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3.17/5   3 notes
Résumé :
À l’exception d’œuvres de prestige, au premier rang desquelles le public pense aux manuscrits, les objets textuels ne « naissent pas patrimoniaux », ils le deviennent. À partir de plusieurs exemples, littérature de jeunesse, bibliothèque bleue, écrits protestants, presse régionale, etc., les auteurs, universitaires et professionnels des bibliothèques, montrent comment le travail scientifique ou technique conduit à l’affirmation du caractère patrimonial des œuvres, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tout d'abord merci aux éditions des presses de l'Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques (ENSSIB) pour l'envoi de cet ouvrage.

J'étais impatiente de le recevoir mais il a pris des chemins de traverses pour venir jusqu'à ma boite aux lettres…

Lors de la réception d'un livre émanant d'un éditeur grâce à Masse Critique de Babelio, c'est toujours un moment unique pour moi : l'enveloppe, l'écriture de mon adresse, la découverte du livre….. sa lecture, l'écriture de la critique, sa publication…

C'est Fleur colchiques dans les près, fleurissent, fleurissent….

Pour la Fabrique du Patrimoine écrit, mon enthousiasme est retombé comme un soufflé à fromage et s'est envolé.

Cet ouvrage est co-écrits par 17 auteurs, tous des éminences grises.

Le thème de cette étude repose sur la valeur patrimoniale, historique, technique que l'on peut accorder aux écrits, supports graphiques, iconographiques… avec les différents acteurs et usages sociaux. Elle s'adresse à un public averti (bibliothécaire, archiviste, universitaire).

Les auteurs empruntent de nombreuses références pour étayer et baliser leurs propos et définir les contours de cette recherche.

Une partie est dédiée au numérique, qui repose sur un travail de conservation et de mémoire, qui protège les données et en donne l'accès au plus grand nombre, à l'heure de la dématérialisation.

Cet ouvrage regorge d'informations, historiques, géographiques, c 'est une étude vaste, fouillée, digne d'intérêt, elle s'adresse à un public averti, trop complexe pour moi
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Formalisation d'un "Parcours artistique et culturel des élèves" dès l'école primaire, numérisation des collections rares, opérations de médiation et de découverte ludique des collections, des "trésors" conservés dans les musées, dans les services d'archives, dans les bibliothèques, implication de l'Etat et des collectivités... le moins qu'on puisse dire, c'est que l'institution a commencé à prendre au sérieux la question du patrimoine sous toutes ses formes, ces dernières années.

Mais qu'en est-il du patrimoine écrit ? D'ailleurs, comment peut-on définir le "patrimoine écrit" ? Est-on actuellement en mesure de dire précisément quels objets textuels en relèvent ou non, et, si non, qui est habilité à le faire ? A supposer qu'on puisse un jour se mettre d'accord sur une définition de l'expression "patrimoine écrit", qui se chargera de construire, de faire vivre et revivre les écrits de toutes sortes qui nous ont été laissés en héritage ? Cet ouvrage a pour objectif, sinon de répondre à ces questions, au moins de les poser pour y réfléchir à partir de situations concrètes dans lesquelles la "construction" du patrimoine écrit est à l'oeuvre ; entre autres (et surtout) par les bibliothécaires.

Après une introduction dans laquelle Florence Henryot regroupe différents éléments de définition afin de cerner au mieux le sujet, notant au passage l'aspect dynamique et protéiforme d'un patrimoine écrit en pleine croissance, le livre s'organise en trois grandes parties :
La première traite de différents objets à présent reconnus comme ayant une valeur patrimoniale : les musées de l'imprimerie, les écrits protestants, les différentes éditions des contes de Perrault, les ouvrages de la "bibliothèque bleue" relevant d'une "littérature populaire" longtemps méprisée. L'accès de tous les objets au rang de "patrimoine écrit" s'est souvent fait dans la douleur.
Dans une seconde partie, les acteurs de la patrimonialisation des écrits anciens sont mis à l'honneur ; ils sont nombreux, ont des profils bien différents les uns des autres, mais ont pour dénominateur commun d'entretenir un lien plus ou moins fort avec le monde des bibliothèques. Ainsi, il est question successivement de la construction d'une identité patrimoniale pour la Bibliothèque royale de Belgique et pour deux bibliothèques de Sélestat, de la patrimonialisation des livres scolaires à la Bibliothèque Diderot de Lyon, et de celle des journaux locaux dans les bibliothèques de Meurthe-et-Moselle à travers la numérisation.
Enfin, on comprend dans la dernière partie du livre qu'il ne peut y avoir de fabrique du patrimoine écrit sans des usages sociaux propulsés par les bibliothécaires (valorisation des collections afin de susciter l'identification culturelle et l'émotion chez les usagers, création de bibliothèques virtuelles pour faciliter l'accès aux oeuvres), ou créés spontanément par les publics (apport des connaissances d'usagers non spécialistes mais curieux et connaisseurs, échange d'impressions autour d'objets du patrimoine sur les réseaux sociaux).



