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EAN : 9782268103556
208 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (18/03/2020)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Vadim, adolescent intuitif et caustique, cherche encore à faire le deuil de son père lorsqu'il perd son amie Valentine. Jour après jour, sous les regards impuissants de ses proches, il s'isole. Incapable de retourner au collège, cloîtré chez lui, Vadim s'échappe sur les toits de son immeuble pour trouver une issue à sa mélancolie. Une rencontre va le sauver : par le hasard d'une chute, Vadim tombe sur Alma... Le roman poignant de deux solitudes, qui vont s'amadouer,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  22 avril 2021
Je connaissais Sophie Henrionnet, sous l'étiquette chick-lit, donc drôle et pétillante, je la découvre sous un jour plus "sérieux", et je préfère l'ancienne version...
Vadim est un adolescent en pleine crise. Ayant perdu son père dans les attentats du Bataclan, à l'âge de dix ans, puis sa meilleure amie Valentine, il n'arrive pas à remonter la pente. "Etiquetté" suicidaire,victime de phobie scolaire, ne réussissant pas à dépasser les trois rues de son quartier, il se réfugie dans la journée, sur le toit de son immeuble, en compagnie de bières achetées au clochard du coin. Sa mère a refait sa vie (comme on dit) avec quelqu'un de bien, à l'écoute , et il a un petit-frère, mais ces derniers, ne réussissent pas à établir un vrai contact avec lui.
Le contact salutaire sera fait par le plus grand des hasards, avec une voisine de trente-six ans, bien paumée elle aussi, dans une relation amoureuse toxique et manipulatrice. Leurs deux solitudes vont se compléter et une belle amitié en sortira. Une amitié qui fait "guérir"...
Construit comme une sorte de journal, un coup c'est Vadim qui s'exprime, un coup c'est la trentenaire Alma, mais je n'ai senti aucune différence d'ordre générationnel, ou de genres. Alors qu'il eut été amusant de marquer le changement de ton entre une adulte sérieuse (elle est dentiste) et un adolescent , il n'en est rien. Mis à part quelques surnoms ( très amusants) donnés aux personnes qui l'entourent , Vadim n'a rien d'un ado, Pas de verlan, pas de gros mots, de vocabulaire jeun's, alors qu'on rentre dans ses pensées intimes. C'est un parti pris, mais ça ne m'a pas plu parce qu'il n'y a aucune recherche pour coller à l'époque.
Quand à Alma, à la fois forte (dentiste /joggeuse "enragée") et tellement soumise... Essayant de nouer d'autres relations amoureuses, tenir quelques semaines, puis tout casser sans leur laisser une chance, parce que son Ben, elle l'a dans la peau. Je ne suis pas une experte en relations toxiques, manipulatrices, mais je n'ai pas réussi à mettre ces deux souffrances sur le même plan. Faire le deuil d'une relation amoureuse et survivre à deux deuils à l'âge où l'on se construit, pour moi, ne peuvent pas être racontées en parallèle..
Tout cela manque de "chair", de passion du côté d'Alma et de mots "noirs", sombres du côté de Vadim.
On est tout de même en compagnie d'un ado suicidaire, et d'une femme au fond du trou, et cela n'est pas palpable dans l'écriture .
Cette amitié me parait bien fragile telle qu'elle est décrite, bien improbable.
Qu'Alma ait envie d'aider Vadim, on la comprend.
Mais que lui se sente en empathie vis à vis de sa relation amoureuse à elle, qu'il ait, avec tous ces deuils à faire, son manque de peps, de l'énergie à consacrer à une personne comme elle, lui qui n'arrive à entrer en relation avec personne, je n'y ai pas cru.
Quelle ait , en tant qu'adulte responsable ( elle est dentiste ), une envie d'amitié , de confidences avec un gamin de 14 ans, je n'y ai pas cru . Elle n'a pas des amis ? des collègues de boulot pour faire le "job"?
Mais ces deux personnages , pris individuellement, sont très touchants dans leurs souffrances.
Une romancière à qui il a manqué quelques pages pour affiner, donner de la chair à ses deux héros. C'est une histoire qui aurait mérité de "s'étaler" davantage.
C'est un joli roman un peu trop court ,qui laisse sur sa faim quand résonne le mot Fin, on aurait bien continué un peu avec Vadim et Alma...
