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ISBN : 2253092444
Éditeur : Le Livre de Poche (22/03/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Ça bouge au 36 quai des Orfèvres. De nouvelles recrues rejoignent les rangs de la brigade maudite du commissaire Anne Capestan, dont Saint-Lô, sorti de l'hôpital psychiatrique dans la peau de d'Artagnan et Ratafia, rat policier. Sale affaire pour l'équipe de bras cassés : trois assassinats éparpillés sur le territoire. Un point commun : le tueur a prévenu ses victimes. Cerise sur le gâteau : l'ex beau-père de Capestan est l'une d'elles.

Humour, dérisi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Palmyre
  27 décembre 2017
Après Poulets grillés, Rester groupés est le deuxième opus de Sophie Hénaff. J'ai donc retrouvé avec plaisir la joyeuse bande de policiers avec à leur tête la commissaire Anne Capestan.
Cette fois-ci, Buron, le chef du 36, leur confie une nouvelle affaire qui touche de prêt la commissaire puisque c'est son ex-beau-père qui a été assassiné.
Un nouveau membre intègre l'équipe. Il sort tout droit de l'hôpital psychiatrique et il est persuadé d'être D Artagnan.
Les personnages, les situations sont toujours aussi drôles. Ce deuxième volet nous permet également d'en apprendre un peu plus sur les blessures du passé de la commissaire Anne Capestan.
J'espère que l'auteure a prévu d'écrire la suite de leurs aventures car moi qui d'habitude ne lit pas beaucoup de romans policiers, là, j'ai hâte de retrouver cette brigade très particulière.
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babel95
  08 janvier 2017
Poulets Grillés nous a permis de faire la connaissance d' Anne Capestan, Commissaire, et de son unité de policiers "au rebut" ; policiers déchus qui, envers et contre tout, ont pu élucider une première affaire.
Buron, le Patron du 36 quai des Orfèvres, confie à Anne une nouvelle enquête délicate - en effet, c'est Serge Rufus, son ancien instructeur à l'Ecole de Police, mais surtout le père de Paul Rufus, son ex-mari, qui vient d'être assassiné. Et le fragile univers d'Anne, celui qu'elle avait tenté de reconstituer vaille que vaille, après son quasi renvoi de la police et son divorce, va de nouveau basculer.
Rester groupés est un roman policier plein d'humour et de dérision ; et l'on retrouve avec grand plaisir cette unité constituée de policiers hors normes.
L'énigme est des plus classiques ; mais le ton du roman, décalé, fait alterner tragique et comique pur - des scènes mémorables se succèdent, l'enterrement d'une des victimes alors que sa veuve, amnésique, la cherche partout ; une planque ratée qui se termine en course de poney.... un concours de repassage à Hawai... un policier qui sort de l'hôpital psychiatrique, a perdu tout repère temporel.... rien ne sera épargné au lecteur...

A noter : un morceau d'anthologie, une bagarre qui oppose toute l'équipe des policiers à des hooligans du club de Chelsea dans le quartier de la rue Saint-Denis.

