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ISBN : 1091146047
Éditeur : Dystopia (31/10/2013)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Des conquistadors naviguent sur le grand fleuve au milieu de la jungle hostile à la recherche d'El Dorado. Mais, un par un, les membres de l'expédition sont tués. Y-a-t-il un traître parmi eux ou bien l'explication est-elle du côté du surnaturel ?
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  11 février 2016
Des conquistadors naviguent sur le grand fleuve au milieu de la jungle hostile à la recherche d'El Dorado. Mais, un par un, les membres de l'expédition sont tués. Y-a-t-il un traître parmi eux ou bien l'explication est-elle du côté du surnaturel ?
"Sur le fleuve", très court roman (presque une novella) de Léo Henry et Jacques Mucchielli est globalement réussi. Bien sûr, j'ai beaucoup pensé au magnifique film "Aguirre, la colère de dieu" de Werner Herzog. L'ambiance et les thèmes y sont un peu les mêmes. Les auteurs tiennent plutôt bien la comparaison. Les auteurs font pleinement ressentir la folie qui gagne peu à peu les esprits. Henry et Mucchielli parviennent à rendre l'aspect oppressant de la forêt qui est un personnage à part entière. La peinture de la jungle est très réussie. le caractère hostile et sauvage des lieux est parfaitement rendu. L'atmosphère poisseuse des rives du fleuve, la moiteur, les insectes qui piquent, la sueur qui colle à la peau, les sons inquiétants de la jungle, tout y est pour immerger le lecteur.
Les personnages sont intéressants et plutôt bien caractérisés, leurs émotions et aspirations bien dessinées. Mais la longueur du récit, très resserrée (moins de 200 pages), ne permet pas de les développer autant qu'ils auraient pu l'être. J'aurais aimé en savoir plus sur le passé de chacun, éléments qui ne sont ici qu'esquissés. J'aurais aimé que les interactions entre les personnages soient étoffées. Pour cela, il aurait fallu un récit plus long. Au moins cela prouve que j'avais envie de plus et cette frustration montre que les auteurs ont su m'intéresser à leur histoire et à leurs personnages.
La conclusion, sans être mauvaise, est un peu prévisible mais cela ne vient pas gâcher la bonne impression générale, l'histoire étant bien menée et les thèmes abordés étant intéressants.
L'écriture est agréable, fluide et soignée. J'ai moins aimé les passages où ce qu'on pourrait appeler l'esprit de la forêt prend la parole. Ces passages n'apportent pas grand chose à l'histoire, m'ont paru un peu artificiels et viennent un peu amoindrir l'aspect immersif du roman.
Malgré les petits bémols que j'ai exprimé, le roman de Henry et Mucchielli est un texte prenant qui permet de passer un bon moment. Si vous aimez les récits d'atmosphère, n'hésitez pas à naviguer vous aussi "sur le fleuve".
Challenge Multi-Défis 2016 - 9 (catégorie "un livre d'une maison d'édition peu connue)
Challenge Petits plaisirs 2016 - 6
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BlackWolf
  12 mars 2014
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce court roman qui nous plonge dans une histoire, certes classique, d'explorateurs à la recherche d'or en Amérique du Sud, mais qui se révèle bien menée, sans temps morts tout en faisant monter au fil des pages une tension et un léger malaise qui happe le lecteur. Une des grandes forces du récit vient de ses personnages qui se révèlent soignés, que ce soit dans leurs émotions comme dans leurs motivations et leurs envies, mais surtout les auteurs arrivent à rendre tangible cette douce folie qui les prend au fil des pages. L'autre aspect intéressant vient aussi de cette forêt, de ces descriptions riches, vivantes, mais aussi angoissantes qui rendent cet endroit autant magnifique, colorée que sauvage, indomptable et sanglant. La plume des auteurs se révèle vraiment soignée, vive et entrainante, happant facilement le lecteur qui tourne les pages avec envie. Mes seuls légers regrets viennent d'un nombre important de personnages qui fait qu'on a, sur le début, du mal à parfois se retrouver et une conclusion trop classique vis-à-vis de mes attentes. Rien de bien dérangeant non plus, loin de là.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Charybde2
  04 novembre 2013
Fort beau roman, se jouant de et relisant, d'une écriture riche et subtile, Aguirre et l'Eldorado.
