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EAN : 9782070364558
499 pages
Éditeur : Gallimard (22/08/1973)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 1109 notes)
Résumé :
La guerre civile espagnole a inspiré à Ernest Hemingway un de ses plus dramatiques et célèbres romans : Pour gui sonne le glas. Le film qui en a été tiré, et dont Ingrid Bergman et Gary Cooper étaient les héros, étendit encore sa très grande popularité.
Un pont, dans la montagne de Castille, doit sauter; il faut couper la route à l'armée franquiste. Pour cette mission précise, Robert Jordan, jeune Américain enrôlé volontaire dans les rangs républicains, rejoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  30 mars 2014
Tout simplement magnifique...
La collègue qui m'a prêté ce livre m'a dit qu'il avait changé sa vision de la vie. Pour moi, c'est tout aussi fort, mais c'est exactement le contraire : 'Pour qui sonne le glas' illustre parfaitement et renforce ce en quoi je crois depuis toujours 'vivons la tête haute'.
Assez pour les superlatifs et la philosophie de comptoir, parlons plutôt de tous ces héros terriblement humains d'Hemingway, qui doivent dynamiter un pont pour favoriser l'attaque républicaine, avec quasiment aucune chance de s'en sortir vivants... Il y a d'abord Robert Jordan, l'Américain dit l'Inglès, le commandant de l'opération, homme de devoir, de bravoure et de calcul, mais aussi de tripes et de coeur, notamment face à la belle et pure Maria et au vieil Anselmo qui n'aime pas tuer. Puis Pilar, la femme rocher endurcie et enrichie par les mille vies qu'elle a vécues et les mille horreurs qu'elle a vues. Son mari Pablo, malin sans aucun doute, mais miné par l'alcool et la peur. Maria et Anselmo donc, mais aussi Rafael le Gitan, Agustin l'enflammé, Andrès le lucide, Fernando le pompeux, Sordo le sourd plein de panache, les officiers républicains...
Une galerie de personnages tellement humains dans leur héroïsme ou tellement héroïques dans leur humanité, pleins de doutes, de peurs, de paradoxes mais aussi d'amour, de bonté, de solidarité ou d'intelligence, et surtout de dignité... Me voilà à parler comme Fernando, et pourtant c'est vrai ! J'ai particulièrement aimé quand Jordan essayait de se convaincre qu'il n'était pas déçu au début de la dernière nuit du sac de couchage ou négociait avec lui-même à la toute fin. Ainsi que l'épopée d'Andrès, les récits de Pilar, le personnage fourbe et complexe de Pablo. Et évidemment l'histoire d'amour de Robert et Maria qui dure une éternité de 3 jours. 
Bref, c'est un chef d'oeuvre à mes yeux, comme certainement aux yeux de beaucoup d'autres puisque Hemingway fut Prix Nobel de Littérature en 1954, que j'ai lu dans le cadre du challenge Nobel de Gwen21.
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Kittiwake
  14 avril 2018
Quelle souffrance! Une longue lecture avec la boule au ventre. Et pourtant, n'y a t-il pas là tout ce que j'aime : la guerre, la haine, les luttes fratricides, le fanatisme qui rend aveugle, les exactions des pauvres types dont le cerveau baigne dans l'alcool, les tortures, les viols les espoirs vains…Cette chronique étant susceptible d'être lue à une autre date que le 1er avril, il est peut-être utile de préciser que bien sûr, je plaisante. Et que c'est justement ce concentré de violence et de négation de ce que devrait être le vivre ensemble sur cette planète tournoyant dans le vide qui m'a tant éprouvée..
Je sais peu de chose de l'Espagne, certes le flamenco, mais aussi l'Inquisition, le chorizo dans la paella (ou pas) mais aussi Franco, l'art andalou mais aussi la corrida, et si l'on jauge les deux plateaux de la balance, il y a fort à parier qu'il penche du côté de la mort et de la souffrance.
Et pourtant, c'est une oeuvre majeure. Ecrite avec une conviction et une maitrise qui force le respect (tout en rendant la lecture d'autant plus pénible ), criante de vérité et de réalisme.
Et au delà du récit de guerre, c'est un réflexion profonde sur la mort, celle qu'on subit, celle qu'on inflige, au nom de principes fallacieux, s'arrogeant des droits sur ceux qui peut-être la veille étaient dans le camp des alliés.
Récit de guerre, d'amour, de mort. Eros et Thanatos au coeur d'une danse macabre, celle qui mène dans sa folle farandole les humains que leurs instincts primitifs rendent amnésiques.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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aouatef79
  12 janvier 2019
Ernest Hemingway ? Pour qui sonne le glas ?
Que dire sur ce grand auteur de la littérature américaine ? Que dire sur ce roman "Pour qui sonne le glas " ? Je dirai tout d' abord merveilleux !