Les "bras cassés" policiers humains, blessés dans des "vies antérieures" n'ont rien perdu de leur flair, et une fois de plus, l'esprit d'équipe fonctionne à plein - chacun d'entre eux apportant sa contribution à la résolution d'une enquête pleine d'imprévus.
Anne retrouvera-t-elle son équilibre perdu ? Une dernière pirouette nous met sur la voie....
Rester groupés : un roman policier à lire d'une traite, tout de suite après Poulets Grillés, pour commencer une année littéraire 2017 sur une note positive ; suspense et humour garantis.
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Killing79
  03 mai 2016
J'avais pris un certain plaisir avec le premier épisode des poulets grillés. Alors l'idée de repartir dans une nouvelle enquête à leurs côtés, me réjouissait assez.
Dès les premières pages, Sophie Henaff nous fait entrer dans l'aventure sans préliminaires. En effet, les différents personnages loufoques qui composent la brigade avaient déjà été développés dans l'opus précédent. On connaissait leurs antécédents et les raisons qui les avaient entraînés dans cette impasse professionnelle. Elle avait mis en place toute l'équipe. Cette fois-ci, elle s'attarde sur son héroïne principale, en l'occurrence Anne Capestan. L'enquête qui va leur être confiée, va faire ressortir une partie du passé du commissaire. On va alors faire la connaissance de son entourage proche. Elle, qui était un personnage plutôt abstrait jusqu'à présent, va prendre un peu de volume et nous dévoiler les autres facettes de sa personnalité. Cette nouvelle affaire va mettre en exergue une part plus sentimentale et plus intime.
Mais rassurez-vous, la patte Henaff (sans jeu de mots) est toujours aussi présente. Les scènes loufoques se succèdent et c'est toujours aussi décalé. Sans jamais se prendre au sérieux, elle donne à son récit un souffle divertissant qui m'a emballé. Même si l'effet de surprise n'est plus, l'arrivée de nouveaux comparses ajoute un brin de fraîcheur et de nouveauté. Cela ouvre la porte à un florilège de situations et de dialogues drolatiques.
Pour ne rien gâcher, Sophie Henaff met une nouvelle fois en place un scénario qui tient la route. C'est donc encore un véritable polar dans lequel elle fait évoluer sa bande de bras cassés. Elle s'amuse beaucoup lorsqu'elle écrit et ça se sent ! Son enthousiasme, bonifié par son écriture particulièrement visuelle, fait toujours merveille à travers ce deuxième acte. Elle a créé un genre à part entière qui a su égayer ma lecture et je fais plus que jamais partie des lecteurs qui attendent la suite…
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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Woland
  22 octobre 2016
ISBN : 9782226320926
J'avais déjà évoqué, dans ma fiche précédente - juste au-dessus - sur "Poulets Grillés", l'indéniable mélancolie, non dénuée de poésie d'ailleurs, qui sous-tendait l'ouvrage. Dans ce second opus, je dirai qu'elle s'accroît considérablement. Ce qui n'est pas sans charme et, comme l'humour noir est toujours présent, ça aidera, je pense, chez certains, la médecine à passer.
Devenus des "donneurs de flics" en raison du succès de leur enquête précédente (Cf. plus haut, c'est fou ce que je me répète ), la Brigade d'Anne Capestan est de moins en moins bien vue de ses pairs. Toujours à part, toujours considérés comme (entre autres) bizarres, excentriques, alcooliques, complètement et dangereusement déjantés, voire complètement inutiles et nuisibles à l'image du 36, Quai des Orfèvres, on ne peut pas plus leur faire confiance qu'aux célèbres Boeufs-Carottes - lesquels ne les aiment pas non plus, soit-dit en passant. Les affaires "tordues", et même plus que "tordues", continuent pourtant à arriver sur leurs bureaux, bureaux qu'ils ont, rappelons-le, aménagés plus ou moins avec leurs propres deniers et pour lesquels le 36 leur refuse toujours la moindre gâterie. Qu'importe : Capestan et sa bande son têtus et ont repris confiance en eux. C'est là l'essentiel.
Toute la bande est ici au complet avec, en prime, Henri Saint-Lô qui, un peu comme le Mr Dick de "David Copperfield" voyait avec horreur le pauvre Charles Ier d'Angleterre, s'immiscer dans ses pensées et plus encore dans la rédaction de son fameux mémoire sans qu'il pût le contrôler, en est resté, malgré quelques séjours dans des centres de soins spéciaux, à l'époque de Louis XIII et de Richelieu : on le surnomme d'ailleurs "d'Artagnan" et il assure s'être engagé dans la Police du Roy en ... 1612. Quant à notre flic-ivrogne (mais fine gueule) de service, Merlot, le voilà qui s'est mis en tête d'adopter un rat afin d'en faire un "rat policier" puisque, visiblement, l'Administration refuse de leur laisser la responsabilité d'un chien du même type. Illico presto, ce nouveau héros s'est vu baptiser ... "Ratafia" et honni soit qui mal y pense car il est loin d'être bête, notre petit rat. D'ailleurs, il s'entend plutôt bien avec le Pilou de Rosière.
Dans cette atmosphère que l'on n'hésitera pas de qualifier de "normale" pour notre Brigade, déboule, sans aucune politesse, un tueur en série - comment l'appeler autrement ? - qui assassine à des dates bien déterminées tout en choisissant ses cibles pour des raisons évidemment mystérieuses au début mais sur lesquelles il semble bien que dès le début aussi, Orsini, de la Brigade, ait sa petite idée. Cerise sur le gâteau : l'ex-beau-père de Capestan elle-même est visé ... et atteint. Comme il n'était guère très sympathique, on ne va pas le regretter beaucoup mais tout de même, ça fait bizarre et comment parler, dans ces conditions, de "coïncidences" ? En a-t-on le droit seulement ? ...
Une impression de pluie, de brume, d'hésitation et de flânerie se dégage de l'ensemble, que l'action se situe en ville ou pas. Parfois, quelques éclairs (très pâles cependant) à la Simenon et, malgré de réelles scènes comiques, toujours cette mélancolie qui enveloppe le lecteur, le caresse, l'emmaillote, le fait rêver, divaguer ... Difficile de dire si Sophie Hénaff a vraiment trouvé son style dans le genre policier. En tous cas, elle n'en est pas loin et je vous recommande de la suivre. Notamment avec ce "Rester Groupés".
