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ISBN : 2848659823
Éditeur : Sarbacane (02/05/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Alors qu'il arpente les boulevards d'un Paris transformé, Jacques Damour se souvient de son ancienne vie à Ménilmontant... Ciseleur sur métaux, marié à Félicie, il était pauvre mais heureux avec ses deux enfants, Eugène et Louise. Tout a basculé pendant le siège des Prussiens... C'est le début de la Commune, Berru, un peintre en bâtiment affamé, qui mange bientôt matin et soir chez les Damour, tient des propos enflammés, prône la république, la justice et l'égalité ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Catilina38
  09 octobre 2017
Jacques Damour est une nouvelle de Zola (1880) qui décrit l'itinéraire d'un pauvre homme, ouvrier embarqué dans la Commune, déporté en Nouvelle Calédonie, puis revenu après un tour du monde dans la France de la III° République où il n'a plus sa place. Retrouvé par un ami de l'époque révolutionnaire, il renoue avec sa fille, en couple avec Emile Zola qui entreprend de rédiger le récit de la vie de Jacques Damour
La couverture est très soignée et donne envie d'ouvrir l'album, que ce soit par le thème graphique, la typographie du titre ou l'évident attrait du « d'après Zola« . Comme dans l'album, les couleurs sont vraiment réussies. Une couverture qui, ce n'est pas coutume en BD), reflète parfaitement l'ouvrage.
Les auteurs ont construit un véritable scénario de BD, faisant des allers-retours chronologiques par les différentes étapes du récit, ce qui donne beaucoup de rythme et intercale les tableaux naturalistes chers à Zola parfaitement recréés graphiquement par les crayons de Gaël Henry. le gros point fort de l'album ce sont ces décors, souvent en plan large ou simplement rendus très lisibles par un cadrage très bien pensé. On reste dans le style « Blain », esquissé, mais la précision de l'évocation reste étonnante. Lorsque le style est réaliste cela impose une très grande précision technique. Ici l'on obtient la même précision en quelques traits et c'est très fort. Les couleurs y sont pour beaucoup, notamment dans les extérieurs. de même, les séquences muettes (par exemple le résumé de l'épopée dans l'ouest américain) sont vraiment réussies et très drôles. L'on retrouve les premiers Tintins par moments. En revanche les plans serrés sur les visages montrent les limites du trait de l'auteur, mais il y en a peux dans l'album. Globalement on est entre Tardi et Blain, deux aspects graphiques qui ne sont habituellement pas ma tasse de thé, mais cela colle ici parfaitement au sujet, est très maîtrisé et se lit aisément. le dessinateur, relativement jeune, a une maîtrise assez consommée des codes de la BD.
Le scénario est tout aussi bien conçu. D'abord le matériau de base est passionnant et le reste au format BD. Ensuite l'on a une vraie fidélité avec les préoccupations de Zola (la vie des gens de peu, l'inéluctabilité du destin, les remous politiques, la grande et la petite histoire). Surtout, aucun pathos tout au long de l'album. Paradoxalement, ce récit d'une vie dramatique est porté par la joie, le bonheur de la fille et du père, par la bienveillance douteuse mais réelle de Béru. Il n'y a pas d'intrigue parce que ce n'est pas le sujet. Cette histoire est celle du récit d'une vie, récit simple, sans heurts, connus dès le début mais qui donne envie d'avancer dans l'album. L'idée de placer Zola lui-même comme interlocuteur crée par ailleurs une mise en abyme très bien pensée.
Jacques Damour est une vraie réussite après celle d'Alexandre Jacob, plus réussie graphiquement, à la fois agréable et fort intéressante par son sujet. Un beau couple d'auteurs à suivre résolument.
