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ISBN : 2867464013
Éditeur : Liana Lévi (02/09/2005)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 205 notes)
Résumé :
Dans l’île de Naxos, Eleni est femme de chambre dans un hôtel fréquenté par les touristes. La quarantaine négligée, elle mène une vie bien réglée entre son travail, un mari garagiste épousé à dix-huit ans, deux enfants adolescents et une amie d’enfance. Son seul espace de liberté, ce sont les chambres qu’elle fait chaque matin, les objets qu’elle y remarque, à travers lesquels elle imagine d’autres vies… Un jour, par un geste maladroit, elle renverse une pièce sur u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  17 mars 2012
Il est original et touchant ce personnage d'Eleni qui, sur son île grecque de Naxos, affronte des siècles de coutumes locales et de traditions machistes (le naxiote – si, si, on dit comme ça – n'étant pas à priori réputé pour son féminisme d'avant-garde) pour se lancer dans la cour très privée des amateurs de jeu d'échecs.
L'écriture de Bertina Henrichs, simple et parfois presque maladroite, exprime pourtant avec grâce le paradoxe de cette femme paisible et modeste bousculée par une passion hautement transgressive ! Petit point noir (allez... gris), le dénouement, pourtant intéressant, aurait gagné à être un peu plus développé, pour le plus grand plaisir de l'ami lecteur qui, même s'il déborde d'imagination, ne va quand même pas faire le boulot tout seul, faut pas pousser non plus.
N'empêche, voilà une petite histoire sans prétention, presque une fable, gracieuse et lumineuse comme le ciel des Cyclades.
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PiertyM
  06 novembre 2014
Un livre simple, d'une structure modeste, l'histoire prend au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, plutôt, on reste un peu coi sur l'objectif de l'auteure, on se demande où veut-elle nous emmener car certains pions ne se mélangent pas...et puis comme une fleur sortie du désert, on découvre que l'intelligence ne se trouve toujours pas là où on croit, elle ne peut obéir aux limites que lui imposent les hommes, elle peut s'exprimer d'une manière la plus inattendue, elle peut surgir à un moment où l'on s'y attend le moins...Euh oui comment comprendre une femme de ménage, la quarantaine tombe amoureuse d'un seul coup du jeu d'échecs, un jeu sensé faire intervenir de l'intelligence, et pas la moindre pour sa pratique...euh c'est possible! Eleni se l'est dit et elle s'y est donné comme si le jeu avait été une partie d'elle qu'elle venait de retrouver...dans cet esprit, dans cette folie d'apaiser son moi agité face à ce jeu, elle deviendra championne...
On ne se prend la tête avec ce livre, et à la fin on se dit tout simplement, oui c'était agréable!
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zorazur
  11 décembre 2011
Ceux qui ont aimé le joueur d'échecs de Stefan Zweig devraient se tourner irrésistiblement vers ce court et modeste livre d'une auteur pas très connue, un petit livre qui a donné lieu à un film non moins prenant "Joueuse", avec Sandrine Bonnaire dans le rôle principal. Que je conseille tout autant.
Eleni n'est pas une championne hors norme. Elle n'a jamais entendu parler de Spassky ou de Bobby Fisher. Elle ne sait pas qu'il y a plus de combinaisons possibles aux échecs que d'étoiles dans l'univers ou de grains de sables sur la plage.
Eleni n'a jamais entendu parler de la défense Loujine. Mais voilà qu'un jour elle tombe sur un jeu d'échecs. Et elle va (irrésistiblement", je me répète) être prise au piège du plus beau jeu du monde.
On fait inévitablement le parallèle avec Stefan Zweig. D'un coté, le héros victime de la barbarie nazie, qui à sa façon va tenter d'y échapper et va dans ce tourbillon laisser un peu de lui-même, héros finalement fragile et vulnérable. de l'autre coté, Eleni, femme et avant tout femme, méditerranéenne et avant tout méditerranéenne, victime des préjugés et des traditions, croulant sous le poids de la Méditerranée et de l'histoire : Eleni va grâce au jeu d'échecs - le plus beau jeu du monde, je ne me lasserai jamais de le répéter - trouver à la fois une raison de vivre et le moyen de sa propre libération.
