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EAN : 9782266027236
601 pages
Éditeur : Pocket (02/02/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.98/5 (sur 978 notes)
Résumé :
Leto Atréides, l'Empereur-Dieu de Dune, est désormais un ver de sable à face humaine. A peu près invulnérable et immortel, il a entrevu dans l'avenir l'extinction de l'espèce humaine. Pour la conjurer, il fait respecter son ordre, le Sentier d'Or. L'Empire a connu trente-cinq siècles de paix. La Guilde et le Bene Gesserit ont les mains liées : c'est Leto qui contrôle sur Dune les dernières réserves de l'indispensable épice. Les Ixiens lui envoient une femme parfaite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Wiitoo
  15 avril 2014
A Genève, chaque année au début du mois de décembre on célèbre l'Escalade en criant "Et ainsi périrent les ennemis de la république !". C'est à la suite de cette tirade que l'on envoi un gros coup de poing sur une marmite en chocolat pour la casser. Ensuite on se précipite et on mange tous les morceaux. Hmmm j'adore l'histoire de mon pays.
Quel rapport me direz-vous. Euh, en fait aucun mais il est vraiment dommage que ce livre ne soit pas en chocolat parce que je viens de m'écrier "Et ainsi finirent les aventures de Dune en ce qui me concerne". Puis j'ai envoyé un gros coup de poing et maintenant j'ai mal à la main et je n'ai même pas de chocolat à manger.
Je m'égare encore.... mais à ma décharge je n'ai pas grand chose à raconter sur le 4ème tome de Dune si ce n'est de dire que c'est de loin le plus pénible à lire et que je n'en peux plus.
Pourtant c'était bien parti. Les 100 premières pages étaient prometteuses, il se passaient des choses, la révolte fomentait et puis paf, on retombe dans les mêmes travers que dans le tome 3. C'est long, lourd, pénible, l'histoire évolue très lentement et Frank Herbert à de nouveau consommé trop d'épices, alors il se répète encore et encore, il radote, nous reparle toujours des mêmes choses et on se lasse vraiment.
C'est dommage car l'écrivain est très talentueux, l'histoire est superbe et elle mériterait un peu plus d'action et moins de blabla.
Bon courage à ceux qui vienne de tourner la première page.

Note 2/6
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arcade_d
  21 mai 2019
« En fait, le souvenir ne libère rien du tout. Sans l'angoisse spirituelle, qui est une expression non verbale, il ne peut y avoir de signification nulle part. »
L'Empereur Dieu de Dune est un chef d’œuvre ! Un chef d’œuvre littéraire. Herbert nous convie à un voyage dans une histoire écrite avec des mots, et qui, sublime paradoxe, illustre la pauvreté des mots pour décrire le réel.
Décrire le réel ?
Décrire le réel, avec des mots ? Avec tous les mots de toutes les langues de notre histoire humaine ? Cela reste-t-il une supercherie ?
le REEL de l'univers, du Cosmos et même au-delà (ce qui n'est ni « ici », ni « là ») refuse de se laisser enfermer dans des mots et dans leur significations réduite, local en temps et en espace. Et pourtant, humains que nous sommes nous cherchons un Sens !
« Dieu » est un mot !
Mais Non-Dieu est également un mot !
Lire le cycle de Dune, et parvenir au coeur de celui-ci, au plus profond, avant de remonter vers sa reconstruction, c'est vivre une expérience. Vivre un Mystère.
Il n'y a pas de secret dans l'empereur Dieu de Dune. Un secret est une information qui est caché qui sous-entend qu'il y a une vérité à découvrir !
Non, il n'y a pas de secret !
Il n'y a pas de problème à résoudre dans l'univers, car il n'y a pas de solution ultime de l'ingénieur qui puisse nous sauver.
Il y a un mystère ! Oui, il y a un mystère. Et c'est un mystère porté par des mots est une expérience non verbale qui est à vivre.
Nous sommes tous à chercher le sens. le sens de la flèche du temps qui va quelque part. Leto, Enfant et Dieu fait le don d'aimer au-delà de tout et de garder le souvenir de tous les choix que nous n'avons pas fait afin de nous offrir alors le sens que nous cherchons temps, une cible à notre flèche. Car à chaque instant nous vivons l'expérience de vivre avec un corps animé par un psyché qui tente d'ouvrir la porte de l'esprit !
Nous vivons en 2019, 40 ans après l'écriture de l'Empereur Dieu de Dune, nous vivons un temps ou les universitaires en science humaine et sociale nous ânonnent à l'unisson de Nietzsche « Dieu est mort » ! Et Nietzsche devint Fou !