Publié en 2013 chez Dystopia, le roman de Léo Henry et du si regretté Jacques Mucchielli quitte l'univers de Yirminadingrad, au sens le plus large, que se partageaient leurs trois recueils de nouvelles (les magnifiques « Yama Loka Terminus », « Bara Yogoï » et « Tadjélé : Récits d'exil ») pour rejoindre la jungle sud-américaine du seizième siècle, le long d'un fleuve, Amazone, Orénoque, ou encore Rio Negro, vecteur privilégié – voire unique possible, face à la selve équatorienne quasi-impénétrable – pour conquistadors de toutes espèces…
Comme dans le film référence de Werner Herzog, « Aguirre – La colère de Dieu » (1972), exploitant lui aussi les chroniques du dominicain Gaspar de Carvajal, l'expédition en quête d'Eldorado est rapidement en proie aux inquiétudes, aux hésitations et aux dissensions, magnifiées par les difficultés « techniques » rencontrées, les contraintes logistiques et l'atmosphère de plus en plus délétère qui semble sourdre de la forêt elle-même.
Grâce à un superbe travail sur le langage (le Volodine du « Nom des singes », auteur fétiche du duo, et son exploration d'une taxinomie indienne propre à ce qui se passe sous la canopée, au plus près du courant, ne sont pas si loin), et à une rigoureuse – sous ses faux airs de rêves d'aventuriers dilettantes – exploitation des points de vue narratifs de la plupart des membres de l'expédition, la déliquescence attendue – car le « sujet » de l'histoire n'est pas ici vraiment le propos – s'infiltre bien insidieusement, créant peu à peu le malaise chez le lecteur, hanté qui plus est, lui, par les bouffées poétiques, lyriques mais néanmoins meurtrières d'une « créature » que l'on peine soigneusement à identifier, mais qui, indéniablement, traque le groupe pour son plus grand malheur, jusqu'aux chutes et aux révélations finales… Car la jungle et ses esprits animaux, ici aussi, plus encore que chez Conrad ou Herzog, viennent fouailler la moindre crevasse dans la détermination apparente de ces hommes et de cette femme, et l'exploitent jusqu'au bout et jusqu'à leur ruine, qu'ils soient hidalgos en quête de revanche, mercenaires blanchis sous le harnais mais ne croyant plus à la guerre, marins fins techniciens mais aisément superstitieux, prêcheurs militarisés et déjà aveuglés par la gloire insondable de leur Dieu, prêtres relaps vaincus par l'alcool, chasseurs se prenant à rêver d'un soudain retour à l'état de nature, ou même potentielles princesses indigènes précocement arrachées à leur peuple…
Court et très beau roman, qui se lit d'une traite dans une joie admirative et inquiète.
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TwiTwi
  20 février 2013
Ce livre m'a été bien vendu. Plutôt deux fois qu'une. Les coupables ? Tout d'abord la Salle 101. Ensuite Lhisbei. Ne cherchez pas plus loin, ces gens sont infréquentables. Bon faut avouer aussi que des deux auteurs j'ai déjà lu Yama Loka Terminus qui m'avait beaucoup plu et de Léo Henry Rouge Gueule de Bois qui m'avait bien plu également même si c'était un poil trop allumé pour moi. Donc ... j'ai lu Sur le fleuve.
Sur le fleuve, ça parle d'un groupe de gens, assez hétéroclites, au temps des conquistadors, qui se mettent en quête d'El Dorado, la cité faite d'or qui se trouve quelque part sur l'Amazone. Sur le fleuve donc. Jusque là me direz-vous, rien de très original. Des histoires de types un peu tarés qui croient à El Dorado et se mettent à sa recherche et de préférence n'en reviennent plus jamais, on a déjà vu ça 10 fois.