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Skritt
  26 juin 2017
Jacques Damour Emile Zola, Vincent Henry et Gaël Henry
Alors qu'il arpente les boulevards d'un Paris transformé, Jacques Damour se souvient de son ancienne vie à Ménilmontant… ciseleur sur métaux, marié à Félicie, il était pauvre mais heureux avec ses deux enfants, Eugène et Louise. Tout a basculé pendant le siège des Prussiens. C'est le début de la Commune, Béru, un peintre en bâtiment affamé, qui mange bientôt matin et soir chez les Damour, tient des propos enflammés, prône la république, la justice et l'égalité et convainc le père et le fils d aller se battre sur les barricades. Mais Eugène est touché par une balle en pleine poitrine et meurt. Peu de temps après, Jacques Damour est fait prisonnier et est déporté au bagne de Nouméa. Berru, lui, a filé trois jours avant l'arrivée des troupes… C'est cet « ami » justement que Damour retrouve par hasard sur le pont Notre-Dame. Berru lui apprend alors que Félicie s'est remariée avec un riche boucher des Batignolles. Les deux hommes, grisés par le vin, partent pour la boucherie… Quelle sera la réaction de Félicie en voyant Damour qu'elle croit mort depuis dix ans ? Eugène va-t-il être vengé ? Et Louise, qu'est-elle devenue ?
Jacques Damour, un bon père de famille, aimant, père son fils pendant la commune et veut le venger. Emprisonné et envoyé en Nouvelle-Calédonie, il s'enfuit et rejoint l'Australie, puis les Etats-Unis, pour revenir en France plusieurs années après son départ. Un vieil ami le reconnaît et lui présente sa fille, abandonnée par sa mère.
Le récit est tragique. le personnage, faible mais bon, s'imagine faire fortune pour retrouver sa famille ensuite. Mais rien ne va, tout part de travers. Jacques Damour est une personne comme tellement de monde, décalé avec son univers. Paris a changé, mais pas lui. Une histoire magnifique, marquée par la résignation et de beaucoup d'abnégation. Une histoire généreuse, complète dans un seul tome, ce qui aujourd'hui est appréciable quand on constate que tous les éditeurs proposent systématiquement des récits qui s'étalent sur plusieurs albums.
Le dessin est fluide, virevoltant, léger, souple. Un coup de crayon qui propose les émotions des personnages avec autant de détails qu'il en faut, tout en étant minimaliste. le dessin est juste ce qu'il faut, comme il faut. La couleur aurait pu ne pas exister, le noir et blanc suffire, mais elle améliore le côté tragique de la situation, elle est indépendante du dessin, elle apporte quelque chose.
Un récit bien adapté, un graphisme parfait, une bande dessinée comme on les aime.
Je remercie Babelio et Sarbacane pour ce partenariat.
Lien : https://lectureroman.wordpre..
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SaraGaga
  03 mai 2017
On vous avait déjà tanné avec "Alexandre Jacob", la désopilante biographie illustrée de cet anarchiste cambrioleur par le duo Henry et Henry, et bien vous n'avez pas fini d'entendre parler de "Jacques Damour" !
C'est l'histoire d'un retour. Celui d'un homme simple et discret que le siège des Prussiens, la Commune et surtout sont ami Berru ont transporté d'élans révolutionnaires... jusqu'à Cayenne ! Dix longues années plus tard, après mille aventures qui le menèrent aux quatre coins du monde, le voilà revenu à Paris. Mais qui reste t-il pour l'accueillir ? Qu'est devenu sa petite fille ? Et sa femme, l'a t-elle attendu ? Il n'y a que ce bon vieux Berru pour lui ouvrir les bras et prendre Jacques sous son aile jusqu'au fin mot de l'histoire !
Superbe adaptation qui donne envie de découvrir la nouvelle originale de Zola ! le dessin gaguesque donne énormément de dynamisme à l'intrigue et les couleurs bien senties ajoutent au tableau une sacrée dose de pep's ! On adore, et en plus, les auteurs sont tellement sympas !