Et nous le voyons ce monde, nous le voyons sombrer dans l'hédonisme le plus crasse, le plus trivial. Un monde où nous en venons à confondre Cupidité (cupidon) et Amour, Intelligence (capacité à relier la matière et l'esprit) et Calcul (Combien cela me rapporte t'il ?) Divertissement et quo-naissance.
Un monde, où nous finissons par nous laisser nous même calculer par tout les algorithmes de nos frères ingénieurs, à la capacité de calcul importante mais à l'esprit totalement muré. le Jihad Butlérien risque un jour de nous devenir une nécessité, si nous voulons avoir un « à venir » !
Même en votant, en ces temps d'élection Européenne, on ne fait que vouloir résoudre un problème de calcul, on ne vit pas l'expérience de l'esprit qui passe par le coeur !
L'empereur n'autoriserait pas le mensonge de la démocratie. Voter ne sera possible que lorsque nous aurions atteint la maturité de ne plus être calculable, par aucun algorithme et aucun Scientiste.
Vivre n'est pas un divertissement !
Lire le cycle de Dune de Herbert n'est pas un divertissement !
Herbert n'est pas Asimov.
Non dieu n'est pas mort, il nous attend depuis toujours et pour l'éternité avec seulement son Amour (Agapè, ni éros, ni Philia) !
Ne lisez pas l'Empereur Dieu de Dune : Relisez-le !
Lien : https://tsuvadra.blog/2019/0..
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AngesGaiens
  11 août 2011
En ce qui me concerne, ce tome est la pierre angulaire du Cycle de Dune de Franck Herbert. Plus laborieux que les autres, c'est également celui qui interroge au plus profond les questions de pouvoir, de choix et de destinée abordées dans son oeuvre.
L'Empereur-Dieu est, comme son titre le laisse penser, un véritable tyran. Et pourtant, ayant perçu que toutes les voies possibles menaient l'univers à la destruction, il choisit d'emprunter le seul chemin possible, celui du Sentier d'Or, en semant volontairement les germes de sa propre destruction.
La prescience qui avait permis à Muad' Dib de sauver le peuple Fremen est devenue au fil du temps une malédiction, et le but ultime de son fils est d'en libérer l'humanité, pour créer un destin que nul ne pourra prédire, seul espoir de sauver l'univers.
Herbert se démarquait déjà de la science-fiction classique en intégrant des notions d'écologie, d'histoire, de climatologie, etc. Dans ce livre il interroge la notion de pouvoir et de connaissance absolus, et la responsabilité qui en découle.
La vie de Leto durant un millénaire, la notion de cycle prend ici tout son sens. On comprend que rien n'est jamais figé et que les règles qui valaient dans un contexte ne s'appliquent plus quelques années plus tard. Tout est à réinventer.
Si vous devez lire le Cycle de Dune, lisez au moins jusqu'à l'Empereur-Dieu.
Cela en vaut vraiment la peine, du moins si des questions philosophiques comme celles du destin ou du libre-arbitre vous fascinent autant que l'univers paradoxalement futuriste et médiéval si original de Dune.
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raboons
  29 juin 2008
Pour ma part, ce livre est la pierre angulaire de ce qui me fascine dans la science-fiction : une histoire passionnante, un univers cohérent, fertile et imaginatif, une réflexion sur la société et l'Homme... Cela fait dix ans que je m'y replonge chaque année, et je le redécouvre avec plaisir à chaque fois.
Vous l'aurez compris, je le recommande chaudement..
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Shawn_le_mouton
  12 octobre 2016
Au final, je suis assez déçu : ce tome est pas assez "galactique", l'histoire est coincé sur la planète Arrakis et on peut se fourrer les doigts dans l'oeil pour trouver de l'action. Y a beaucoup trop de bla bla, ça bouge pas... Je me demande des fois si y aurait pas des problèmes de traduction, parce que les phrases sont souvent pas claires, on arrive pas à en extraire des explications convaincantes. La fin est pourrie car trop rapide, et surtout elle apporte pas vraiment de réponse, notament sur le sentier d'or ou les non-espaces. Bref, je sature un peu. J'ai remarqué que le tome 5 se passait 1500 ans après la fin du tome 4, soit déjà 5000 ans après le tome 1, et comment dire... l'attrait initial s'est plutôt estompé. Bon, j'enchaîne quand même, j'ai acheté la série complète, et je me suis pas tapé 4 tomes sur 6 pour arrêter là.
