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Marcel Duhamel (Traducteur)Henri Robillot (Traducteur)
EAN : 9782070361755
380 pages
Éditeur : Gallimard (07/11/1972)
3.49/5   45 notes
Résumé :
Toutes les nouvelles contenues dans le présent recueil sont inédites. Elles ont été écrites de 1921 à 1938 et sont tirées d'un volume paru aux Etats-Unis en 1939 sous le titre : "La Cinquième colonne et les 49 premières nouvelles", dont on a déjà tiré deux livres en France : "Cinquante mille dollars" et "Dix Indiens".
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Folfaerie
  10 mai 2013
Je n'ai jamais tellement aimé l'oeuvre d'Hemingway, malgré mes quelques incursions depuis l'époque où j'ai découvert le vieil homme et la mer. C'est même l'un des rares écrivains américains qui me laisse totalement indifférente.
Ce recueil (traduction de Marcel Duhamel) était au programme de ma licence. Il m'a quelque peu réconciliée (j'ai bien l'impression que ce ne sera que temporaire tout de même) avec l'écrivain, en partie parce que le cours de ma prof était suffisamment passionnant pour que je puise un certain intérêt à lire toutes les nouvelles du recueil.
Le fil conducteur est bien évidement la guerre. Certaines nouvelles prennent place juste après un combat, d'autres traitent du retour à la vie civile, on navigue entre les Etats-Unis, la Suisse et l'Italie, avant, pendant et après la première guerre mondiale.
Hemingway était le roi de l'ellipse. Il tait un certain nombre de faits et c'est au lecteur de deviner le cheminement de la pensée des protagonistes. Une incapacité à communiquer, des non-dits. Si certaines des nouvelles ont un thème qui se devine aisément, et qui revient souvent, comme le traumatisme de la guerre et le difficile retour à une vie "normale", d'autres en revanche m'ont laissée perplexe. Je n'ai pas su les décoder. C'est le cas du chat sous la pluie, de Paradis perdu ou encore du Vin du Wyoming entre autres.
Le recueil se clôt avec une pièce, La cinquième colonne, qui m'a également déconcertée. Elle se situe durant la guerre civile espagnole, et le protagoniste principal est un agent secret américain. Elle n'a pas reçu un accueil des plus chaleureux à sa sortie, et je le comprends...
Je retiens de toutes ces nouvelles deux choses : Hemingway savait parfaitement retranscrire les ravages psychologiques de la guerre, par de petits riens, des dialogues décousus, des attitudes singulières. C'est le cas de "le soldat chez lui", "maintenant je me couche" et une bonne dizaines d'autres. Je ferai une exception pour "La grande rivière au coeur double" aux accents de Nature Writing indéniables.
Ma seconde remarque porte sur les femmes : elles sont réduites à la portion congrue, ce qui est certes logique pour un recueil de nouvelles de guerre. Mais on finirait presque par regretter leur présence tant elles sont mal traitées par l'écrivain. Toujours lasses et superficielles, lointaines, insipides, dépourvues de toute personnalité intéressante, de profondeur.
Les rares fois où je lis Hemingway, je me dis toujours que cela a pris un sacré coup de vieux. Les dialogues me paraissent toujours improbables, surtout entre un homme et une femme. Je suis incapable d'imaginer un couple tenant pareils propos. C'est certainement que je manque de subtilité.
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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venividiosculavi
  15 septembre 2017
Un recueil de nouvelles de jeunesse d'Hemingway qui représentaient l'avant-garde de la littérature de l'entre-deux-guerres : une écriture dépouillée à l'extrême, concise et débarrassée de tout pathos, en opposition au style lyrique et presque théâtral des décennies précédentes. le problème est que cette sécheresse stylistique et ses non-dits permanents obligent le lecteur à décrypter le message de l'auteur et transforment in fine la majorité de ces nouvelles en rébus. On peut se prendre au jeu et tenter d'y trouver un sens. Ou pas.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   05 septembre 2014
Rappelle-toi que celui qui sait dominer son esprit est plus grand que celui qui conquiert une cité.

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PiertyMPiertyM   05 septembre 2014
Aucun homme qui travaille la nuit ne peut garder une femme
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rkhettaouirkhettaoui   12 décembre 2012
Il est certain qu'on s'habitue tellement à voir des cadavres d'hommes que la vue d'une femme morte est tout à fait choquante.
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rkhettaouirkhettaoui   12 décembre 2012
Il faut bien quelqu'un pour vous donner votre premier fusil ou du moins l'occasion d'en posséder un et de s'en servir et il est indispensable de vivre dans un pays de gibier et de poisson, si l'on veut en acquérir l'expérience.
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rkhettaouirkhettaoui   12 décembre 2012
Quel était le véritable, l'authentique opium du peuple ? Il le savait bien. La réponse s'était envolée, pas très loin, dans cette zone de son esprit qui s'illuminait le soir, après deux ou trois verres ; il ne l'ignorait pas, mais en fait, il s'agissait plutôt d'une illusion. Mais quoi ? Qu'était-ce donc ? Il le savait parfaitement, l'opium du peuple, c'était le pain, bien entendu.
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Videos de Ernest Hemingway (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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