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Michel Demuth (Traducteur)
ISBN : 2266026658
Éditeur : Pocket (01/01/1989)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 253 notes)
Résumé :
Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi my... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
moertzombreur
  12 septembre 2014
Herbert fait un clin d'oeil malicieux à la tragédie grecque
Impossible de résumer un tel livre en quelques lignes.Ce qui frappe avant tout c'est la création d'un univers dans sa totalité.En partant de la planète Arrakis, seule productrice d'une substance aux propriétés très particulières, Herbert invente une géopolitique, des religions, de nouvelles technologies, une culture très détaillée.L'auteur nous plonge au coeur de l'action, une fois le décor planté, on se retrouve en première ligne, dans le déroulement des pensées des personnages.Pour les passionnés, vous avez la possibilité de poursuivre l'aventure dans les nombreuses suites qui enrichissent cette univers.
La découverte de cette série date du collège, il a marqué mon adolescence. J'ai lu et relu encore et encore l'ensemble des six volumes à plusieurs reprises depuis. A chaque fois j'ai été transporter dans un autre univers comme par magie, alors qu'à cet époque je subissais les lectures imposés en classe de français avec horreur, je me suis jeter sur ces livres avec avidité. Face à l'obligation de lire et de produire des fiches de lectures, j'ai trouver, grâce à Frank Herbert, un moyen de m'évader complètement, en faisant bouillir mon imagination ces textes faisaient de moi le réalisateur d'aventures incroyables.
J'en profites pour compléter ici mon analyse de l'oeuvre - je sais que mon cas n'est pas unique - chaque chapitre a en exergue une citation d'un livre (historique, religieux, littéraire, politique ou philosophique), et je me souviens très bien avoir constituer une bibliographie de ces ouvrages pourtant inventés par Herbert afin de renforcer la crédibilité de son univers ; j'avais aussi fait un découpage scène par scène de chaque chapitre, dans quel but ? Peu importe, cela montre simplement quelle fascination ces romans peuvent exercer.
Dernière excellente nouvelle nous provenant d'"Horribillywood" : le projet Paramount vient d'être abandonné ! Que Richard P. Rubinstein poursuive sa "grande" carrière en produisant des séries Z (et il y en a dont je suis super fan, son travail avec Romero) mais qu'il laisse tomber Dune ! La mini-série n'était pas complètement nulle, c'est le mieux qu'on puisse en dire. Paul a 15 ans au début du cycle, pourquoi on nous met toujours des acteurs qui en ont presque le double ? Je comprends qu'elle puisse plaire à ceux qui n'ont jamais lu le livre, et j'imagine que certains on peut-être
découvert le livre suite à cette diffusion, tant mieux. Quant à ce pauvre David Lynch, il y a trop de choses qui ne figurent même pas dans le livre, et ces ajouts sont une caricature de lui-même, et dénote un grand mépris de l'oeuvre littéraire de la part de la production.
Dune est mon "livre-Totem"
Un complot machiavélique vise la Maison Atréides, le seul héritier survivant prend la fuite, en compagnie de sa mère, dans l'immense désert de la planète Arrakis. Cette dernière a la particularité d'être l'unique source d'une substance rare : l'épice, dont les propriétés particulières président aux enjeux stratégiques d'un empire galactique. le jeune Paul Atréides, tel Monte-Cristo, va découvrir en lui-même le pouvoir d'accomplir une vengeance cataclysmique. Herbert invente un univers d'une très grande richesse, et le rend très cohérent : on y trouve une géopolitique, des religions, de nouvelles technologies, une culture très détaillée, une écologie complète de la planète Arrakis. de plus l'écriture de l'auteur nous plonge en permanence au coeur de l'action, une fois le décor planté, on se retrouve en première ligne, grâce à une utilisation très habile de l'italique, on peut suivre le déroulement des pensées des personnages. Pour les passionnés, dont je suis, vous avez la possibilité de poursuivre l'aventure dans les nombreuses suites qui enrichissent cet univers.
les séries complémentaires écrites par Brian Herbert e Kevin J. Anderson
:
Dune (la genèse) : trilogie racontant le passé lointain de l'univers de Dune.
Avant Dune : trilogie racontant les événement se déroulant juste avant la première trilogie de Frank Herbert...
Après Dune : deux romans concluant le premier cycle, d'après les notes de Frank Herbert, faisant immédiatement suite à La Maison des mères.
Légendes de Dune : 4 tomes dont deux ne sont pas encore publiés, je ne peux pas en dire grand chose pour l'instant, si ce n'est qu'ils reviennent sur les événements se déroulant entre la première trilogie : Dune, le messie de Dune et Les Enfants de
Dune faisant aussi le lien avec L'Empereur-Dieu de Dune.
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Lutopie
  06 avril 2019
Une envie en lisant Dune - l'infini désertique - le Sahara d'Arrakis :
une soif insatiable d'eau, de vie, d'aventure livresque. Le désert et l'infini, les tempêtes de sable, ces champs de forces, prodigieusement fascinants. On se prend du sable plein les yeux. On survit sur Arrakis.
Le manque d'eau, cet élément essentiel à la survie ... Cette soif ...
Au-delà du cadre géopolitique complexe, des questions d'ordre politico-économiques, toute une réflexion se développe, celle que pose l'exploitation de la ressource principale : l'épice, à l'odeur de cannelle , et les problèmes que pose le manque d'eau, ou l'économie écologique d'une planète désertique qui recèle une richesse naturelle.
