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ISBN : 2811207279
Éditeur : Milady (23/03/2012)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 34 notes)
Résumé :
La Terre est détruite, victime de la folie des humains.
Cal est le seul survivant.
En hibernation dans la capsule spatiale qui lui a permis de fuir, Cal se réveille, des milliers d'années plus tard ; au large d'une grande planète bleue. Le naufragé est recueilli par un peuple simple et pacifique, encore à l'aube de son histoire. Cal s'éprend de ces Vahussis qui lui redonnent goût à la vie, et tente le pari le plus improbable qui soit : hâter leur év... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  05 mai 2014
Cal est évacué dans un capsule carcérale avant que Mars et la Terre ne s'autodétruisent mutuellement (c'est une allégorie de la doctrine MAD = Mutual Assured Destruction : le cycle démarre en 1975 et la course aux armements de la Guerre Froide bat son plein).
Il est réveillé des milliers d'années plus tard par la procédure judiciaire automatisée de la capsule avant d'être déposé sur une planète viable mais inconnue. Par un sympathique concours de circonstances, notre rescapé va passer du statut de Robinson Crusoë à celui de mentor de civilisations (difficile de ne pas penser à une version sage et grand public du grand oeuvre des frères Strugatsky : "Prisoners of Powers"). Car après la découverte d'une base d'une race alien très avancée mais totalement disparue (les Loys), Cal va accéder à un statut semi devin qui va lui permette de guider ses protégés vahussis de siècles en siècles à l'aide de l'IA d'un superordinateur et superrobots qui font jouer le rôle de bons copains. Avec cet aspect moralisateur progressiste voire humaniste, ou naïf c'est selon la vision du monde de chacun, on se retrouve avec l'équivalent SF d'un Rahan.
http://partiprehistorique.files.wordpress.com/2008/04/rahan2.jpg
Donc c'est une bouffée d'air frais pour un lecteur du XXIe siècle cerné par l'argent roi, l'individualisme forcené, la compétitivité mortifère, les homines crevarices prêts à tout et au reste pour se sentir supérieurs aux autres…
* Dans le 1er tome, intitulé "Le Rescapé de la Terre", Cal guide la peuple préhistorique des Vahussis sur les premiers pas de la civilisation. Cal enseigne la natation et la navigation, l'agriculture et l'élevage, le football et le rugby… Mais Cal apprend aussi à se défendre contre les vilains barbares expansionnistes du Nord. La découverte du poste avancé des Loys change la donne et le destin de Cal.
* Dans le 2e tome, intitulé "Les Bâtisseurs du monde", Cal doit inciter une culture mi antique mi médiévale à s'affranchir d'une dictature théocratie pratiquant l'esclavage fondée par les descendants des vilains barbares expansionnistes du Nord.
Il en profite pour faire avancer la construction navale et les pratiques démocratiques tout en fondant une société qui ressemble à la Franc-maçonnerie tout en évoquant la Fondation d'Isaac Asimov. La fin du récit est agrémentée de quelques scènes rappelant les bons vieux films de cape & épée ("Ivanhoé", "Robin des Bois"…) avant que Cal ne connaissent le 1er drame de sa nouvelle vie.
Dans le 3e tome, intitulé "La Planète folle", on alterne sans prévenir le Space-Op à la sauce "Thunderbirds" et le cape & épée à la Jean Marais dans une ambiance très Renaissance même si reconnaît quelque ingrédient de la 1ère modernité. C'est un peu bizarre au départ, mais l'auteur parvient à bien mêler les 2 intrigues à la fin du récit.
Tout cela est donc à la fois très optimiste et très naïf car si on partage la foi de Cal dans ce qu'il y a de meilleur dans l'homme, quantité de trucs sont amenés de manière facile voire caricaturale viennent un peu tirer l'ensemble vers le bas (genre la manière donc Cal fait la leçon aux méchants prêtres esclavagistes).
On peut aussi froncer les sourcils devant la redondance des romances fleurs bleues de Cal, puis de Giuse, y compris dans leur côté "Highlander" (les « immortels » devant mettre en scène leur mort pour quitter leur compagne du moment), mais qu'importe…
Et on n'échappe à des phases de gestion pures un peu forcée qui ne sont pas sans rappeler les jeux de stratégie genre "Populous", "Powermonger", "Megalomania" et bien sur le plus célèbre d'entre eux à savoir "Civilization". Dans le même ordre d'idée, la manière dont Cal d'abord, Giuse ensuite, acquièrent leurs connaissances extraordinaires annoncent avant l'heure les arbres de compétences rôlistiques et vidéoludiques.

