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ISBN : 2266154516
Éditeur : Pocket (09/06/2005)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 1368 notes)
Résumé :
Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremens ont conquis l'univers. Il est devenu l'empereur Muad'hib. Presque un dieu, puisqu'il voit l'avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l'épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mèn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Kalgan
  29 mai 2018
Quelle gracieuse surprise! le Messie de Dune réalise l'exploit de surpasser la réussite du premier tome et semble combler les attentes des lecteurs les plus réticents. En renouvelant son écriture, et quasiment son style, ainsi que l'ambiance et le décor du livre précédent, Herbert arrive encore une fois à captiver son lecteur et à balayer les doutes sur l'écriture de cette suite, qui est sûrement meilleure ou du moins aussi bonne que Dune. Dans un format beaucoup plus court, Herbert réussit à développer une intrigue haletante dans un récit qui diffère totalement de celui du précédent, tout en en gardant l'univers.
Paul Atréides qui a désormais vaincu ses ennemis, règne maintenant presque en tant que Dieu vivant sur la galaxie. Il a le don de prescience et voit l'avenir; rien ne semble pouvoir l'arrêter. Pourtant cela n'empêche pas certains protagonistes d'imaginer un terrible complot le visant et que même ses pouvoirs ne peuvent arrêter. Vivant dans un monde entre visions et réalité, et sentant que son amour pour Chani n'est pas compatible avec sa vie d'Empereur, le futur paraît s'assombrir pour Paul.
Herbert semble presque avoir changer de style pour écrire le roman tant il réussit à renouveler la narration et sa façon d'écrire. Celui-ci n'a bien sûr changer en rien son style, toujours aussi précis, poétique et chantant, mais s'adapte aux besoins de l'intrigue de ce nouveau récit, plus subtil, abondant d'implicites. L'ambiance beaucoup plus sombre et tendue que celle du premier roman met une distance entre le narrateur et le lecteur, accentuant son recul sur l'histoire, comme s'il lisait un mythe; la légende de Paul Atréides.
Les visions de prescience de ce dernier et de sa soeur Alia les éloignent de la réalité et les propulsent dans un autre monde, qu'Herbert décrit et transcrit de façon très juste et compréhensible pour le lecteur, si de telles visions, appartenant à une dimension aussi floue que celle du rêve puissent être représentées. Cette magnifique transcription laisse transparaître la dimension poétique de l'écriture d'Herbert, qui a toujours le bon goût de partager des poèmes venant des différents coins de la galaxie de son univers. Il ajoute toujours au début de chaque chapitre, comme dans le premier livre, des ‘extraits' de livres fictifs de l'univers de Dune, qui font office de truismes et apportent une touche de finesse au récit.
Herbert développe une atmosphère de complot, qui amène une tension dramatique au récit, une ambiance étouffante, un suspens insoutenable qui dure jusqu'à la chute finale. Ce complot combiné à la capacité à voir dans l'avenir de certains personnages, entraîne un jeu subtil de tromperies entre chacun d'eux, où le doute domine, créant une opposition entre des personnages aux fortes personnalités. Les dialogues en deviennent d'une extrême subtilité, élevant le niveau d'écriture, mettant en scène de façon intelligible ces jeux incessant de duperies.
Et l'un des attrait du récit qui existait déjà dans Dune, est que le lecteur a connaissance de chacune des pensées, réflexions et opinions des personnages, qui sont consignées en italique dans chaque dialogue.
Herbert laisse ainsi l'occasion à chaque personnages de défendre sa position dans le grand jeu de la conspiration en partageant leur raisonnement.
La présence de la religion, dont on ne cerne pas toujours très bien le rôle, à part celui évident d'assurer le contrôle du peuple, ajoute à la dimension mystique du récit et au halo divin entourant son héros, Paul, le messie, le Muad'Dib.
Comme tout n'est que subtilités, Herbert ne laisse qu'une mince frontière entre les personnages bons et mauvais, permettant de souligner que rien n'est tranché en ce qui concerne leur rôle. Et contrairement au précédent roman, Herbert se garde de dévoiler le dénouement avant la fin. On distingue en effet sans cesse les contours de la conspiration qui se joue mais sans pouvoir en saisir la forme. Tout au long du roman, la question est de découvrir quels moyens ont été mis en place pour mener le complot, et comment il a été orchestré afin d'être mené à son terme.
Cette suite fait preuve du génie de son auteur et réjouit par la diversité qu'elle apporte au genre de la science-fiction. Un classique qui appelle à découvrir très vite la suite du Cycle de Dune.