Ernest Hemingway est à la fois écrivain ,journaliste et correspondant de guerre .
Le roman publié à la fin des années 1930 , est salué aussitôt par un succès populaire .Ce livre reflète les convictions politiques de l' auteur .Hemingway est en adéquation avec ses convictions car pour lui l' artiste doit s' engager dans le monde .Et justement son roman ,"Pour qui sonne le glas ? "est un message dans ce sens .
Ce roman raconte en quelque sorte deux histoires :
1/ Il y a l' histoire de la guerre civile espagnole entre les républicains et les hommes du général fasciste Franco .
2/ Il y aussi une histoire d' amour très belle et émouvante , où les deux
amants se sont rencontrés en quelques sortes grâce à cette guerre et se
quitteront à cause de cette guerre car le jeune homme, Roberto ,va être tué.
- Roberto ( Robert Jordan ) est le héros .Il s' agit d' un jeune américain idéaliste .
-Maria est une femme jeune et belle . Elle amoureuse de Robert Jordan
-Pablo est un gitan . C' est un excellent chef de guérilla , loyal à la république .
Je n' ai cité que quelques protagonistes car il en y a d' autres .
Robert Jordan est un spécialiste des explosifs , il a été envoyé dans un maquis de la région de Ségovie . Il est chargé de faire sauter un pont pour
empêcher qu' il y ait du renfort qui puisse passer . Il y perdra la vie .Cette
histoire se passe pendant la guerre civile espagnole .
N.B : Reste que je me suis intéressé au titre " Pour qui sonne le glas ".Ce
dernier a été emprunté par l' auteur à John Donne , le théologien anglais
qui , du haut de sa chaire , prononçait il y a trois siècles :"nul homme n'est
une île en soi . Nous faisons tous partie d' un continent et chaque fois que
tu entends sonner le glas , ne demande pas pour qui il sonne , il sonne pour toi ".
( Source : Wikipédia ) .
Ce roman est triste par ce qu'il y a une très belle histoire d' amour qui cache l' horreur de la guerre , mais à la fin du récit , le jeune héros meurt
et l' on ressent vraiment la tristesse que doit éprouver Maria .
C' est grâce à ce roman que Hemingway a obtenu le prix Nobel de littérature le 28 octobre 1954 .
L' audience et l' impact du roman se sont accrus lors qu' il fut adapté au
cinéma : Ingrid Bergman et Gary Cooper étaient dans les premiers rôles .
Les livres d ' Ernest Hemingway sont considérés comme des classiques de la littérature américaine .Pres qu' une
dizaine de romans ont été adaptés au cinéma .

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Allantvers
  28 novembre 2017
« Pour qui sonne le glas », c'est le récit d'une mission menée sur trois jours en pleine guerre d'Espagne par une équipe de partisans espagnols pour faire sauter un pont, sous le commandement d'un volontaire américain.
Trois jours dont se dégage une puissance dramatique croissante qui tient le lecteur en tension maximale jusqu'à la fin inéluctable. Trois jours d'une densité rare auprès d'hommes et de femmes qui valeureux, qui désabusés, qui brisés, qui déterminés, liés par la haine de l'ennemi, prisonniers de leur histoire collective et de leurs histoires personnelles, découvrant la puissance de leur courage en même temps que celle de l'amour.
Un roman immense qui, par le biais de la petite histoire dans la grande, balaie toute la condition humaine, dans toute sa grandeur et toute sa petitesse, sa capacité à dépasser sa condition et l'inéluctable fatalité de son destin mortel, la hauteur de ses valeurs et la bassesse de ses instincts, l'élégance de ses solidarités et la médiocrité de ses jeux de pouvoir.
Grandeur, immense, hauteur : mes excuses pour ce champ lexical un peu pauvre, mais c'est bien de ça dont il s'agit !
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ladesiderienne
  07 décembre 2013
CHALLENGE NOBEL 2013/2014 (5/15)

Si je n'avais pas participé à ce challenge, jamais ne me serait venue l'idée de lire du Hemingway, dont il me restait un lointain souvenir de son "vieil homme et la mer", lu au temps du lycée. La bibliothécaire, sur ma demande, est allée me chercher un exemplaire de "Pour qui sonne le glas" datant de1961, véritable pièce de collection, qui manifestement ne sortait pas beaucoup puisqu'il était aux archives. Mais peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, me disais-je, pour vaincre mon appréhension devant les 500 pages dont le sujet ne m'emballait pas vraiment.