Ce qui est important donc, ce n'est pas l'histoire mais comment elle est traitée. Alors, au début, j'avoue j'ai eu un peu de mal car il y a beaucoup de personnages avec des noms, des nationalités et des fonctions différentes. Ces personnages nous sont présentés au tout début du livre, vous savez, un peu comme au début des pièces de théâtre. Ça aurait pu aider sauf que je lisais ce livre en numérique et que je ne trouvais pas bien pratique de retourner voir à la page dite. La manipulation à faire me venait bien moins naturellement que si j'avais eu un livre papier en main.
Ce n'est pas très grave, cela n'a pas duré. On finit par apprendre qui est qui et puis comme de toute façon ils meurent tous les uns après les autres, il y a de moins en moins de protagonistes à garder en tête. Donc voilà, une sorte d'esprit de la forêt "Petit Frère" n'est pas très content de l'intrusion de tous ces gens cupides. Et les meurtres de commencer. Et l'angoisse de monter. C'est ça qui est intéressant dans ce livre, c'est la montée lente et inéluctable de la tension, la peur, l'horreur qui se lit dans les pensées et les actes désespérés de ce groupe. A côté de ça, on en apprend davantage sur les personnages par une série de flash back sur leur vie passée, comment ils en sont arrivés là où ils en sont. On se rend alors compte que nombre d'entre eux ont un lourd fardeau personnel à porter. Tout ça se cristallise dans l'oppression ambiante.
Bref, ce petit livre parvient à ses fins de façon discrète mais brillante. Si vous le lisez, préparez-vous à vivre Sur le fleuve une aventure on ne peut plus éprouvante dans laquelle même le lecteur, pourtant bien tranquillement installé dans son canapé, son lit, son siège de RER, métro, train (biffez les mentions inutiles), ne sortira pas indemne.
Sinon, pour en revenir à la lecture numérique, sachez que Sur le fleuve est le premier roman que je lis en format numérique. Et ça se fête car ce fût relativement facile même si je me suis embrouillée avec la tactilité pas top et la découverte de mon nouveau joujou. A l'heure où j'écris ce billet, je suis en train d'allègrement m'enfiler mon second roman numérique et j'y prends goût, j'y prends goût. (A l'heure de la publication, je serai sans doute irrémédiablement conquise). (en fait en train de m'enfiler le troisième).
A noter que Sur le fleuve, publié aux éditions Dystopia, n'existe pour le moment qu'en format numérique (pour pas cher) mais j'ai ouï dire qu'il était prévu une sortie papier dans pas longtemps.
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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JessSwann
  12 mars 2019
Un roman qui, sur le papier, avait tout pour me plaire mais qui, au final m'a laissée sur ma faim. L'histoire est simple mais efficace : sur un radeau, des Conquistadors cherchent à atteindre une cité d'or. Mais bien entendu, ce n'est pas si simple et ils se trouvent confrontés à une légende inca qui a pris vie... L'idée est bonne mais je n'ai pas adhéré au style des auteurs, notamment sur les passages de Petit Frère . J'ai aussi eu un peu de mal à m'attacher aux personnages, exception faite de Dolores. En effet, même si les auteurs nous en dévoilent un peu sur leur passé grâce au jaguar, j'ai trouvé que je n'avais pas assez d'informations sur eux et ça m'a laissée un peu frustrée. En revanche j'ai totalement adoré la fin.

Ce que j'aime : la fin, le personnage de Dolores

Ce que j'aime moins : le style des auteurs, le manque d'information sur les personnages qui m'a empêchée de m'y attacher

En bref : Une excellente idée de roman et une bonne fin mais je n'ai pas adhéré au style des auteurs

Ma note

5/10
Lien : http://jessswann.blogspot.co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
psycheinhellpsycheinhell   17 juin 2012
Ma parole naît des racines
et saigne dans la sève
ma parole fume dans la feuille
et brûle dans le fruit.
Écoutez ma voix.
Elle sourd de la forêt
et tombe avec la pluie
elle coule avec le fleuve.
Ô vous, mes compagnons de ce monde imparfait
vous qui m'avez vu naître
vous qui m'avez vu grandir
et ô vous tous,
qui ne connaissez pas même mon nom.
Ce qui sort de cette bouche sans dent
est une histoire de forêt.
Elle parle de ce qui était
de ce qui est parfois encore
de ce qui, jamais plus, ne sera.
