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ISBN : 284865838X
Éditeur : Sarbacane (06/01/2016)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Alexandre Marius Jacob (né en 1879) est un homme à la destinée extraordinaire ! Il aura sillonné les mers du globe, embrassé la cause anarchiste, constitué une " équipe de travailleurs de la nuit " créditée de près 500 cambriolages dans les demeures bourgeoises et les églises (pour donner aux pauvres), transformé son procès en tribune politique et survécu au bagne de Cayenne où il passa 22 ans...
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
svecs
  22 août 2016
Premier album pour autant que je sache que cet Alexandre Jacob, Journal d'un cambrioleur anarchiste. le scénariste est juste crédité pour un autre album paru en 2014.
le livre était vendu comme la biographie du personnage qui a servi d'inspiration à Arsène Lupin. C'est une manière comme une autre d'attirer l'attention. Il y a bien une allusion en fin d'album, mais dans les faits, l'influence réelle d'Alexandre Jacob sur le personnage de Maurice Leblanc semble plus relever de la légende.
Alexandre Jacob était un anarchiste. Pour lui, la vie ne lui laissait que le choix entre l'esclavage (travailler pour enrichir un autre), la mendicité et le vol. Il choisit la dernière voie, se faisant une spécialité des cambriolages de demeures bourgeoises, de riches rentiers, de hauts focntionnaires, d'écclesiastiques... Si le personnage force une certaine sympathie, il n'est pas pour autant un Robin des Bois ou un justicier. Il vole, il redistribue une partie à la cause. Mais son action politique reste limitée. Reste un orateur séduisant et non dénué d'humour qui n'a poas hésité à utiliser son procès comme tribune.
Cette biographie revient sur sa vie jusqu'à son procès en 1905, le récit se construisant en flashbacks à partir de ce procès-spectacle qui polarisa l'opinion publique. L'influence de Blain est très présente. Presque écrasante. Ce livre a presque un charme désuet, tant il me semble influencé par les grandes heures de la collection Poisson Pilote. Alexandre Jacob fait partie de ces bandes dessinées plutôt bien faîtes mais qui me paraissanet trop marquées par les influences des auteurs. Il manque de personnalité. Un travail appliqué et bien fait mais un peu vide. Cela dit, question de goût, je préfère des auteurs biberonnés à Blain et quelques autres qu'à la succession sans fin de resucée post Delcourt et Soleil qui ont rarement beaucoup de saveur.
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outofzebra
  02 janvier 2017
Qu'ils soient chrétiens, ou au contraire athées, les penseurs anarchistes ont toujours dénoncé le caractère arbitraire de la propriété, suivant la formule lapidaire célèbre : - La propriété, c'est le vol !
Plus qu'une biographie circonstanciée, Vincent et Gaël Henry avec "Alexandre Jacob, Journal d'un anarchiste cambrioleur", paru en 2016 chez Sarbacane, proposent d'aborder le thème de l'anarchie et de ses limites à travers le récit des tribulations d'Alexandre Marius Jacob (1879-1954).
Le Marseillais Alexandre Jacob, en effet, fut un authentique cambrioleur, aussi rusé qu'habile, n'hésitant cependant pas à faire feu sur les représentants de l'ordre public ; certes, Alexandre Jacob mit à profit ses procès pour dénoncer l'exploitation dont les milieux ouvriers étaient victimes ; certes, le butin de ses cambriolages servit à financer des publications anarchistes désintéressées... mais les bourgeois aussi ont leurs "bonnes oeuvres", qui les rachètent à leurs propres yeux et aux yeux du monde.
Le vol est, bien sûr, une première limite de l'anarchie telle qu'Alexandre Jacob l'envisage ; une limite comparable à l'usage du terrorisme : cambriolage et terrorisme justifient en effet les moyens de répression mis en oeuvre par l'Etat bourgeois autant qu'ils servent à le combattre.
Cette limite est facile à cerner ; les origines modestes d'Alexandre Jacob constituent-elles une excuse ? Non, car son goût pour l'aventure, pour l'indépendance, son tempérament audacieux, l'ont probablement poussé dans cette voie, plus que la nécessité. Les origines modestes d'Alexandre expliquent plutôt pourquoi il est devenu un marginal, pourquoi il a fui sa condition, sans pour autant la trahir en s'embourgeoisant. Alexandre Jacob n'était pas né pour être esclave, mais il s'est refusé à faire partie de l'espèce des maîtres, en quoi sa ruse et son audace auraient pu l'aider à se transformer.