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La_Bibliotheque_de_Juju
  20 mars 2020
Paris.
Ses toits. Porte ouverte sur un ciel de vivre. Ces toits où on peut aller contempler un bout de ciel au milieu de la ville immense. Où on peut s'abriter, se cacher, un peu aussi.
Les temps sont étranges et les belles histoires raisonnent différemment en nous.
Sur mes étagères, il y a ces auteures que j'aime car elles font du bien là où ça fait un peu mal. Je profite d'écrire ces quelques lignes pour les remercier. Les livres ont cette force de là. Nous sortir un peu de ce que nous sommes, de là où nous sommes.
Ce roman, délicat, parle de solitudes. de celles qui se rencontrent pour mieux se compléter, pour se soulager un peu d'exister.
Vadim. Alma.
Deux prénoms si bien choisis. Deux prénoms si romanesques.
Héros modernes au coeur de la ville qui rend seul. Deux pans d'un mal de vivre contemporain. J'ai ouvert hier soir ce livre et je l'ai lu presque d'une traite. Les pages raisonnent en moi, comme l'écho de nos vies entre parenthèses où l'autre peut nous sauver de nous-même.
Ce roman où on part à la rencontre de ces êtres si lointains, si proches, nos voisins. Ces vies qui ressemblent à la nôtre, et qui pourtant, semblent être à des années-lumière.

Il y a de la mélancolie dans ce roman, il y a de la douleur certes. Mais il y a aussi un peu, beaucoup de lumière, celle qui réchauffe, celle qui fait du bien partout.
Sophie Henrionnet signe un joli roman, doux amer. Sophie Henrionnet, par les hasards du calendrier, sort un livre au moment où on ne peut sortir. Peut-être est-ce le moment de découvrir la lecture numérique ? Pour donner la chance à ce roman de se faire un chemin jusqu'à votre coeur ?

Lien : https://labibliothequedejuju..
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stokely
  11 août 2020
J'ai découvert cet auteur avec le tumultueux quotidien d'Olympe McQueen il y a quelques temps et j'en garde un très bon souvenir, je n'ai donc pas hésité un instant avant de solliciter ce titre. Et la à ma grande surprise j'ai redécouvert la plume de l'auteur plus sensible, plus émotive, j'ai beaucoup aimé suivre Vadim et Alma ces deux écorchés vifs chacun avec son âge et son vécu et la façon dont ils vont se rencontrer.
Vadim a du mal à faire le deuil de son amie Valentina quand à Alma c'est plutôt le deuil d'une relation qui l'empêche d'avancer, malgré le faible nombre de pages de ce récit, j'ai ressenti de l'empathie pour ces personnages et je me suis un peu retrouvée dans le personnage d'Alma sur certains points étant donné la proximité de mon âge et de celui du personnage.
Sophie Henrionnet nous prouve qu'elle peut faire rire mais également faire jouer la corde sensible lorsque cela est nécessaire. Une jolie lecture idéal en cette période de canicule.
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MlleChoullyne
  06 juillet 2020
𝑀𝑎 𝐷𝑜𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟, 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒-𝑚𝑜𝑖 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑛 ; 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑖𝑐𝑖, écrivait Baudelaire dans un de ses poèmes, Recueillement, Les Fleurs du Mal.
𝐿𝑜𝑖𝑛 𝑑'𝑒𝑢𝑥. 𝑉𝑜𝑖𝑠 𝑠𝑒 𝑝𝑒𝑛𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑓𝑢𝑛𝑡𝑒𝑠 𝐴𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠,
𝑆𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑙𝑐𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 𝑐𝑖𝑒𝑙, 𝑒𝑛 𝑟𝑜𝑏𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑟𝑎𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠 ;
𝑆𝑢𝑟𝑔𝑖𝑟 𝑑𝑢 𝑓𝑜𝑛𝑑 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑙𝑒 𝑅𝑒𝑔𝑟𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑟𝑖𝑎𝑛𝑡 ; poursuivait-il.
Difficile de ne pas faire le subtil lien entre ce poème et l'état psychologique dans lequel le lecteur découvre les personnages principaux, dès les premières phrases du roman.
Vadim avait 10 ans quand son père est tué lors d'une fusillade gratuite dans un bar.
