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Ilya Green (Illustrateur)
ISBN : 2226186115
Éditeur : Albin Michel Jeunesse (07/01/2009)
Résumé :

D'habitude, les filles, elles aiment le rose, seulement, moi le rose, ça me sort par les yeux !

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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  08 septembre 2015
Pari risqué. Moi, ma petite fille aime le rose, ainsi que les robes de princesse, les poupées et les tralalas, absolument pas comme celle de ce livre qui ne jure que par le noir. Heureusement, toutes les deux ont les cheveux longs, une zézette et des barrettes et des pierres qui brillent, toutes les deux aiment les dinosaures, grimper dans les arbres, les grues qui construisent des tours, et toutes les deux connaissent au moins un petit garçon trop sensible et qui aurait aimé recevoir des perles ou un château de poupée.
Dans ce livre, la mère de la petite fille dit qu'elle est un garçon manqué, elle qui se trouve plutôt une fille réussie; et à la question de savoir pourquoi il y a des jouets pour les filles, et des jouets pour les garçons, on lui répond "c'est comme ça..."
Tout ça paraît plutôt anodin, la question du genre ressassée dans les médias. Mais les enfants, eux, se retrouvent très vite, si on n'y prend pas garde, embrigadés par cette loi de "c'est pour les filles / c'est pour les garçons" et les voilà coincés dans ces préjugés et cette barrière qui les prive d'une simple liberté d'être.
Ma fille a absolument le droit d'aimer le rose, comme celui de garder ouvertes les portes qu'on aurait tendance à lui fermer trop précipitamment, à l'école, dans la rue, chez ses petites copines et ses petits copains, et chez elle-même aussi, malheureusement.
Voici un beau livre qui fait réagir les enfants, toujours si épris de justice, et dont les illustrations sont savoureuses, les couleurs si vives et la représentation des enfants si vivantes! J'avais déjà beaucoup aimé celles de Bou et les Trois Zours, d'Ilya Green. Je recommande.
Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
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FabM
  10 janvier 2014
Une petite fille nous raconte qu'elle préfère le noir au rose, grimper aux arbres plutôt que jouer aux poupées, faire le brigand plutôt que la princesse. Elle affirme sa différence dès la première page, par une phrase unique et simple :« Moi, j'aime le noir ». Mais elle se questionne : est-elle une
vraie fille, puisque « d'habitude » les filles aiment le rose ? Est-elle un garçon « raté » ? Et les garçons qui cousent ou qui peignent des fleurs sont-ils de vrais garçons ?
L'album Marre du rose évoque avec subtilité la question du genre et de la norme tout en la mettant à la portée des enfants grâce à un texte simple dans sa syntaxe mais qui pointe les défaillances du discours normatif : ainsi, les parents transmettent un modèle de représentation du genre qu'ils ne questionnent pas : « c'est comme ça ». Ils sont ensuite relayés par un « tout le monde dit » dont on ne sait qui cela représente exactement et aussi peu pertinent dans le discours que l'argument « c'est comme ça ». L'album pointe aussi la non-réciprocité de l'expression « garçon manqué » et rappelle implicitement que la norme de référence est toujours le masculin, sans compter que cette expression est comprise différemment par un enfant (« garçon raté »). Par ailleurs, il met en valeur la gêne des adultes et leur peur sous-jacente de l'homosexualité masculine : Carl est puni pour avoir peint des fleurs sur ses petites voitures.
Servi par une illustration pertinente dans ses choix graphiques et chaleureuse par sa gamme de coloris, l'album saisit le clivage entre le monde supposé des filles et celui des garçons : la petite fille grimpe dans un arbre, se déguise en voleur, s'habille en pantalon et dans des couleurs sombres, est toujours en compagnie d'un ou de plusieurs garçons. A contrario, les petites filles sont habillées de robes, toujours bien coiffées, avec des bijoux et des poupées et jouent sagement. Cela se traduit aussi par la structuration de l'image qui sépare les plans par la couleur : univers rose pour les petites filles, à dominante verte pour les garçons et l'héroïne. L'illustratrice montre un monde de petites filles clos, non mixtes, alors que notre protagoniste évolue dans un groupe diversifié.
La petite fille est aussi peinte dans des situations du quotidien : jeux à l'extérieur, à la maison, dans le bain, dans son lit, à l'école... sont autant de situations dans lesquelles les lecteurs peuvent se reconnaître. Les enfants de cinq ans et plus pourront s'identifier à cette petite fille capable de saisir les règles du monde qui l'entoure et de les questionner.
L'album ne conclut pas sur ce que doit être une petite fille ou un petit garçon mais montre que le monde n'est pas en noir et blanc, ou plutôt en rose et bleu : il est de toutes les couleurs et tous les enfants peuvent y trouver leur place, quels que soient leurs goûts ou leurs comportements. A ce titre, il participe vraiment à la construction de l'identité de l'enfant, individuellement et dans le groupe. L'accompagnement de la lecture de l'enfant par les parents permettra une réflexion commune, des explications et des échanges autour de la question des normes et du genre.