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Gwen21
  02 août 2014
Ce second tome, pour être plus riche en mysticisme et en psychologie que son aîné, n'est pas moins dense en action. Un action certes plus latente et au rythme feutré mais qui permet à l'auteur d'instaurer cette incroyable tension psychique sans égale et qui caractérise si bien cette immense fresque de science-fiction. Excusez ce quasi-blasphème mais c'est un peu comme lorsqu'on lit un livre saint, l'esprit laisse passer un certain nombre d'éléments qui pourtant frappent notre esprit et forment au final un tout cohérent et grandiose.
Une lecture moins aisée que pour le premier tome mais où la fascination qu'exerce Herbert joue pleinement son rôle. Avec "Le Messie de Dune", la saga gagne en profondeur et en complexité et renforce la dimension politico-religieuse avec, à la clé, stratégie, considérations économiques et politiques, pensée sociétale très forte, remise en cause du manichéisme et psychologie approfondie de l'ensemble des personnages principaux.
L'axe de réflexion (car oui, il s'agit bien de réflexion en parallèle de l'action) demeure le culte de la personnalité du gouvernant, de l'Empereur Muad'Dib. Culte qui atteint la divinité, plongeant Paul Atréides dans une solitude insondable qui le rend impuissant alors même qu'il est au faîte de sa puissante. Solitude bien compréhensible mais inextricable du dieu qui ne peut croire en lui-même ou en un autre dieu quand tous les autres êtres croient en lui.
***ALERT SPOILER***
La solitude, seul choix de la liberté.
Paul Atréides choisit de mourir dans le désert. Mais qui sur Dune aura jamais la certitude de son trépas ? En prenant cette initiative, à la fois geste de fuite et de sauvegarde, Paul Atréides renforce donc (volontairement ou non) le mystère qui entoure ses pouvoirs et assoit ainsi sa divinité tout en s'en délivrant humainement. "Il ne fera qu'un avec le désert. Par le désert il sera accompli. [...] le désert le prend. Et il en fait un dieu" [dixit Duncan Idaho].
Ce dénouement tragique mais non dépourvu d'espérance plonge le lecteur qui s'est attaché à l'Empereur de Dune dans une sorte de désarroi mais il ouvre aussi la voie à la descendance de Paul et de Chani, sous la régence d'Alia qui, comme son frère, conjugue les pouvoirs de la prescience et de l'enseignement Bene Gesserit. En un mot, cette fin ne semble être qu'un commencement...
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Wiitoo
  28 novembre 2013
Dans le premier tome, le jeune Paul Atreides devint le légendaire Empereur Muad'Dib. Dans ce deuxième tome l'Empereur deviendra un Dieu aux yeux du peuple Fremen !
On retrouve ici les mêmes personnages, très charismatiques, du premier volet du cycle de Dune mais on retrouve surtout Frank Herbert, plus magistral que jamais dans ce qui, à mon humble avis, est un pur chef-d'oeuvre en termes d'écriture. Nous voici au sommet de la littérature de Science-fiction en compagnie d'un guide, qui nous dévoile une prose sans pareille.
Mais si d'un côté l'auteur est remarquable, si on se délecte de chacune des phrases avec un plaisir non dissimulé, si on prend une leçon de stratégie politique, si l'on est totalement subjugué par la tension psychologique entre les nombreux personnages du roman, il n'en découle pas forcement, pour autant, de considérer ce livre comme un chef-d'oeuvre littéraire et malheureusement il faut reconnaître que ce deuxième tome manque cruellement de contenu et d'action.
Cette histoire relativement courte de 260 pages aurait grandement mérité le double de pages avec un contenu un peu plus « fouillé » et une aventure un peu plus dynamique, stimulante, épique ! (après tout, tous les éléments sont réunis pour qu'un empereur qui règne sur l'ensemble des planètes de l'univers vive une aventure épique plutôt que de passer 200 pages d'une pièce à l'autre de sa demeure….) Il est vraiment dommage que les protagonistes de cette aventure évoluent au sein d'un scénario aussi plat.
Ceci étant, je me réjouis de poursuivre l'aventure avec « Les enfants de Dune » car cette histoire est marquante et ne peut laisser personne indifférent, malgré ses défauts.
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ibon
  24 octobre 2016
Une excellente série devenue un classique de la science-fiction.
Herbert a créé un nouveau monde crédible avec des personnages, une organisation sociale, politique et religieuse inoubliables qu'un conflit va considérablement perturber dans le tome 1.
Mais le tome 2 perd en rythme et en action. Il privilégie une certaine tension psychologique entre les différentes parties.
Comme annoncé dans les prophéties - et quelques anticipations narratives de l'auteur dans le tome 1- Paul Atréides est bien la figure légendaire tant espérée par les Fremen.
Après une période de 12 ans de conquête, que l'auteur n'a pas jugé bon de développer pour ne pas s'éloigner de la planète Arrakis, ce tome s'ouvre sur des interrogations de cour car l'empereur n'a toujours pas d'enfant légitime.