Aujourd'hui, Vadim a 14 ans. Sa mère a refait sa vie. Elle a trouvé un compagnon de route et a donné naissance à son second enfant. Tandis que le souffle de vie qui reste à Vadim se raréfie. Sa douleur est telle qu'elle est devenue sa compagne quotidienne. Sarcastique, tel peut l'être un adolescent, Vadim est clairvoyant et sait pertinemment qu'il va de plus en plus mal. Mais il s'accroche à cette douleur, il va jusqu'à l'accompagner de boissons alcoolisées pour la rendre sourde, pour l'endormir. Il tente de donner le change.
Son histoire et ses ressentis sont écrits à la première personne. le langage employé par l'auteure pour exprimer la vision de Vadim est rigoureusement choisi et donne au texte une exactitude des faits et des émotions à couper le souffle. L'auteure, en un tour de mots, permet au lecteur d'entrer avec une facilité déconcertante dans l'univers qu'habite Vadim.
Alma, la trentaine, est dentiste. La douleur de l'absence , elle connaît aussi. Pour la terrer au plus profond d'elle-même, elle s'oblige à courir à en perdre haleine, à ne plus en pouvoir. Elle tente de faire disparaitre la culpabilité qui la ronge en foulant le sol au rythme de longues enjambées.
L'histoire d'Alma, quant à elle, est racontée à la troisième personne ce qui pourrait conférer au personnage un rôle secondaire, mais il n'en est absolument rien. À nouveau, l'auteure parvient à plonger le lecteur dans le monde qu'occupe, ici, Alma.
Quand Alma et Vadim se rencontrent, quand leur douleur respective font connaissance, un déclic, non sans ombrage, s'immisce.
Dans ce roman, j'ai aimé la justesse avec laquelle l'auteure décrit les personnages, les rend humains, vrais, potentiellement réels. J'ai compris la douleur à laquelle chacun s'accroche; l'isolement qu'ils créent entre eux et le monde qui les entoure; les fantômes qu'ils tentent de retenir pour mieux les laisser partir.
C'est un roman à lire, au clair de lune, assis sur les balcons du ciel, une tasse de thé à la main. C'est un roman à côté duquel il ne faut pas passer !
#netgalleyfrance #surlesbalconsduciel #éditionsdurocher
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lesjolismotsdeclem
  27 avril 2020
Deux lieux symbolisent parfaitement la liberté à mes yeux . La mer, qui s'étend à perte de vue, et qui nous enserre, nous terriens, et son fidèle allié, le ciel, que l'on rêve de toucher du bout des doigts. Couplé l'un à l'autre, ils font littéralement la pluie et le beau temps. Ils offrent des perspectives d'évasion hors du commun. Leur contemplation calme les coeurs embrumés.

Dans ma Bretagne chérie, j'aime m'asseoir sur la plage et regarder la mer se fracasser sur les rochers, se déchaîner au loin et prendre les couleurs noirs d'un ciel en furie. Ce spectacle m'apaise. Pour palier à ce cela à Paris, j'aimais contempler les toits et m'imaginer les arpenter, toute en légèreté et retrouver ce sentiment de vide et d'apaisement.
C'est ce que Sophie Henrionnet offre à ses deux héros, Vadim et Alma, une vue imprenable sur un ciel étoilé et une possibilité de survivre à sa vie, avec Sur les balcons du ciel : "Vadim, adolescent intuitif et caustique, cherche encore à faire le deuil de son père lorsqu'il perd son amie Valentine. Jour après jour, sous les regards impuissants de ses proches, il s'isole. Incapable de retourner au collège, cloîtré chez lui, Vadim s'échappe sur les toits de son immeuble pour trouver une issue à sa mélancolie. Une rencontre va le sauver : par le hasard d'une chute, Vadim tombe sur Alma... le roman poignant de deux solitudes, qui vont s'amadouer, s'épauler, se heurter parfois. Une très belle histoire d'amitié."
L'adolescence, cet âge ingrat où nous cessons d'être un enfant pour devenir un adulte. Cet être aux préoccupations autres. Cet âge où nos repères ne cessent d'être chamboulés et où nous avons le plus besoin de nos parents. Cet âge où Vadim a perdu son père, repère dans sa construction en tant qu'homme,  et ainsi même le sens de sa vie. Une vie sans goût si ce n'est celle de la 8.6 qui lui permet de surmonter ses angoisses et d'essayer de tuer le temps. Une vie sans avenir.