- Ce qui oppose l'anarchie au socialisme est peut-être plus difficile à cerner aujourd'hui ?
L'anarchie souligne l'iniquité sociale, la férocité de l'espèce humaine ; en prétendant que l'on peut remédier à cette férocité légalement, le socialisme s'avère un nouvel opium du peuple, succédant ainsi aux religions inclinant à l'optimisme, à la passivité et à la confiance dans l'Etat. le socialiste revendique son appartenance à l'espèce humaine, tandis que l'anarchiste, lui, est un individualiste.
Comme la propriété demeure, et que les moyens mis en oeuvre pour la protéger de la convoitise de ceux qui ne possèdent rien n'ont jamais été aussi sophistiqués et puissants, l'iniquité, qui est le point de départ de l'anarchie, est toujours aussi forte. Quant à l'utopie socialiste, sa promesse de lendemains qui chantent finit par paraître un mirage à ses paroissiens les plus dévots.
Les auteurs de cette BD (basée principalement sur un ouvrage de Jean-Marc Delpech) soulignent à juste titre que l'anarchie joue un rôle crucial dans les temps modernes, aussi difficile soit-il à cerner précisément. le socialisme, qui est selon K. Marx la meilleure ruse inventée par la bourgeoisie afin de contenir l'anarchisme - le socialisme est-il une digue solide, à l'épreuve du temps ? On serait tenté de croire, si on examine la presse française, aussi muette aujourd'hui qu'elle fut éloquente au XIXe siècle, que l'anarchie est morte. Mais, a contrario, l'avenir du monde n'a jamais paru aussi incertain.
Lien : http://fanzine.hautetfort.co..
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thitho7
  10 février 2017
Franchement, un must pour les anarchistes; une belle découverte graphique et idéelle pour les autres, un élan de poésie et d'esprit libertaire. On se souviendra, en le lisant, du film "Le voleur" avec Bébel, ou, mais en plus joyeux, de "La bande à Bonnot".
Plus de soleil aussi.
Les fans des "vieux fourneaux" apprécieront aussi.
Je connaissais l'autobiographie du personnage, que j'ai chez moi, que j'ai dévorée il y a des lustres. Cette adaptation en bédé permet de se plonger dans un univers à la fois chaud, méditerranéen et idéologiquement bien planté. C'est léger, ça manque peut-être un tout petit poil de la dimension sociale qu'on attendrait un peu plus que sur une planche consacrée aux esclaves de Zanzibar, mais on se laisse porter par la pensée libre de Jacob, ce cher Marius Alexandre, cet homme qui aurait mérité sa place entre Rimbaud et Brel, manifestement fait pour changer le monde.
On s'arrête au moment où il se fond dans une cale de bateau, s'engouffre vers le bagne... Qui sait? Matière à un second tome?
A encourager de sa lecture, de sa découverte.
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critiques presse (3)
Bedeo   02 février 2017
Une excellente biographie d’Alexandre Marius Jacob, cambrioleur haut en couleur qui aurait inspiré à Maurice Leblanc le personnage d’Arsène Lupin.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   04 mars 2016
Alexandre Jacob est une œuvre intelligente et rafraîchissante, originale graphiquement et narrativement ambitieuse.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   24 février 2016
Bravo à Gaël et Vincent Henry qui ont su nous tenir en haleine en nous projetant dans la vie de cet anarchiste cambrioleur, espiègle et rigolard mais sérieux.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   19 décembre 2018
A quoi bon se battre pour des gens qui confondent honnêteté et soumission ?

Je les jugeais incapables de comprendre que les voleurs, ce sont les bourgeois, les rentiers, tous ceux qui volent le fruit de leur travail !

Mon arrivée au commissariat sembla confirmer mes plus noires pensées : les "braves" gens du coin m'auraient tous lunché si les condés ne m'avaient pas protégé .... Quel paradoxe.
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Videos de Gaël Henry (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaël Henry
Retour sur le Festival de BD Au Temps Buller le samedi 17 février 2018 organisé à la librairie Au Temps Lire ! Merci aux auteurs Héloïse Chochois, Nicolas Delestret, Lucas Harari, Gaël Henry, Alex W. Inker et Winoc pour leur venue, leur participation aux jeux, leur enthousiasme et leurs magnifiques dédicaces ! Merci à vous tous !
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