Une civilisation meurt, une autre naît : l'auteur nous offre entre Planet Opera et ethnofiction une saga distrayante et des valeurs positives qu'on aimerait voir plus souvent IRL. Et pour ne rien gâcher tout cela n'a vraiment pas trop mal vieilli par rapport à d'autres titres parfois plus récents…
Entre les cowboys de Heinlein et les roublard de Vance, un gars lambda qui imite inconsciemment ce bon vieux "Flash Gordon" d'Alex Raymond ! Je lirais bien sûr la suite de la saga avec plaisir.
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fnitter
  05 avril 2012
Ce premier tome regroupe les romans, initialement publiés aux éditions Fleuve noir : le Rescapé de la terre (1975) Les batisseurs du monde (1976) et La Planete Folle (1977) de la série Cal de Ter qui compte 7 tomes.
La genèse : Les hommes se sont auto-détruits. Cal en hibernation est envoyé dans l'espace dans une capsule. Il se réveille 9.000 ans plus tard à proximité d'une nouvelle planète habitable.
L'histoire : Cal va, d'abord par sa seule intelligence, puis aidé par une technologie extérieure (je vous laisse le soin de découvrir laquelle) aider au développement de la race - humaine - au fil des siècles, ici, sur des périodes approximativement comparables à la Préhistoire, l'antiquité et le moyen âge.
L'homme (ou le groupe), abandonné, isolé en milieu plus ou moins hostile qui use de son intelligence et d'un peu de technologie bienvenue, pour s'en sortir et évoluer est un thème cher à Hérault (voir entre autres : le bricolo , L'Androcomb ou Les ennemis ).
De la sf dite populaire et de qualité (les deux ne sont pas antinomiques) dont Hérault est le pape des années 70-80.
Pas de hard-science, un récit très accessible simple, mais ingénieux, bien construit et bien rythmé. Très distrayant. Hérault utilise le présent et le passé composé, la narration à la fois à la première personne et la troisième.
Un héros très humain, qui fait penser un peu aux héros de Heinlein, droit dans ses bottes, pétri de grands principes, montant souvent sur ses grands chevaux, mais épris de justice.
De très beau morceaux de bataille (sf militaire)qui ne sont pas sans rappeler (le côté politique en moins) des romans de Weber comme Les héritiers de l'empire ou Sanctuaire, tome 1 : Cap sur l'Armageddon .
Quelques facilités et deus ex machina, mais qui passent très bien.
Conclusion : Un excellent moment de distraction
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bibliomanu
  15 septembre 2012
La rencontre avec Cal de Ter aurait pu se produire plus tôt. Je veux dire, en 1975, quand le premier titre de la série est paru dans la mythique collection Anticipation chez Fleuve noir. Seulement voilà, en 1975, je baignais encore dans mes langes...
Malgré le travail remarquable de la Rivière Blanche où figurent plusieurs titres de Paul-Jean Hérault à leur catalogue et malgré aussi une tentative ratée avec Millecrabe (paru aux éditions Interkeltia), titre pour lequel le manque de relecture éditoriale et une typographie calamiteuse avaient eu raison de ma patience, malgré tout ceci, donc, il m'aura fallu attendre 2012 pour succomber à la curiosité. le début d'année a en effet vu refleurir un peu partout le nom de l'auteur en librairie, à travers plusieurs rééditions dignes d'intérêts : Gurvan aux éditions Critic et Cal de Ter, donc, chez Milady, qui regroupe pas moins de trois romans : le Rescapé de la Terre, Les Bâtisseurs du monde et La planète folle.
Après que les humains ont finalement trouvé le moyen de mettre définitivement la Terre en péril, un certain Guise installe Cal en état d'hibernation dans la capsule d'un vaisseau spatial, lequel Cal se réveille quelques milliers d'années plus tard aux abords d'une planète s'avérant habitable. Il s'installe, planque ses affaires – mieux vaut être prudent – et commence son exploration. Assez rapidement, il découvre un peuple pacifique fascinant, les Vahussis. Bien décidé à s'intégrer auprès de ces personnes qu'il prend en affection, Cal ne peut néanmoins s'empêcher de contribuer à leur bien-être en leur délivrant le fruit de ses connaissances terriennes. Mais à trop vouloir jouer les bons samaritains, cela peut entraîner quelques... menus problèmes, surtout quand s'offre à vous la possibilité de mesurer l'ampleur d'une évolution à l'échelle de plusieurs siècles.