Dans un livre, si je note beaucoup de phrases susceptibles de figurer dans les citations de Babelio, le pari est au 3/4 gagné car cela signifie que déjà, l'écriture me séduit. Voilà, malgré le thème, malgré de fréquentes allusions à la tauromachie que j'exècre, malgré le chapitre 18 où le héros nous parle du Gaylord, hôtel de Madrid, et de ceux qui le fréquentent, que j'ai trouvé horriblement long, le style de l'écrivain a fait tomber tous mes a-prioris. Je me souviens entre autres d'une description inoubliable, celle de l'odeur de la mort faite par Pilar page 276 (que je n'ai pas noté en citation car beaucoup trop longue). D'une écriture puissante, Hemingway nous dissèque les sentiments de ces guérilleros avec précision, leur appréhension de la mort mais aussi son acceptation car le sens du devoir prédomine dans leur esprit. 500 pages pour décrire trois jours mais pas de blabla, chaque mot frappe afin que chaque phrase marque.
Au milieu des combats, deux personnages féminins magnifiques et une histoire d'amour qui fait dire à notre Américain qu'il faut profiter de chaque instant mais qui ne fera pas oublier son devoir à Robert Jordan. Hemingway ne se laisse pas endormir par les bons sentiments, il nous décrit la guerre d'un oeil parfaitement lucide, reflet de ses propres convictions de journaliste.
Un beau témoignage sur l'homme face à son destin.
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Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara29   09 septembre 2012
- Non. Je suis contre la tuerie des hommes.
- Pourtant, tu as tué.
- Oui. Et je le ferai encore. Mais si je vis après ça, j'essayerai de vivre de telle façon, ne faisant de mal à personne, que je serai pardonné.
- Par qui ?
- Qui sait ? Puisque nous n'avons plus de Dieu ici, ni Son Fils, ni le Saint-Esprit, qui est-ce qui pardonne ?
- Tu n'as plus de Dieu ?
- Non, bien sûr que non. S'il y avait un Dieu, Il n'aurait jamais permis ce que j'ai vu de mes yeux. Dieu, on peut le leur laisser.
- Ils le réclament.
- Sûr qu'Il me manque, élevé comme j'ai été dans la religion. Mais, maintenant, il faut qu'un homme soit responsable envers lui-même.
- Alors c'est toi qui te pardonneras d'avoir tué.
- Je crois, dit Anselmo. Puisque tu le dis comme ça, aussi clairement, je crois que ça doit être vrai. Mais, avec ou sans Dieu, je pense que c'est un péché de tuer. Prendre la vie à un autre, pour moi, c'est très grave. Je le ferai quand ce sera nécessaire, mais je ne suis pas de la race de Pablo.
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ladesiderienneladesiderienne   05 décembre 2013
Je t'aime autant que tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Je t'aime comme j'aime la liberté et la dignité et le droit de tous les hommes de travailler et de n'avoir pas faim. Je t'aime comme j'aime Madrid que nous avons défendue, et comme j'aime tous mes camarades qui sont morts. Et il y en a beaucoup qui sont morts. Beaucoup. Beaucoup. Tu ne peux pas savoir combien. Mais je t'aime comme j'aime ce que j'aime le plus au monde, et je t'aime encore plus que cela.
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ladesiderienneladesiderienne   06 décembre 2013
S'il avait su combien d'hommes, dans l'histoire, avaient dû mourir sur une colline, cela ne l'aurait nullement consolé, car, aux minutes qu'il traversait, les hommes ne sont pas plus impressionnés par ce qu'il est arrivé à d'autres dans des circonstances analogues, qu'une veuve d'un jour ne trouve de réconfort dans la pensée que d'autres maris bien aimés sont morts. Qu'on en ait peur ou non, il est difficile d'accepter sa propre fin. Sordo l'avait acceptée, mais il n'y avait pas d'apaisement dans cette acceptation, même à cinquante-deux ans, avec trois blessures, et sur une colline encerclée.
Il en plaisantait en lui-même, mais il regarda le ciel et les lointains sommets, il avala le vin, et il constata qu'il n'avait aucune envie de mourir. S'il faut mourir, songeait-il, et c'est clair qu'il le faut, je peux mourir. Mais je déteste ça.
Mourir n'était rien et il ne s'en faisait aucune peinture terrifiante. Mais vivre, c'était un champ de blé balancé par le vent au flanc d'un coteau. Vivre, c'était un faucon dans le ciel. Vivre, c'était une cruche d'eau dans la poussière du grain battu et l'envol de la balle. Vivre, c'était un cheval entre les jambes, une carabine dans les fontes, et une colline, et une vallée, et un ruisseau bordé d'arbres, et l'autre bord de la vallée avec, au loin, d'aitres collines.
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MarpleMarple   30 mars 2014
Tout le monde a besoin de parler à quelqu'un (...). Avant, on avait la religion et les autres bêtises. Maintenant, pour chacun, il devrait y avoir quelqu'un à qui on peut parler franchement ; malgré tout le courage qu'on peut avoir, on se sent de plus en plus seul.
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litolfflitolff   02 décembre 2010
Un homme intelligent est parfois obligé d’être saoul pour passer du temps avec les imbéciles.
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