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ISBN : 2355842566
Éditeur : Sonatine (26/06/2014)

Note moyenne : 2.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Un pays des Caraïbes, qui fait fortement penser à la Jamaïque. D'un côté, une caste privilégiée qui tient le gouvernement, l'armée, les médias, la justice et toutes les richesses locales, une élite corrompue, qui oscille entre volonté d'indépendance et soumission aux riches investisseurs étrangers. De l'autre, le ghetto, les gangs, le trafic de ganja, une misère de plus en plus noire. Un mélange explosif qu'une seule étincelle suffirait à faire exploser. Et si celle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
dunoirdupolar
  30 juillet 2014
Voici un peu des Caraïbes : son soleil, ses plages, ses cocotiers, sa ganja... et surtout sa misère !
"Get up ! Stand up !" est un roman de Perry Henzell paru en 1982. L'histoire se déroule sur une île des Caraïbes, anciennement anglaise, et qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la Jamaïque.
Dans l'île, les situations sociale et économique s'affaissent de jour en jour, et ce n'est pas Percy Sullivan, Premier ministre, qui détient la solution à tous les maux. Ce dernier, en bon politique qu'il est, a surtout un don d'orateur, mais en pratique, il se trouve être un incompétent et ne fait pas mieux que son prédécesseur DeCartret.
Percy va alors s'en remettre à Winston Bernard, son cousin, directeur de la Banque centrale. En pleine crise pétrolière, ce dernier a un stratagème pour sortir le pays de sa mauvaise passe et fait appel à Hugh Clifford, un important homme d'affaires américain. La décision prise est de mettre en place une taxe minière au risque d'irriter quelques investisseurs étrangers.
Dans le même temps, l'armée tue plusieurs jeunes qu'elle a menés dans un guet-apens pour déstabiliser le Général Mark Bernard, frère de Winston, et le gouvernement de Percy. Alors que des officiers souhaitent prendre le contrôle du pays, le Général parvient de justesse à endiguer le putch, mais cela aura de terribles conséquences...
Izion et Wire sont les seuls rescapés de la fusillade. Dans le ghetto, la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre, et c'est chez Zack Clay, nouvelle star mondiale du reggae, qu'un "mouvement pour la paix" va prendre forme, et faire de ce dernier un leader face à l'oppression.
Dans un pays au bord de l'implosion, chacun va prendre ses responsabilités pour tenter de trouver un équilibre et ramener une certaine stabilité. Mais cela ne se fera pas sans verser du sang et des larmes...
Perry Henzell, d'une plume avertie, décortique magnifiquement l'être humain. Ce roman social, teinté de noirceur, est une critique acerbe du capitalisme et sur ce qu'il peut engendrer de pire. Il en ressort un constat frappant : plus de 30 ans après, peu de choses a changé. de ce fait, ce livre est très actuel. L'auteur, par un certain humour, se moque magnifiquement des Grands de ce monde, et surtout, montre leur côté plein d'avarie qui peut causer du tort à bien des innocents.
Plusieurs personnages défilent, différentes histoires s'emmêlent et cela sans jamais se perdre. le seul hic, c'est la longueur du texte et donc la lassitude que celle-ci peut apporter. Par moments la narration devient trop longue, on a même le sentiment que Perry Henzell a vite envoyé certains de ses personnages au septième ciel pour pouvoir arriver à la fin de cette fiction.
YB.
Lien : http://dunoirdupolar.blogspo..
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critiques presse (1)
LeMonde   01 septembre 2014
Derrière la figure de Zack Clay, le musicien qui hésite entre prôner l'apaisement ou la révolution, on reconnaîtra Bob Marley. Ces tensions intérieures d'un artiste constituent le principal intérêt de ce roman touffu et polyphonique, où le reggae chaloupe à toutes les pages.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Quand on était libre, l’idée même d’un régime militaire paraissait absurde, tellement tirée par les cheveux, qu’il semblait invraisemblable que des citoyens adultes puissent réagir en masse1 comme des écoliers face aux généraux lisant à haute voix leur règlement, mais quand on se frottait concrètement à la mentalité militaire, en quelques minutes elle apparaissait comme une réalité continue, et il semblait que la liberté était une fantaisie, un bref interlude ici et là dans l’histoire, une récréation à la fin de laquelle le sifflet finissait toujours par retentir.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Au cours des derniers cinq mois, la consommation d’eau avait été réglementée dans toute la ville. Il était formellement défendu d’arroser les gazons, de laver les voitures ou d’entretenir les fleurs. Même avant la sécheresse, les restrictions étaient de rigueur chaque année. Le problème n’était pas l’eau : il y en avait beaucoup dans les montagnes. Le problème n’était pas l’argent : l’approvisionnement en eau était l’investissement favori des institutions caritatives. Le problème était qu’il n’existait pas d’expert local suffisamment influent pour faire passer une décision impliquant autant d’argent qu’en nécessitait le réseau de l’eau face à ceux qui avaient intérêt à vendre des projets aux quelques méga-entrepreneurs en compétition pour les aéroports et les digues, les ports et tous ceux qui, à travers le monde, avaient besoin d’investir dans des infrastructures.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Il était physiquement à son aise dans les tropiques parce qu’il avait passé une partie de son enfance à traîner dans les terres d’élevage que son père avait sur l’île, pieds nus avec une bande de petits paysans, avant d’être envoyé en pension en Angleterre, et il avait compris très tôt que, s’il pouvait bénéficier des avantages d’être riche et blanc tout en restant cool comme un Noir nécessiteux, il aurait le meilleur des deux mondes.
C’était un homme blanc amoureux de musique noire.

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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
La passion : c’était la seule drogue dont Michèle était dépendante, la passion véritable, du genre purificateur. C’était la drogue qui libérait ses instincts, lui confirmait qu’elle avait raison de les suivre, lui donnait l’assurance de son jugement et lui avait permis de réussir au théâtre, car lorsque Michèle se passionnait pour quelque chose, son enthousiasme se répandait autour d’elle – elle avait vu cela se produire souvent.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Les gens croient que les psychos n’ont aucune conscience, mais en fait ils désirent le pardon. Et c’est ce qui les rend si dangereux. Elle avait réalisé que chaque fois qu’on leur pardonnait, ils considéraient cela comme une victoire et commettaient des atrocités pires encore, au point que l’on ne pouvait plus leur pardonner.
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