Quant aux différentes organisations de Dune : les Grandes Maisons, isolées, ou se regroupant sous le Landsraad, l'Imperium, la CHOM, la Banque - et ces hommes terrifiants rencontrés sur Arrakis qui ont le monopole de l'eau sur la planète désertique - mais encore la Guilde spatiale qui gère le transfert entre les planètes, les vaisseaux : on assiste aux différentes stratégies mises en œuvre pour créer de nouvelles alliances. On voit quelques informations qui circulent - mais d'autres ne nous parviennent pas. On assiste ainsi sur Arrakis à la mise en place et au déclin d'un pouvoir politique, avec l'intervention d'autres personnes de pouvoir : les Mentats (fins stratèges), ou les membres du Bene Gesserit qui tissent les fils du destin et on voit avec la Missionaria Protectiva comment se créent les légendes. Tout est question d'équilibre et de déséquilibres.
La religion - et la philosophie qui en découle - scande le cycle et la princesse Irulan (une Bene Gesserit) introduit chacun des chapitres par une citation qui nous parle de Muad'dib ou elle lui laisse la parole. Il s'agit d'extraits du Manuel de Muad'dib, ou des commentaires de la famille de Muad'dib, ou de l'Histoire de Muad'dib enfant, ou du Dictionnaire de Muad'dib, ou de l'Humanité de Muad'dib, ou Les dits de Muad'dib ou les Conversations avec Muad'dib ou les Chants de Muad'dib (p.247).
Autant dire que cette omniprésence le déifie.
Des exceptions : deux extraits (p.171 et p.309) de Dans la Maison de Mon Père par la Princesse Irulan (p.81), où on apprend qui elle est, et un extrait de L'éveil d'Arrakis (p.333) où elle cite encore Muad'dib et un extrait de la crise arrakeen : analyse (diffusion confidentielle) qui nous parle justement du "procédé Bene Gesserit d'implantation de légendes par la Missionaria Protectiva" et de la "panoplia prophetica Shari-a".
Dans Dune, il y a toute une réflexion sur la religion, parce que le second tome du cycle c'est le Messie de Dune, et que Paul Atréides a lu la Bible catholique orange, citée plusieurs fois. Et il y a toute une réflexion autour de l'islam. A la fin de la première partie, "Dune", Paul Atréides envisage sérieusement le jihad (p.306) Et puis, Jessica et Paul, exilés dans le désert, me rappellent irrémédiablement l'exil d'Agar et d'Ismaël, bannis dans le désert, et ça me rappelle cette source, l'eau sacrée - comme sur Arrakis. De si belles références à la tradition judéo-islamique dans la littérature américaine, c'est assez incroyable !
Et moi qui pensais avoir fini le premier tome du cycle de Dune, mais non ! Ce n'est que le premier tome du premier tome ! J'ai été quelque peu étonnée, d'ailleurs, de passer à la deuxième partie (Muad'Dib) du livre aux cinquante dernières pages (alors que la première partie (Dune) s'étend sur 300 pages. Ils font de drôles de choix les éditeurs et je ne parle pas des différentes coquilles (même si j'ai bien aimé qu'on renomme par erreur les Atréides : les Astréides parce que c'est vrai que c'est joli - une jolie coquille : une coquillette).
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Sayyadina
  01 février 2017
Quand j'ai eu 15 ans, je me suis découverte une passion pour la lecture, une passion dévorante pour les romans policiers, mais aussi les romans fantasy, et un jour, ma soif de connaissance de différents genres a pris une autre tournure quand je suis allée au magasin, je suis tombée sur ce livre, la couverture m'inspirait et le résumé également. Dune fut donc mon premier roman de science-fiction et quel roman ! Une vraie saga, un univers énorme avec un passé "terrien", avec des petits moments où on ressent la science-fiction. 
En fait, ce que j'avais aimé dans ce roman, c'est son genre à part. Ce premier tome (ou première partie du tome 1, comme on veut) pose les bases sur ce qui va suivre dans le reste de la saga (ou du cycle), une planète aride avec des monstres qui ne sont pas vraiment des monstres, une mythologie complexe où on a l'impression de tout comprendre, mais en fait, elle s'avère assez complexe à comprendre.
J'ai attendu 15 ans pour relire ce cycle, car j'ai eu peur, très peur de ne plus aimer cette saga, et puis, j'ai lu qu'on allait refaire une adaptation cinématographique (et oui, j'ai vu le film de David Lynch, et bien sûr, je voue un culte à Kyle MacLahlan) et cela a permis de me redonner un boost pour relire cette saga.
Bizarrement, mes souvenirs de ce premier tome était relativement intact, mes ressentiments envers cette partie sont presque toujours les mêmes. Oui, presque ... ce qui m'a quand même interpellé, c'était la lenteur du début, mais sans cette lenteur, on ne comprends rien dans enjeu qui se joue dans cet espace.
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Dude76
  14 mai 2010
LA grande histoire de Dune, celle qui a amené le film de David Lynch, celle qui a amené un jeu de rôle, ainsi qu'une série de jeux vidéos épiques.
C'est d'abord par cet aspect que j'ai découvert Dune. Mais... au delà d'une histoire et d'intrigue politique très bien construites, il y a dans cette série une sacré étude (et critiques) des différentes politiques de nos sociétés.
On y découvre aussi comment les religions deviennent des institutions politiques, et que finalement, tout le monde lutte pour sa part de pouvoir sur les autres.
Impressionnant.
À recommander chaudement, lecteur aguerri recommandé :) .
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meygisan
  03 janvier 2016
La richesse de l'univers créé par Herbert force le respect. Tout y est pour nous transporter dans un monde crédible et cohérent. Les thèmes développés donnent de l'ampleur, de la profondeur et de la texture à l'histoire. Celle ci s'ancre dans un univers stable et s'y développe de manière tout à fait naturelle comme si l'on nous contait une légende d'autrefois. Les personnages eux mêmes enrichissent et font l'histoire. L'auteur nous emmène systématiquement dans les recoins les plus reculés des pensées de ces personnages et nous montrent ainsi toute leur psychologie.
Les enjeux écononico politico religieux sont détaillés, décortiqués, et vus de plusieurs points de vue, ce qui renforce la crédibilité de l'univers ainsi créé. Univers qui se veut complètement dépaysant.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
dbaudeletdbaudelet   12 mars 2011
Litanie contre la peur du rituel Bene Gesserit:

Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.

Livre Premier DUNE, page 17

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dbaudeletdbaudelet   18 septembre 2011
La grandeur est une expérience passagère. Jamais elle n'est stable. Elle dépend en partie de l'imagination humaine qui crée les mythes. La personne qui connaît la grandeur doit percevoir le mythe qui l'entoure. Elle doit se montrer puissamment ironique. Ainsi, elle se garde de croire en sa propre prétention. En étant ironique, elle peut se mouvoir librement en elle-même. Sans cette qualité, même une grandeur occasionnelle peut détruire un homme.

Extrait de Les dits de Muad'Dib, par la Princesse Irulan.
Livre Premier DUNE, page 201.
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dbaudeletdbaudelet   19 septembre 2011
Mon père me dit une fois que le respect de la vérité est presque le fondement de toute morale. "Rien ne saurait sortir de rien", disait-il. Et cela apparaît certes comme une pensée profonde si l'on conçoit à quel point "la vérité" peut être instable.

Extrait de Conversations avec Muad'Dib, par la Princesse Irulan.
Livre Second : MUAD'DIB, page 317.
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dbaudeletdbaudelet   19 septembre 2011
"Il n'est probablement pas de révélation plus terrible que l'instant où vous découvrez que votre père est un homme... fait de chair."

Extrait de Les Dits de Muad'Dib, par la princesse Irulan.
Livre Premier : DUNE, page 165.
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dbaudeletdbaudelet   19 septembre 2011
Qu'avait Dame Jessica pour la soutenir à l'instant de son procès? Réfléchissez sur ce proverbe Bene Gesserit et peut-être verrez-vous :
"Chaque route que l'on suit exactement jusqu'au bout ne conduit exactement à rien. Escaladez la montagne. Quand vous serez au sommet de la montagne, vous ne pourrez plus voir la montagne."

Extrait de Muad'Dib, commentaire de famille par la Princesse Irulan.
Livre Premier : DUNE, page 115.
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Videos de Frank Herbert (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Herbert
"Dune", de Frank Herbert (Alchimie d'un roman, épisode n°32)
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