Bien sûr, elle va se révéler une championne. C'est normal, c'est l'héroïne du roman. Elle va comprendre rapidement les enjeux, construire sa stratégie, inventer ses propres combinaisons et assimiler les parties jouées en championnats du monde.
Mais quand Eleni se présente en championnat et écrase les uns après les autres ses adversaires, elle joue beaucoup plus que çà.
Et le lecteur joue beaucoup plus que la lecture d'un roman dans lequel une femme modeste et soumise tente de sortir de sa vie.
Le lecteur joue aux échecs.
Le lecteur joue sa vie.
Car à chaque partie d'échecs, on joue sa vie.
Ceux qui jouent aux échecs comprendront ce que je veux dire.
Ceux qui n'y jouent pas se dépêcheront d'apprendre pour pouvoir me comprendre.
Spassky disait "Les échecs, c'est comme la vie"
Ce à quoi Bobby Fisher lui a répondu "Les échecs, c'est la vie."
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Lilou08
  14 novembre 2014
C'est une amie qui m'a prêté ce livre en me disant « Il est délicieux, il va te plaire ». Et elle avait bien raison. C'est en effet, un livre délicieux, bien écrit, tout simple mais prenant et qui parle au coeur, par petites touches délicates. Dès les premiers mots, on s'attache à Eleni, femme de chambres à l'hôtel Dionysos sur l'île touristique de Naxos (Grèce). Une femme toute simple dont la vie est rythmée par son travail à l'hôtel, sa vie de famille (elle est mariée à Panis, et a deux enfants adolescents), ses bavardages avec son amie de toujours Katarina,… Sa vie se déroule agréablement, sans surprise sous le regard constant, bienveillant mais inquisiteur, des habitants de Naxos,… c'est la vie sur une île… tout le monde se connait depuis toujours et tout le monde sait tout sur tout le monde…
Un jour, en faisant la chambre d'un jeune couple de Français qui possède un échiquier d'échecs, sa vie bascule avec le désir de s'en procurer un et d'apprendre à jouer, avec son mari… qui se désintéresse complètement de ce jeu. Elle se tourne alors vers son ancien professeur, Kouros…
Petit à petit l'histoire prend forme, en même temps que la fascination d'Eleni pour les échecs. Derrière cette nouveauté dans sa vie, se dessine d'autres questionnements, d'autres désirs…. beaucoup moins anodins qu'en apparence.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce petit roman qui se lit rapidement, trop… on aimerait le déguster encore un peu. Cela m'a fait beaucoup de bien après la dureté du livre d'Eric Reinhardt « L'amour et les forêts ».
A découvrir sans hésiter.
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quiliravivra
  15 juin 2011
Un livre apparemment simple mais qui parle de façon très originale et percutante d'un thème essentiel : la barrière sociale entre les riches et les pauvres, les préjugés liés à l'étiquette sociale et intellectuelle.
Le jeu d'échecs est un jeu "normalement" dédié aux riches et aux gens soit disant cultivés.
Comment une petite femme de ménage peut-elle prétendre réussir à comprendre les règle de ce jeu "intellectuel" et surtout en faire sa passion et même, comble de l'insupportable, affronter les meilleurs joueurs et gagner.
Le portrait de femme dépeint de façon délicate par l'écrivain m'a énormément convaincu.
Le film qui a été tiré de ce livre ("joueuse" avec Sandrine Bonnaire) m'a un peu moins séduit.
Comme toute traduction filmée d'un livre, le pouvoir de suggestion que représente la lecture se trouve amoindrie face à une interprétation forcément tronquée d'une part de magie (la magie de l'écriture).
