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Jacques Polanis (Traducteur)
ISBN : 225304511X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1991)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Lorsque la voiture piégée explosa dans une rue de Dublin, John O'Neill vit mourir sa femme et ses deux fils par la faute d'un terroriste.
Il était un génie, il devint le Fou. Il avait perdu toute raison d'exister sauf une, la vengeance : il allait faire partager sa souffrance par la Terre entière. Seul, dans son laboratoire de fortune, il fabriqua une arme bactériologique terrifiante, la peste blanche, qui tuait les femmes, toutes les femmes, sans remède.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  28 avril 2017
Il y a un truc qui me fout une trouille de tous les diables en ce moment : ce sont les armes bactériologiques. Elles peuvent s'immiscer partout, ni vu , ni connu.. et puis une fois qu'on s'en rend compte il est déjà trop tard (si on a le temps de s'en rendre compte bien sur).
Alors quand un des plus grand auteur de SF, fait de l'anticipation avec un tel sujet , il y a de quoi avoir des sueurs froides.
D'autant que l'actualité s'y prête grandement , même si le contexte et les lieux sont différents.
Frank Herbert est pour moi un des auteurs qui décrit le mieux les dédales géopolitiques des différentes nations existantes ou non ( Dune entre autre).
Ses connaissances font que tout devient crédible.. et bon sang on s'y croirait !
J'ai dévoré ce roman qui m' a emporté dans une de mes plus grandes peurs. L'écriture ets criante de vérité et nous met face a tous les possibles.
Un grand Herbert encore une fois.
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ACdeHaenne
  29 avril 2014
John O. O'Neill est un biologiste moléculaire promis à un brillant avenir. Américain d'origine irlandaise, il vient d'obtenir une bourse pour venir faire des recherches sur les terres de ses ancêtres. Alors qu'il se trouve à la banque afin de remplir des formalités administratives, il assiste, impuissant, à un attentat meurtrier commis par une branche radicale de l'IRA. Parmi les nombreuses victimes, se trouvent sa femme et ses deux enfants qu'il voit mourir sous ses yeux. Pris de folie furieuse, O'Neill décide se se venger de ceux qu'il considère comme responsables de son drame personnel. Ainsi va-t-il mettre à profit son génie pour la génétique et créer une nouvelle forme de peste qui ne tuera que les personnes de sexe féminin. Ses cibles : l'Irlande, parce qu'elle a engendré les terroristes, l'Angleterre, car ce pays est la cause du terrorisme, et la Lybie, où se sont entraînés les membres du réseau à l'origine de l'attentat...
Voilà bien un livre perturbant à chroniquer. A la fois très bien écrit (ben oui, Frank Herbert, quoi) et livre boursouflé. Véritable page-turner à l'intrigue plus qu'improbable. C'est vraiment déroutant de lire ce genre de roman parce qu'un auteur tel qu'Herbert, s'il nous avait habitués à un souffle épique avec "Dune" (même si je ne suis pas un fan absolu), on a droit ici à une balade irlandaise (jeu de mots !) d'un meurtrier de masse. A la fois on déteste cet homme et on ne peut s'empêcher de compatir, vu ce qui lui est arrivé.
Bref, un livre ambivalent tant sur le fond que sur la forme. Ni bien, ni mauvais. A vous d'émettre votre propre avis, si ce n'est déjà fait.
A.C. de Haenne
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Ink-Heart
  12 janvier 2017
Je dois avouer une certaine déception suite à cette lecture. le nom, Frank Herbert, auréolé de la popularité de Dune et l'intrigue de départ annonçaient une bonne histoire et donnaient toutes les chances à La Mort Blanche d'être un grand roman. Mais cet ouvrage souffre de deux points négatifs qui entravent grandement le plaisir de la lecture.
Tout d'abord il y a des longueurs qui sont au mieux sans intérêt, au pire carrément assommantes - notamment les longues tirades scientifiques qui m'ont passablement assommée !- Mais surtout, et hélas... les personnages sont bâclés. Certains sont balancés les uns à la suite des autres avant d'être abandonnés aussi sec cent pages plus loin. Par exemple, l'équipe de scientifique réunie pour chercher un remède avait tout pour devenir un encrage dans le roman ! Mais on n'en parle qu'à peine, après avoir pourtant eu droit à deux longs chapitres centrés sur eux ! Ou encore le président des Etats-Unis dont l'assassinat m'a laissé de glace tant il paraît minoritaire dans le roman - deux chapitres sur lui ! et tout ça pour ça ?- . Aucun n'est réellement creusé, aucun ne m'a fait ressentir de l'empathie et finalement tout intérêt pour leurs histoires a disparu. Herbert ne prend pas le temps de développer leurs pensées, leurs évolutions - et pourtant certains comme Kate O'Gara par exemple, auraient réellement apporté quelque chose de passionnant à l'intrigue. Elle est malheureusement à peine effleurée.- J'ai eu la vague impression qu'Herbert s'était embourbé dans sa grosse quinzaine de personnages sans vraiment savoir vraiment quoi en faire, ce qui est fort dommage. Même le Fou, John, personnage principal, finit par devenir complètement insipide. Pourtant c'est probablement la personnalité la plus troublante et passionnante du roman. La naissance de sa double personnalité ? A peine évoquée alors que c'est le cataclysme qui engendre la peste blanche !