Frank Herbert continue de développer le personnage de Paul qui est devenu un homme d'une trentaine d'années qui souffre comme souffrirait peut-être aussi une figure christique comme l'indique le titre. En effet, même s'il a le don de prévoir l'avenir, une immense solitude et le doute l'oppressent:
Est-ce que tout cela en valait la peine ? Surtout s'il se compare avec les plus grands hommes, il est le plus grand assassin de l'Histoire après des guerres de conquête qui ont fait 2 milliards de morts !
Je l'ai lu comme on lirait un tome de transition, en attendant le prochain, même s'il réserve tout de même quelques surprises à la fin.
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sandrine57
  20 novembre 2013
Après le Jihad et 12 ans de règne, Paul Atréides est devenu l'empereur Muad'Dib, un chef mais aussi un Dieu. Cependant, la lutte n'est pas terminée, son pouvoir est fragile. Chani, la tremen qui partage sa vie, ne semble pas en mesure de lui donner un héritier. La princesse Irulan, son épouse officielle, bataille pour son droit à porter un enfant. Elle va s'allier au complot, ourdi par la Guilde, le Bene Gesserit et le Bene Tleilax, visant à détrôner l'empereur. Duncan Idaho, revenu d'entre les morts sous la forme d'un golem, est leur arme pour causer la perte de Paul. Doué de préscience, Paul a connaissance du complot et sait les voies -toutes funèbres- qui s'offrent à lui mais fera-t-il le bon choix?
Après le feu d'artifice des deux premiers épisodes de Dune, ce troisième opus peut paraître un peu plat a priori. Finies les batailles épiques et les traversées du désert! C'est le temps du pouvoir et de ses dérives, le temps des questionnements sur le présent et sur l'avenir. Paul semble solitaire malgré ses fidèles soutiens. Ses dons hors du commun l'isolent malgré lui et c'est seul qu'il devra décider de la façon de contrer ses ennemis. Sa mort, il sait qu'elle est inéluctable mais il peut encore sauver Chani et les jumeaux qu'enfin elle porte...
Episode de transition, le Messie de Dune est une réflexion sur le pouvoir qui dépasse souvent celui qui le détient. Son ambiance sombre, empreinte de désillusion, accompagne le héros vers sa propre fin. Mais le sacrifice de Paul ne saurait être vain, il s'efface pour mieux laisser la place à ses héritiers...
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Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   01 janvier 2016
— Pour les Fremen, le Jihad de Muad’Dib a laissé des traces dans l’univers comme les pas dans le sable au matin. Des traces qui s’inscrivent dans les existences humaines."
—Et alors ?"
— Alors survient la nuit, dit Scytale. Et le vent."
— Oui… le Jihad doit avoir un terme. Muad’Dib s’est servi de son Jihad pour…"
— Il ne s’en est pas servi, l’interrompit Scytale. C’est le Jihad qui s’est servi de lui. Je pense que, s’il l’avait pu, il l’aurait arrêté en chemin."
— S’il l’avait pu ? Mais il lui suffisait de…"
— Ah, silence ! cria Scytale. On ne peut arrêter toute épidémie mentale. D’un être à l’autre, elle s’étend très vite sur des parsecs et des parsecs d’espace. Elle est contagieuse et dévastatrice. Elle frappe aux points faibles, là où sont relégués les fragments d’autres épidémies semblables. Qui pourrait l’arrêter ? Muad’Dib ne possède pas l’antidote. Et les racines de cette maladie plongent jusqu’au chaos… Quels ordres pourraient arriver jusque-là ?"
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Gwen21Gwen21   31 juillet 2014
- On ne construit pas une politique sur l'amour, dit-il. Le peuple ne se sent pas concerné par l'amour qui comporte trop de désordre. Le peuple préfère le despotisme. Trop de liberté n'engendre que le chaos. [...] Et comment conjuguer le despotisme et l'amour ?
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Gwen21Gwen21   15 juillet 2014
- [...] Il est notoire que les puissants ont toujours été cyniques vis-à-vis de la religion. Mais la religion elle aussi est une arme. Que devient-elle donc, cette arme, quand la religion devient le gouvernement ?
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WiitooWiitoo   26 novembre 2013
Les Constitutions sont l'aboutissement ultime de toutes les tyrannies, reprit Paul. Elles organisent le pouvoir sur une vaste échelle afin qu'il ne puisse être renversé. La Constitution n'a pas de conscience. C'est la mobilisation du pouvoir social.
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Gwen21Gwen21   03 août 2014
Alia prit la lettre entre ses doigts, éprouvant une étrange sensation de contact mutuel. Ce papier, sa mère l'avait tenu, ainsi qu'elle le tenait maintenant. La lettre était un moyen de communication archaïque. Mais nul autre ne pouvait le remplacer dans ce qu'il avait de personnel.
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"Dune", de Frank Herbert (Alchimie d'un roman, épisode n°32)
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