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   14 août 2019
Avec quelques ressources, on trouvait toujours de quoi fabriquer quelques bombes artisanales. Les ingrédients étaient à portée de la main. Du sucre, des détergents, des huiles ordinaires, des fertilisants innocents, des plastiques, des solvants, des extraits de la décompositions du fumier. La liste était virtuellement infinie, enrichie sans cesse par l’invention et l’expérience humaines. Même dans une société comme celle qu’il avait créée, où le mélange de la technologie e des idées nouvelles était en principe strictement limité, il ne pouvait espérer empêcher totalement l’apparition de petites armes extrêmement dangereuses. Vouloir exercer un contrôle sur de telles choses relevait de l’utopie, du mythe, et de la chimère. Le problème était en fait de limiter le désir de violence.
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AlfaricAlfaric   14 septembre 2019
- L’Empereur affirme que les armées exclusivement masculines étaient trop dangereuses pour leur support civil.
- C’est insensé ! Sans armée, il n’y aurait même pas de…
- Je connais votre argument. Mais il dit que l’armée masculine n’était rien d’autre qu’une survivance de la fonction tampon dévolue aux mâles non reproducteurs de la horde préhistorique. Il dit aussi que, dans cette optique, il est frappant de constater que c’était toujours les mâles les plus âgés qui envoyaient les jeunes au combat.
- Qu’est-ce que cela signifie, « la fonction tampon » ?
- Il s’agit de ceux qui se trouvaient toujours dans la zone de danger, pour protéger le noyau de mâles reproducteurs, de femmes et d’enfants. Ceux qui affrontaient les prédateurs en premier.
- En quoi est-ce dangereux pour les… civils ?
- D’après l’Empereur, lorsqu’elle ne trouvait plus d’ennemi extérieur, cette armée de mâles se retournait toujours et invariablement contre ses propres populations.
- Pour ravir les femelles aux autres ?
- C’est possible, mais il ne croit visiblement pas que l’explication soit si simple.
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dbaudeletdbaudelet   10 décembre 2011
Quand j'ai entrepris de guider l'humanité sur mon Sentier d'Or, je lui ai promis une leçon dont ses morts se souviendraient. J'ai connaissance d'un schéma profond dont les humains nient l'existence dans leurs paroles tout en la confirmant dans leurs actes. Ils disent rechercher la sécurité et le calme, cet état des choses qu'ils appellent la paix. Mais en même temps qu'ils parlent, ils disséminent les graines du désordre et de la violence. Et s'il leur arrive d'atteindre leur fameuse sécurité tranquille, ils s'y contorsionnent désespérément, prisonniers d'un incommensurable ennui. Regardez-les donc! Voyez à quoi ils s'occupent pendant que j'enregistre ces paraloles. Ha! Je leur ai donné des millénaires d'une tranquilité forcée qui persiste malgrès tous les efforts qu'ils font pour retomber dans le chaos. Croyez-moi, le souvenir de la Paix de Leto les marquera à jamais. Après cette leçon, ils ne rechercheront plus leur sécurité tranquille qu'avec d'infinies précautions et une préparation soigneuse.

Les Mémoires Volés. Pages 266.
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AlfaricAlfaric   26 septembre 2019
- La religion mène inévitablement au despotisme rhétorique. [...]
- Le… despotisme rhétorique ?
- Oui ! Il dissimule le mal derrière des cloisons qui sont imperméables à tous les arguments contre le mal. Il se nourrit de significations délibérément perverties afin de discréditer toute opposition.
- A ce point ?
- Les Jésuites appelaient cela « asseoir son pouvoir ». Il en résulte une hypocrisie sans cesse trahie par le décalage entre les actes et leurs explications, qui ne concordent jamais. […] En dernière analyse, il règne en culpabilisant, car cette hypocrisie amène la chasse aux sorcières et la nécessité de trouver des boucs émissaires.
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AlfaricAlfaric   17 septembre 2019
- Le mauvais administrateur s’occupe davantage des rapports que des décisions. Il cherche à se constituer le dossier impeccable qu’il pourra exhiber comme excuse à ses erreurs.
- Et le bon administrateur ?
- Oh ! Il se contente de donner des instructions verbales. Il ne se cache pas de ce qu’il a fait si, à la suite de ses ordres, des problèmes surgissent. Il s’entoure de gens capables d’agir avec discernement sur la base de simples instructions verbales. Souvent, l’information la plus importante, c’est qu’il y a une difficulté quelque part. Le mauvais administrateur dissimule sa faute jusqu’au moment où il n’est possible de redresser la barre.
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"Dune", de Frank Herbert (Alchimie d'un roman, épisode n°32)
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