Marre du rose détonne dans la production éditoriale en général, plus coutumière des représentations stéréotypées. C'est le seul album d'Albin Michel jeunesse à traiter de cette thématique pour l'année 2009 (année de son édition) pour sa tranche d'âge. Ses auteurs, Nathalie Hense pour les textes et Ilya Green pour les illustrations, ne travaillent pas spécialement sur cette thématique. Elles ont cependant produit un album très réussi, à mettre entre toutes les mains, celles des garçons et des filles.
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museumdetoulouse
  31 octobre 2012
Comment tordre le cou aux clichés et combattre les stéréotypes sans pour autant endosser le costume d'une féministe enragée ou d'une anti-sexiste révolutionnaire ?
Tout simplement en compulsant avec attention, les yeux grand ouverts et à l'écoute, l'album intitulé « Marre du rose » de Nathalie Hense chez Albin Michel jeunesse. Richement illustré, cet ouvrage coloré lutte contre les conventions en matière de différence fille et garçon et met à mal les goûts soi-disant attachés à l'un ou l'autre sexe.
Ainsi, malgré sa zézette et ses cheveux longs, notre héroïne revendique son amour immodéré pour le noir, les fossiles, les grues, les dinosaures et surtout les araignées, clamant haut et fort son aversion épidermique à l'encontre des poupées et autres princesses charmantes. Par ailleurs, elle rejette viscéralement cette idée préconçue d'être considérée par ses parents eux-mêmes comme un garçon manqué, voire « raté » et se présente avant tout comme une adorable fillette indépendante, drôle et pleine de ressources.
Rebelle ou provocatrice me direz-vous ? Certes, un tantinet, mais de prime abord vive, intelligente et terriblement futée, en capacité de nous faire sourire, rire et aussi réfléchir autour de ces préjugés que nous véhiculons tous, souvent bien malgré nous… éducation oblige…
Et, entre nous soit dit : moi aussi j'aime le noir, les voitures de course et les insectes et le rose… ça me sort par les yeux…
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Lagagne
  15 août 2013
Une petite histoire sur les codes fille/garçon qui ont besoin d'être bousculés. C'est vrai : pourquoi une petite fille qui aime le noir, les camions et a les cheveux courts serait un garçon manqué et non une fille réussie? Même chose pour le petit garçon qui aime jouer avec des poupées.
C'est simple et juste, avec de jolies illustrations aux couleurs vives.
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Virginie94
  08 septembre 2016
Une petite fille qui aime grimper aux arbres, aux brigands... se pose des questions. On lui dit qu'elle est un garçon manqué mais elle ne comprend pas exactement ce que cela signifie.
Ses parents ont une image très stéréotypé de ce que doit être une fille ou un garçon. Mais en regardant autour d'elle, elle voit que les choses sont beaucoup plus nuancées
Un bel album contre les clichés fille garçon. Avec cette héroïne qui réfléchit à ce que c'est que d'être une fille, mais s'intéresse aussi à ce qu'on attend d'un garçon et compare le tout avec ce qu'elle observe, on peut tous réfléchir à ces idées toutes faites qu'on a tous plus ou moins.
Si j'avais une petite critique, ce serait que cette petite fille n'est elle-même pas très nuancée. Elle n'aime vraiment rien des jeux qu'on attribue aux filles et déteste le rose. Il me semble que les enfants ont des goûts plus disparates que ça.
Mais c'est tout de même un très bel album, avec de belles illustrations qui dénonce efficacement les stéréotypes fille garçon.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LagagneLagagne   24 juillet 2013
Maman dit que je suis un garçon manqué. Ca veut dire que je suis comme un garçon, mais pas un garçon quand même.
C'est comme dire "étoile d'araignée" au lieu de "toile d'araignée", ça ressemble, mais c'est pas ça.
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ladythatladythat   28 mai 2014
Alors à la maison, j’ai demandé pourquoi les filles ne peuvent pas aimer les choses de garçons, et les garçons aimer les choses de filles. On m’a répondu c’est comme ça… Les réponses en l’air, c’est pas des réponses.
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BibliotekanaBibliotekana   13 juin 2014
A la place des voitures, il aurait préféré recevoir des perles. Ou un bâton de majorette qui fait de la musique.
Mais ça, tout le monde dit que c'est que des choses de filles.
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NievaNieva   14 octobre 2016
Et j'aime aussi l'histoire des premiers hommes, et tous les insectes, les vers de terre, et même les araignées, justement je les adore... et aussi les scarabées cerfs-volants. J'ai même pas peur de les prendre dans mes mains.
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asnicoasnico   26 mai 2017
Alors à la maison, j'ai demandé pourquoi les filles ne peuvent pas aimer les choses de garçons, et les garçons aimer les choses de filles.
On m'a répondu c'est comme ça... Les réponses en l'air, c'est pas des réponses.
Commenter  J’apprécie          20
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