Sara
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calypso
  16 juillet 2017
Je n'ai pas relu la nouvelle d'Emile Zola avant de me plonger dans la lecture de cette adaptation en bande dessinée mais je crois pouvoir dire qu'elle est fidèle au souvenir que j'en ai. L'histoire est celle du héros éponyme, Jacques Damour, ancien communard déporté au bagne de Nouméa. Tandis que sa famille le croit mort, il parvient à rejoindre l'Australie puis les Etats-Unis. Lorsqu'il regagne enfin la France après de longues années d'errance, il croise la route de Berru, son vieil ami, fervent patriote, homme révolté prônant la richesse pour tous, qui l'avait convaincu à l'époque de prendre les armes. Mais Paris n'est pas exactement semblable à la ville que Jacques Damour avait laissée et, guidé par Berru, il va peu à peu découvrir les changements qui se sont opérés en son absence.
Les auteurs, Vincent et Gaël Henry, ont su rendre un bel hommage à l'histoire bien connue de ce revenant, et, à travers elle, à l'un des plus grands auteurs français : les couleurs - la palette est large - mettent en valeur le Paris de la fin du XIXe siècle tandis que le dessin, simple, je dirais presque naïf, évoque à la perfection la candeur de Jacques Damour. Beaucoup de dynamisme et de rythme dans cette BD de plus de 130 pages !
Merci à Babelio et aux Editions Sarbacane !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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cindylecture
  04 août 2017
L'histoire est assez sympathique, j'ai apprécié me plonger dans un autre siècle ou le siège Prussiens mettait un peu inconnue, j'ai pu découvrir encore un peu de l'histoire de mon pays tout en suivant la vie d'un homme père de famille aimant qui ne pensait pas ce battre un jour. L'auteur met d'ailleurs en lumière l'endoctrinement qui peut être fait (sujet d'actualité alors que le livre originale date de 1900).
Même si les illustrations ne sont pas poussés aux détails et ne m'ont pas à cent pour cent conquise elle m'ont quand même permis de m'imbiber de l'atmosphère qui est parfois lourde et pesante surtout lorsqu'il est question de la guerre.
De plus j'ai aimé suivre la vie de notre protagoniste, chaque planche et une nouvelle péripétie pour lui. Il a vécu des choses atroces et triste et pourtant il n'est pas devenue un rustre qui déteste tout le monde. J'avoue avoir était touché par plusieurs illustrations qui sont bien mis en parallèle avec le texte. C'est un beau travail qui à été amené.
Je me suis attaché à Jacques qui m'a beaucoup peiné, il voulait ce qu'il y a de meilleurs pour sa famille (comme avoir plein d'argent) est à fini par si perdre. Une belle leçon de vie .
En conclusion une bande dessiné qui m'a transporté et m'a touché, j'ai apprécié découvrir cet homme vrai qui aimé sa famille et son pays, mais qui à était un peu faible ..
Si vous avez du mal avec les classiques n'hésitez pas à jeter un oeil à cette ouvrage , il en vaut la peine 😉
Lien : https://lalectricedyslexique..
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Les critiques presse (3)
BoDoi   06 juillet 2017
On retrouve ce trait vif et envolé, loin de tout réalisme – sans tomber dans l’abstraction toutefois – mais privilégiant le mouvement.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   07 juin 2017
Une reconstitution, de facture certes assez classique, mais fraîche et vivante.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   11 mai 2017
Plus une réinterprétation libre qu’une adaptation au sens strict du terme, Jacques Damour présente une vision pleine de charme, mais nullement idéalisée, du dernier quart du XIXe siècle. Précision et poésie, l'architecte des Rougon-Macquart aurait certainement apprécié l’effort.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
beamag87beamag87   10 mai 2017
-Mais ta femme est remariée mon vieux!
-Re... remariée... Tu es sûr?
-Parbleu! Tu étais mort, elle s'est remariée; ça n'a rien d'étonnant...
Seulement c'est drôle, parce que voilà que tu ressuscites!
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mandrake17mandrake17   16 septembre 2017
- Alors, Louise, ça va mieux? Tu te sens la force de venir manger avec nous?
- Mon papa... Je sais pas si j'aurai la force de marcher... Mais si tu me portes, ça ira!
- Petite profiteuse, va!
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