À travers ses mots, Vadim nous parle de cette quête de sens inutile et du poids de ce fardeau qu'est sa vie. Jusqu'à ce que tel un ange déchu il tombe sur Alma, sa voisine à la mise parfaite, au quotidien parfaitement rôdé mais à l'âme explosée en un puzzle de tristesse, de colère, d'incertitudes et de doutes. La rencontre de deux âmes perdus, qui vont apprendre à avancer l'un avec l'autre pour panser leurs maux et essayer d'entrevoir ne serait ce qu'une bribe d'avenir. Sur les balcons du ciel.
L'espace de quelques heures, je me suis trouvée assise sur ce toit parisien au côté d'Alma et Vadim. J'ai traversé avec eux ces moments charnières qui peuvent déconstruire une vie mais qui nous rendent plus forts, malgré tout. Sur les balcons du ciel de Sophie Henrionnet est toit simplement un bijou d'optimisme, et de résilience. Un vrai coup de coeur que ce roman.
Belle lecture à vous !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   23 avril 2021
Mais de quelle histoire [ d'amour ] tu parles, Alma ? De ces miettes ponctuellement collectionnées ? Ma pauvre fille, il n'y a même pas de quoi confectionner un cake.
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iris29iris29   22 avril 2021
(...), son amie lui intime de rester sur ses gardes. Un connard, nonchalant ou non, reste un connard. Une petite voix sarcastique qu'elle voudrait étouffer martèle que, comme le théorise Céline Dion, on ne change pas, on enfile juste les costumes d'autres sur soi.
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iris29iris29   22 avril 2021
Je réalise que devenir adulte c'est découvrir qu'on peut compter que sur soi, même si on est très entouré.
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leavassalleavassal   20 avril 2020
Mon père est mort un soir où il devait pas. Vous savez, des fois on nous dit "c'était son heure" ou des conneries de ce genre. Comment on peut sérieusement penser ça ? Faut être pas fini, je crois bien. Comme s'il existait une horloge avec des têtes d'humains peintes dessus et que, chaque seconde, des milliers de gens s'effondraient. Raides, d'un coup. Tant au Pérou, en Namibie, en Lituanie. Bam. C'était leur heure, enfin leur seconde. Bref, vous avez suivi le raisonnement. J'ai rarement entendu un truc aussi débile. Non, mon père il est mort un soir où il devait pas. Si j'avais rien qu'une certitude, ce serait celle-là.
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leavassalleavassal   20 avril 2020
En fait, ici non plus rien n'a changé. Rien n'a changé et c'est peut-être bien le plus fou dans toute cette histoire, quoi qu'il se passe, au final rien ne se modifie vraiment. Des gens naissent, d'autres sautent dans le vide, et la terre continue de tourner. Le petit rebord qui nous servait de banc est toujours là. Les antennes toutes dressées semblent toiser Paris, les ardoises cassées juste à l'angle, les chiures de pigeons à côté des grillages anti-pigeons, comme autant de fientes en forme de doigts d'honneur.
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Vidéo de Sophie Henrionnet
Comment Mathilde, la petite quarantaine ordinaire, s'est-elle retrouvée enfermée dans un « institut de repos » ? À quel moment la vie de cette pharmacienne mariée et mère d'un adorable adolescent a-t-elle basculé ? Sur les conseils de sa psychiatre, Mathilde tient un journal. Peu à peu, la parole se libère. Elle livre ses états d'âme et souvenirs d'enfance — la cruauté dont elle a fait preuve à l'encontre de son frère Charly —, son quotidien chez les fous avec une infirmière détestable qu'elle a surnommée Moustache, mais aussi sa rencontre marquante avec une certaine Daphné... L'héroïne parviendra-t-elle à rassembler toutes les pièces de ce puzzle, chasser ses démons et affronter la vérité ? Un roman mené tambour battant, tel un jeu de dupes addictif, au dénouement inattendu.
Sophie Henrionnet est romancière et scénariste. "Sur les balcons du ciel", paru aux éditions du Rocher en 2020, a notamment été salué par Virginie Grimaldi : « Ce roman est un bijou. Ne passez pas à côté ! »
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