Et c'est très frustrant parce que le postulat de départ, les idées et pistes de réflexion soulevés mériteraient plus pour prendre toute leur ampleur. Enfin la résolution de l'ouvrage qui s'ouvre sur un monde au nombre très réduit de femmes, a vivement suscité mon intérêt. Mais a été bâclée en trois chapitres. Sans qu'Herbert ne s'étende sur les conséquences de la peste et la transformation profonde d'un monde irrévocablement différent où les femmes sont devenus tout à la fois une richesse et du bétail national. Et c'est terriblement frustrant !
Herbert a de brillantes idées mais semble incapable de vraiment les mener à bien. Pour moi ce livre n'est qu'une ébauche, où les réflexions sur la violence, le traumatisme, la perte et le pardon auraient mérité plus. J'ai dû me forcer à le finir alors que j'avais pourtant commencé avec beaucoup d'enthousiasme... bref comme je l'ai dit : une déception.
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Snedronningen
  17 mars 2019
La Mort Blanche est un livre d'actualité, bien qu'il fut publié il y a plus de 30 ans. La thématique qu'il traite -l'attentat biologique- est une crainte actuelle et le traitement qu'en fait l'auteur est parfaitement honorable voire tristement réaliste.
Grossièrement, le livre est découpé en chapitres qui suivent soit l'histoire d'un groupe de personnes évoluant dans le monde désolé post-attentat, soit l'histoire de décideurs maîtres et marionnettes d'enjeux géopolitiques.
Bien que les péripéties du premier groupe permettent de constater l'ampleur du désastre et son impact sur l'environnement et les modes de vie, elles ont tendance à se répéter et la redondance lasse. A l'inverse, les enjeux géopolitiques, qui pour ma part font le sel de ce bouquin, sont traités très superficiellement jusqu'à la fin de l'oeuvre où elles sont expédiés à la vitesse de la lumière.
C'est là le plus grand défaut de ce roman selon moi : il est mal dosé, mal balancé. Certaines chapitres sont trop longs ou simplement superflus, tandis que d'autres sont trop courts voire totalement absents. Un défaut plus mineur concerne les élucubrations "scientifiques" de l'auteur : ce qu'il dit ne souffre pas l'examen approfondi des notions avancées.
Par contre, la grande qualité de cette oeuvre est la plausibilité macabre de ce qu'il décrit, la plausabilité des réactions humaines face à une épidémie massive exterminant ou presque la population féminine, la justesse de ton qui évite toute lamentation ou grandiloquence.
Une oeuvre assez singulière qui mérite d'être lue malgré des longueurs que l'auteur aurait pu s'épargner et nous épargner.
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moertzombreur
  12 septembre 2014
Un roman terrible et vraisemblable
Ce thriller raconte la vengeance d'un scientifique qui a perdu sa femme et ses enfants dans un attentat en Irlande, il conçoit un virus qui ne tue que les femmes. L'accomplissement de cette vengeance représente juste une introduction, le reste du roman parle surtout des conséquences de cette épidémie sur notre monde. D'un côté on suit une équipe de six savants internationaux qui recherchent un remède au virus, d'autre part on suit l'itinéraire de ce savant fou de retour dans son pays. Cette odyssée irlandaise est très prenante, on y voit l'implosion de toute une société, notre savant voyage sous une fausse identité avec des compagnons rencontrés par hasard. On s'attache aussi par ailleurs à l'histoire mouvementée d'une survivante. Un bon roman des dialogues vraiment intéressant, un voyage à travers l'Irlande qui vous donne envie d'y faire un petit tour en vrai et de se taper une ou deux Guinness.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   15 août 2014
Le vieil homme : "Que connais-tu de ma douleur ? Tu n'es qu'un jouvenceau qui n'a jamais eu de femme !"
Le jeune : "Et vous n'êtes qu'un vieux geignard ! Ce sont vos semblables qui m'ont coûté tout l'espoir de ma vie. Vous pensez que je ne peux pas connaître la douleur d'être privé de quelque chose parce que je ne l'ai pas encore eu ? "

(Exergue p. 144. Extrait du "Temps de la peste", pièce irlandaise)
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lyokolyoko   28 avril 2017
Les sociétés humaines ont eu rarement coutume de planifier à long terme, tant elle répugnent à penser aux générations futures. Les non-nés, les non-conçus, ne votent pas pour les affaires courantes. Nous conformons nos recherches à des convictions immédiates, nos programmes à des désirs immédiats. Où est la voix de ceux-qui-ne-sont-pas-encore ? Sans voix, ils ne seront jamais.
FINTAN CRAIG DOHENY
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lyokolyoko   27 avril 2017
Le droit à la liberté de parole inclut non seulement le droit de parler ou d'imprimer, mais aussi le droit de distribuer, le droit de recevoir, le droit de lire... et la liberté d'investigation, la liberté de pensée, la liberté d'enseigner...
"Cour suprême des Etats-Unis" (Griswold contre Connecticut)
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lyokolyoko   30 avril 2017
L'échec d'une civilisation se reconnaît au fossé qui se creuse entre la morale publique et la morale privée. Plus large est le fossé, plus proche est la civilisation de sa désintégration finale.
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domisylzendomisylzen   19 septembre 2018
- J'aime la région de Bergerac.
- La patrie de Cyranno, dit Beckett, décidant d'accepter le tour étrange qu'avait pris la conversation. Comment se fait-il que vous n'ayez pas un grand nez ?
- On ne m'a jamais fait chercher des truffes quand j'étais petit.
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Videos de Frank Herbert (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Herbert
"Dune", de Frank Herbert (Alchimie d'un roman, épisode n°32)
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