Je recommande donc vivement la lecture du livre
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
PujolPujol   22 septembre 2009
Chez lui, la lecture avait même pris une place qu'il n'avait jamais accordée à un être humain. Pourquoi perdre son temps dans de vains et quotidiens bavardages quand on peut entrer en communion avec les meilleurs, les plus excitants penseurs de toutes les époques ? Pourquoi peupler sa vie d'êtres médiocres, attachants certes, mais faibles raisonneurs, quand on a le choix de rendre visite à Platon, Sénèque et Proust ? Le culte de ce que le monde appelait communément la réalité, la matière solide de l'existence, lui était étranger. L'air triomphant avec lequel ses contemporains se jetaient dans le combat du quotidien le faisait sourire. Il n'avait jamais compris ce qu'il pouvait y avoir d'héroïque à affronter la surface plane et lisse de la condition humaine dans sa plus banale expression. Enfant, ses parents lui avaient souvent reproché de fuir la réalité comme s'ils avaient décelé quelque couardise dans son comportement qui consistait à s'acquitter le plus vite possible des tâches incontournables de tous les jours afin de pouvoir retourner à ses livres et à sa rêverie. Il s'étaient sentis blessés de l'ennui qu'il affichait ouvertement face à cette dimension de la vie qui était leur unique territoire. [...] Au lieu de fuir, il était en marche vers quelque chose. Mais comment aurait-il pu décrire ce vaste univers de la pensée dans lequel il s'était aventuré à quelqu'un qui n'avait jamais ouvert un livre de sa vie avec plaisir, qui ne savait pas ce que c'était. [...] Kouros s'était alors très vite habitué à voler du temps. Il lisait dans les toilettes où personne ne le dérangeait. il lisait dans la nature prétextant d'autres besognes pour pouvoir s'éloigner.
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LolokiliLolokili   17 mars 2012
En bon fils de son père et de sa mère, qui ne lui avaient jamais enseigné autre chose, il pensa également que les femmes, par leur constitution, étaient sujettes à des sautes d’humeur incompréhensibles, et qu’il était plus prudent de les laisser seules dans ces cas là. En l’occurrence, cette croyance, fondée sur un concept douteux, arrangeait tout le monde.
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litolfflitolff   06 décembre 2010
Le lendemain, le travail sembla se faire tout seul. Eleni poussa son lourd chariot en chantonnant, salua les clients chaleureusement et fit les chambres avec le même dévouement que d'habitude. La seule ombre au bonheur qui la transportait de la sorte fut l'impossibilité de le partager avec quelqu'un. Une victoire ignorée perd toute sa saveur. L'immense joie qui habitait Eleni ce matin-là avait besoin de se répandre et d'exulter, comme l'oiseau recherche une branche où se poser pour chanter.
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LolokiliLolokili   17 mars 2012
Ses souvenirs n’avaient pas pâli comme les gens ont l’habitude de dire. Non, ses souvenirs étaient comme une aquarelle qui aurait été exposée à la pluie. Les couleurs s’étaient mélangées, la peinture était plus abstraite, intéressante encore mais avec des stries noirâtres là où l’eau avait entraîné trop de couleurs dans sa course rapide.
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musymusy   26 août 2015

« « Je vais offrir un jeu d’échecs à Panis pour son anniversaire. Nous pourrons apprendre à jouer ensemble. » Cette idée la frôla comme une robe de soirée satinée glisse sur l’épaule nue d’une danseuse dans la lumière scintillante des lustres. Elle ne déambulera pas sur les Champs-Elysées à la tombée de la nuit, elle ne prendra pas le café sur les grands boulevards et elle n’apprendra pas cette langue envoûtante. Mais elle jouera aux échecs avec son mari comme le font les femmes élégantes de Paris. Ce fut le projet le plus audacieux et le plus fou qu’Eleni ait jamais conçu. Elle en eut le souffle coupé. »
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Videos de Bertina Henrichs (3) Voir plusAjouter une vidéo
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