Voyez-vous, malgré les pointes de caricature, ce que j'ai lu de cet auteur jusque maintenant me rappelle tout simplement la vie, douce-amère, tendre et brutale, glauque et illuminée, sale et pourtant passionnante. Sensation curieuse, à approfondir. Surtout dans le policier. Enfin, ce n'est que mon avis. Bonne lecture si vous suivez mon conseil. ;o)
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Josephine2
  31 juillet 2016
Deuxième opus. Les personnages prennent formes et ont chacun leur spécialité. Capestan doit mener une enquête qui la touche de près, vu que son ex-beau-père vient d'être assassiné.
Elle aura besoin de toute son énergie et de sa troupe pour mener à bien cette nouvelle enquête. D'autant plus, qu'ils ne sont pas en odeur de sainteté, après l'arrestation d'un commissaire, (cf. Poulets Grillés).
Pour être grillés, ils sont grillés. Ils vont devoir se serrer les coudes.
Beaucoup d'émotion dans cette histoire, où l'on découvre peu à peu les fêlures des uns et des autres.
Autant de plaisir qu'à la lecture du premier. Une vraie bouffée de bonheur, surtout en cette période d'été.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   08 janvier 2017
- Et le petit dernier, D'Artagnan, comment va-t-il ? Toujours immortel ?
- Non, en fait, ce n'est pas un immortel, plutôt un voyageur dans le temps....
- Ah oui, en effet, rien à voir ! s'esclaffa Buron, en soulevant quelques papiers.
- Non, rien, puisque ça implique qu'il arrive directement du XVIIème siècle sans être passé par les autres siècles. Il se serait réveillé en 1982.
- Oui, fit Buron en abandonnant enfin ses recherches et en croisant les mains sur son bureau, je vois qu'il va beaucoup mieux.
Capestan se contenta de hausser les épaules. Henri avait parfois dans les yeux une nostalgie d'exilé qu'aucune terre ne semblait pouvoir combler. S'il ne venait pas du XVIIème siècle, il en affichait de toute façon les symptômes. Il était seul, décalé, déplacé, sans amis ni parents qui le rattachent au fil du temps. C'était sa réalité à lui.
Pour un flic, Capestan accordait peu d'importance à la notion de vérité. Lorsqu'un homme lui disait qu'il était une femme, elle le croyait, quand un mythomane s'améliorait l'existence à coup de délire, elle l'écoutait, et si une ancienne gloire évoquait ses admirateurs du jour, elle la félicitait. Le rétablissement de la vérité n'avait aucun intérêt s'il s'agissait juste d'arriver, de piétiner les rêves ou les reconstructions avec les godillots du rationnel, puis de repartir, souverainement indifférent, comme le dernier des sagouins.
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babel95babel95   08 janvier 2017
L'heure était grave mais Capestan était flic. Une sorte de sonde réflexe relevait les détails, fouillait alentour, analysait les données. Et dans cette grande pièce, nulle part elle ne distingua la trace d'une femme, d'enfants nés ou à naître. Rien n’indiquait qu’il reçût des visites. Paul semblait célibataire. Capestan sentit sourdre une étrange joie qui envahissait son plexus, repoussant, écrasant dans les coins le ressentiment et les vieilles traces de colère. Ils reprendraient bientôt leur place. Elle ne voulait pas de cette joie. Elle se reprocha même de l'éprouver.
Le coin d'un cadre retourné qui dépassait derrière le grand vaisselier à côté de la cuisine attira son attention. Elle le reconnaissait, surgi d'un passé tellement lointain qu'il en devenait improbable. Ce cadre, elle l'avait confectionné elle-même, pour les trente ans de Paul. Un mètre sur deux, en relief. Une compilation de photos, tickets de cinéma, cailloux, places de concerts, plumes de mouettes et autres petits souvenirs de leurs épisodes à deux. A cette époque, la star avait tout et les cadeaux ne le surprenaient plus. Mais il était resté figé, heureux, content, devant ce machin inaccrochable. On ne lui avait jamais rien fabriqué. Quinze ans plus tard, Anne se demandait encore ce qui lui avait pris. Elle comme lui étaient la pudeur incarnée et jamais ils n'avaient pu afficher ainsi leur histoire. Ils avaient passé les années suivantes à planquer ce cadre dans leurs appartement successifs. Sans jamais se résoudre à le jeter, ni même à le descendre dans une cave.
Attendrie malgré elle, elle posa les yeux sur Paul. Sa mèche légèrement fauve masquait un regard du même or.
Il ne pleurait pas.
A sa place non plus, Capestan n'aurait pas pleuré ce père.
La douleur pourtant tirait ses traits et serrait sa mâchoire.
Peut-être qu'Anne était censée prononcer quelques mots, peut-être qu'elle devait le consoler, qu'elle voulait le consoler. Mais elle resta là immobile, à préférer hésiter.
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Didier_TrDidier_Tr   04 juin 2016
La gastro, ça peut coller une trouille terrible. Quand mon aîné s'est retrouvé à l'hôpital la première fois, je peux te dire que je ne rigolais pas. Ça a duré quatre jours, mais ça a changé ma vie, dit-il en mâchant, songeur. D'un coup, la terre bouge, tu t'aperçois que tu vis sur un sol meuble. Toute ton existence, tout ce que tu as mis des années à construire, n'est plus soumis qu'à la santé d'un seul être. C'est vertigineux. Après, tu trembles tout le temps. En fait, tant que tu n'as pas eu d'enfant, tu ne connais pas la peur.
- La peur de ne pas en avoir, répondit Capestan à son assiette.
Torrez resta sans réaction une fraction de seconde, puis baissa les yeux.
- Oui, oui, sûrement.
Il découpa son jambon et reposa ses couverts.
- Non. En fait, non. Dans ce cas, le désespoir peut être réel, mais la peur, elle est abstraite. La vraie terreur, c'est celle de perdre.
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WolandWoland   22 octobre 2016
[...] ... Capestan se remit devant le tableau pour noter les missions.