L'histoire de Cal est du genre tumultueuse, exotique, aventureuse... multiple. Et ça ne fait pas de mal de goûter à de la Science-fiction de cette trempe là. Il y a bien là-dedans un petit côté suranné – ça sent bon la SF à papa – mais cela n'enlève en rien le plaisir que l'on en retire à la lecture, bien au contraire. C'est d'ailleurs en lisant cet ouvrage que j'ai d'une certaine façon pu imaginer la passion qui anime Laurent Genefort autour de cette science-fiction d'une autre époque, dont il n'a de cesse de favoriser à nouveau la lecture en travaillant à sa réédition auprès de différents éditeurs.
Peu importe ici la véracité scientifique – j'imagine que les dents de certains doivent grincer –, ce qui retient surtout l'attention, ce sont les situations rencontrées par Cal dès son entrée en piste sur cette planète sensiblement proche de la nôtre. Ce personnage livré à lui-même – un peu à la manière de Adam Reith dans le cycle de Tschaï de Jack Vance – confronté à toutes sortes d'aventures dont il se fera le faire de lance, impose la figure d'un Héros fort, inébranlable, intrépide et armé de bonnes intentions, qu'on croirait tout droit sorti d'un pulp.
De fait, si cette image est intéressante et donne sa tonalité au livre, Cal n'est pas sans agacer parfois, notamment dans son manie de vouloir jouer au Dieu (avis aux nostalgiques, le récit, allez savoir comment, m'a rappelé le jeu Populous sur Amiga) : je sais ce qui est bon pour vous, je m'institue maître de votre destin, je connais la voie de la sagesse même si mes frères terriens et moi avons contribué à notre perte, mais après tout peu importe. Première leçon pour favoriser l'esprit d'équipe et aller ensemble de l'avant, je vais vous apprendre à jouer au football (!).
Cal comme facteur d'évolution ? Cela prête à sourire mais cet aspect des choses, face à la richesse du livre et des péripéties dont il se fait l'écho dans ce premier tome, ne représente pas un frein à la lecture.
Entre Planet opera, Ethno-fiction, Aventure et Fantasy, le mélange aurait facilement pu s'avérer indigeste, il ne fait que mettre en appétit. Ça tombe bien, l'intégrale tome 2 est déjà parue. Quant à la troisième, elle devrait voir le jour au premier trimestre 2013. Dans l'intervalle, les lectures ne manqueront pas pour patienter...
Les premières lignes, celles qui, en librairie, ont motivé mon acquisition :
Dans l'espèce de tube transparent où il repose, nu, le corps de l'homme est impressionnant de blancheur. Celle des cadavres. Ses cheveux, châtain très clair, presque blonds, ont poussé, mais leur éclat est tout de même encore trop vif pour être ceux d'un mort.
Le bruit d'un déclic vient rompre le silence pesant. Pas un bruit sec de machine bien entretenue, plutôt celui, hésitant, d'un appareillage qui fonctionne toujours, certes, mais avec un poil de retard. Dans une armoire murale un bourdonnement naît et, peu à peu, une horlogerie étonnante met en oeuvre une multitude de cadrans qui s'éclairent.
Une sorte de gelée verdâtre glisse dans le tube transparent et vient recouvrir les pieds de l'homme, montant peu à peu vers son visage d'où s'échappent des dizaines de fils collés à la peau par une goutte d'un liquide durci. Insensiblement, comme la marée d'un océan, la gelée s'anime d'un mouvement de flux et de reflux qui s'accélère jusqu'à devenir nettement perceptible à l'oeil.
Les heures passent...
Lien : http://www.bibliomanu.blogsp..
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mauriceandre
  07 avril 2015
de P.J. Hérault je n'avais lus que "Gurvan" que j'ai beaucoup aimé et, sur une suggestion d'un Ami sur le site, je me suis procuré les trois tomes de l'intégrale de "Cal de Ter".
Bien que ces livres ont étés écrit dans les années soixante dix ils montrent un humanisme qui ne serait pas de trop dans notre vingt et unième siècle.
