelles est un éventail du talent d'Hemingway, et de ses passions. La corrida avec les toréadors et autres picadors dans " La capitale du monde ", l'Afrique et la chasse avec " les neiges du Kilimandjaro " et " L'heure triomphale de Francis Macomber " l'alcool, les femmes, l'écriture, Paris, l'Amérique, la découverte des peuples, les interrogations sur Dieu, sur Jésus, sur la vieillesse et la solitude avec " le vieil homme sur le pont ". En quelques mots, il décrivait un personnage où un paysage et ensuite, il avait l'incroyable faculté de les mettre en situation en leur donnant des dialogues à la fois savoureux comme dans " C'est aujourd'hui vendredi " ou bien tendus dans " Trois jours de tourmente ". C'est un vrai plaisir de lecture de ce replonger dans l'univers de ce grand écrivain.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
dolly31dolly31   12 avril 2018
Elle apparut à ce moment, traversant le terrain découvert en direction du camp. Elle avait mis des bottes jodhpurs et portait elle-même sa carabine. Les deux boys la suivaient, portant une gazelle sur une perche. Elle était encore belle femme, se disait-il, et elle avait un corps agréable. Elle apréciait beaucoup le lit et s'y montrait très douée; pas jolie, mais il aimait son visage; elle lisait énormément, aimait l'équitation et la chasse, et, il fallait bien l'avouer, buvait trop. Son mari était mort alors qu'elle était relativement jeune, et pendant un temps elle s'était consacrée à ses deux enfants qui venaient d'atteindre leur majorité et qui n'avaient nul besoin d'elle et étaient gênés de la sentir là entre son écurie, ses livres et ses bouteilles. Elle aimait à lire le soir avant le dîner et buvait du scotch à l'eau de Seltz tout en lisant. Quand venait l'heure de dîner elle était déjà passablement ivre, et après une bouteille de vin au repas elle était habituellement assez ivre pour dormir.
Cela datait d'avant les amants. Dès qu'elle avait commencé à prendre des amants, elle avait bu beaucoup moins, car elle n'avait plus besoin de boire pour dormir. Mais les amants l'assommaient. Elle avait été la femme d'un homme avec lequel elle ne s'était jamais ennuyée et ces gens-là l'ennuyaient terriblement.
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seshat123seshat123   03 mai 2013
- [...] Je n'avais pas l'intention d'en venir là, et maintenant, je suis complètement dingue et aussi cruel que je peux l'être avec toi. Ne fais attention à ce que je dis, ma chérie, je t'aime vraiment. Tu sais que je t'aime. Je n'ai jamais aimé personne comme je t'aime.
Il s'enfonça dans le mensonge habituel qui lui rapportait sa pitance quotidienne.
- Comme tu es gentil avec moi !
- Garce ! fit-il. La Farce de la Garce. C'est de la poésie. Je suis plein de poésie maintenant. De pourriture et de poésie. De poésie pourrie.
- Cesse, Harry ! Quel besoin as-tu de te transformer en démon, maintenant ?
- Je n'aime pas laisser des choses, dit l'homme. Je n'aime pas laisser des choses derrière moi.

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Nastie92Nastie92   26 octobre 2014
Et là, devant eux, tout ce qu'il pouvait voir, vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c'était le sommet carré du Kilimandjaro. Et alors il comprit que c'était là qu'il allait.
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Jason1987Jason1987   20 juillet 2016
La pluie tellement drue qu'on eût cru voler à travers une cascade, et puis ils en sortirent et Compie tourna la tête et sourit en montrant quelque chose du doigt et là, devant eux, tout ce qu'il pouvait voir, vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c'était le sommet carré du Kilimandjaro. Et alors il compris que c'était là qu'il allait
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seshat123seshat123   03 mai 2013
You're sweet to me."
"You bitch," he said. "You rich bitch. That's poetry. I'm full of poetry now. Rot and poetry. Rotten poetry."
"Stop it. Harry, why do you have to turn into a devil now ?"
"I don't like to leave anything," the man said. "I don't like to leave things behind."
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Videos de Ernest Hemingway (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernest Hemingway
Léonor de Récondo est violoniste et romancière. Elle publie un magnifique roman : « Manifesto » (Sabine Wespieser éditeur) dans lequel elle raconte la dernière nuit de son père, Félix. En alternant ses souvenirs et ceux, fantasmés, de son père, elle fait revivre le passé de Félix, marqué par sa rencontre avec Ernest Hemingway mais aussi par la mort de trois de ses enfants. Lumineux.
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