- "Sur la scène de crime,", dit-elle en désignant de son feutre une des photos étalées sur la table basse, "on a retiré une plaque de rue et on l'a remplacée par une autre qui indiquait le nom de la victime, son année de naissance, l'année de sa mort, 2012 donc, et, comme profession : commissaire aux enfoirés.

- Elle était installée depuis quand, cette plaque ?" interrogea la faible voix d'Evrard.

- Aucune idée. Avec le cimetière qui jouxte, on aura peut-être des caméras de surveillance.

- Faut demander à Varappe, il nous détachera les appareils avec sa toile de Spiderman !" fit Lewitz en tapant la cuisse de Dax.

- "Faudra lui demander en effet s'ils ont les images. Le 36 nous les passera peut-être après les avoir exploitées.

- Le tueur connaissait la date de naissance du macchabée, c'est pas rien, non ?" nota Rosière.

- "Non, c'est curieux, c'est vrai. Dax," fit Capestan en regardant le lieutenant qui riait encore bouche ouverte de l'histoire de Spiderman, "vous pourriez chercher sur Internet si cette info est facilement accessible ou s'il faut craquer des sites administratifs pour l'obtenir ?

- Où est-ce qu'on peut fabriquer une plaque comme ça ?" demanda Lebreton en décollant son dos du mur. "Magasin de bricolage ? Imprimerie ? Site Web ?"

Rosière passait et repassait les documents en revue ; au bout d'un moment, elle remarqua :

- "L'épouse est décédée, il y a quelque années, mais la victime avait un fils, Paul Rufus. Je ne vois pas de PV d'audition. Personne ne lui a encore annoncé ? Ils ne l'ont pas interrogé."

Capestan baissa la tête et examina le bout de ses bottines. Il était temps de donner à l'équipe les véritables raisons de leur rattachement à l'enquête et le potentiel conflit d'intérêts qui risquait de ternir ses réflexions. Elle soupira, elle ne détestait rien tant que de donner à voir le moindre détail de sa vie privée. Une discrétion et un sens de l'intimité jalousement gardés après des années de police à fouiller dans la vie des autres. L'honnêteté ici devait hélas prévaloir sur le goût du secret. La commissaire releva la tête et énonça d'une voix neutre :

- "C'est moi qui l'ai annoncé au fils. Paul Rufus est mon ex-mari. Par extension, la victime est mon ancien beau-père." ... [...]
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iris29iris29   21 octobre 2016
- Mais il est où Jacques à la fin ? Il doit encore trainer à la maison .
Atterrées , ses amies ne savaient trop comment rappeler à cette femme au cerveau grignoté par l'implacable Alzheimer que son mari était là , à l'heure , dans le cercueil qui sortait du long break noir .
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Prix des Lecteurs, Le Livre de Poche 2016 Retour sur la soirée au cours de laquelle Gaëlle Nohant et Sophie Hénaff furent consacrées pour leur roman "La part des flammes" et "Poulets grillés" (Éditions Le Livre de Poche).
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