Elle dit qu'en attendant le monde parfait
en attendant la troisième terre
il nous reste les histoires
il nous reste les voix qui montent des foyers.
La mienne brûle dans la nuit.
Ma voix craque
ma voix fume.
Elle porte au ciel les parfums de la terre.
Elle est ce qui reste lorsque s'est tu le grillon.
Écoutez-la.
Écoutez-la.
Ô vous tous.
Écoutez-moi.
+ Lire la suite
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TwiTwiTwiTwi   02 février 2013
Mon nom est Petit Frère car, de tous les gens de mon peuple, je suis le plus jeune. La forêt est le ventre duquel je suis né. Je ne suis pas le fruit d'un arbre, je n'ai pas jailli de la source et ne suis pas tombé de cieux. La glaise ne m'a pas façonné. C'est la forêt qui m'a engendré, la forêt grosse comme la femme lorsqu'elle est enceinte. Mon nom est Petit Frère et je suis né ici.
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Charybde2Charybde2   04 novembre 2013
C'est une autre question que Francisco se posait. Pourquoi, quand au crépuscule il avait découvert leur nouveau campement, était-il resté à les observer pendant des heures ? Il les avait épiés, caché par l'épaisse végétation et, au fil du temps, avait commencé à se sentir comme un animal, un fauve guettant ses proies. Puis Espina avait perdu le sens commun et cette impression avait disparu. Il se souciait peu de leur sort mais s'était senti obliger d'intervenir, de rejoindre le groupe à nouveau. Il devait les suivre.
Quelque chose allait se passer. Bientôt.
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TwiTwiTwiTwi   02 février 2013
Petit Frère ne comprend pas pourquoi les hommes sont dévorés par la soif de l'or. Pourquoi ils pensent que les pierres brillantes sont plus importantes que leur vie. Pourquoi ils sont prêts à abandonner la paix de la forêt pour s'aveugler au reflet de l'or.
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Videos de Léo Henry (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léo Henry
"Hildegarde", le nouveau livre de Léo Henry aux éditions La Volte.
Le roman sur la vie d’Hildegarde de Bingen et son époque
Religieuse, visionnaire, scientifique, poétesse et compositrice, l’abbesse Hildegarde de Bingen n’a cessé, depuis sa mort, d’inspirer femmes et hommes. Figure totale du Moyen-âge européen, elle déborde des limites du 12è siècle et de la vallée Rhin où elle vécut : depuis sa berge de fleuve, entre Mayence et Cologne, Hildegarde rayonne sur l’univers entier.
Née au moment où la première Croisade arrive à Jérusalem, elle meurt tandis que naissent les premiers chevaliers de romans. À son expérience de femme de pouvoir, son œuvre mêle observations et visions, unissant sous une même énergie vitale les mondes réels, imaginaires et divins.Léo Henry crée, autour de Hildegarde, un livre-monde qui emprunte ses formes autant au récit épique, qu’à l’hagiographie ou au roman picaresque. Une fresque, qui court de la création du monde à l’Apocalypse, et explore l’intrication du temps qui passe et des histoires que nous nous racontons.
Inclassable et foisonnant, Hildegarde est un roman merveilleux, un roman de l’émerveillement.
1098 Naissance de Hildegarde à Bermersheim, dixième enfant. 1101 Première vision (3 ans). 1112 Entrée au couvent du Disibodenberg (14 ans). 1136 Hildegarde devient abbesse du Disibodenberg (38 ans). 1141 Une vision lui ordonne de révéler les messages de l’Esprit, début de la rédaction du Scivias (43 ans). 1147 Validation de ses visions par le Pape et Bernard de Clairvaux (49 ans). 1148 Fondation au Rupertsberg, près de Bingen, d’un couvent féminin indépendant (50 ans). 1150 Début de la collation d’un recueil de chants 1158 Début des voyages de prédication. 1165 Fondation à Eibingen d’un second couvent exclusivement féminin. 1170 Derniers voyages de prédication (72 ans). 1174 Achèvement du Liber divinorum operum, troisième et dernier livre de visions. 1179 Mort au couvent du Rupertsberg de Bingen (81 ans).
2012 Béatification officielle par Benoît XVI
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