Un sujet fait débat tout au long du livre, en filigrane : celui de la numérisation des écrits. Si son impact est indéniablement positif au niveau de la conservation des oeuvres _puisqu'elle permet de limiter la manipulation, et de la démocratisation des collections _on peut accéder facilement au patrimoine écrit gratuitement et sans se déplacer, elle peut aussi "fausser" le rapport entre l'homme et l'oeuvre : une photographie d'une page d'un livre sans mention de la source et du contexte historique perd une une partie de son sens ; de même, voir un livre en photo, ce n'est pas le feuilleter, le sentir.

Vous trouverez sans doute ce billet abstrait et peu informatif, mais sachez que j'essaie de faire un résumé d'un livre dense que j'ai lu difficilement car cela fait longtemps que les textes de niveau universitaire ne croient plus trop mon chemin ! A la manière d'une voyante, j'essaie d'être assez vague dans mes propos pour que les inexactitudes puissent s'y camoufler sans trop de problèmes, et pour ne pas faire trop de contresens.

Au passage, on appréciera l'effort fait par les différents auteurs pour s'appuyer sur des cas concrets qui parleront au plus grand nombre ; il faut cependant bien le reconnaître : les différentes contributions qui composent cette oeuvre s'adressent surtout aux lecteurs familiers du monde des bibliothèques. Ce n'est pas faire de tort aux auteurs et à l'éditeur que de le dire, bien au contraire : La fabrique du patrimoine écrit se lit un crayon à la main, en prenant des notes, avec dans l'idéal un terminal connecté à portée de main, histoire de consulter les multiples articles du BBF, sites Internet, références d'auteurs... rencontrés au fil de la lecture.

A lire si vous travaillez dans le domaine de la culture, du patrimoine, des bibliothèques, de la documentation... ou si vous préparez des concours pour exercer dans cette branche, à terme. Il peut vous apporter pas mal de références qui nourriront ces passionnantes dissertations, commentaires de textes, notes de synthèse... qu'on vous demande de rédiger histoire de voir ce que vous avez dans le ventre !
Lien : https://pulco-suivezlepapill..
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Le titre de cet ouvrage, m'a interpellé, car j'ai d'abord pensé qu'il y avait d'abord l'écrit, en tant que besoin de satisfaire la diffusion de la connaissance et que ce ne serait qu'ultérieurement qu'on accorderait à tel ou tel écrit une valeur patrimoniale. La lecture, m'a fait comprendre ensuite que cela n'était pas le sens voulu par l'auteure, et que finalement, le choix de ce titre était pertinent, tellement il existe des définitions variées et parfois concurrentes.
Ce livre présente un travail considérable de recherches et d'enquêtes présentées sous trois aspects, les objets, les acteurs et les usages sociaux. de nombreux exemples retracent l'historique des objets, l'apparition de l'imprimerie, les usages qui en sont fait(écrits protestants, vecteurs de diffusion de la réforme par exemple). Si on peut reconnaître à cette étude, un intérêt patrimonial, car il essaie de définir, un périmètre, un contenu, des acteurs et des usages, en revanche son aspect de thèse universitaire est difficile d'accès pour le lecteur lambda.
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Un ouvrage intéressant pour les spécialistes de bibliothéconomie et du patrimoine écrit. Des ouvertures sur le monde muséal, sur le numérique, des rappels sur ce qu'est le patrimoine écrit... Des belles découvertes de projet aussi.
J'ai seulement trouvé que la contribution sur le patrimoine et les ouvrages scolaires était un peu sévère... Certes, il faut de la qualité et du sérieux pour constituer des ouvrages scolaires, qualité qui pêche parfois... Mais les propos de l'article sont parfois trop complexes dans leur raisonnement pour faire vraiment mouche.
Merci en tout cas à la Babelionaute qui m'a envoyé ce livre que je désirais depuis longtemps, comme je travaille dans le domaine !
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