Je ne vais pas vous faire le résumé des trois roman inclus dans ce tome 1, Alfaric et fnitter l'ont fait d'une façons que je ne pourrais égaler.
La seule chose qui m'a un peu gêné c'est les romances a répétitions a chaque réveil.
et pour une fois je n'ai pas a remercier un Traducteur puisque l'Auteur, dont s'était le premier roman de Science fiction, est Français, Cocorico !!
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h0ze
  04 mai 2014
J'attendais de finir les 3 volumes pour me faire une idée de cette série. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit là d'un cycle composé de plusieurs chapitres chacun écrits avec quelques années d'écart, de 1975 à 1984.
Les chapitres sont assez inégaux dans leur intérêt. Autant le premier tome est vraiment très agréable dans la mise en place de l'histoire, le passage d'une époque à une autre et les conflits gérer sont vraiment captivants. Mais dans le second tome on a juste une impression de réchauffé, la mécanique est encore la même. On devine et anticipe trop le déroulement de l'histoire.
Gros plus dans les phases de bataille que ça soit de cavalerie, sur les mers ou avec des régiments d'artillerie. Vraiment agréable. le gros point noir pour moi c'est par contre l'approximation scientifique. C'est vraiment dommage et même en prenant en compte l'age de l'oeuvre, je m'explique mal comment l'auteur peut des fois manquer d'autant de rigueur (se tromper entre galaxie et système solaire par exemple)
Dans son ensemble cette série Cal de Ter mérite quand même son 4/5 car je trouve sa lecture très agréable et divertissante.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   31 mars 2014
La seule justification pratique de la religion, quelle qu’elle soit dans l’histoire de la Terre, est d’avoir imposé une morale à des hommes qui étaient encore proches de la brute. Le sens du bien et du mal. Pour les forcer à faire le bien, on agitait au-dessus de leur tête les foudres d’un dieu tout-puissant et comme le dieu en question ne se manifestait guère, on a réussi ce tour de force d’imposer une crainte abstraite de l’Au-delà.
Inventer une « vie après la mort », c’était déjà astucieux, mais en menacer les bons vivants, alors là c’était une véritable prouesse. Parce que après tout hein, personne n’est revenu de l’autre côté de la Frontière pour confirmer ! En tout cas, si j’admets le principe de la religion pour la Terre où elle a servi de cadre moral, je conteste l’usage qu’en ont fait bon nombre d’ambitieux, l’utilisant pour obtenir ou asseoir leur pouvoir, hommes d’Eglise ou hommes politiques d’ailleurs.
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AlfaricAlfaric   26 mars 2014
Dans l'espace, chacun le sait, seules les planètes bleues permettent la vie humaine. La Terre elle-même était bleue.
Cette planète, énorme, était d'un bleu très dense…
Elle avait tout pour donner la vie à une race humaine avec toutes les tares, toutes les monstruosités que cela comporte.
Sa grande chance voulut qu'un homme intelligent, pacifique et pourtant très fort, y soit jeté, une nuit. Un rescapé…
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AlfaricAlfaric   29 mars 2014
Elle indique le XVIIe siècle, 1631, exactement le 6 avril à 17h47. Et puis l’explication vient toute seule. Les pendules astronautiques comportent quatre fenêtres. Il a été opéré en juillet 2296, et bien, la pendule a atteint son maximum 9999, et elle a recommencé à zéro ! Ça fait donc plus de neuf mille ans qu’il… Mais non, même pas, il n’y a aucun moyen de savoir combien de fois elle est revenue à zéro !
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AlfaricAlfaric   12 avril 2014
- Cal, tu ne veux vraiment pas que je fasse équiper la Cassy de quelques arbalètes lourdes ?
- Inutile, mon vieux, elle est plus rapide qu’aucun autre bateau et je ne vais pas aux îles pour faire la guerre, mais du commerce.
Il n’a pas l’air satisfait, le grand Sistaz, et je ne peux pourtant pas lui dire que mes robots rigolent bien de ces arbalètes, enfin quand je dis qu’ils rigolent, hein…
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AlfaricAlfaric   30 mars 2014
Les religions ont cela de commun avec le mariage qu’elles sont capables du meilleur comme du pire.
Souvent par l’abandon d’une partie du moi authentique, elles endommagent gravement l’intégrité individuelle et débouchent au fanatisme.
Alors la question se pose : et si les hommes n’avaient jamais eu de croyances ?
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